Tag: clubs

  • L’US Mourillon prévoit de nombreuses festivités pour célébrer son centenaire

    L’US Mourillon prévoit de nombreuses festivités pour célébrer son centenaire

    Fêter un centenaire, rare pour un être humain, pas si fréquent pour une structure associative. C’est le bel accomplissement que va célébrer, en 2027, l’Union sportive mourillonnaise, fondée en 1927 dans « un quartier populaire, profondément marqué par la mer, les marins, les ouvriers », retrace Michel Grillot. « Le rugby y trouve naturellement sa place. L’USM devient un club de quartier, de copains qui se retrouvent autour d’un ballon et de valeurs simples : l’amitié, le courage, la solidarité, le respect. » Mais cette histoire est troublée par la Seconde Guerre mondiale, d’abord, qui met le club en sommeil de 1939 à 1946. Puis, à partir des années 1960, par les difficultés à assurer la pérennité du club. Une nouvelle dynamique émerge en 1991, avec « une bande de copains avec l’envie de refaire vivre le club. Personne ne pensait que nous serions là 35 ans plus tard ».

    Des festivités « ouvertes sur la ville »

    Aujourd’hui, l’USM compte 332 licenciés, de l’école de rugby au sport adapté jusqu’à l’équipe séniors. Il a formé plusieurs joueurs professionnels passés ensuite dans les rangs du grand frère du RC Toulon. Mais au-delà de ces réussites sportives, « nous sommes fiers de tous ceux qui ne sont pas passés pros, et disent avec le sourire qu’ils ont porté ce maillot », tient à souligner Michel Grillo. Car avant tout, « les clubs amateurs sont des acteurs essentiels de la cohésion sociale et de la vie du territoire. Leur rôle dépasse largement les limites du terrain. Ils créent des liens, là où notre société a tendance à en perdre ». Cela, grâce à une équipe d’une cinquantaine de bénévoles, sans qui « le club ne tiendrait pas ». Pour les accompagner, l’embauche d’un salarié à temps plein est souhaitée, « car la pérennité d’une association ne peut reposer que sur la bonne volonté », clame le président de l’USM.

    Pour fêter ces 100 ans d’histoire, le club a prévu de nombreuses festivités pour 2027. Sur les terrains, forcément, avec un tournoi international jeunes en mars et un tournoi de rugby adapté en avril. Mais aussi avec des événements « ouverts sur la ville, pas uniquement célébrés entre ses joueurs », appuie Jean-Luc Barthélémy, responsable des projets du club. « Nous voulons que les enfants, les habitants du quartier et les partenaires puissent s’approprier cette année. » À ce titre, chacun est invité à se rapprocher du club pour partager ses souvenirs. Y figureront, d’ailleurs, en bonne place, ceux qui ont fait l’US Mourillon et qui nous ont quittés trop tôt, comme Raoul Celioli, président du club à sa refonte en 1991, Jean-Alex Fernandez, créateur de l’école de rugby, ou encore Ludovic Astier, jeune éducateur du club disparu en 1998.

  • Au championnat national des clubs, la Boule Barquaise Fuveau a franchi le palier 

    Au championnat national des clubs, la Boule Barquaise Fuveau a franchi le palier 

    Une remarque s’impose, il est bon de mettre en avant, dans ce superbe parcours, la diabolique performance de Joseph Torrens, qui s’est montré à son avantage dans toutes les oppositions auxquelles il a participé, dans la phase « tir de précision ».

    Leur parcours

    à la lettre…

    Composition de l’équipe : Joseph Torrens, Lucas Bitan, Tylan Kapfer, Fabio Marco, Gianni Seignouret, Enzo Alazay

    Coachs : Laurent Seignouret – Jacques Gomez

    Fiches techniques

    B. Barquaise – Pétanque Quimperle (29) 18-6

    Individuels : 4 victoires : Torrens à 12 – Marco à 10 -,Seignouret à 3 – Alazay à 6

