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  • La délinquance en baisse dans le centre de Marseille

    La délinquance en baisse dans le centre de Marseille

    Quand on met les moyens, ça marche… C’est en substance ce que laisse entendre la préfecture de police des Bouches-du-Rhône sur les réseaux sociaux. Dans un post en date du mercredi 22 octobre, elle revient sur les chiffres de la délinquance dans le centre-ville de Marseille : une diminution de 7% pour les coups et blessures volontaires en janvier 2025 par rapport à la même période en 2024, de 33,5% sur les vols à main armée, de 12,5% sur les vols par effraction. Quant aux vols à la tire, ils diminuent de 12%, les vols d’automobiles de 16,5%.

    Des effectifs déployés

    Ce résultat est à rapprocher de l’action engagée cet été rappelle l’institution. La division centre a bénéficié de 25 policiers cette année et une compagnie de CRS est en poste quotidiennement dans le secteur, histoire de « saturer la voie publique » à des fins dissuasives. Le but : « assécher le trafic, siphonner l’argent des réseaux et interpeller leur main-d’œuvre », précise-t-elle. Un dispositif établi grâce au travail des collectifs d’habitants, les associations, en lien avec les élus, se félicite la préfecture de police.

    En septembre, le rouage judiciaire a aussi été lancé. Le procureur de la République de Marseille, Nicolas Bessone, annonçant officiellement, suite à une attaque au couteau à Belsunce, qu’un groupe local de traitement de la délinquance serait créé pour le quartier.

    Le maire de Marseille n’a pas manqué de réagir affirmant qu’« apaiser le quotidien des habitants et des commerçants en centre-ville » était une « priorité partagée. » Et d’en profiter pour mettre en avant l’action de sa police municipale qui « mène depuis des mois des actions spécifiques dans le centre-ville ».

  • [Grand Entretien] Alexandre Gautier, directeur Insee Occitanie : « Donner le goût des vrais chiffres aux citoyens »

    [Grand Entretien] Alexandre Gautier, directeur Insee Occitanie : « Donner le goût des vrais chiffres aux citoyens »

    Toutes les semaines dans La Marseillaise, nous invitons une personnalité des départements du Gard ou de l’Hérault à répondre
    à nos questions. Ce vendredi, Alexandre Gautier, nouveau directeur régional de l’Insee Occitanie. L’économiste de formation explique en quoi l’institut de la statistique éclaire les politiques publiques à l’heure de l’IA, du scepticisme et des fake news.

    PARCOURS

    LM : Vous êtes à l’Insee depuis 1997. C’est une vocation ?

    Alexandre Gautier : Je suis un pur produit de l’Insee, formé dans ses écoles. J’ai assez peu quitté l’Insee et jamais la statistique publique. Économiste de formation, j’ai travaillé à la direction générale en début de carrière. Puis mon parcours m’a fait passer par l’Outre-Mer à la Réunion, en Nouvelle-Calédonie (directeur), en Corse (directeur adjoint). Puis récemment directeur adjoint en Paca. Dernièrement j’étais retourné aux affaires financières à la direction générale. Je connais bien la maison, ses envies, projets, problématiques… En Occitanie, ce sont 280 personnes. Je vais faire les trajets entre Montpellier et Toulouse. Il y a des convergences à trouver, des points à mutualiser avec de la solidarité.

    RÉGION OCCITANIE

    LM : Des créations d’emplois mais un taux de chômage élevé. D’où vient ce paradoxe régional ?

    A.G. : Ce paradoxe a une explication assez simple et contre laquelle on ne peut pas grand-chose. C’est que l’Occitanie est extrêmement attractive. La croissance démographique y est très rapide (+1,2% par an), la plus élevée en France continentale. Cela signifie qu’il faut créer beaucoup d’emplois pour absorber cette croissance. Il s’en crée plus de 30 000 en moyenne par an. C’est énorme, probablement suffisamment dans les phases ascendantes du cycle économique mais pas assez dans la phase descendante. Historiquement, les régions du Sud de la France qui sont moins industrielles, on a des taux de chômage plus élevés. Les salaires sont généralement liés au tissu productif. L’industrie est plutôt rémunératrice. On le voit vers Toulouse avec Airbus, un peu à Montpellier avec l’informatique.

