Tag: Châteaurenard

  • Des seconds tours incertains dans le Nord du département

    Des seconds tours incertains dans le Nord du département

    Noves

    Le second tour se jouera sans changement d’affiche : les quatre listes se maintiennent dans un contexte similaire. Laurent Fabre (DVG) en tête avec 33,19% des voix fait figure de favori dans la continuité de la municipalité sortante menée pendant 34 ans par Georges Jullien (DVG). Il devance Christian Rey (SE) (28,14%), ancien adjoint, déjà proche de remporter la mairie en 2020 (48%). En troisième position, Audrey Chikhaoui (RN) atteint 24,58% et peut peser sur l’issue du scrutin dans une commune où le RN avait recueilli 67,58% des voix lors au second tour des législatives 2024. L’ancien membre de majorité élu en 2020, Yvan Ginoux (DVC), avec 14,09%, semble plus éloigné de la victoire. Cette quadrangulaire se jouera sur la capacité des candidats à élargir leur électorat, dans un scrutin incertain avec 32,55% d’abstention au premier tour.

    Tarascon

    À Tarascon, un duel serré s’annonce entre le candidat du RN Alexandre Ducouret (45,56%), arrivé premier avec seulement 45 voix d’avance sur Fabien Bouillard (DVD), qui a obtenu 44,66% des suffrages. Ce dernier a été désigné comme successeur par le maire sortant, Lucien Limousin (DVD), dont il était le premier adjoint. L’autre candidature d’extrême droite était portée par Valérie Laupies (9,78%). Elle ne s’est pas qualifiée pour le second tour et n’a donné aucune consigne de votes. Cette semaine, les deux candidats se sont concentrés sur l’enjeu majeur du scrutin : mobiliser les 40,51% d’abstentionnistes et séduire les électeurs de Valérie Laupies.

    Châteaurenard

    Le second tour propose une triangulaire. Marcel Matel (DVC), maire sortant, bénéficie d’une avance très mince à l’issue de 1er tour : 30,14% contre 29,65% pour l’extrême droite représentée par Chantal Alex (RN). Vincent Lescot (DVD) reste en lice avec ses 16,15% et pourrait jouer un rôle déterminant selon les reports de voix qu’il captera, particulièrement celles de Jean-Marc Fontané (DVC), arrivé en 6e position avec 3,66% et qui lui a apporté son soutien. Christophe Dijon (DVD), en 4e position avec 16,5%, s’est retiré sans appel à voter et sans alliance. La liste divers gauche portée Christophe Thevenon (6,83%), éliminée, représente une réserve de voix à surveiller. Le scrutin sera donc marqué par une lutte serrée pour mobiliser ces électorats et les abstentionnistes.

  • Châteaurenard : Vincent Lescot esquisse sa liste et son programme

    Châteaurenard : Vincent Lescot esquisse sa liste et son programme

    C’est entre les cuves du domaine des Blaquières à Châteaurenard que l’ancien adjoint (DVD) Vincent Lescot a présenté, ce dimanche matin, ses premières mesures et colistiers pour les prochaines municipales. Un scrutin qui s’annonce agité dans la ville de quelque 16 000 habitants du nord des Bouches-du-Rhône, séparée d’Avignon par la Durance.

    Face au maire sortant (DVD) Marcel Martel, qui s’est déclaré le 9 octobre dernier, ils sont quatre en lice, avec Christophe Thévenon qui reprend le flambeau à gauche, le candidat de l’opposition municipale Christophe Dijon (DVD), ancien adjoint de l’ex-maire (LR) Bernard Reynès, le premier déclaré Vincent Lescot, et la candidate du RN, Chantal Alex, ancienne collaboratrice du député d’extrême droite de la circonscription Romain Baubry. Dans une ville qui lui avait donné la moitié des suffrages dès le premier tour des dernières législatives, le parti lepéniste peut menacer l’hôtel de ville.

    « Mon ambition est claire, refermer les blessures de cette ville, apaiser les tensions », débutait ce dimanche matin Vincent Lescot, « persuadé que Châteaurenard mérite mieux ». Parmi ses mesures, il mise en premier sur la sécurité, avec une brigade de nuit pour la police municipale, plus de vidéosurveillance, une brigade équestre conjointe avec les communes voisines… Au-delà de la rénovation des arènes et écoles, du souhait d’un nouvel Ehpad ou de l’identification de terres agricoles, il ne retient pas ses coups contre la municipalité d’Avignon pour son arrêté anti-poids lourds et souhaite repartir sur le projet initial de la rocade LEO. Donnant rendez-vous en février pour présenter sa liste complète et son programme.

  • Des employés de Marie Blachère réclament de meilleures conditions

    Des employés de Marie Blachère réclament de meilleures conditions

    « En 21 ans d’existence, c’est la première fois qu’on manifeste devant le siège », confie Christine Tonarelli, secrétaire CGT du géant de la boulangerie Marie Blachère, ce mardi 21 octobre, aux environs de 13h, à Châteaurenard. Les NAO se tiennent l’après-midi même avec la direction du groupe.

    Le syndicat attend de nombreuses avancées lors de ces négociations, telles qu’une augmentation générale des salaires de 4%, une revalorisation de la prime d’ancienneté, une hausse de la prime salissure, une amélioration des conditions et de la charge de travail, des embauches pour compenser l’absentéisme ou encore le respect du droit à la déconnexion. Marie Blachère compte environ 800 boulangeries et plus de 12 000 employés à travers l’Hexagone.

    C’est devant le majestueux siège de la plus grande firme de boulangerie en France, aux immenses baies vitrées et construit pour plusieurs millions d’euros, que se sont rassemblés une quarantaine de militants de la CGT.

    « On est là pour montrer notre détermination. Il risque d’y avoir des actions plus importantes, à l’avenir, selon l’issue des négociations. Quand on voit les investissements, comme l’ouverture d’un magasin à New York, et de l’autre côté la grille de salaire des employés, ce n’est pas normal », confie Fabien Trujillo, animateur syndical de la Fédération nationale agroalimentaire et forestière (Fnaf) CGT.

    Une direction surprise

    À l’intérieur du siège, une quinzaine d’employés intrigués par la manifestation sont sortis. La direction ne peut que constater le rassemblement. « Nous sommes surpris de cette présence alors que la réunion a lieu cet après-midi (mardi NDLR) et que nous sommes en pleine négociation. Les désaccords avec les syndicats sont rares », assure ainsi Julie Poudret, directeur des relations sociales de l’entreprise, depuis le hall d’entrée du siège, pendant que les drapeaux rouges de la CGT flottent en arrière-plan. « Toute revendication est légitime. Cela dépend de la manière dont on les voit. Cela fait plusieurs années que l’on distribue des avantages sociaux lors des NAO », ajoute Marc Beridon, directeur du secteur boulangerie. Une prochaine réunion devrait se tenir en novembre.