Tag: chanson française

  • [Entretien] Bertrand Belin : « Chanson et poésie entretiennent un rapport évident »

    [Entretien] Bertrand Belin : « Chanson et poésie entretiennent un rapport évident »

    La Marseillaise : Vous avez dévoilé l’an dernier votre 8e projet musical. Comment tout a commencé ?

    Bertrand Belin : J’avais 12 ans et demi quand j’ai commencé la musique. La guitare m’est apparue comme objet de magie, je m’en suis emparé et c’est devenu pour moi un petit feu vers lequel je suis toujours revenu.

    Depuis, vous évoluez musicalement parlant :
    vous explorez de nouvelles sonorités au fil des disques…

    B.B. : Il y a quelque chose qu’on ne peut pas réduire, c’est notre rapport au monde : il demeure d’un disque à l’autre. D’un album à l’autre, on a quand même envie de porter ce qui fait un peu notre essence. Mais on peut apporter des variétés à la forme, aux couleurs instrumentales, aux mélodies, aux rythmes, que ce soit le plus qualitatif possible. C’est ce que j’ai essayé de faire avec chacun de mes disques, tout en poursuivant une certaine intuition. Rien n’est réellement programmé. C’est un noyau qui me guide, qui se construit à partir de ce que je suis et de ce que ne sont pas mes voisins. On a beaucoup en commun, mais on a aussi quelque chose de propre et c’est ce qui fait les individualités. Quand on fabrique des formes artistiques, ça transparaît dans le processus. On ne peut pas s’inventer et devenir un autre de ce point de vue.

    Vous êtes à la fois auteur et compositeur. Comment articulez-vous ces deux travaux d’écriture ?

    B.B. : En vérité, je ne travaille pas tellement différemment. Quand on fait une maison, il faut savoir en construire le toit, mais aussi les murs. Quand on fait une chanson il faut savoir créer les paroles et la musique. Quand j’écris une chanson je ne sépare pas les deux : j’essaie de faire avancer les deux aspects simultanément et de la façon la plus cohérente possible, en suivant des pistes, des plaisirs, des instincts, des logiques, du sens. Ce n’est pas la seule façon de faire mais pour mes disques, je n’écris jamais sur une musique déjà faite, j’avance petit à petit.

    Vous chantiez « La chanson de Prévert » avec Stephan Eicher, aussi à l’affiche du festival vendredi : quel rapport entretenez-vous avec la poésie ?

    B.B. : J’aime toutes sortes de formes poétiques, y compris celles qui ne sont pas verbales. La poésie est pour moi tout ce qui peut échapper au discours ordinaire informatif, c’est là qu’elle se trouve, aussi, dans des choses techniques. La poésie, je la cherche et je la trouve où je veux. La poésie et le chant entretiennent un lien historique, permanent, concret, radical. Chanson et poème sont historiquement semblables : La Chanson de Roland, c’est un poème, La Divine Comédie, c’est un chant. Avec l’industrie de la chanson, de façon plus récente, on a vu les deux formes se séparer, mais elles entretiennent un rapport évident.

    Qu’est-ce que le public marseillais découvrira sur votre scène lors de la Fiesta des Suds ?

    B.B. : Que le public vienne avec curiosité, on réserve la surprise pour le moment venu. Un concert, c’est ce qu’il y a sur scène, mais c’est aussi le public et la manière dont il se manifeste. On réagit avec lui sur le moment et c’est ce qui fait la beauté du spectacle vivant. Ce n’est pas quelque chose qui est prévisible, immuable. J’ai joué à l’espace Julien au printemps, au cours de cette tournée : ferveur, chaleur humaine, excitation, plaisir… Je me réjouis de venir jouer à Marseille, à l’affiche avec mon camarade Stephan Eicher. Qu’on se fasse plaisir en se rassemblant pour essayer de s’évader, pour faire une pause dans les humeurs et la rudesse du monde.

    Entretien réalisé par Oriane Castan

  • Véronique Sanson pour donner le la de la Fiesta des Suds

    Véronique Sanson pour donner le la de la Fiesta des Suds

    Véronique Sanson est née en 1949, fruit de l’union entre René Sanson et Colette Lucas. Deux résistants sous l’Occupation qui donnèrent à leur progéniture des prénoms commençant par la lettre V, comme victoire, pour célébrer la fin du nazisme. En cette époque où le fascisme rampe à nos portes, de quoi redonner un peu d’espoir et de gaieté aux spectateurs de la Fiesta des Suds qui viendront fredonner en compagnie de cette icône de la chanson française, ce jeudi 8 octobre, certains de ses tubes intemporels, tels que Besoin de personne, Chanson sur ma drôle de vie et autres Vancouver ou Bahia. À l’heure du « repli sur soi et des conflits mondiaux, nous voulons maintenir la lumière sur notre étoile », image la directrice du festival, Nathalie Solia.