    Doublettes : 1 victoire : Alazay – Bitan à 0 et 1 défaite Kapfer et Marco à 1

    Triplette : 1 nul 12-12 : Marco – Alazay – Seignouret

    Tir de précision : Torrens vainqueur 33 à 21

    B. Barquaise -,B. Moidieu (38) 22 -2

    Individuels : 3 victoires Torrens à 8 – Seignouret à 7 – Alazay à 5 et 1 défaite Marco battu à 8

    Doublettes : 2 victoires : Seignouret -Alcalay à 0 et Torrens – Marco à 6

    Triplette : 1 victoire : Bitan – Alazay – Marco à 6

    Tir de précision : Torrens vainqueur 37 -34

    B. Barquaise – ENT. C. Départ. (89) 14 -2

    Individuels : 3 victoires : Alazay à 4 – Seignouret à 6 – Torrens à 4 et 1 défaite Bitan à 5

    Doublettes : 2 victoires : Marco – Bitan à 6 – Torrens – Kapfer à 10

    Quarts de finale

    B. Barquaise – E.P. Cahors Sud (46) 16 – 0

    Individuels : 4 victoires : Torrens à 4 – Marco à 12 – Seignouret à 6, Alazay à 12

    Doublettes : 2 victoires : Alazay -Seignouret à 2 et Torrens – Kapfer à 4

    Demi-finales

    B. Barquaise – ENT. Vivy St Clément (49) 16 – 4

    Individuels : 2 victoires : Torrens et Seignouret vainqueurs à 6 et à 2. et 2 défaites Marco et Alazay battus à 5 et 12

    Doublettes : 2 victoires : Torrens-Marco et Seignouret – Alazay à 7

    Triplette : Partie arrêtée

    Tir de précision : Torrens vainqueur 27 -25

    Finale

    B. Barquaise – Le Caillar (30) 14 – 6

    Individuels : 3 victoires : Torrens à 9 – Seignouret à 0 – Alazay à 3 et 1 défaite: Marco à 6

    Doublettes : 1 victoire Torrens – Marco à 1 et 1 défaite Seignouret – Alazay à 9

    Triplette : ( Partie arrêtée )

    Tir de précision : Torrens vainqueur 36 à 32

  • Le double sacre historique des Seniors et Vétérans

    Le double sacre historique des Seniors et Vétérans

    L’automne 2026 restera gravé à jamais dans les annales de l’ABC Draguignan. En l’espace de deux semaines, les écuries dracénoises ont décroché deux drapeaux de Champions de France des Clubs (CNC). Un exploit historique qui témoigne de la richesse d’un club capable de briller sur tous les fronts, de la jeunesse de ses cadres seniors à l’expérience de ses vétérans.

    Le premier acte s’est joué au boulodrome de Marmande lors des phases finales du CNC Jeu Provençal. Engagés dans un véritable marathon les joueurs de la cité du Dragon se sont imposés en finale face à la redoutable équipe de Saint-Tropez.

    La confrontation a tenu toutes ses promesses. Au terme des parties régulières, les deux formations se sont neutralisées sur un score de parfaite parité (12 à 12). C’est l’épreuve couperet de tir de précision qui a délivré le verdict : dans une ambiance irrespirable, Draguignan s’est imposé 5 à 4 pour s’emparer du titre national.

    Montluçon : les Vétérans imitent leurs cadets

    à la pétanque

    À peine le temps de savourer cette immense victoire que les Vétérans du club entrent en scène à Montluçon le week-end dernier pour le CNC Vétérans. Inspirés par la réussite de leurs homologues masculins, les aînés dracénois ont su être à la hauteur

    En finale, opposés aux Vendéens des Sables-d’Olonne, les Varois n’ont pas tremblé. Maîtrisant leur sujet du début à la fin, ils ont décroché la victoire sur le score net et sans bavure de 20 à 10. Avec ces deux titres nationaux ajoutés simultanément à son palmarès, l’ABC Draguignan confirme son statut d’institution de la pétanque et du jeu provençal dans l’Hexagone

  • Endoume, le « petit poucet régional » de la Coupe de France

    Endoume, le « petit poucet régional » de la Coupe de France

    Dernier représentant des Bouches-du-Rhône et plus petit club de la région Paca toujours en lice, l’USM Endoume Catalans (Régional 1), club phare de la cité phocéenne, connaîtra ce mercredi (à 14h30) l’identité de son adversaire au 7e tour de la Coupe de France, marqué par l’entrée des clubs de Ligue 2.

