Tag: circuit court

  • Quinze artisans distingués par le label « Fabriqué à Allauch »

    Quinze artisans distingués par le label « Fabriqué à Allauch »

    Pièces textiles en crochet, coutelleries, santonniers, vignerons… Ce lundi, 15 artisans ont été labellisés « Fabriqué à Allauch ». Parmi eux, Camille Mougel, qui réalise des pièces textiles en crochet, comme des sacs ou des vestes colorées : « Ça valorise toute sorte d’artisan. Surtout dans l’ère de la plateforme Shein, où je me sens noyée. C’est super d’être reconnue par la qualité de son travail. »

    Crée en 2022, ce label traduit la volonté de la Ville de proposer une valorisation de l’artisanat local. « Il constitue un véritable engagement en faveur du patrimoine économique, artisanal et agricole. Il permet de consommer des produits issus d’un savoir-faire local », souligne Sandrine Freire, adjointe au maire, déléguée à l’économie locale et aux services en faveur de nos aînés.

    Pour obtenir ce label, plusieurs conditions sont requises : réalisation sur place, origine locale des matières premières, mais aussi s’inscrire dans une démarche responsable. L’objectif étant de supporter la tendance du « made in France » qui valorise la fabrication en circuit court. « Le zéro kilomètre est devenu important dans cette société. Il faut penser à notre avenir », affirme Daniel Salenc, président de la Chambre de métiers et de l’artisanat des Bouches-du-Rhône.

    Mélanie et Justine Nivaggioli sont éleveuses à la Chèvrerie d’Allauch. Elles veulent perdurer cette tradition familiale. « Avec les produits industriels, on ne sait plus trop ce qu’on mange, ça vient souvent de loin. Ici, on a une agriculture raisonnée. Tout est réalisé sur la commune », expliquent-elles.

    Projet d’association

    Allauch a été la première commune de la Métropole à créer une marque de reconnaissance envers ses artisans, entrepreneurs et créateurs. « Nous sommes à jamais les premiers », sourit Daniel Salenc. Loin de mettre en concurrence ses artisans, le label a pour but avant tout de regrouper et de favoriser la cohésion. Un projet d’association des artisans labellisés va être mis en place à partir du 1er juillet. L’objectif : valoriser le savoir-faire, soutenir l’économie locale et fédérer les artisans autour de projets communs.

    Raphaël Ambrosino, maître artisan à la Coutellerie d’Alau, est reconnaissant de vivre dans une commune qui met en valeur ses artisans : « On vit dans un monde où avec un simple clic, on peut se faire livrer ce qu’on veut. Plus que le label, ma vraie récompense, c’est quand un client revient et qu’il a le sourire. »

  • La reconquête agricole, c’est tout droit Entre vignes et Coudon

    La reconquête agricole, c’est tout droit Entre vignes et Coudon

    C’est au Domaine Kennel, à Pierrefeu, que s’est tenue la semaine passée la conférence de presse de la 9e édition Entre vignes et Coudon, qui va se dérouler le 29 mai sur la place de la Liberté, à La Farlède. Une manifestation conviviale qui permet à la Ville de réaffirmer « son engagement en faveur d’une alimentation de qualité, du soutien aux producteurs locaux et d’un cadre de vie harmonieux, où se conjuguent respect de la nature, vitalité du territoire et convivialité ».

    «Quand on a lancé cette manifestation, on ne s’attendait pas à rencontrer ce succès », reconnaît le maire de La Farlède, Yves Palmiéri. Même si, dès le départ, tous les ingrédients étaient là pour que la mayonnaise prenne. En particulier cette envie de se retrouver et de passer un bon moment autour d’un verre, d’une belle assiette en savourant les produits du terroir.

    Pour des produits frais

    et locaux

    Un rendez-vous gourmand qui offre aussi à la commune la possibilité de mettre en avant la politique volontariste menée pour favoriser les circuits courts. Notamment en permettant à de jeunes agriculteurs de s’installer. La reconquête des terres en friche par la Ville permet de leur faire en effet profiter de conditions avantageuses. Et l’opération porte déjà ses fruits.

    Dans un département soumis à une énorme pression foncière qui fait disparaître les terres agraires ou les rend inaccessibles, l’initiative mérite d’être saluée. Et prouve que des outils existent pour favoriser des projets vertueux économiquement et environnementalement responsables.

    C’est à ce prix qu’on peut entre vignes et Coudon, par exemple, déguster des produits frais et locaux.

  • La ferme de Meyssirat produit en circuit court pour le local

    La ferme de Meyssirat produit en circuit court pour le local

    Au pied du massif du Dévoluy, la ferme de Meyssirat propose depuis cinq ans un modèle agricole local en circuit court. Les 13 hectares de structure agricole rassemblent tous les maillons de la chaîne de production : zone de pâturage, « salle de traite, laboratoire de transformation, boutique, dans une logique de maîtrise globale de l’exploitation », indique le communiqué de l’Agence de développement des Hautes-Alpes.

    De l’élevage à la vente

    Intégrée dans le Projet alimentaire territorial (PAT) des Hautes-Alpes, la ferme gérée par Christopher Simiand, se veut être « acteur du territoire pour faire marcher l’économie locale ». Un projet « pertinent » qui tient « à cœur » à l’agriculteur. Une initiative soutenue par le PAT, ce levier de coopération territoriale favorisant « l’accès à une alimentation de qualité, produite et transformée localement » souligne les initiateurs du projet, la Chambre d’agriculture et l’Agence de développement des Hautes-Alpes.