    L’industrie du Gard va mal…

    A.G. : Je n’ai pas de données pour l’instant. Mais l’emploi industriel, facteur d’appréciation de la vitalité économique, est l’un des indicateurs que l’on regarde en premier. On va aussi finement regarder les saisonniers pour le tourisme, l’agriculture. Il y a plusieurs angles sur les saisonniers : le revenu, le logement, les transports.

    Vos prochaines études ?

    A.G. : Les grands axes restent la statistique démographique et sociale avec des projections, pas des prévisions. On sait de quels scénarios, hypothèses on parle. Que se passe-t-il si la fécondité diminue, se maintient, repart ? À 30 ans, les résultats diffèrent. On va travailler sur le numérique, l’aéronautique, la filière automobile. On s’intéresse aussi à la réindustrialisation.

    Fonctionnement

    L.M : Comment choisissez-vous vos sujets d’étude ?

    A.G. : Nous avons des travaux d’enquête réalisés partout comme le recensement, le calcul du taux de chômage… Et puis il y a les études que l’on produit localement. On choisit nos sujets en fonction des politiques publiques. De quoi ont besoin la Dreal, le rectorat, la Région, le conseil départemental… ? On a aussi des sujets plus généraux comme la démographie. La moitié de nos travaux reste du national pur. À Montpellier, on est spécialistes de la statistique d’entreprises liées au tourisme, des infographies numériques.

    Comment conserver votre objectivité quand une étude vous est commandée par un partenaire, une collectivité ?

    A.G. : Nous faisons des partenariats public/public. Il peut y avoir des contreparties financières mais pas systématiquement. L’idée c’est de mettre deux matières grises en commun pour éclairer un sujet. S’ils font appel à nous c’est pour la rigueur de notre expertise. Notre réputation s’appuie sur l’absence de biais de nos travaux. Nous conservons notre objectivité totale et nous publions systématiquement, y compris des résultats qui pourraient déplaire à nos partenaires. Tous nos travaux sont rendus publics sur notre site.

    Que change l’IA pour vous ?

    A.G. : Nous développons des modèles fondés sur l’intelligence artificielle (IA) depuis déjà plusieurs années. L’IA grand public est générative. Est développé à l’Insee le « machine learning », qui permet de coder automatiquement pour aller plus vite. Nos emplois se transforment. On a eu bien sûr une décroissance rapide de nos agents de l’Insee. La société se transforme, les outils sont différents d’il y a 20 ans. On a moins besoin de reprise manuelle. Notre structure a changé : on a plus de cadres, de data scientists, d’ingénieurs et moins d’agents de gestion. Nos travaux sont rédigés par des humains.

    INSEE

    LM : Qu’est-ce que l’Insee ? À quoi ça sert ?

    A.G. : Il y a souvent confusion, on pense que l’Insee est une agence, un établissement public. L’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) est une direction du ministère de l’Économie et des Finances. La loi précise que l’Insee est indépendant. Il n’y a donc aucune collusion entre les données produites et par exemple l’administration fiscale ou autre. Il n’y a jamais de données nominatives permettant de recouper des informations. Nos études et analyses produites en région ont un objectif : éclairer les politiques publiques, donner un cadrage. Par exemple, on va travailler avec le rectorat et le conseil régional à projeter la population des lycées à l’horizon 20-30 ans.

    Rencontrez-vous du scepticisme vis-à-vis de l’Insee ?

    A.G. : La question est moins celle de l’appartenance à un ministère que de la transformation numérique de la société. Le rapport du citoyen à la donnée, à l’information, a complètement éclaté avec Internet. Il peut y avoir de la défiance dans nos enquêtes en face-à-face un peu plus difficiles qu’avant. Il faut prendre le mal à la racine. Essayons de réussir une certaine acculturation des jeunes publics à la statistique, à la donnée, qu’on sait distinguer de la fake news, du chiffre sorti de nulle part. Lire une statistique, ça s’apprend. On a des partenariats avec les Rectorats dans toutes les régions. On livre des kits aux enseignants de tous niveaux, on est en appui. Il faut réussir à donner le goût des vrais chiffres à ceux qui seront les citoyens de demain.