    « Personnellement, j’espère tirer une équipe de notre niveau, ou qui s’en rapproche, afin de franchir un tour supplémentaire et d’affronter un gros le plus tard possible », souhaite Jean-Claude Abeddou, directeur sportif endoumois. Il mesure pleinement l’intérêt d’une qualification supplémentaire, tant sur le plan sportif que financier, pour un club amateur. « Cette épopée, c’est un bonus », lance le dirigeant marseillais.

    Les Rouge et Noir ont décroché leur qualification aux tirs au but, dimanche, face à l’EP Manosque (Régional 2). « C’est l’occasion de faire parler de nous à l’échelle nationale grâce à ce parcours. On joue la Coupe de France à fond, comme n’importe quelle compétition, mais ce n’est pas notre but prioritaire », confie Abeddou. Il souhaite d’abord « assurer le maintien le plus rapidement possible », avant de définir un objectif plus précis.

    Souffle nouveau

    Actuellement quatrièmes du championnat, les Catalans réalisent un début de saison convaincant, fruit d’une préparation estivale bien maîtrisée par le staff. « Pour le moment, tout fonctionne bien. Mais on garde les pieds sur terre. On connaît le football, tout peut basculer très vite. Aujourd’hui, on se concentre sur la réception de l’AS Cannes et pas sur le tirage au sort », confie l’ancien scout.

    L’apport de joueurs expérimentés, à l’image de Kadour Belabid, meilleur buteur de Régional 2 la saison passée avec le FC Septèmes, de Guillaume Bosca, ancien ailier de Marignane-Gignac, de Taoufik El-Faqyh, ex-milieu d’Aubagne, ou de Stéphane Sparagna, formé et passé par l’OM [voir notre édition du 24 octobre, Ndlr], devrait apporter de la sérénité à l’effectif marseillais.

    Nommé directeur sportif en août 2024, quelques mois avant l’arrivée de Mathias Pétricoul à la présidence, Jean-Claude Abeddou a contribué à insuffler une nouvelle dynamique à l’USM Endoume Catalans. « J’ai voulu commencer par un état des lieux du club, de son fonctionnement, de son organigramme et de sa grille salariale. Un constat parfois effrayant, qui nous amènera à remanier les effectifs en privilégiant d’abord l’humain. C’est, selon moi, ce qui a fait défaut au club pendant de longues années », explique sans concession le directeur sportif endoumois.

  • Pétanque : la belle part du gâteau pour la Boule Tropézienne

    Pétanque : la belle part du gâteau pour la Boule Tropézienne

    Tout a débuté samedi matin, dès 8h, sous la direction de la déléguée Yasmine Manessour et l’arbitrage de l’arbitre national, Christine Magri.

    Exemptes lors de la première journée, les Marseillaises vont entrer dans le circuit et pour la formation de Didier Pellissier, on peut écrire que ce ne sera pas du gâteau. Avec deux individuels et un binôme à leur actif, elles n’auront droit qu’à une part infime de la tropézienne.

    Dans la deuxième partie, face aux Ajacciennes du stade de la ville impériale, les locales vont prendre le meilleur départ en s’imposant dans cinq individuels. Seule Maeva Moretti sauvant l’honneur des insulaires. Blessées, ces dernières vont relever la tête et porter à leur actif deux doublettes sur trois. Les deux clubs vont se partager les triplettes. Voilà qui permet aux « Reds » de s’imposer.

    Accueil et organisation parfaits

    Dimanche matin, s’est déroulée la 3e phase du programme. Pour les Marseillaises, la victoire reste un impératif, pour espérer assurer leur pérennité à ce stade du Championnat national. Dans ce dernier acte face à la Boule de Feu de Manduel, les visiteuses vont les mettre en difficultés dès les individuels.

    Loin de baisser les bras, les locales font mieux en remportant deux binômes sur trois.

