Tag: Clémentine Fardou

  • Vifs débats lors du dernier conseil municipal d’Aubagne

    Vifs débats lors du dernier conseil municipal d’Aubagne

    Après qu’André Lévisse, délégué à l’aménagement économique, ait vanté « la performance, la proximité et le prix » de l’Eau des collines, saluée par le maire (LR) Gérard Gazay, « parmi les outils de la Métropole les plus efficaces » ; l’élue d’opposition Rassemblement gauche et écologistes (RGE) Clémentine Fardoux demande la parole. « La faiblesse de nos forages de secours fait courir un risque réel de pénurie d’eau sur notre territoire. Des travaux sur les forages ont-ils été menés en 2025 ou au moins planifiés à court terme pour en augmenter l’efficacité ? », interroge-t-elle. Ce à quoi André Lévisse a répondu : « La vraie sécurisation l’est par la sécurisation des réseaux et le maillage. C’est prévu sur dix ou vingt ans, par la Métropole Aix-Marseille. »

    Hausse du prix de l’eau

    Clémentine Fardoux aborde également « le prix de l’eau. Pour un foyer de 2 adultes et 2 enfants consommant 120 m3 d’eau par an, la facture globale augmente de 25% entre 2024 et 2025 ! Sur les onze dernières années, c’est une augmentation de 35% pour ce foyer-type ! ». « On est parmi les moins chers de la Métropole », réplique André Lévisse. Ce rapport d’activité de la SPL a été voté par la majorité et l’opposition de gauche. Le groupe RN de Joëlle Mélin s’est abstenu.

    Juste avant, la décision de la Ville de mettre à disposition l’aile droite du 1er étage de la bastide du Camp Lambert à l’association Irvin, « basée en Bretagne » a vivement fait réagir l’opposition. Dans cette bâtisse « récupérée dans un état dégradé », a rappelé le maire, la Ville, sollicitée par le général Lambert, de la Légion étrangère, a trouvé, expose Alain Rousset, le 1er adjoint, opportun le projet de mettre à disposition une partie des lieux à cette asso, à titre gratuit et pendant douze ans. « L’association propose un parcours aux jeunes, étudiants, décrocheurs scolaires… pour leur redonner du sens », a-t-il exposé. En échange, a indiqué Gérard Gazay, « Irvin fera les travaux, autant d’argent à demander en moins aux Aubagnais ».

    Drôle de deal

    Clémentine Fardoux n’en croit pas ses oreilles. « Le fait de répondre positivement à la première sollicitation venue nous semble poser un problème en matière de saine concurrence et en même temps témoigne d’une façon de diriger la ville plutôt aléatoire », pose-t-elle. Il aurait selon elle été plus judicieux de mettre à disposition cet espace aux agriculteurs accueillis au Camp Lambert qui, « n’ayant pas les moyens de se loger à Aubagne, sont contraints à des déplacements quotidiens depuis Marseille ». La durée de mise à disposition gratuite lui semble également énorme, sans avoir établi au préalable la nature et le chiffrage des travaux. La délibération a été votée. Jeannine Levasseur, dans l’opposition, a voté pour, alors que RN et RGE ont voté contre.

  • Aubagne en commun sur le terrain

    Aubagne en commun sur le terrain

    « On recule devant rien ! On est des gladiateurs de la municipale ! », lance, sourire aux lèvres, Jean-Luc Dimitri.

    En ce début de soirée, alors que le jour fait place à la nuit, le froid commence à se faire mordant aux abords de l’arrêt de tram situé devant la piscine Alain-Bernard, pas très loin du quartier populaire du Charrel. Avec la conseillère municipale (RPA) Clémentine Fardoux, Jean-Luc Dimitri, Évelyne, Anne-Claude, François et Nicolas distribuent aux passants des tracts « tout neufs », appuie Clémentine Fardoux. Ils sont sortis de chez l’imprimeur il y a peu, et ils sont en train d’être déposés dans les boîtes aux lettres du centre-ville.

    Gratuité du tram

    « Ici, les gens prennent facilement nos tracts. Ils ne sont pas hostiles », constate Jean-Luc Dimitri. Le tram s’arrête. Le temps de la montée et de la descente des voyageurs, des tracts sont tendus, saisis ou délaissés. « En étant sur le terrain, on veut aussi inciter les gens à aller voter », indique Évelyne.

    Nicolas, qui vit au Charrel, dit avoir « croisé des voisins qui ne savaient pas qu’il y avait des élections municipales en mars prochain ». À propos du quartier lui-même, « ce qui revient beaucoup dans la bouche des gens est qu’il donne l’impression d’être à l’abandon, avec des trottoirs en mauvais état, des lumières défaillantes dans la rue ».

    Alors que, sur le Pays d’Aubagne et de l’Étoile, le tram, mais aussi les bus sont gratuits depuis 2009, « beaucoup m’ont dit que la gratuité était “vitale” pour eux. La gratuité questionne. Certains se demandent si elle va être maintenue. Il y a une inquiétude ». L’avis du public sur Jean-Pierre Squillari ? « Jean-Pierre n’appartient pas à un parti, mais affirme ses valeurs à gauche, et ça séduit pas mal de personnes, notamment chez les jeunes », livre Nicolas.