    Comment entre-t-on à l’Insee ? Un conseil à donner ?

    A.G. : L’Insee c’est la fonction publique, donc les concours toutes catégories, on a des écoles. L’Insee recrute aussi des contractuels. Nos annonces sont sur le site choisirleservicepublic.fr Je conseillerais à un lycéen de postuler à un stage d’observation chez nous.

    Comment marche le recensement ?

    A.G. : Depuis 2004, le recensement n’est plus exhaustif dans les villes de plus de 10 000 habitants. On interroge 8% de la population par an. Au bout de 5 ans on a environ 40% d’une ville ce qui donne une très bonne idée de la population. Il n’est donc pas anormal qu’en 5 ans on puisse ne pas avoir été interrogé. Dans les communes de moins de 10 000 habitants, le recensement a lieu tous les 5 ans de manière exhaustive. La réponse est obligatoire, le recensement est encadré par la loi. La logistique est largement à la charge des communes qui recrutent et rémunèrent les agents recenseurs.

  • Le préfet fait un premier bilan, obnubilé par la « lutte contre l’immigration »

    Le préfet fait un premier bilan, obnubilé par la « lutte contre l’immigration »

    « On ne peut pas penser séparément la lutte contre l’immigration clandestine et celle contre la délinquance. » Les mots du nouveau préfet de Paca et des Bouches-du-Rhône, Georges-François Leclerc, lors du bilan de ces huit premiers mois marque bien sa nouvelle stratégie. Malgré des actes de délinquances en baisse, continuant la dynamique entamée en 2024, et des chiffres de la lutte contre le narcotrafic encourageants, le haut fonctionnaire a martelé l’importance de la lutte contre les personnes en situation irrégulière.

    L’occasion pour Georges- François Leclerc de faire le bilan sur la réforme administrative de mars 2025 qui « permet une unité de commandement ». Une transformation qui a permis « de concentrer davantage les moyens et les techniques sur la lutte contre l’immigration clandestine », selon le haut fonctionnaire.

    Cette stratégie répressive des personnes en situation irrégulière s’aligne avec celle du ministre de l’Intérieur démissionnaire Bruno Retailleau incitant à plus de contrôles et plus de délivrance d’obligation à quitter le territoire (OQTF). Le préfet s’est donc félicité d’une hausse de 72% d’interpellations de personne en situation irrégulière entre janvier et août 2025, par rapport à la même période en 2024.

    Intensification des contrôles

    Une augmentation liée à une intensification des contrôles. Le commandant de gendarmerie Pierre Baillargeat affirme d’ailleurs que sur les zones rurales : « Plus de 300 gares et trains sont quotidiennement contrôlés par les gendarmes pour assurer la tranquillité des voyageurs et pour nous inscrire dans cette dynamique voulue par monsieur le préfet de contrôle des individus et de lutte contre l’immigration irrégulière », explique-t-il.

    Une hausse des contrôles qui entraîne selon le commandant « des résultats significatifs, puisque trois fois plus de personnes en séjour irrégulier ont été contrôlées cette année ». Sur les 7 111 personnes sans papiers interpellés sur les Bouches-du-Rhône, aucune information n’indique s’ils ont été appréhendés lors d’un contrôle d’identité ou d’un autre délit.

    Le préfet met d’ailleurs en avant l’augmentation des émissions d’OQTF. « À chaque fois qu’un dossier est transmis à la préfecture des Bouches-du-Rhône, il y a l’émission d’une OQTF », affirme-t-il. Cette sanction administrative oblige la personne visée à quitter le territoire sous 30 jours. Elle peut être délivrée à toutes personnes n’étant plus en régularité sur le territoire ou ayant commis des troubles à l’ordre public.

