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  • [C’est l’été] Le Château d’If, partagé entre Histoire et histoires

    [C’est l’été] Le Château d’If, partagé entre Histoire et histoires

    « Et voici le château d’If, rendu célèbre par le comte de Monte-Cristo […] Il était réputé impossible de s’en évader » scande un haut-parleur alors que le bateau s’approche de l’île. Après une vingtaine de minutes de traversée, du vieux port à l’ancienne prison politique, il ne reste qu’à débarquer et monter à l’entrée des fortifications. Une fois le billet d’entrée en poche, (7 euros pour les adultes, gratuit pour les moins de 18 ans), se trouve le château d’If.

    Construit au XVIe siècle sur ordre du roi François 1er pour protéger la côte des attaques, le lieu a ensuite été transformé en prison d’exception, aussi appelée prison politique. Entre histoire et fiction, l’édifice a abrité les plus célèbres des détenus de l’époque. Mais le plus connu reste sans doute Edmond Dantès du célèbre livre d’Alexandre Dumas. « J’ai lu le livre et vu le film, il fallait que je visite le château » déclare comme une évidence Laure, retraitée en visite avec son mari, avant de franchir la grande porte du lieu. Celle-ci débouche directement sur une petite cour carrée. En son centre un puits et tout autour s’articulent les cellules, sur deux étages. L’entrée de ces dernières est surmontée d’une plaque indiquant les noms des condamnés. Parmi lesquels l’Homme au masque de fer, l’Abbé Faria, codétenu du comte de Monte-Cristo, ou encore le comte de Mirabeau. Sur les murs, les ancêtres des graffitis actuels, réalisés par les prisonniers au marteau et au burin : date d’incarcération, nom, fonction.

    Imprégnés d’histoire et de légendes, ces lieux se découvrent aussi grâce aux guides, qui partagent avec passion anecdotes et récits pour en dévoiler les moindres détails. Une fois les deux premiers étages, leurs cachots et leurs expositions visités, le clou du spectacle reste à venir. Tout en haut des escaliers en colimaçon, le point culminant, une vue à 360° autour de l’île, depuis laquelle on peut voir le Frioul ou encore observer Marseille, de l’Estaque aux Goudes. « Ce que j’aime particulièrement ici, c’est la vue en haut, on connaît le château d’If vu de Marseille mais Marseille vu du château d’If est bien différent » retiennent Christelle et Océane, venues entre mère et fille.

  • Le Duc de Lesdiguières sort des Archives départementales des Hautes-Alpes

    Le Duc de Lesdiguières sort des Archives départementales des Hautes-Alpes

    François de Bonne, duc de Lesdiguières, est un personnage méconnu du grand public, à l’échelle nationale comme dans les régions qui constituent l’ancienne province du Dauphiné. À l’occasion des 400 ans de sa mort, les Archives départementales lui consacrent l’exposition « Lesdiguières, destin extraordinaire d’un Champsaurin », accessible gratuitement jusqu’en septembre. Commandant des protestants du Champsaur lors des guerres de religions, François de Bonne devient l’un des chefs militaires du roi Henri IV, qui l’envoie reprendre le Dauphiné et Grenoble à la ligue catholique.

    Devenu maréchal de France, il mène plusieurs batailles, sièges et missions diplomatiques dans les guerres du nouveau roi. Fait duc du Champsaur sous Louis XIII, il est nommé connétable de France en 1622, la plus haute figure de commandement de l’armée. Il sera le dernier à ce poste, et décède à 83 ans, en 1626.

    Des documents inédits

    L’exposition aux Archives est volontairement centrée sur ses liens avec les Hautes-Alpes, appelées Haut-Dauphiné en son temps. Bernadette Saudemont, vice-présidente du Département chargée de la Culture, explique que les collections présentent des « documents tout à fait intéressants, voire inédits, comme ces lettres signées par Lesdiguières adressées aux communautés d’habitants, cartes et plans du XVIIe siècle, dessins et relevés de monuments aujourd’hui disparus ».

  • Un spectacle ambulant pour visiter le château d’If

    Un spectacle ambulant pour visiter le château d’If

    Qui sont ces drôles de gus en bleu de travail qui déambulent sur les remparts du château d’If ? Il semblerait qu’on les ait déjà aperçus à la citadelle de Marseille, mais cette année les membres du collectif l’Agonie du Palmier ont pris le bateau pour se rendre sur l’île du château d’If. Ce dimanche 31 août, les comédiens prennent leurs quartiers dans la prison du Comte de Monte-Cristo pour proposer des visites théâtralisées de plus en plus loufoques.

    Un peu d’animation pour l’édifice du XVIe siècle, passé à travers les siècles en tant que forteresse militaire puis prison imprenable. Ce dimanche, les membres du collectif marseillais l’Agonie du Palmier proposent des visites guidées de la grande bâtisse de pierre, placées sous le signe du théâtre. Pendant une heure, l’initiative propose à des groupes de 35 visiteurs de suivre les G.P.S (Guides parfois sérieux), le long des dalles blanches du château pour une véritable représentation théâtrale interactive.

    Enquête et Pataphysique

    Touche énigmatique de l’animation, la visite se déroule comme une véritable enquête au cours de laquelle les comédiens se transforment en scientifiques d’un autre genre : des pataphysiciens. Définie par Alfred Jarry en 1897, comme : « La science des solutions imaginaires », cette science burlesque vient au service des visiteurs pour percer les mystères qui hantent les murs de la forteresse marseillaise. Pour Lucie Bondoux, responsable de la diffusion du collectif l’Agonie du Palmier, l’enjeu est de rendre le visiteur acteur de sa visite : « C’est très différent d’une simple visite. On propose un spectacle qui suit une trame mystérieuse mélangeant le vrai et le faux. Le but est de révéler le château d’If par l’absurde ».

    Pour arriver sur l’île du château d’If, les visiteurs sont invités à prendre le ferry depuis le quai du Vieux-Port. À partir de 15h, le spectacle démarre. Les pataphysiciens en herbe reçoivent leur livret de bord et partent, sans plus attendre, à la découverte d’un lieu fascinant, chargé d’une aura historique presque intacte. Conseillé pour un public âgé de plus de 7 ans, ce spectacle ambulatoire retrace l’architecture et l’histoire du fort, de la tour Saint-Christophe en passant par la cour centrale du château. L’initiative unique en son genre prévoit une dernière date le 6 septembre, avant de laisser les mystères du Château d’If, résolus de préférence.