Tag: Clubs sportifs

  • [Football] Omar Keddadouche décoré ce jeudi

    [Football] Omar Keddadouche décoré ce jeudi

    Une nouvelle distinction pour un président de club marseillais. Omar Keddadouche, dirigeant de l’ASC Vivaux-Sauvagère (10e), s’apprête à recevoir la médaille d’or de la Jeunesse, des sports et de l’engagement associatif, délivrée par le ministère.

    Une cérémonie se tient ce jeudi à 18h15, à l’Hôtel de région. Son ami Renaud Muselier (Ren), ex-président de la Région Sud et fraîchement élu sénateur, sera présent. 200 personnes sont attendues. « C’est une récompense que j’ai eue il y a trois ans, mais qui ne m’avait pas été remise de manière officielle. Il y aura mes collègues présidents de clubs, des élus locaux et tant d’autres personnes. »

    L’emblématique dirigeant avait déjà reçu par le passé le bronze et l’argent pour six et dix ans de bons et loyaux services auprès du sport local et du milieu associatif. Le principal intéressé souligne : « ça me touche. Je n’ai pas pu faire de grandes études. Je n’ai pas pu rendre fière ma mère à ce niveau-là, mais dans ce que j’aime le plus, le football, le milieu associatif, le social, je suis comme un poisson dans l’eau. »

  • Clubs de sports : le grand coup de pompe des bénévoles

    Clubs de sports : le grand coup de pompe des bénévoles

    La scène est immuable. Un dimanche matin, alors que le jour pointe, débute le va-et-vient des voitures sur le parking d’un stade ou d’un gymnase.

    Ces ballets où parents et bénévoles de clubs se rencontrent, pour organiser les déplacements des jeunes aux quatre coins d’un département, voire plus loin, est mis à mal par l’inflation galopante du prix des carburants. « Nous avons un budget qui tourne autour de 90 000 euros, dont le tiers pour les frais de déplacement. Avec un gasoil qui a augmenté de 40%, forcément, cela complique tout. » Loïc Pons voit désormais dans chaque week-end un nouveau sujet d’inquiétude. Car le club de rugby qu’il préside est situé à Briançon. « Pour nous, chaque équipe qui doit jouer hors de la ville signifie des dépenses de plus en plus lourdes à supporter. »

    Même si son club a recours à des minibus pour assurer le transport de ses équipes, « avec pour la sortie la plus proche au moins trois-quart d’heure de voyage », précise le dirigeant, « nos transporteurs subissent eux aussi la hausse des prix du carburant ».

    La situation est la même du côté de Digne-les-Bains. Car, même si le club de rugby local a investi dans sept véhicules, « afin de ne pas solliciter les parents pour nos déplacements », les factures ne cessent de grimper pour Jérémy Teyssier. Le président du club, organisateur de la Coupe du monde de rugby amateur, a déjà convoqué une réunion de crise avec ses dirigeants. « Nous avons comme priorité de ne pas sacrifier les gamins. C’est pourquoi nous faisons le dos rond en maintenant les déplacements coûte que coûte. » Néanmoins, il a conscience que son club risque d’accuser un fort déficit. « Si rien n’évolue, nous organiserons une réunion avec les parents, pour voir dans quelle mesure ils pourraient nous aider. » La décision de la Fédération de football, qui a annoncé ce week-end une aide d’un million d’euros pour les clubs amateurs, sous forme de bons, devrait apporter un peu de répit. Du côté de Briançon, Loïc Pons ne veut pas solliciter les parents. « Il ne faut surtout pas que le chien se morde la queue et éviter de pénaliser les familles. » C’est pourquoi il a proposé à d’autres clubs de la ville « de mutualiser nos déplacements, quand cela est possible ».

    Si le rugby résiste, du côté de l’Olympique rovenain, on commence à tirer sur la corde. « Certains parents ne peuvent plus accompagner leurs enfants », soupire Christophe Rouzault. Le club de football qu’il préside est un des plus dynamique en matière de formation. Ce qui signifie des équipes de jeunes qui se déplacent dans tout le pays. « Nous allons sur Bordeaux, Saint-Etienne, voire en Corse. Nous avons deux minibus, mais chaque voyage, ce sont des pleins qui dépassent désormais les 160 euros par véhicule. Et je dois reconnaître que cela commence à taper dur ! »

    Octobre, un mois crucial

    S’il n’en est pas encore à renoncer à certains déplacements, comme c’est le cas dans certaines régions, il reconnaît que la situation « devient de plus en plus tendue. Et nous aurons à faire des choix à la fin du mois d’octobre si rien ne change ».