    Le troupeau d’une quarantaine de chèvres produit « 30 000 litres de lait à l’année », dénombre l’agriculteur. Certifiée marque des Hautes-Alpes, l’exploitation est soumise à une agriculture extensive « en cohérence avec la biodiversité locale », souligne Christopher. Ainsi, les chèvres alpines sont élevées en cohérence avec leurs cycles naturels, disposant de 3 hectares de pâture « d’avril à fin octobre » pour les beaux jours. La production laitière est ensuite transformée directement sur le site pour proposer une large gamme de fromages au lait cru et yaourts.

    Un projet en extension

    À leur sortie, ces 25 références de produits laitiers sont proposées aux distributeurs locaux – enseigne U de Veynes et Sisteron – et en vente directe à la ferme. Ces ventes « se répartissent aujourd’hui de manière équilibrée », décrit l’agriculteur. La ferme de Meyssirat approvisionne également certaines restaurations collectives des collèges haut-alpins. Intermédiaire pour « la mise en relation avec les acteurs du territoire », l’Agence départementale des Hautes-Alpes a organisé une visite, jeudi dernier, pour les « collectivités intéressées pour travailler » avec la ferme de Meyssirat. « Une visibilité » essentielle reconnaît l’agriculteur.

    Cette année, l’exploitation agricole est dans l’attente de l’obtention d’agrément sanitaire européen pour ouvrir « les limites du périmètre » d’approvisionnement, détaille l’agriculteur, à certaines collectivités.

  • Retour du marché des producteurs ce soir à Avignon

    Retour du marché des producteurs ce soir à Avignon

    Ce retour démarre dès ce lundi à Avignon (17h-19h, allées de l’Oulle). Suivront les mardis à Châteauneuf-de-Gadagne (à partir du 31 mars) sur le plateau de Campbeau (17h-19h) ; les mercredis à Pernes (dès le 25 mars), place Mistral (18h-20h) ; les jeudis à Cavaillon (dès le 26 mars), au Grenouillet (16h-18h30) ; les vendredis à Montfavet (dès le 27 mars), place de l’Église (16h30-19h). Le principe reste le même : proposer des produits 100% locaux (fruits, légumes, pain, fromages, œufs, miels..) et 100% en vente directe.

  • Une cuisine centrale pour des plats d’écoliers vertueux

    Une cuisine centrale pour des plats d’écoliers vertueux

    À son arrivée, son emplacement a été baptisé « Impasse de la Cantine ». Dès cette rentrée 2025, première cuisine centrale de la commune a mis en route ses premiers fourneaux et distribué, dans chaque école de la commune, les premières assiettes préparées au sein de ce bâtiment de près de 600m². Promis pendant la campagne de 2020 par l’actuelle majorité, co-construit en partenariat avec le Département et le Fond Vert, les premiers travaux ont débuté en septembre 2024, pour une livraison de la cuisine en juillet 2025. Depuis, dans cet espace capable de produire jusqu’à 1 200 repas par jour, les produits dits de « circuit court » sont livrés quotidiennement, stockés dans les chambres froides dédiées, surveillées. Interviennent ensuite les cuisiniers, en charge de confectionner les menus du jour. « Pour l’instant, seulement 50% de cette capacité est utilisée », rappelle Sébastien Bacquet, directeur du service de l’éducation et de la petite enfance. La cuisine pourrait à l’avenir être utilisée pour des événements locaux ou structures sociales. « Les menus sont travaillés par une diététicienne et par rapport aux appétences des enfants. À partir de là, on produit les repas à partir de ces menus établis. On est tenus de proposer, au titre de la loi EGAlim, 50% a minima de produits durables [relative à l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole] », explique Julien Goussot, responsable de secteur pour Elior.

    Produits frais et locaux

    La société a été retenue par la municipalité, après appel d’offres, pour assurer prestation alimentaire de la cuisine. Ce lundi, pour les écoliers et personnels pédagogiques, le menu indique une salade en entrée, un sauté de bœuf label rouge, avec un duo de haricots, un camembert bio ou un fromage blanc frais aux fruits. Pas d’aménagements en revanche, sur les plats contenants de la viande, qui sera remplacée par un rajout d’accompagnement pour compenser, si l’élève, pour des raisons diverses, ne peut la consommer. Ici, selon les chiffres de la Ville, 100% des produits réceptionnés sont d’origine française, 20% des produits sont bio, 35% des produits sont bios et 57% des produits sont frais. « Les courgettes de la semaine dernière venaient des Milles, les pêches de Saint-Martin-de-Crau, on ne sait pas qui va nous livrer mais on sait que le rayon de livraison entre 50 et 100 kilomètres maximum », explique Sébastien Rubio, responsable d’exploitation de la cuisine centrale. En cuisine, le plat est conçu à partir de règles strictes, collées sur les vitres, incluant le grammage idéal de viande par enfant. « Il y a quatre personnes au quotidien : le livreur, notre employé de restauration qui s’occupe du ménage et de la cuisine froide, le cuisinier, et moi-même », pointe Dominique Dezagrodzkisyrokolmla, responsable du site de Meyreuil. Les postes ont été créées spécifiquement pour la mise en route de la cuisine. Finalement, il faut compter 3,55 euros pour un repas au tarif plein. Eva Bonnet-Gonnet