Tag: Chantier naval

  • La Ciotat, le second souffle du chantier naval

    La Ciotat, le second souffle du chantier naval

    Le site regroupe une cinquantaine d’entreprises et plus de 1 200 emplois autour du refit de superyachts, selon la direction du site. La majorité municipale d’Alexandre Doriol (DVD), candidat à sa succession, s’inscrit dans la poursuite de la spécialisation de maintenance et de refit des yachts, tout en modernisant le site. C’est l’un des rares sujets qui ne suscite pas de tensions majeures dans la ville. La Ciotat Shipyards est une société publique locale dont les actionnaires sont : le Département (34,73%), la Métropole (34,65%), la Région Sud (17,93%) et la Ville (12,69%).

    Une réussite pour la ville

    Ce chantier est « une réussite et fonctionne bien », selon Karim Ghendouf, à la tête de la liste d’union de la gauche. Et ce, parce que « nous n’avons pas confié le chantier simplement à des intérêts privés. L’aménagement est maîtrisé par un acteur public ». Et au candidat de vouloir « mettre en œuvre un centre de formation lié aux métiers de la mer et de la haute plaisance et permettre aux salariés du chantier naval de pouvoir se loger dans la ville ».

  • Nouvelle mise en demeure pour le chantier naval de Marseille

    Nouvelle mise en demeure pour le chantier naval de Marseille

    C’est une nouvelle étape dans le bras de fer qui oppose une partie des riverains de l’Estaque (16e) aux portuaires du Chantier naval de Marseille (CNM), en conflit depuis le retour, en 2017, de l’exploitation de la forme 10. Un îlot artificiel construit pour réparer et entretenir les navires de grandes tailles. La préfecture des Bouches-du-Rhône a publié mardi, sur son site officiel, un arrêté faisant état d’une « mise en demeure à l’encontre de la société CNM pour l’exploitation de la forme 10 ». La société est sommée, « dans un délai de trois mois », à compter du 10 février, de respecter les limites d’émissions sonores fixées par l’article 8 de l’arrêté ministériel du 12 mai 2020. Un manquement à ces obligations pourrait entraîner, en plus des « sanctions pénales » envisageables, la mise en place de sanctions prévues par le Code de l’environnement, d’après le document publié par la préfecture.

    Une installation primordiale

    Cet arrêté intervient après une série de mesures déjà prises à l’encontre du Chantier naval et répondant aux sollicitations de nombreux riverains et élus locaux, mobilisés pour dénoncer les nuisances sonores induites par l’exploitation de la forme 10. Le 31 juillet 2024 déjà, le préfet des Bouches-du-Rhône signait, « au terme d’une période de concertation de plusieurs semaines », selon le communiqué de l’époque, un arrêté pour encadrer les « activités particulièrement bruyantes ». De quoi « consolider, dans la durée et en soutien aux entreprises utilisatrices, les atouts offerts par cette installation industrielle majeure en termes d’emplois et de rayonnement du savoir-faire industriel marseillais en matière de réparation navale » (voir notre édition du 01/08/2024). Car l’exploitation de la forme 10, plus grande cale sèche de la Méditerranée, est un outil industriel phare pour le Grand Port maritime de Marseille. Fermée pendant 17 ans avant sa réouverture en 2017, son retour est rendu possible par un long combat mené par les salariés de la réparation navale et leur syndicat CGT, déterminés à consolider l’avenir du site passé par des phases difficiles.

    « Nous sommes contents de la publication de cet arrêté, assure Jean-Pierre Lapébie de Cap au nord, association de défense du cadre de vie des 15e et 16e arrondissements de Marseille. Ça va dans le sens des nombreuses mises en demeure récentes que le chantier naval ne respecte pas, au sujet du bruit mais aussi de la pollution de l’eau et de la séparation des stockages des produits dangereux. On n’est pas là pour mettre des emplois en danger, mais pour que la législation (…) et la santé des populations et des travailleurs soient respectées. »

    Dans une série d’arrêtés pris le 22 juillet dernier, la préfecture des Bouches-du-Rhône avait en effet infligé des astreintes administratives journalières au Chantier naval de Marseille, faute de système de séparation et de traitement des eaux usées pour les formes 8, 9 et 10 de réparation navale (voir notre édition du 06/08/2025).

    Contactés à propos de l’arrêté publié mardi, le Grand Port maritime de Marseille, comme la CGT, n’ont pas souhaité réagir à ce stade. Le Chantier naval de Marseille n’a pas donné suite à nos sollicitations.

