Tag: chants

  • [C’est l’été] Un concert unique de chants sacrés du Moyen-Âge dans la basilique royale

    [C’est l’été] Un concert unique de chants sacrés du Moyen-Âge dans la basilique royale

    Je suis tombé dedans tout petit vers 10 ans. J’allais à la cathédrale de Rennes où le père qui dirigeait la manécanterie (école de chant attachée à une paroisse) était branché musique médiévale. Très vite, j’ai fait des soli comme contreténor », relate Pierrick Bachelin passionné de chants sacrés du Moyen-Âge et fondateur de la compagnie le Bel instant. Formé en Angleterre avec Alfred Deller, chanteur et musicologue, référence en la matière qui a su, au lendemain de la 2nde guerre, remettre à l’honneur cette tessiture ayant disparu depuis deux siècles. « Une voix de femme dans un corps d’homme ce qui à l’époque n’était vraiment pas courant du tout. Il n’y avait pas de soli », image Pierrick. Ce vendredi 21 août, trois voix d’hommes résonneront dans la basilique gothique Sainte-Marie-Madeleine pour un répertoire œcuménique mêlant chant maronite, orthodoxe ou chrétien. « Pendant 800 ans du Moyen-Âge, les instruments sont interdits. Il y a tout un travail sur les pouvoirs de la langue, sur la résonance de la voix sur les pierres », détaille le spécialiste. Émotion assurée.

    Une musique inscrite

    dans nos gènes

    Très architecturée, réfléchie et travaillée, cette musique est un art sacré. « Notre travail à nous, a été d’essayer de le restituer pour ce programme qui mélange les musiques orientales avec de l’araméen (langue parlée au temps du Christ), du Grec (musique orthodoxe), de la musique Syrienne (rythmes maronites) », détaille Pierrick. Et de poursuivre comme une évidence « cette musique est inscrite dans nos gènes parce qu’on est des citoyens du monde ».

    Ces musiques d’églises étaient chantées partout de la Syrie jusqu’à l’Écosse quelle que soit la langue. Elles ont pour certaines mille ans. « Olivier, le ténor, chante un air du XIIe siècle en langue arabe qui est un chant chrétien. Ce qui peut paraître un peu fou, surtout à notre époque », détaille Pierrick qui insiste sur cette diversité des langues à laquelle la représentation s’attache. Une musique variée qui s’adresse à tous de 7 à 77 ans. « Ténor, contreténor et baryton-basse, nous chantons tous trois, pour toucher l’âme, surprendre et émouvoir », lâche-t-il en guise de conclusion.

    Le 21 août à 20h à la basilique Sainte-Marie-Madeleine.
    Entrée
     : 15 euros.

  • [C’est l’été] Visite en scène à Caromb

    [C’est l’été] Visite en scène à Caromb

    Guidés par deux passeuses d’histoire, Lisa et Mélanie, vous traverserez récits oubliés, croyances populaires et légendes rurales. Ici, l’histoire se raconte aussi au féminin car en Provence, la sorcière est partout.
    À travers leurs chants envoûtants, elles dévoilent des savoirs anciens : plantes, cycles de la nature, secrets de l’au-delà.

    À partir de 21h. Gratuit. RDV donné sur le parking du chemin du Paty.

  • [C’est l’été] Ça c’est le Sud ! à La Valette-du-Var

    [C’est l’été] Ça c’est le Sud ! à La Valette-du-Var

    Rires, jeux, chants et belle énergie collective sont au programme pour 3 heures de show spectaculaire
    à vivre en famille
    ou entre amis.

    Spectacle à 21h. Accès libre.

  • La foire des santons de retour sur le Vieux-Port

    La foire des santons de retour sur le Vieux-Port

    Depuis 1803, la foire des santons provençaux investit le Vieux-Port. Samedi, la mythique foire aux santons ouvre ses portes pour l’édition 2025, avec 21 santonniers provençaux. « Les visiteurs peuvent avoir l’absolue certitude qu’ils sont fabriqués en Provence », assure Philippe Risch, secrétaire de l’association IGSP. Une association qui organise la création et la gestion pour une indication géographique de cet artisanat traditionnel. « Le but est de protéger les santons provençaux », explique Daniel Coulomb, président de l’association. Les deux hommes espèrent que l’indication géographique sera effective en décembre 2026.

    Un patrimoine culturel que la foire tient, cette année encore, à mettre en avant. Comme l’année passée, les enfants pourront découvrir ce savoir faire tous les mercredis, en faisant leur propre santon d’argile. Les week-end seront animés par des chants et danses provençales.

    Une année difficile tout de même pour la foire, qui a perdu la subvention de la Métropole. « La filière d’argile de la Métropole a été transférée à la ville d’Aubagne, explique Michel Bouvier, président de l’Union des fabricants de santons de Provence. Comme ils organisent une foire concurrente, on a perdu nos subventions », se désole-t-il. Un manque à gagner de 20 000 euros.

  • À la Valentine, les automobilistes sont réceptifs

    À la Valentine, les automobilistes sont réceptifs

    Il est 6h30 du matin ce mercredi. Sur le rond-point du Lieutenant-Colonel Piollet qui mène à l’A50, ils sont une trentaine à ralentir la circulation et à tracter pour faire connaître le mouvement du 10 septembre aux automobilistes. Les profils sont variés : retraités, enseignantes, libraires ou personnes au RSA, tous ont fait le déplacement pour montrer leur ras-le-bol face à la politique actuelle.

    « On se fait traiter n’importe comment par le gouvernement. On travaille comme des acharnés et ils ne veulent même pas nous aider. On est en colère », s’indigne une salariée de la mairie de Marseille. Jean-Marc, photographe, ne mâche pas non plus ses mots contre le gouvernement : « la classe dirigeante est une bourgeoisie boulimique. Plus ils ont d’argent, plus ils en veulent. Et ils continuent à aller chercher l’argent chez les plus pauvres, pendant que les grandes fortunes n’ont jamais fait autant de bénéfices. »

    Un barrage filtrant est plutôt bien accueilli par les automobilistes, dont beaucoup récupèrent le tract et manifestent leur soutien. Certains poids lourds s’arrêtent même pour bloquer la circulation et klaxonner au rythme du chant des militants : « Macron démission ». Un accueil qui s’explique facilement selon l’un des manifestants sur place : « les gens sont super réceptifs. Quand on leur parle de la vie chère, tout le monde se reconnaît ».

    Après quelques heures au rond-point du Lieutenant-Colonel Piollet, le groupe se déplace pour tracter au rond-point d’entrée de l’A50, puis celui devant le centre commercial de la Valentine.

    Une action sans violence tout de même encadrée par la police. Dès le début du barrage, une quinzaine d’agents étaient présents avec casque et bouclier anti-émeute. « Au moins, ils sont bloqués ici et ils ne sont pas dans le centre », plaisante une participante. à partir de 11h30, l’effectif policier diminue, mais ils commencent à menacer de verbaliser les automobilistes qui s’arrêtent trop longtemps pour échanger avec les manifestants. « C’est un moyen pour eux de décourager les gens de faire grève ou de manifester. Un des automobilistes s’est pris une contravention de 640 euros pour entrave à la circulation », se désole l’un des grévistes.

    Vers 12h30, le groupe a décidé, en votant à mains levées, d’aller prêter main-forte au blocus de l’entreprise de vente d’armes Eurolink. Certains sont allés rejoindre les cortèges aux Réformés.