    À Aix-en-Provence, le club phare de l’escrime français a déjà enregistré des forfaits. « Si nous pouvons encore financer nos sorties, certains parents ont déjà jeté l’éponge, y compris pour les entraînements », déplore Frédéric Negroni. Le vice-président du club d’Escrime du Pays d’Aix organise des covoiturages, « afin que les familles qui le peuvent encore puissent continuer à accompagner les jeunes. Cela fonctionne sur les petites destinations », note-t-il.

    Le covoiturage, c’est également devenu la norme au Smuc. Le club marseillais incite les familles à cette pratique. « Et nous avons aussi des minibus pour les soulager. » Mais, le président de la section rugby, Stéphane Tollet s’attend « à des lendemains de plus en plus compliqués ». Les dirigeants interrogés ont aussi conscience que leurs clubs sont pris dans un étau infernal, qui écrase tout. « Nos partenaires sont aussi à bout de souffle », explique Loïc Pons. « Certains nous suivent encore, mais jusqu’à quand ? », s’interroge-t-il. « D’autant plus que les aides institutionnelles se réduisent », déplore Christophe Rouzault.

  • [Handicap] Une plateforme pour lever les barrières du sport

    [Handicap] Une plateforme pour lever les barrières du sport

    Pour une personne en situation de handicap, trouver un club sportif adapté peut encore tourner au parcours du combattant : quel club appeler, pour quel handicap, avec quel encadrement ? C’est ce verrou que veut faire sauter ParAccueillant, plateforme gardoise lancée le 9 septembre par le Conseil départemental et les acteurs du mouvement sportif.

    Le principe tient en quelques clics. Discipline, commune, besoins d’accueil : l’outil permet de repérer les structures capables d’accompagner une pratique handisport ou adaptée, puis d’obtenir les coordonnées ou les possibilités d’essai. Derrière l’écran, une réalité très concrète pour les familles. Odette Spica, mère d’un sportif en situation de handicap, se souvient de la difficulté à « trouver des interlocuteurs dans les différents clubs ». La plateforme entend raccourcir cette recherche et rendre visibles des associations peu armées pour communiquer. « Nous, on est fort sur l’eau, pas en informatique », résume Jean-Christophe Gonneaud, du Kayak-Club Terre de Camargue.

    L’outil est co-porté par le Comité départemental olympique et sportif du Gard, les comités départementaux handisport et sport adapté. À son lancement, 52 clubs étaient recensés ; le portail en affiche désormais 68. Parrainée par la pongiste paralympique Flora Vautier et l’ancien capitaine de l’USAM Julien Rebichon, l’initiative veut désormais essaimer.

    Mais ParAccueillant ne prétend pas régler à lui seul tous les obstacles : transport, coût, accessibilité des équipements ou manque d’encadrants restent bien réels. Il peut en revanche ouvrir une porte, mettre en relation et éviter que le premier obstacle soit simplement de ne pas savoir où frapper.

  • Le district de Provence mise sur l’intelligence artificielle

    Le district de Provence mise sur l’intelligence artificielle

    Un assistant basé sur l’intelligence artificielle qui fait office de support pour les clubs et les licenciés de la région. Depuis la semaine dernière, le district de Provence a mis en place le « Provence Football Assistant » afin d’aider plus rapidement ses adhérents à effectuer certaines démarches. « Le District de Provence franchit un cap numérique en devenant l’une des toutes premières instances départementales à intégrer l’intelligence artificielle générative au bénéfice de ses structures affiliées. Avec le lancement de ce chatbot interactif réglementaire, le District entend moderniser le soutien apporté à ses 170 clubs et près de 50 000 licenciés », indique l’entité dans un communiqué.

