Tag: Clubs sportifs

  • Le RC Toulon lance une nouvelle ère avec Azéma à la tête du projet

    Le RC Toulon lance une nouvelle ère avec Azéma à la tête du projet

    Après une saison décevante en championnat, la direction du Rugby Club Toulonnais a choisi de remanier son staff sportif. Pierre Mignoni, omniprésent dans l’encadrement la saison dernière, prend désormais du recul en endossant le rôle de directeur du rugby. De son côté, Franck Azéma retrouve le banc toulonnais, qu’il avait déjà occupé pendant deux saisons, entre 2021 et 2023.

    Le technicien haut-savoyard de 55 ans sera épaulé par deux « nouveaux » visages. L’Anglais Alex Codling succède à Sergio Parisse au poste d’entraîneur des avants, tandis que Cédric Beal, responsable du centre de formation, intègre le staff en tant qu’intervenant sur la touche et le secteur du jeu d’avants.

    « Je suis très heureux de retrouver le groupe. C’est rassurant, car je connais des gens. Je sais où je mets les pieds », confie Franck Azéma. « Il y a aussi des nouveaux que je dois apprendre à connaître. Il y a de l’excitation. Je connaissais des gens du staff. Il y a un mélange intéressant. Et puis, vous savez, je n’avais que de bons souvenirs de Toulon. Avec Pierre (Mignoni), nous avions toujours gardé des contacts. Ce n’est pas des retrouvailles, car on s’appelait souvent pour parler de rugby et pour prendre des nouvelles de la famille. Maintenant, on retrouve le quotidien. Pour moi, je dois retrouver des repères dans ce rôle. Je dois aider le plus possible. Je dois retrouver ce projet. Depuis mon départ, il a continué de grandir, avec l’ensemble du club. Je suis vraiment là pour aider le club », poursuit celui qui a entamé des discussions avec l’équipe nationale des Fidji durant l’intersaison.

    Mais le projet présenté par le président Lemaître l’a visiblement convaincu. « Je veux que l’équipe fonctionne, être au service de l’équipe. Vous savez, ça fait quelques années que j’entraîne. Ce qui m’intéresse, ça reste le terrain, le collectif, l’état d’esprit. Oui, les rôles ont un peu changé, mais c’est aussi parce que le projet a grossi. Pierre a mené ça, et je n’ai aucun souci avec cela. Les standards ont aussi grimpé, avec un bâtiment de plus au Campus. C’est vraiment un outil formidable. Maintenant, avec l’exigence du Top 14, nous devons être alignés, au service de l’équipe. (…) La pression est partout, encore plus à Toulon. On veut vivre les moments de la fin de saison. Pour l’instant, il ne faut pas trop se projeter. Il y a un temps pour tout. On doit construire une nouvelle saison et partager les bonnes choses. Il y aura aussi des moments difficiles, et il faudra, alors, être costaud et compact », prévient le nouveau manager principal du RCT.

    Identité à faire évoluer

    « On veut essayer de poser des soucis à l’adversaire, le mettre sous pression avec et sans le ballon », explique Franck Azéma, reprenant les principes défendus par son adjoint Alex Codling. « Bien évidemment, il faut dominer l’engagement pour produire. Par rapport à l’effectif que l’on a, on doit avoir de l’alternance dans les formes de jeu avec pour but de toucher les espaces. C’est le rugby, c’est simple sur le papier, mais ce n’est pas le plus facile à proposer. Ça demande beaucoup plus de lecture. On va beaucoup insister sur la lecture de jeu et sur l’intensité que l’on va mettre. (…) Bien évidemment, on ne pourra pas être à contre-courant de l’ADN du club. Toulon, ça reste du rugby rugueux, de combat, avec du jeu d’avants. Maintenant : comment trouver l’équilibre et surprendre ? Il faut un mélange. On croit en ça, c’est même un passage obligé pour réussir. À Toulon, pour du jeu direct, on n’aura pas besoin de forcer le trait. Ça plaît, et il faut respecter ça et l’état d’esprit que l’on veut. Quand je parle d’état d’esprit, ça fait partie de comment se comporter à la maison et à l’extérieur », ajoute l’ancien entraîneur de Perpignan, encore « en colère » et frustré après cette aventure compliquée chez les Sang et Or. De quoi le rebooster pour cette nouvelle saison.

  • À Avignon, la baisse des subventions aux associations irrite la gauche

    À Avignon, la baisse des subventions aux associations irrite la gauche

    « Avignon possède une densité d’acteurs associatifs avec 2 000 structures, un pilier essentiel de la vie de la cité auquel nous réaffirmons avec force notre attachement. » En conseil municipal ce mardi soir, Vincent Fuchs, nouvel élu délégué à la vie associative, cajole les acteurs dont il a la charge. Ce qui ne l’empêche pas de leur réduire la voilure financière. Là où la Ville consacrait 10 millions d’euros par an, la majorité a sabré de 10% en moyenne les subventions pour le reste de l’année.

    « On revient à la normale d’il y a deux ans », justifie Vincent Fuchs, relevant « qu’avant les élections municipales les subventions avaient augmenté de 11%. » « À la veille d’une année électorale, c’est vrai que ce n’est pas du clientélisme », ironise le maire Olivier Galzi (DVD). Car l’octroi de subventions revêt souvent un caractère politique. Le planning familial, qui a vu le RN lui couper son soutien à Carpentras, ne dira pas le contraire. À Avignon, c’est « le budget contraint », selon Laurent Rochut adjoint au spectacle vivant, qui justifie cette baisse. Un mantra brandi tout au long des interventions des élus de gauche.