    C’est en prenant le meilleur dans les triplettes que cette formation de la Boule de Feu de Manduel va mettre sous l’éteignoir les espérances de leurs adversaires. C’est maintenant à Grasse en fin de mois que les Marseillaises vont devoir réagir. En attendant si la boule tropézienne a la bonne part du gâteau, pour les Amis de Saint-Julien ça s’annonce comme ne pas être de la tarte…

    Pour conclure aux Amis de Saint-Julien, ça n’a pas trop brillé du côté résultats, il peut s’écrire que côté intendance, l’accueil et l’organisation ce fût parfait à la grande satisfaction de toutes les participantes et des nombreux spectateurs présents.

    Composition de cette poule D du Championnat national des clubs

    Palavas Pétanque (34), la Boule Tropézienne (83), Creissels Pétanque(12), Castelnau-le-Lez (34), les Amis de Saint-Julien (13), Boule de Feu Manduel (30), Boule du Stade Ajaccio (20)

    Résultats de la 1ère journée B.

    Tropézienne – P. Creissels 28-8 // Palavas P.- Castelnau-le-Lez 12-24 //B. Tropézienne – Palavas P. 20-16 P. Creissels – Castelnau le Lez 10-26 // B. Tropézienne, Castelnau-le-Lez 20-16 // P. Creissels – Palavas P. 16-20 La prochaine journée : 31 octobre / 1er Novembre à Grasse P. Creissels -B. Stade Ajaccio // P. Palavas – B. de Feu Manduel //Castelnau le Lez – Amis de Saint-Julien P. Creissels – Amis de Saint-Julien // P. Palavas – B. du Stade Ajaccio //Castelnau le Lez – B. de Feu Manduel P. Creissels – B. de Feu Manduel // . Palavas – Amis de Saint-Julien //Castelnau le Lez – B. Stade Ajaccio

    Amis de Saint Julien – la Boule Tropézienne 8-28

    Composition des équipes

    Amis de Saint-Julien : Delphine Piquot – Mireille Pellissier – Chloé Pellissier – Corinne Campanello – Muriel Ben Hocine -Martine Gianolla – Charlotte Ferrara – Marie-France Coulange – Capitaine : Didier Pellissier. Boule Tropézienne : Cynthia Cantiget – Glwaldis Coupeaux – Malory Guillaumont Navarro – Emmanuelle Goffoz-Durand – Cindy Peyrot – Sandrine Poinsot – Agnes Reboul – Josiane Gaudefroy – Capitaine : Jean-Paul Goffoz

    Individuels : Campanello – Catinget. 12 – 13 // Piquot – Guillaumont 9 – 13 // Ben Hocine – Goffoz 13 – 7// C. Pellissier – Peyrot 1 – 13 Gianolla – Poinsot 6 – 13 // Ferrara – Reboul 13 – 9

    Doublettes : Peyrot -Goffoz battent Ben Hocine – Piquot 13 à 3

    M. Pellissier – Ferrara battent Reboul – Coupeaux 13 à 2

    Navarro – Poinsot battent C. Pellissier – Marie-Franc Coulange. 13 à 10

    Triplettes : Peyrot – Poinsot – Goffoz battent C. et M. Pellissier – Ferrara 13 à 7

    Guillaumont – Cantiget – Coupeaux battent Campanello -Ben Hocine – Gianolla. 13 à 4

    2e partie : B. du Stade Ajaccio – B. de Feu Manduel 0 – 36

    Amis de Saint-Julien – Boule du Stade Ajaccio 20-16

    Composition des équipes

    Amis de Saint-Julien : Delphine Piquot – Mireille Pellissier – Chloé Pellissier – Marie France Migliorini- Muriel Ben Hocine -Martine Gianolla – Charlotte Ferrara – Marie-France Coulange – Capitaine : Didier Pellissier Boule du Stade Ajaccio : Monica Morganti – Maeva Moretti – Emma Flottes – Ghjulia De Corte -Hayley Cordonnier – Léna Cordonnier Capitaine : Florent Cordonnier