    L’utilisation paraît être un jeu d’enfant puisqu’il suffit de cliquer sur le lien, poser une question dans un espace dédié et l’assistant apporte une réponse dans un délai très court. Il est disponible sept jours sur sept et 24 heures sur 24, sur mobile, tablette et ordinateur. L’outil conserve toutefois une vocation essentiellement informative et ne dépasse pas vraiment ce cadre. « L’immense majorité du temps, les clubs ont des questions de règlement sportif, ou à la limite de statut, et ça permet d’y répondre. Il y en a aussi sur des obligations d’engagement des équipes, des questions de règlement sportif, sur les conditions de jeu selon les catégories », décrit Ludovic Girard, le président du district.

    En complément du chatbot, des fiches questions-réponses ont été rédigées, cette fois par des humains, afin de répondre aux interrogations les plus fréquentes des clubs. Elles abordent des sujets allant des obligations pour filmer un match de football à la manière de déposer une réserve, conformément au règlement fédéral.

    Lancé il y a seulement quelques jours, l’assistant IA n’a pas encore fait l’objet de véritables retours d’expérience. Ludovic Girard préfère attendre « encore un peu, parce qu’on est encore en phase de communication ». L’outil est amené à être amélioré au fil des retours recueillis dans les prochains mois. « L’avantage, c’est que c’est évolutif. Nous aussi, nous pouvons avoir un retour sur toutes les questions qui ont été posées, celles auxquelles il n’y a pas eu de réponse, pour travailler et adapter le dispositif pour qu’il s’améliore », poursuit le président, mettant également en avant la volonté de former les équipes du district afin qu’elles puissent, elles aussi, utiliser le Provence Football Assistant.

    Quasiment une première en France

    La mise en place d’un tel dispositif dans le football français n’est pas une nouveauté. Sur les quelque 80 districts présents dans l’Hexagone, deux autres disposent déjà d’un système similaire. Le district de Provence avait pris contact avec une start-up pour ce projet, pour avancer sur la faisabilité et réaliser de premiers essais. Ludovic Girard assure que les « clubs eux-mêmes, aujourd’hui, utilisent énormément ChatGPT, plus ou moins d’une façon efficace ».

    Président de la Fédération Française de Football, Philippe Diallo était en visite à Aix-en-Provence, ce lundi. Il a pu livrer son regard sur l’intelligence artificielle : « Je pense que tout est souvent question d’équilibre. Moi, je suis très attaché à un football humain. Le football est un sport populaire dans tous les sens du terme, qui réunit toutes les classes de la société de manière large. Je pense que c’est ça qui fait notre force. Après, il y a des arrivées technologiques, je pense qu’aujourd’hui, c’est peut-être mieux de faire des licences comme ça, si on peut les faire plus rapidement. Ça c’est l’évolution naturelle de la société. »

    Eric Borghini, à la tête de la Ligue Méditerranée, se dit plutôt pour l’arrivée de l’intelligence artificielle : « Ça peut être utile pour tout ce qui est réglementaire. Les règlements des districts, c’est indigeste. On s’y perd. Alors, si l’IA peut permettre de s’y retrouver, de faire ressortir aussi les contradictions entre les différents règlements et donc faire progresser finalement, c’est une bonne chose ».

  • À Istres, de nouveaux critères pour les subventions sportives

    À Istres, de nouveaux critères pour les subventions sportives

    Septembre signe le retour des élèves à l’école, mais aussi celui des licenciés dans leurs clubs. À Istres, élue par deux fois ville la plus sportive de France, le tissu associatif est riche : environ 85 structures accueillent plus de 16 000 inscrits. Cette rentrée, quatre nouveaux clubs ont vu le jour. Ce week-end, la commune de l’ouest des Bouches-du-Rhône était rythmée par la « Faites du sport ». Mais cette effervescence n’efface pas certaines difficultés.

    Après une année marquée par des élections municipales et un changement de majorité, 2027 sera sous le signe des restrictions budgétaires. « Nous avons désormais à composer avec une situation financière très contrainte, et c’est un euphémisme », a indiqué le maire (LR) Robin Prétot aux dirigeants vendredi soir, lors de la signature de la convention avec l’Office municipal des sports (OMS). « Les incertitudes qui pèsent à la Métropole se cumulent à la situation de la commune, que nous présenterons fin septembre à l’issue de l’audit, et privent aujourd’hui Istres d’un avenir très radieux. » Si des pistes sont étudiées pour obtenir le paiement des attributions de compensation d’ici janvier, « à ce jour, il manque 4,7 millions d’euros dans les caisses de la Ville », révèle l’édile, qui a demandé que 12% d’économies soient réalisées dans tous les services.