    Lutte contre le narcotrafic

    La préfète de police, Corinne Simon, est ensuite revenue sur les réussites des forces de police dans la lutte contre le narcotrafic, avec notamment la présence constante de trois unités de CRS en résidence à Marseille. La création d’une brigade de CRS « nouvelle génération », déployable sur tout le territoire répond « à cette volonté d’être omniprésent sur toute la zone », affirme-t-elle. Le préfet se félicite également du déploiement de la stratégie utilisée dans les quartiers nord sur la zone entre Belsunce, Noailles, les Réformés et la Canebière. « Il n’y a pas un jour où il n’y a pas de patrouille », précise le fonctionnaire. Une stratégie qui permet notamment le contrôle des 9 points de deal du centre-ville identifiés. Le haut fonctionnaire a également insisté sur la baisse des chiffres des actes de délinquances sur le territoire (lire ci-contre). Pas un mot en revanche sur la lutte contre les violences sexistes et sexuelles, pourtant « grande cause nationale » d’Emmanuel Macron.

    Malgré les bons chiffres, la lutte contre le narcotrafic et la délinquance semblent être détrônée dans l’ordre des priorités par « lutte contre l’immigration clandestine », l’alpha et l’oméga de la politique de Bruno Retailleau, de l’État, de ses représentants… Comme de l’extrême droite.

  • Un été calme au niveau des infractions et des sauvetages

    Un été calme au niveau des infractions et des sauvetages

    Alors que l’ambiance générale est à la rentrée, la cellule de veille estivale signe ce lundi 22 septembre sa dernière réunion. L’occasion pour ce dispositif partenarial créé en 2004 de dresser le bilan de la saison qui s’achève, d’un point de vue de la tranquillité et de la salubrité publiques et des actions de prévention sur les aspects techniques et environnementaux.

    Côté sécurité, plus d’une centaine d’infractions ont été relevées par la police nationale sur les plages ainsi qu’une cinquantaine en mer, principalement concernant le matériel de sécurité. Les vols de bateaux ont été moins fréquents que l’an passé, bien que la police municipale ait interpellé cinq personnes en début d’été.

    La saison a été un peu plus animée pour les pompiers. « Cette année, trois gros incendies ont été à déplorer : un sur le quartier de Réveilla, un autre majeur qui a démarré sur le quartier de Saint-Lazare avec une reprise sur le quartier de Saint-Julien », rappelle l’élu de quartier Jean-Marc Villanueva. Le commandant Alexis Mollier note : « Au mois de juin on a eu un bond de 30% d’activité par rapport à la même période de 2024. » Au niveau local, 27 départs de feu ont été recensés, représentant 230ha brûlés « principalement liés au feu du 17 juillet qui concernait plus de 200 hectares ».

    Côté assistance aux personnes, Christophe Sola, pompier chargé de la surveillance de la baignade, souligne une baisse des chiffres : « Nos 18 sauveteurs ont soigné 575 victimes, on a eu quatre débuts de noyade, 12 évacuations. Ce qui est certain, c’est qu’on a eu 2 noyades le 27 juin. Ce jour-là il n’y avait pas de surveillant de baignade et une personne est décédée. À savoir qu’en 2018 on surveillait 94 jours contre 80 aujourd’hui. Est-ce que la baisse des chiffres vient de là ? Je ne sais pas. Je ne sais pas non plus si c’est logique vu les périodes caniculaires qui vont être de plus en plus fréquentes. » Pour l’an prochain, la Ville réfléchit à une extension de la surveillance des plages.

    La collecte des déchets pointée

    Manon Mamano, du service Allô Martigues dédié aux remontées des habitants relatives aux dysfonctionnements sur le domaine public, affirme : « Les signalements qu’on a eus le plus concernaient les algues sur la plage de Ferrières et les problèmes de collectes de déchets -qui nous ont été rapportés de manière très récurrente, quasi journalière. »

    Sur ce point, le représentant de la Métropole Thomas Fiant précise : « Comme tous les ans, on a ajouté une tournée supplémentaire qu’on a cette fois mise en œuvre un mois plus tôt, début juin. » Un effort jugé insuffisant par les services municipaux. Odile Teyssier Vaisse, adjointe de quartier (Carro, Laurons, Saint-Julien), assène : « On a l’impression que les tournées n’étaient pas finies. Cette année on a fait deux pas en arrière. La Ville a compilé tous les agacements des habitants qu’elle a reçus et on est dépourvus, sans solution et agacés par un service qui n’est pas satisfaisant. »