    Individuels : M. Pellissier – De Corte 13 – 11 // C. Pellissier – L. Cordonnier 13 – 9 // Ferrara – L. Cordonnier 13 -10 // Piquot – Moretti 8 – 13 Coulange – Flottés 13 – 9 // Ben Hocine – Morganti 13 – 12

    Doublettes : Morganti – L. Cordonnier battent C. Pellissier – Ben Hocine puis Migliorini 13 à 10

    Ferrara – M. Pellissier battent H. Cordonnier – Flottes 13 à 2 De Corte – Moretti battent Gianolla – Coulange 13 à 4

    Triplettes : M. Pellissier – Ferrara – Migliorini battent Morganti – L. et H. Cordonnier 13 à 3

    Morganti – L. et H. Cordonnier Flottes – Moretti – De Corte. battent Ben Hocine – Piquot – Gianolla 13 à 7

    2e partie : B. Tropézienne – B. du Feu Manduel 22-14

    Amis de Saint-Julien – Boule de Feu Manduel 10-26

    Composition des équipes

    Amis de Saint-Julien : Delphine Piquot – Mireille Pellissier – Chloé Pellissier – Marie France Migliorini – Muriel Ben Hocine -Martine Gianolla – Charlotte Ferrara – Marie-France Coulange – Capitaine : Didier Pellissier

    Boule de Feu Manduel (30) : Mireille Dubois – Marie-France Sarran – Corinne Vêtu – Sandra Pons – Emy Dahmani – Dominique Gaud – Iris Bonnet. Capitaine : Mireille Dubois

    Individuels : Coulange – Bonnet 3-13 // Ferrara – Vêtu 11-13 // Piquot – Pons 3-13 // Ben Hocine – Dahmani 3-13 // C Pellissier – Sarran 13-12

    M. Pellissier – Dubois 6-13

    Doublettes : Gianolla – C. Pellissier battent Dahmani – Bonnet. 13 à 10

    Migliorini – Ferrara. battent Dubois – Gaud 13 à 7

    Pons – Vêtu battent Piquot – Ben Hocine 13 à 0

    Triplettes : Pons – Vêtu – Dubois battent Gianolla – Ben Hocine – M. Pellissier 13 à 4

    Dahmani – Bonnet – Sarran Ferrara – Coulange – Migliorini 13 à 10

    2e partie : B. Stade Ajaccio – B. Tropézienne 8 à 28

  • [Entretien] Ariane Carré : « Une fille sur deux décroche le sport à cause des règles »

    [Entretien] Ariane Carré : « Une fille sur deux décroche le sport à cause des règles »

    La Marseillaise : Comment avez-vous eu l’idée d’organiser cet événement ?

    Ariane Carré : Mes enfants font tous partie du Handball Club Verdon. J’avais discuté avec l’entraîneur
    et la secrétaire de mes activités. Et tout de suite, ça a répondu présent. Ils avaient des questions des jeunes qu’ils ne savaient pas comment gérer. Et puis, il y avait une envie de faire quelque chose pour les jeunes femmes sur le territoire, plus largement qu’au club.

    Quelles questions se posaient
    les jeunes ?

    A.C. : C’était surtout des questions sur les règles, sur comment faire quand on a mal. L’entraîneur ne savait pas toujours quoi faire pour adapter la pratique sportive dans ces moments-là. Il avait envie de pouvoir répondre présent et de savoir comment répondre.

    L’idée est donc de former
    les hommes, les entraîneurs,
    les papas à être présents pour
    des adolescentes qui peuvent
    se poser des questions ?

    A.C. : Oui, ça et puis aussi, ce qui était important pour nous, c’était que les garçons qui sont avec ces jeunes filles en sport, soient aussi sensibilisés pour savoir la réalité de ce que les jeunes filles vivent, savoir comment réagir, comment soutenir, que ce soit une réalité sportive vraiment prise en compte. Une fille sur deux décroche le sport à 14 ans, à cause de ses règles, de la puberté. Une fille sur deux ne va régulièrement pas à l’entraînement à cause de ses règles.

    L’événement que vous organisez porte, plus généralement, sur
    la féminisation du sport
     ?