    Transparence et équité

    Dans ce cadre, l’enveloppe dédiée aux associations sportives sera vraisemblablement revue à la baisse. « Le sport ne peut pas être traité comme une simple ligne budgétaire, il participe au lien social, à l’animation de la commune, contribue à la santé… affirme néanmoins Robin Prétot. (…) Notre choix n’est pas de promettre tout à tout le monde mais d’organiser une action municipale solide qui parte des besoins réels et qui tienne dans le temps. » C’est dans cet esprit que de nouveaux critères d’attribution des subventions ont été imaginés par l’OMS pour une « politique qui soit à la fois utile, juste et équitable ».

    Le directeur de la structure Arnaud Gebleux détaille : « Il y a un critère financier, qui est le taux de dépendance à la Ville. On a constaté que chez certains clubs, 90% du budget venait de la subvention. Chez d’autres, a contrario, c’était 7 ou 8%. L’idée c’est de lisser ces différences avec des critères partagés et objectifs : le nombre de licenciés, la valorisation des publics jeunes, de la compétition (puisque ça engage des coûts supplémentaires). On encourage aussi la professionnalisation et la formation de l’encadrement des clubs. Puis, il y a toute la dimension inclusion, qui n’était pas valorisée jusqu’ici : ça va du handicap au sport par ordonnance en passant par l’inclusion sur critères sociaux. » La municipalité travaille aussi le sujet des doublons. « On aimerait essayer de rassembler certains clubs pour faire des économies d’échelle et mutualiser les équipements », révèle Robin Prétot.

    Du côté des dirigeants, ces nouveautés dans l’attribution des subventions sont bien accueillies. Lucie et Benjamin, à la tête d’Istres Tennis de table, témoignent : « On trouve que ces critères correspondent aux clubs qui travaillent et valorisent la dynamique du haut niveau comme du sport pour tous. Il y a plus de clarté dans les attendus, de transparence au niveau des attributions, et ça oriente la politique de la ville ce qui peut aider les associations à se structurer et à avoir une ligne directrice. »

    Stéphane Renaud-Bezot est aussi très satisfait de ce travail mené sur les critères : « On les trouve justes, ils reflètent vraiment la vie associative des clubs. Les subventions seront données sur des données tangibles ». Son club Istres sport tennis a beaucoup changé ces 4 dernières années : « On a engagé des profs, étoffé l’équipe pédagogique, fait évoluer notre tournoi international… On pense qu’être accompagnés pour faire évoluer le club est important. Ces critères vont en ce sens-là ».

  • À Aix, les clubs sportifs gardent le cap malgré les incertitudes

    À Aix, les clubs sportifs gardent le cap malgré les incertitudes

    « C’est pour qui l’inscription, pour le loulou ? » « Il est déjà prêt et en tenue ! », lance une mère dans la file d’attente du stand des Golgoths 13. Parmi les centaines de chapiteaux blancs installés sur la pelouse du complexe sportif du Val de l’Arc, où se tenait ce samedi 5 septembre la 27e édition du Salon des sports, réunissant le public et les associations sportives de la ville, le club aixois de basket enregistre les inscriptions et présente ses calendriers. « Il y a une corrélation entre la fréquentation des clubs et les derniers JO, observe Max, directeur sportif des Golgoths 13. Il y a un impact sur le nombre d’inscrits. C’est le cas notamment pour le club de basket. »

    Un peu plus loin, l’association du Club handisport aixois interpelle les passants, flyers étalés sur la table. « Je dois dire que notre club se porte bien ! On est l’un des meilleurs clubs français en natation et en tennis de table, on est plutôt bien soutenus, estime Azzedine Mzouri, directeur sportif. Au niveau du Département, de la Région, la Ville, on n’est pas mal lotis. Même si l’on sait que ça va aller de pire en pire. Il va falloir qu’on compense, qu’on essaie de voir. »