  • Plus de 40 000 personnes à la Grande braderie de Marseille

    Plus de 40 000 personnes à la Grande braderie de Marseille

    Seulement 70 euros contre 135 normalement, on n’hésite pas, on enfile directement la chaussure ! », s’époumone Carrie derrière son stand, tentant d’interpeller la foule de curieux qui envahit la rue Saint-Ferréol (1er), cœur battant de la Grande braderie de Marseille. « C’est toujours une journée très agréable, on voit le centre-ville renaître, la clientèle est très hétéroclite, c’est un moment pour tout le monde ! s’enthousiasme-t-elle. C’est aussi la journée la plus importante pour nous financièrement, on multiplie par 3 notre chiffre d’affaires. » L’occasion de renflouer la trésorerie donc, mais aussi de vider les stocks. Emmanuelle, depuis 10 ans propriétaire d’une friperie, voit là une opportunité en or pour débarrasser son magasin. « Cette année j’ai acheté un lot de 4 000 pièces. Il y a de la grande qualité que je garde pour les rayons mais la braderie est l’occasion d’écouler les vêtements fast fashion à très bas prix », raconte-t-elle, postée sur le parvis de son magasin, envahi de jeunes marseillaises. à quelques rues, Marion, responsable itinérante de Souleiado, elle aussi installée devant sa boutique, espère que la braderie permettra à son enseigne provençal de gagner en visibilité. « On sait qu’on va plus que tripler le chiffre d’affaires mais c’est aussi le moment de faire découvrir notre marque vieille de 200 ans », détaille-t-elle.

    Côté clients, tous sont venus pour la même chose ou presque : profiter des prix cassés, avec des réductions allant jusqu’à moins 70%. « C’est l’occasion de faire des bonnes affaires bien sûr, et c’est vrai que l’ambiance est conviviale. On en profite pour passer du temps entre copines », raconte Maëlys, 18 ans, déjà habituée de l’événement. « Je me suis acheté un bel ensemble, j’en ai eu pour 300 euros au lieu de 800, c’est sûr que ça vaut le coup », lâche Thomas, venu du 13e arrondissement.

    En parallèle du shopping, la mairie, organisatrice de l’événement depuis 2021, a mis en place un espace jeunesse sur la place Charles de Gaulle et un carré des artisans sur celle de l’Opéra. Plusieurs points musicaux étaient installés dans le périmètre de la Grande braderie, allant dans le centre-ville de la rue Breteuil à la rue de Rome, et comprenant cette année les noyaux villageois de Mazargues (9e), Saint-Barnabé (12e), Vauban (6e) et la place du 4-Septembre (7e). « C’est un moment important pour les commerçants marseillais, ils font environ 60 à 70% de plus que leurs meilleurs chiffres d’affaires de l’année, souligne Rebecca Bernardi, adjointe au maire en charge du commerce et de l’artisanat. Et les restaurateurs des alentours aussi en profitent ! » La Grande braderie de Marseille a cette année accueilli 40 000 personnes.

  • Dans les Bouches-du-Rhône, la FSU s’élève contre l’austérité et le bricolage

    Dans les Bouches-du-Rhône, la FSU s’élève contre l’austérité et le bricolage

    « Il y a une volonté de masquer les choses, mais une chose est sûre : il va manquer du monde. » Pour Marion Chopinet, secrétaire académique du Snes-FSU pour Aix-Marseille, si le rectorat se refuse à faire remonter les chiffres au syndicat, aucun doute : « on se prépare à une rentrée compliquée » après une année 2024 de « bricolage ».