    Le club de volley

    en liquidation

    « Quels ont été les critères pour les associations qui ont été écartées ou ont connu une baisse plus drastique », demande Anne Gagniard (PS). Laurent Rochut assure qu’il s’est fondé sur les « suggestions du service culture » n’ayant pas encore eu le temps « de construire des indicateurs de critérisations ». « On ne peut pas sabrer comme ça et se défausser sur les services sans explication », se désole Anne Gagniard, ce mercredi lors d’un point presse. Certaines structures comme le Parcours de l’art ou l’Institut supérieur des techniques du spectacle sont impactées de plusieurs dizaines de milliers d’euros. « Les indicateurs ne sont pas clairs, vous coupez les pattes en pleine année sans livrer d’explication, il aurait fallu attendre l’année prochaine et prendre le temps de les rencontrer », déplore Rémy Blanc (PCF).

    Pour l’Avignon volley-ball, l’an prochain sera trop tard. Le club se voit amputer de 115 000 euros et devrait mettre la clé sous la porte. « La jurisprudence interdit toute collectivité locale à soutenir une association qui a des difficultés financières », se retranche Xavier Bourgue, adjoint aux sports, quand l’AVB avait mis en place un plan de redressement. Mais sans subvention, il n’est plus viable. « On aime les associations mais on ne peut pas donner de l’argent qu’on n’a pas, si ce n’est pas -10% aujourd’hui, dans deux ans ce sera -100% pour tout le monde », menace Olivier Galzi.

    Le maire s’agacera aussi de l’intervention de Khalid El Yousoufi (LFI), qui s’interroge sur le fait que les petites associations soient soumises « à un critère de laïcité et de neutralité » qui instaure, selon lui, « un pouvoir discrétionnaire et le retour du fait du prince ». « Balivernes », réplique le maire qui érige « en vertu cardinale » la laïcité mais ne répondra pas sur la neutralité.

  • À Martigues, la gauche parle sport avec les familles

    À Martigues, la gauche parle sport avec les familles

    Une petite table sur laquelle trônent des fascicules du programme de Gaby Charroux (PCF) a été disposée à l’entrée du parc des sports Julien-Olive, au nord de la commune. La campagne électorale se poursuit et les militants du maire sortant ne fatiguent pas. Porte-à-porte, boitage, tractage… Ils multiplient les actions pour « toucher tout le monde », affirme Isabelle. « C’est pour ça qu’on a rajouté cet endroit, où il y a beaucoup de familles qui viennent se balader, surtout en ce moment avec les vacances, en plus de nos points de rencontres sur le marché, devant Carrefour Market ou Intermarché Croix-Sainte. Et ce serait bien qu’on les maintienne toute l’année », poursuit-elle. L’objectif, ce mercredi après-midi : évoquer la politique publique sportive de la majorité sortante.

    Pour Christian, ce genre de contact en plein air permet d’engager la conversation plus facilement qu’au porte-à-porte, où seul « un quart de la population » ouvre son foyer. « Le contact est un peu plus difficile depuis le Covid », confie-t-il. Ça n’a pas toujours été le cas. Isabelle se remémore : « Il y a quelques années, j’avais été invitée à manger chez une dame alors qu’on menait campagne ! »

    Contre l’abstention…

    Avec leur présence, les militants entendent lutter contre l’abstention, leur « cheval de bataille quotidien ». À Martigues, lors des dernières élections législatives anticipées, elle avait atteint les 35% au 1er tour. « Malheureusement, c’est un problème national, constate Isabelle. Les gens ne se sentent plus représentés. Après, je pense qu’à Martigues, ils ne peuvent pas être déçus vu la politique qui est menée. »

    Fanny, venue se promener avec ses deux enfants, approuve : « Je trouve qu’au niveau du sport, la municipalité fait pas mal de choses. Ce n’est pas dans toutes les communes qu’on a un tel accès à la pratique. Les tarifs annuels sont plus qu’abordables : pour mon fils, on paye moins de 50 euros pour qu’il suive des cours multi-sports et qu’il trouve son truc. » La trentenaire estime : « On se concentre trop sur le négatif et en période électorale, on n’est pas aidés. Quand je vois sur les réseaux sociaux certains qui se contentent juste de critiquer sans dire ce qu’ils apporteraient de plus, ça m’exaspère, c’est un peu facile. Après oui, on peut toujours faire mieux. »

    … et contre l’extrême droite

    Pour ces municipales, les communistes et leurs sympathisants se battent aussi « contre la droite et l’extrême droite ». Samir Dahmani, ancien athlète spécialisé dans le demi-fond, s’est engagé sur la liste du maire sortant pour cette raison. « Je sentais que c’était le moment dans un contexte sociétal où il y a une montée du RN et je souhaite que cette ville garde ses valeurs de vivre-ensemble avec Gaby Charroux qui, pour moi, en est le garant. » Pour lui, les risques sont clairs : « Ils peuvent s’en prendre aux services publics de proximité dans les quartiers, que ce soit les clubs sportifs ou l’ouverture à la culture avec une baisse des subventions, pourtant essentielles. »

    Samir Dahmani l’affirme : la politique de la Ville lui a permis d’atteindre le plus haut niveau « par la qualité des infrastructures, l’attention et le soutien portés aux clubs ». Mais le sport ne se résume pas à la pratique professionnelle et à la performance. « Ça ouvre à la cohésion sociale, à l’inclusion, à l’émancipation. »

    Pour ce prochain mandat, en cas de victoire, le colistier a à cœur de « poursuivre la mise en place d’une passerelle, sur le site Picasso-Aurélio, entre la culture et le sport sous la forme d’un campus, mais aussi de continuer à porter une attention particulière aux dispositifs pour la jeunesse et à l’enfance », à l’instar des centres d’initiation sportive, qui « font la richesse de cette ville ».