    A.C. : L’idée, c’est de montrer qu’on peut faire du sport à tous les âges de la vie, et qu’une femme, malgré toutes les étapes qu’elle va rencontrer, la puberté, la grossesse, le postpartum, la ménopause, cela ne doit pas s’empêcher de faire du sport. Et qu’au contraire, cela doit être une réalité sportive à prendre en compte et faire bouger les lignes, autant chez les femmes que chez les hommes, les conjoints, les entraîneurs.

    Il y aura donc des interventions sur le postpartum, la ménopause et les effets que cela a sur
    les performances sportives
    des femmes samedi
     ?

    A.C. : Il y aura un stand qui va traiter de ces sujets. Il y a une intervention sur la nutrition de l’athlète sportive, faite par un ancien cycliste professionnel qui a fait son sujet d’études sur la nutrition de l’athlète sportive.

  • [Coupe de France de pétanque] Six clubs bucco rhodaniens toujours en route

    [Coupe de France de pétanque] Six clubs bucco rhodaniens toujours en route

    Le 1er tour de zone dans le cadre de l’épreuve reine de la pétanque nationale est arrivé à sa date butoir.

    Un tour d’horizon nous permet d’établir un bilan avec un constat : six clubs seront présents au prochain tour…

    La Boule de Vitrolles vainqueur du club de Simon Santiago la B. Estoublon (04)

    Les Boulistes de l’Étoile Septèmoise ont brillé et sont revenus de l’Hérault en héros, après avoir pris le meilleur sur le Raid Boule Lézignanais.

    La Boule Doria, le club cher à Thierry Barriere a rendu fructueux son déplacement de la Côte d’Azur avec un succès sur Colomars. La Boule Aixoise a pour sa part réalisé aussi un déplacement fructueux sur la Côte d’Azur en s’imposant à Antibes. Vous avez pu vivre dans nos colonnes, la victoire du cercle Saint-Barnabé face au prestigieux DUC de Nice.

    Dernièrement, c’est la Boule Modérée qui a rejoint la saga des qualifiés. Les joueurs du président Fred Marinello ont accueilli et dominé les visiteurs de Saint-Mathieu-de-Tréviers.

    On attend maintenant la suite de l’événement. Un tirage au sort doit avoir lieu prochainement

  • Le district de Provence mise sur l’intelligence artificielle

    Le district de Provence mise sur l’intelligence artificielle

    Un assistant basé sur l’intelligence artificielle qui fait office de support pour les clubs et les licenciés de la région. Depuis la semaine dernière, le district de Provence a mis en place le « Provence Football Assistant » afin d’aider plus rapidement ses adhérents à effectuer certaines démarches. « Le District de Provence franchit un cap numérique en devenant l’une des toutes premières instances départementales à intégrer l’intelligence artificielle générative au bénéfice de ses structures affiliées. Avec le lancement de ce chatbot interactif réglementaire, le District entend moderniser le soutien apporté à ses 170 clubs et près de 50 000 licenciés », indique l’entité dans un communiqué.

    L’utilisation paraît être un jeu d’enfant puisqu’il suffit de cliquer sur le lien, poser une question dans un espace dédié et l’assistant apporte une réponse dans un délai très court. Il est disponible sept jours sur sept et 24 heures sur 24, sur mobile, tablette et ordinateur. L’outil conserve toutefois une vocation essentiellement informative et ne dépasse pas vraiment ce cadre. « L’immense majorité du temps, les clubs ont des questions de règlement sportif, ou à la limite de statut, et ça permet d’y répondre. Il y en a aussi sur des obligations d’engagement des équipes, des questions de règlement sportif, sur les conditions de jeu selon les catégories », décrit Ludovic Girard, le président du district.

    En complément du chatbot, des fiches questions-réponses ont été rédigées, cette fois par des humains, afin de répondre aux interrogations les plus fréquentes des clubs. Elles abordent des sujets allant des obligations pour filmer un match de football à la manière de déposer une réserve, conformément au règlement fédéral.