    Dans le premier degré, il manquait au niveau national, l’an dernier, « 700 postes de remplaçants, année dernière et rien que dans les Bouches-du-Rhône, le Dasen [Directeur académique des services de l’Éducation nationale Ndlr] a eu recours à près de 200 postes contractuels pour pallier le manque de postes », explique Sébastien Fournier, co-secrétaire départemental du Snuipp-FSU. Le syndicat a déjà demandé à ce que soient recrutés les jeunes diplômés de la liste, sans succès assure-t-il. Au manque de moyens s’ajoutent la perte de sens et l’épuisement à courir derrière des réformes qui relèvent d’une « mécanisation de l’enseignement au détriment de la liberté pédagogique » déplore Marion Chopinet. Un monde éducatif « déconnecté du réel », dénonce Élise Khalat, co-secrétaire du Snes-FSU 13, avec des élèves sans cesse évalués « jusqu’à Parcoursup ».

    La mise en place de groupes de niveau pour les 6e, 5e et 4e au collège, « à moyen constant, en supprimant une heure de technologie », a fini de tout désorganiser. Un « tri social », s’indigne Nicolas Bernard Hayrault, co-secrétaire Snes-FSU 13, déplorant qu’elle soit reconduite.

    Le 10 septembre en vue

    Infirmiers, documentalistes, assistantes sociales… D’une manière générale, avec une mutualisation forcée entre établissements, les élèves manquent cruellement d’adultes, estiment aussi les responsables FSU.

    Et que dire de l’enseignement professionnel… Sa situation relève du « mépris de classe », avec une « baisse continue du nombre d’heures d’enseignement », balance Nicolas Voisin, co-secrétaire du Snuep Aix-Marseille, rappelant que 30 000 élèves, soit un tiers d’une génération, ont choisi cette voie dans les 53 lycées de l’académie. Avec 620 lycéens supplémentaires, cette année, « on nous avait promis 59 équivalents temps plein, au final, ce sera une dizaine de profs titulaires », assure-t-il, le reste étant assuré par « les heures sup et les contrats précaires ».

    Le contexte politique « assez lourd », 44 milliards d’économie annoncés par le Premier ministre bientôt sur le départ, n’augure rien de bon, ajoute Virginie Akliouat, co-secrétaire départementale de la FSU 13. « L’Éducation nationale, premier budget du gouvernement, sera fortement impactée avec des suppressions de postes, un gel à nouveau des salaires et le refus de toute mesure catégorielle. Le département ne sera pas épargné », analyse-t-elle. La FSU s’inscrivant dans « le plan d’action visant à faire échouer tout budget austéritaire », elle sera mobilisée le 10 septembre.

  • Au moins 140 enfants dorment dans la rue en Paca

    Au moins 140 enfants dorment dans la rue en Paca

    Les chiffres du baromètre sur les enfants à la rue réalisé par l’Unicef, la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS) et le Collectif des associations pour le logement (CAL) ont de quoi faire froid dans le dos.

    Publié ce jeudi, il fait état d’une situation plus qu’alarmante quant au nombre de minots qui dorment dehors dans la région. « Le constat est accablant : à la veille de la rentrée scolaire 2025, au moins 140 enfants, dont 35 de moins de 3 ans, sont restés sans solution d’hébergement après un appel au 115 en région Provence-Alpes-Côte d’Azur », annonce tristement l’Unicef, par communiqué. Une hausse de 73% par rapport à 2024, preuve d’une « évolution inquiétante du sans-abrisme ». Et de quoi témoigner « des dysfonctionnements majeurs des politiques de lutte contre le sans-abrisme ».

    L’addition est encore plus salée si l’on se base sur le « nombre de personnes en famille en demande non pourvue », c’est-à-dire qui se trouvent sans solution d’hébergement à la suite d’une demande au 115, le Samu social. Elles sont au nombre de 267 dans la région.

    Enfin, l’Unicef note surtout que ces chiffres, bien qu’ils soient en « augmentation constante », sont incomplets. En effet, ils ne « reflètent qu’une partie de la situation de sans-abrisme des enfants ». Ces données « ne comptabilisent pas la situation des personnes dont l’appel au 115 n’a pas été décroché, ainsi que celle des personnes qui n’appellent pas le 115 ». Autre fait d’importance : « Elles ne disent rien de la situation des mineurs non accompagnés (MNA) sans abri, pourtant nombreux ». En clair, les minots qui dorment dans la rue sont sans doute beaucoup plus nombreux.