    En fauteuil roulant, François interpelle les voyageurs qui entrent dans le tram et leur tend un tract. Parmi les discussions qu’il a pu avoir, il relate l’avis d’une habitante du quartier. « Selon elle, les associations n’ont pas assez d’aides ni d’argent. Elle m’a également dit que la vie de la maison de quartier du Charrel s’était tarie. »

  • La cession d’une parcelle fait débat au conseil municipal

    La cession d’une parcelle fait débat au conseil municipal

    Vous nous proposez de donner pour 1 euro symbolique une parcelle qui vaut plus d’un million d’euros, mais du fait de sa forme, elle est évaluée à moins 90% de son prix, c’est-à-dire 110 000 euros », amorce Denis Grandjean (Rassemblement de la gauche et des écologistes). Il poursuit : « Cette parcelle n’est pas inutile, elle permet aux usagers des transports de se rendre aux arrêts. Nous ne validons pas vos arguments. Nous nous interrogeons sur les motifs d’un tel cadeau. Nous voterons contre cette délibération. »

    Juste avant, l’adjoint à l’urbanisme, Yohann Léandre, a expliqué que « par courrier du 1er juillet 2024, les membres du lotissement de la Comtesse, situé à l’extrémité de l’avenue du 24-avril-1915, ont fait connaître à la commune leur souhait de clôturer le lotissement en procédant à l’acquisition d’une partie de la voie publique ». La Ville, « convaincue que cette cession contribuera à l’amélioration du cadre de vie des résidents, a donné son accord pour céder les 4 402m2 de cette parcelle communale, évaluée à 110 000 euros par le Pôle d’évaluation domaniale de la direction régionale de finances publiques. » Du fait de la proximité de la voie SNCF, et de la forme de la parcelle, « les possibilités d’aménagements demeurent très réduites », alors que les charges d’entretien de ce terrain pour la commune sont bien réelles, a fait valoir l’adjoint.

    Appels d’offres

    Si la gauche a voté contre cette délibération, elle a, une fois n’est pas coutume, voté pour, avec la majorité (le RN a voté contre), l’adoption du règlement intérieur de la commission d’appel d’offres, présentée par Alain Rousset, premier adjoint au maire de Gérard Gazay (LR). « Nous sommes très satisfaits de voir gravés dans le marbre un certain nombre de règles de bon sens », a réagi Clémentine Fardoux (RGE). Elle a rappelé : « En décembre 2023, nous vous demandions de prendre des engagements fermes à propos de cette commission : avoir les documents en amont, pouvoir s’appuyer sur des impressions papier… ».

    Après avoir bataillé, la conseillère municipale RGE a lu une motion « pour la mise en œuvre de l’école inclusive ». Alors que, a-t-elle rappelé, « l’état, depuis la loi du 17 mai 2024, doit assurer la prise en charge des élèves en situation de handicap sur la pause méridienne », et non plus les communes. Seuls 13 enfants ont obtenu une aide dans les écoles aubagnaises, alors que 21 autres en ont besoin…

  • Le 10 septembre, premier acte pour dire « non au budget »

    Le 10 septembre, premier acte pour dire « non au budget »

    « C’est toujours les mêmes qui crachent au bassinet », épingle Maurice Marsiglia. Retraité, syndiqué à la CGT, il compte parmi ceux qui ont décidé d’emboîter le pas à l’appel du 10 septembre sur les réseaux sociaux, sous le mot d’ordre « Bloquons tout ». « Le mouvement est très informel. On ne sait pas trop d’où c’est parti. Mais il me semble important d’envoyer un message pour dire qu’on n’est pas d’accord avec les orientations politiques du gouvernement », poursuit-il.

    « Ne pas laisser passer le train »

    Alors que le Premier ministre François Bayrou veut mettre la France au régime sec et économiser 44 milliards d’euros sur le budget 2026, le cégétiste relève : « La quasi-totalité des mesures pèsent sur les gens qui n’ont déjà pas les moyens de vivre correctement… Par exemple les chômeurs, qui vont encore voir leur assurance chômage se dégrader. François Bayrou annonce qu’il va geler les pensions de retraite. S’en prendre aux services publics, alors que ce sont les gens les moins aisés qui en ont besoin… »

    Pour Clémentine Fardoux, insoumise suspendue de son parti pour avoir rallié le mouvement Aubagne en commun pour les municipales, qui relaie et participe elle aussi à la préparation du 10 septembre, « le gouvernement met en avant les fraudes sociales, or si le budget est déséquilibré, c’est parce que des milliards d’euros sont donnés aux grandes entreprises sans contrepartie. Il faudrait qu’il y ait une justice fiscale. Le mécontentement est grand dans la société et la population, le 10 septembre, veut dire ça suffit ! » Sur le 10 septembre, la conseillère municipale d’opposition (RGE) explique : « Les gens de sensibilité de gauche n’ont pas envie de laisser passer le train. Bien sûr, on sera attentif à ce que ce mouvement ne soit pas réactionnaire, comme a pu l’être parfois celui des Gilets jaunes. » Elle embraye : « Je rêve d’un 10 septembre où il y ait un rassemblement sur chaque place de village. » Mais le 10 a sa place auprès du 18 septembre, date décidée par l’intersyndicale pour grève et manifs, exposent Maurice Marsiglia et Clémentine Fardoux. « C’est le foisonnement des initiatives, citoyennes, syndicales, politiques qui peuvent faire entendre nos revendications », lance Clémentine Fardoux. Quant à l’interview donnée par le Premier ministre Bayrou dimanche, Maurice Marsiglia réagit : « Il est toujours dans sa position de faire peur aux gens. Il a ouvert très peu de portes pour la négociation. Sauf sur les jours fériés. Pour moi, c’est un hochet. C’est la seule proposition sur laquelle il pourrait bouger… »