  • À Marseille, Barles mobilise les opposants au projet de l’Anse du Pharo 

    À Marseille, Barles mobilise les opposants au projet de l’Anse du Pharo 

    Le rendez-vous est fixé samedi, anse du Pharo à l’entrée du Vieux-Port, pour dénoncer le « projet tout béton de Soleam soutenu par la Métropole et la Ville », explique Sébastien Barles, adjoint (Ex-EELV) au maire de Marseille en charge de la transition écologique. Désormais candidat sur la liste de la France insoumise, il sera entouré du collectif Anse du Pharo et des Libres Nageurs qui réclament l’ouverture d’une plage publique.

    Le projet métropolitain vise, lui, à créer un village d’entreprises artisanales (30 à 45 emplois) dédiées à la plaisance, à travers le maintien des chantiers existants, la construction d’ateliers et bureaux, et des ouvrages maritimes incluant la piétonisation du rivage. Les opposants plaident eux pour « une plage publique, de petites guinguettes, la dépollution du site et le maintien d’une petite réparation navale ». Elle compte parmi les projets LFI avec l’accès navette à la digue du Large et la «  réappropriation citoyenne » du quai de la Lave (16e).

    Christian Pellicani, premier adjoint des 1- 7, regrette « la démagogie » du candidat écolo sur ce dossier. « Nous nous sommes opposés à plusieurs projets de marina et celui-ci a été plusieurs fois revu. Nous avons toujours défendu ici un artisanat lié à la mer », souligne l’élu communiste, rappelant qu’une plage n’est pas adaptée (baignade interdite à l’entrée du Vieux-Port et fonds pollués) pour expliquer l’avis « plutôt favorable » émis par les élus de la ville au CA de la Soleam. « Avec la suppression du chantier prévu au Frioul, cela répond à de vrais besoins », conclut-il.

  • Le chantier naval Gatto contribue à renouveler la flotte de la SNSM

    Le chantier naval Gatto contribue à renouveler la flotte de la SNSM

    « Tout ça pour que la mer n’ait pas le goût des larmes », glisse Patrick Gatto dans un élan de poésie, le regard planté sur la vedette blanche et orange amarrée à quai, sur le canal de Caronte. Le petit bateau de 12 mètres vient de sortir de son chantier naval. « Ça commence avec des fûts de résine, puis il faut cinq mois et sept hommes et ça donne ce bateau en polyester ! », résume le chef d’entreprise.

    Destiné à la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM), ce bateau conçu pour des interventions rapides dans la bande des 10 milles nautiques a plus de caractéristiques que simplement celle d’être en polyester : il est « insubmersible et auto-redressable ». À l’intérieur, les technologies de pointe ornent les postes de commandement, entre caméras thermiques et logiciels de dernière génération.

    La vedette fait partie d’un lot de douze bateaux inscrit dans un « plan de renouvellement de notre flotte vieillissante », explique Martin Louchart, responsable du soutien technique de la SNSM. Pour une vedette comme ça, « le prix de base est d’un million d’euros », assure Patrick Gatto.

    Pour son financement, l’association a pu compter sur la CMA-CGM, engagée pour la sécurité maritime, particulièrement depuis le drame des Sables-d’Olonne qui avait coûté la vie à trois sauveteurs en 2019, détaille Xavier Leclercq, vice-président du groupe, qui ne souhaite pas préciser le montant du don. Quoi qu’il en soit, cette générosité est « vitale » pour la SNSM, qui fonctionne à 60% grâce à cette solidarité des particuliers et des entreprises. Pour rappel, les dons sont défiscalisés à hauteur de 66%.

  • CMA CGM commande six porte-conteneurs à un chantier naval indien

    CMA CGM commande six porte-conteneurs à un chantier naval indien

    Le groupe CMA CGM s’aligne sur la vision du développement maritime de l’Inde, avec déjà quatre navires immatriculés sous pavillon indien en 2025 et il prévoit le recrutement de 1 000 marins indiens d’ici la fin de l’année, et en embauchera 500 supplémentaires en 2026.

    Le partenariat entre CMA CGM et Cochin Shipyard illustre une volonté commune d’innovation, de durabilité et d’excellence maritime mondiale.

    Les navires seront livrés entre 2029 et 2031, pour le renouvellement de sa flotte conformément aux exigences de transition énergétique.

    Mais cette stratégie n’offre pas de quoi favoriser l’emploi industriel et maritime en France, ni la défense du pavillon français de premier registre qui est le seul à garantir les droits sociaux des travailleurs.