    Lancé il y a seulement quelques jours, l’assistant IA n’a pas encore fait l’objet de véritables retours d’expérience. Ludovic Girard préfère attendre « encore un peu, parce qu’on est encore en phase de communication ». L’outil est amené à être amélioré au fil des retours recueillis dans les prochains mois. « L’avantage, c’est que c’est évolutif. Nous aussi, nous pouvons avoir un retour sur toutes les questions qui ont été posées, celles auxquelles il n’y a pas eu de réponse, pour travailler et adapter le dispositif pour qu’il s’améliore », poursuit le président, mettant également en avant la volonté de former les équipes du district afin qu’elles puissent, elles aussi, utiliser le Provence Football Assistant.

    Quasiment une première en France

    La mise en place d’un tel dispositif dans le football français n’est pas une nouveauté. Sur les quelque 80 districts présents dans l’Hexagone, deux autres disposent déjà d’un système similaire. Le district de Provence avait pris contact avec une start-up pour ce projet, pour avancer sur la faisabilité et réaliser de premiers essais. Ludovic Girard assure que les « clubs eux-mêmes, aujourd’hui, utilisent énormément ChatGPT, plus ou moins d’une façon efficace ».

    Président de la Fédération Française de Football, Philippe Diallo était en visite à Aix-en-Provence, ce lundi. Il a pu livrer son regard sur l’intelligence artificielle : « Je pense que tout est souvent question d’équilibre. Moi, je suis très attaché à un football humain. Le football est un sport populaire dans tous les sens du terme, qui réunit toutes les classes de la société de manière large. Je pense que c’est ça qui fait notre force. Après, il y a des arrivées technologiques, je pense qu’aujourd’hui, c’est peut-être mieux de faire des licences comme ça, si on peut les faire plus rapidement. Ça c’est l’évolution naturelle de la société. »

    Eric Borghini, à la tête de la Ligue Méditerranée, se dit plutôt pour l’arrivée de l’intelligence artificielle : « Ça peut être utile pour tout ce qui est réglementaire. Les règlements des districts, c’est indigeste. On s’y perd. Alors, si l’IA peut permettre de s’y retrouver, de faire ressortir aussi les contradictions entre les différents règlements et donc faire progresser finalement, c’est une bonne chose ».

  • Le kata mondial au cœur des quartiers Nord

    Le kata mondial au cœur des quartiers Nord

    Pas un son, pas le moindre bruit dans le gymnase Saint-Jérôme. Sur le tatami bleu et jaune, une vingtaine de judokas ne perdent pas une miette des explications des deux champions du monde de « Nage no Kata » en titre, Kento Iwanaga et Genta Iteya, venus spécialement du Japon pour l’occasion.

    « Ils sortent rarement de leur pays, même si, de par leur célébrité dans leur domaine, ils sont amenés à voyager en Océanie ou en Amérique du sud. Mais ils n’étaient jamais venus en France dans le cadre d’un stage. C’est un grand honneur de pouvoir accueillir ces deux judokas, qui possèdent une expertise, entre guillemets, unique au monde », souligne Mégane Rabellino, présidente de Massilia Judo.

    L’un des professeurs du club, Jean-Michel Lévêque, développe depuis de nombreuses années des liens avec de prestigieuses universités japonaises. Il a notamment conservé des liens étroits avec l’Institut Kodokan où enseignent les deux invités de marque. Au fil de plusieurs séances de quatre heures réparties sur le week-end, les professeurs japonais ont revisité les fondamentaux de cet art martial exigeant et minutieux. Des bases « naturelles », comme la posture et la respiration, « que l’on ne travaille pas forcément au quotidien », souligne Mégane.

    Engagement social

    Massilia Judo compte 250 licenciés, dont plus de la moitié sont des enfants âgés de moins de sept ans. « Il y a beaucoup de filles », se réjouit la présidente, élue en 2023 à la tête du club.

    Le club a toujours eu à cœur d’être « ancré » dans les quartiers prioritaires de la ville, en s’appuyant sur les bienfaits et les valeurs véhiculés par le judo. « Le cœur de notre projet, c’est d’apporter l’excellence à ces jeunes », souligne Éric Torrente, professeur et directeur de Massilia Judo, accompagné par quatre autres enseignants diplômés d’État.