    273 structures

    Pour l’instant, l’heure est surtout à la promotion des valeurs « de partage », conclut le sportif. Au club d’Escrime Pays d’Aix (EPA), on estime « que le cas est différent, on est un sport de niche », décrit Camille Leprince, président de l’EPA. Il ajoute : « On survit aux modes passagères, c’est là, c’est ancré. On a un savoir-faire exceptionnel. »

    Entre deux visites de stands, Sophie Joissains, maire (UDI) d’Aix, qui a inauguré l’événement, rappelle les distinctions obtenues par la ville, le label Terre de Jeux 2024 et le titre de Ville européenne du sport 2024 : « C’est très important d’être regardé de cette manière-là, parce que ça attire évidemment les subventions – les temps sont complexes et le seront encore plus demain – mais c’est aussi une fierté pour tout le monde associatif que la ville soit qualifiée de cette manière. » L’élue qualifie Aix de « ville d’excellence sportive ». Hervé Liberman, adjoint aux sports, met en avant « l’engouement » pour la pratique du sport dans la capitale de Provence : 273 clubs sportifs, pour 60 disciplines et 35 000 licenciés, un chiffre « qu’on maintient ». La Ville indique consacrer aux associations sportives un budget de 3,2 millions d’euros en fonctionnement et de 810 000 euros en investissement. Sur le terrain du Salon étaient aussi présents des élus de l’opposition municipale de gauche, dont le député Marc Pena (PS). Ils appellent « la mairie à rouvrir une Maison des associations ».

  • Le RC Toulon lance une nouvelle ère avec Azéma à la tête du projet

    Le RC Toulon lance une nouvelle ère avec Azéma à la tête du projet

    Après une saison décevante en championnat, la direction du Rugby Club Toulonnais a choisi de remanier son staff sportif. Pierre Mignoni, omniprésent dans l’encadrement la saison dernière, prend désormais du recul en endossant le rôle de directeur du rugby. De son côté, Franck Azéma retrouve le banc toulonnais, qu’il avait déjà occupé pendant deux saisons, entre 2021 et 2023.

    Le technicien haut-savoyard de 55 ans sera épaulé par deux « nouveaux » visages. L’Anglais Alex Codling succède à Sergio Parisse au poste d’entraîneur des avants, tandis que Cédric Beal, responsable du centre de formation, intègre le staff en tant qu’intervenant sur la touche et le secteur du jeu d’avants.

    « Je suis très heureux de retrouver le groupe. C’est rassurant, car je connais des gens. Je sais où je mets les pieds », confie Franck Azéma. « Il y a aussi des nouveaux que je dois apprendre à connaître. Il y a de l’excitation. Je connaissais des gens du staff. Il y a un mélange intéressant. Et puis, vous savez, je n’avais que de bons souvenirs de Toulon. Avec Pierre (Mignoni), nous avions toujours gardé des contacts. Ce n’est pas des retrouvailles, car on s’appelait souvent pour parler de rugby et pour prendre des nouvelles de la famille. Maintenant, on retrouve le quotidien. Pour moi, je dois retrouver des repères dans ce rôle. Je dois aider le plus possible. Je dois retrouver ce projet. Depuis mon départ, il a continué de grandir, avec l’ensemble du club. Je suis vraiment là pour aider le club », poursuit celui qui a entamé des discussions avec l’équipe nationale des Fidji durant l’intersaison.

    Mais le projet présenté par le président Lemaître l’a visiblement convaincu. « Je veux que l’équipe fonctionne, être au service de l’équipe. Vous savez, ça fait quelques années que j’entraîne. Ce qui m’intéresse, ça reste le terrain, le collectif, l’état d’esprit. Oui, les rôles ont un peu changé, mais c’est aussi parce que le projet a grossi. Pierre a mené ça, et je n’ai aucun souci avec cela. Les standards ont aussi grimpé, avec un bâtiment de plus au Campus. C’est vraiment un outil formidable. Maintenant, avec l’exigence du Top 14, nous devons être alignés, au service de l’équipe. (…) La pression est partout, encore plus à Toulon. On veut vivre les moments de la fin de saison. Pour l’instant, il ne faut pas trop se projeter. Il y a un temps pour tout. On doit construire une nouvelle saison et partager les bonnes choses. Il y aura aussi des moments difficiles, et il faudra, alors, être costaud et compact », prévient le nouveau manager principal du RCT.

    Identité à faire évoluer

    « On veut essayer de poser des soucis à l’adversaire, le mettre sous pression avec et sans le ballon », explique Franck Azéma, reprenant les principes défendus par son adjoint Alex Codling. « Bien évidemment, il faut dominer l’engagement pour produire. Par rapport à l’effectif que l’on a, on doit avoir de l’alternance dans les formes de jeu avec pour but de toucher les espaces. C’est le rugby, c’est simple sur le papier, mais ce n’est pas le plus facile à proposer. Ça demande beaucoup plus de lecture. On va beaucoup insister sur la lecture de jeu et sur l’intensité que l’on va mettre. (…) Bien évidemment, on ne pourra pas être à contre-courant de l’ADN du club. Toulon, ça reste du rugby rugueux, de combat, avec du jeu d’avants. Maintenant : comment trouver l’équilibre et surprendre ? Il faut un mélange. On croit en ça, c’est même un passage obligé pour réussir. À Toulon, pour du jeu direct, on n’aura pas besoin de forcer le trait. Ça plaît, et il faut respecter ça et l’état d’esprit que l’on veut. Quand je parle d’état d’esprit, ça fait partie de comment se comporter à la maison et à l’extérieur », ajoute l’ancien entraîneur de Perpignan, encore « en colère » et frustré après cette aventure compliquée chez les Sang et Or. De quoi le rebooster pour cette nouvelle saison.

  • À Avignon, la baisse des subventions aux associations irrite la gauche

    À Avignon, la baisse des subventions aux associations irrite la gauche

    « Avignon possède une densité d’acteurs associatifs avec 2 000 structures, un pilier essentiel de la vie de la cité auquel nous réaffirmons avec force notre attachement. » En conseil municipal ce mardi soir, Vincent Fuchs, nouvel élu délégué à la vie associative, cajole les acteurs dont il a la charge. Ce qui ne l’empêche pas de leur réduire la voilure financière. Là où la Ville consacrait 10 millions d’euros par an, la majorité a sabré de 10% en moyenne les subventions pour le reste de l’année.

    « On revient à la normale d’il y a deux ans », justifie Vincent Fuchs, relevant « qu’avant les élections municipales les subventions avaient augmenté de 11%. » « À la veille d’une année électorale, c’est vrai que ce n’est pas du clientélisme », ironise le maire Olivier Galzi (DVD). Car l’octroi de subventions revêt souvent un caractère politique. Le planning familial, qui a vu le RN lui couper son soutien à Carpentras, ne dira pas le contraire. À Avignon, c’est « le budget contraint », selon Laurent Rochut adjoint au spectacle vivant, qui justifie cette baisse. Un mantra brandi tout au long des interventions des élus de gauche.

    Le club de volley

    en liquidation

    « Quels ont été les critères pour les associations qui ont été écartées ou ont connu une baisse plus drastique », demande Anne Gagniard (PS). Laurent Rochut assure qu’il s’est fondé sur les « suggestions du service culture » n’ayant pas encore eu le temps « de construire des indicateurs de critérisations ». « On ne peut pas sabrer comme ça et se défausser sur les services sans explication », se désole Anne Gagniard, ce mercredi lors d’un point presse. Certaines structures comme le Parcours de l’art ou l’Institut supérieur des techniques du spectacle sont impactées de plusieurs dizaines de milliers d’euros. « Les indicateurs ne sont pas clairs, vous coupez les pattes en pleine année sans livrer d’explication, il aurait fallu attendre l’année prochaine et prendre le temps de les rencontrer », déplore Rémy Blanc (PCF).

    Pour l’Avignon volley-ball, l’an prochain sera trop tard. Le club se voit amputer de 115 000 euros et devrait mettre la clé sous la porte. « La jurisprudence interdit toute collectivité locale à soutenir une association qui a des difficultés financières », se retranche Xavier Bourgue, adjoint aux sports, quand l’AVB avait mis en place un plan de redressement. Mais sans subvention, il n’est plus viable. « On aime les associations mais on ne peut pas donner de l’argent qu’on n’a pas, si ce n’est pas -10% aujourd’hui, dans deux ans ce sera -100% pour tout le monde », menace Olivier Galzi.