    Ancien responsable de la commission « Judo École » au sein du comité 13, il considère son art martial comme une véritable « école de la vie ». « Certains gamins nous ont remerciés de leur avoir transmis une rigueur qu’ils n’avaient pas au départ », poursuit Éric. Une philosophie qui, selon lui, porte ses fruits : deux adhérents du club ont notamment réussi cette année leur entrée en hypokhâgne, 1ère année des classes préparatoires.

    Au-delà de la performance, parfois devenue excessive dans notre société, le judo constitue aussi un formidable vecteur de lien social. « On va chercher des gamins qui n’ont pas l’habitude de faire du sport, qui n’ont pas l’habitude de bouger pour différentes raisons. Grâce au code moral et au cadre très précis qu’impose le judo, on arrive à faire ressortir le meilleur de chacun. Parce qu’il y a énormément de potentiel chez ces enfants, dans ces quartiers », assure Mégane Rabellino, convaincue que les enseignements transmis sur le tatami leur serviront tout au long de leur vie.

    Avec son équipe, elle ambitionne désormais de poursuivre cette dynamique en s’implantant dans d’autres quartiers des 13e et 14e arrondissements.

  • Le Six-Fours le Brusc FC dépose un nouveau recours devant le tribunal administratif

    Le Six-Fours le Brusc FC dépose un nouveau recours devant le tribunal administratif

    Il est, malgré lui, la principale cible du maire RN Frédéric Boccaletti depuis son arrivée à la mairie de Six-Fours. Le club de foot historique de la ville, le Six-Fours le Brusc FC, fondé en 1958, se trouve dans une situation incongrue. Pensionnaire de Régional 1, le club, qui n’avait « jamais eu le moindre problème sous la précédente mandature », affirme son avocat Me Arnaud Mazille, s’est d’abord vu retirer ses subventions. Une décision appuyée par les sanctions prononcées par la Commission régionale de contrôle des clubs (CRCC) de la Ligue Méditerranée de football, qui avait, en juillet, exclu le club des championnats régionaux, lui octroyant une amende de 350 euros pour mauvaise gestion. Une décision « sévère et parfaitement infondée » selon l’avocat du club, qu’a ensuite infirmée la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG) de la Fédération française de football.

    La mairie sous astreinte

    Mais Frédéric Boccaletti n’en a cure. Entre-temps émerge un nouveau club, l’Olympique de Six-Fours le Brusc, « poussé par la mairie », soutient Me Mazille, à qui est octroyé l’ensemble des créneaux des terrains de football, ainsi qu’une subvention de 60 000 euros. « Pour une association qui a deux mois d’existence, c’est inédit », appuie l’avocat. En parallèle, l’édile demande à la DNCG d’annuler sa décision en faveur de l’honni Six-Fours le Brusc FC, et décide de ne donner aucun créneau au club.

    Ce dernier, dont les licenciés sont contraints de s’entraîner sur des parkings et des parcs, a déposé un recours devant le tribunal administratif, qui lui a donné raison, enjoignant la mairie de donner au club l’accès au stade Antoine-Baptiste et à des créneaux sur les terrains municipaux. « La commune avait jusqu’à dimanche mi-journée pour s’exécuter, évidemment elle ne l’a pas fait. Nous avons fait constater cela par huissier, depuis il y a une astreinte de 300 euros par jour de retard qui court », explique Me Mazille. Qui plus est, sur les « 22 heures et demie de créneaux donnés par la mairie, contre 50 heures auparavant, il n’y a que 12 heures qui sont vraiment exploitables. Le reste c’est en pleine journée, entre midi et deux, des moments où personne ne peut venir s’installer », peste ce dernier. Pour cette raison, le club a déposé un nouveau recours qui doit être étudié dans les prochaines semaines. En attendant, l’équipe fanion a pu compter sur le club de Rousset, dans les Bouches-du-Rhône, qui lui a prêté son terrain pour la première journée de championnat, tandis que plusieurs équipes jeunes ont dû déclarer forfait pour leurs premières rencontres.