    Le maire s’agacera aussi de l’intervention de Khalid El Yousoufi (LFI), qui s’interroge sur le fait que les petites associations soient soumises « à un critère de laïcité et de neutralité » qui instaure, selon lui, « un pouvoir discrétionnaire et le retour du fait du prince ». « Balivernes », réplique le maire qui érige « en vertu cardinale » la laïcité mais ne répondra pas sur la neutralité.

  • À Martigues, la gauche parle sport avec les familles

    À Martigues, la gauche parle sport avec les familles

    Une petite table sur laquelle trônent des fascicules du programme de Gaby Charroux (PCF) a été disposée à l’entrée du parc des sports Julien-Olive, au nord de la commune. La campagne électorale se poursuit et les militants du maire sortant ne fatiguent pas. Porte-à-porte, boitage, tractage… Ils multiplient les actions pour « toucher tout le monde », affirme Isabelle. « C’est pour ça qu’on a rajouté cet endroit, où il y a beaucoup de familles qui viennent se balader, surtout en ce moment avec les vacances, en plus de nos points de rencontres sur le marché, devant Carrefour Market ou Intermarché Croix-Sainte. Et ce serait bien qu’on les maintienne toute l’année », poursuit-elle. L’objectif, ce mercredi après-midi : évoquer la politique publique sportive de la majorité sortante.

    Pour Christian, ce genre de contact en plein air permet d’engager la conversation plus facilement qu’au porte-à-porte, où seul « un quart de la population » ouvre son foyer. « Le contact est un peu plus difficile depuis le Covid », confie-t-il. Ça n’a pas toujours été le cas. Isabelle se remémore : « Il y a quelques années, j’avais été invitée à manger chez une dame alors qu’on menait campagne ! »

    Contre l’abstention…

    Avec leur présence, les militants entendent lutter contre l’abstention, leur « cheval de bataille quotidien ». À Martigues, lors des dernières élections législatives anticipées, elle avait atteint les 35% au 1er tour. « Malheureusement, c’est un problème national, constate Isabelle. Les gens ne se sentent plus représentés. Après, je pense qu’à Martigues, ils ne peuvent pas être déçus vu la politique qui est menée. »

    Fanny, venue se promener avec ses deux enfants, approuve : « Je trouve qu’au niveau du sport, la municipalité fait pas mal de choses. Ce n’est pas dans toutes les communes qu’on a un tel accès à la pratique. Les tarifs annuels sont plus qu’abordables : pour mon fils, on paye moins de 50 euros pour qu’il suive des cours multi-sports et qu’il trouve son truc. » La trentenaire estime : « On se concentre trop sur le négatif et en période électorale, on n’est pas aidés. Quand je vois sur les réseaux sociaux certains qui se contentent juste de critiquer sans dire ce qu’ils apporteraient de plus, ça m’exaspère, c’est un peu facile. Après oui, on peut toujours faire mieux. »

    … et contre l’extrême droite

    Pour ces municipales, les communistes et leurs sympathisants se battent aussi « contre la droite et l’extrême droite ». Samir Dahmani, ancien athlète spécialisé dans le demi-fond, s’est engagé sur la liste du maire sortant pour cette raison. « Je sentais que c’était le moment dans un contexte sociétal où il y a une montée du RN et je souhaite que cette ville garde ses valeurs de vivre-ensemble avec Gaby Charroux qui, pour moi, en est le garant. » Pour lui, les risques sont clairs : « Ils peuvent s’en prendre aux services publics de proximité dans les quartiers, que ce soit les clubs sportifs ou l’ouverture à la culture avec une baisse des subventions, pourtant essentielles. »

    Samir Dahmani l’affirme : la politique de la Ville lui a permis d’atteindre le plus haut niveau « par la qualité des infrastructures, l’attention et le soutien portés aux clubs ». Mais le sport ne se résume pas à la pratique professionnelle et à la performance. « Ça ouvre à la cohésion sociale, à l’inclusion, à l’émancipation. »

    Pour ce prochain mandat, en cas de victoire, le colistier a à cœur de « poursuivre la mise en place d’une passerelle, sur le site Picasso-Aurélio, entre la culture et le sport sous la forme d’un campus, mais aussi de continuer à porter une attention particulière aux dispositifs pour la jeunesse et à l’enfance », à l’instar des centres d’initiation sportive, qui « font la richesse de cette ville ».