    Saudade et fiesta

    C’est donc sur l’esplanade du J4, « à l’entrée du port et de notre ville, là où tout arrive et tout part », situe-t-elle, que la Fiesta des Suds, 35e du nom, plante ses jalons pour une soirée inaugurale pleine de promesses. Si Véronique Sanson et la chanteuse Imany trustent le haut de l’affiche (heures de passages respectivement prévues à 19h30 et 21h15), les découvertes ne manqueront pas par ailleurs. Sur la scène « Club Major », Sharouh lancera les festivités à 18h30 et fera d’autres apparitions tout au long de la soirée. Une DJ qui remixe notamment des « chanteuses iconiques d’Afrique du Nord » pour les mêler à des « samples de discours féministes », indique le programme.

    Vers 19h15, au tour de la chanteuse marseillaise de musique soul Kena Womo d’entrer en piste, avant la prestation du groupe Ao à 20h45. Menée par « une chanteuse belge d’origine mozambicaine et portugaise », précise le programmateur de la Fiesta des Suds, Frédéric André, une formation qui « mélange saudade, fado, folk et electro ». À noter également, la prestation d’Habibisly à 22h45, quintette dont le leader « franco-syrien » offre un mélange de musiques « disco et orientales ».

    Programme complet sur www.fiestadessuds.com

  • La Fiesta des Suds prête à illuminer l’automne

    La Fiesta des Suds prête à illuminer l’automne

    Comme le rappelle d’emblée Nathalie Solia, « la fabrique de la Fiesta des Suds s’est faite dans un contexte pas forcément favorable, avec des échéances électorales, des problématiques climatiques, l’inquiétude du secteur, le repli sur soi, les conflits mondiaux… ». Selon la directrice de cet événement qui sonne les trois coups de l’automne culturel marseillais, « une ambiance devenue hélas structurelle au milieu de laquelle nous voulons maintenir la lumière de notre étoile, celle du meilleur festival au monde ». Des étoiles, il y en aura toute une constellation, du 8 au 11 octobre sur l’esplanade du J4, à l’instar de Véronique Sanson, tête d’affiche de la soirée inaugurale de la Fiesta des Suds. « Une icône de la chanson », qualifie Frédéric André, programmateur de l’événement, un demi-siècle de carrière dans le rétroviseur et des tubes en pagaille, de Besoin de personne en 1972 à Chanson sur ma drôle de vie en passant par Vancouver ou Bahia.

    « J’ai lu une étude de l’université de Londres selon laquelle, quand on regarde un concert, on ne fait pas que regarder un concert. Les rythmes cardiaques des spectateurs se synchronisent tous ensemble. N’est-ce pas cela la Fiesta ? », s’adresse Frédéric André qui, fidèle à l’ADN du festival, veut aller à rebours de « la culture capitaliste. On essaye toujours de mettre de l’humain, des émotions, tout ce qui n’est pas monétisable ». Parmi les astres musicaux programmés cet automne, Imany. Une évidence au sujet de cette chanteuse « née à Martigues, qui a grandi à Istres, d’origine comorienne. Son nouvel album [Women deserve rage, ndlr] parle d’une relation toxique, qui lui a valu de la colère mais aussi de la guérison qui infuse dedans », développe celui qui a aussi programmé pour cette édition le « dandy rock » Bertrand Belin et Stephan Eicher. L’occasion de découvrir l’éventail musical étonnant de ce guitariste-baroudeur, surtout connu du grand public pour des titres tels que Déjeuner en paix ou Combien de temps dans les années 1990, mais qui vient de sortir son 18e album Poussière d’or. Au menu également, le groupe le plus moustachu et funky d’Aix, Deluxe, ou encore Selah Sue. La soulwoman belge sera accompagnée par The Gallands, duo du batteur virtuose Stéphane Galland et son fils Elvin. « La Fiesta, c’est s’ouvrir à d’autres cultures, aux autres. Ici, le public n’est pas considéré comme des consommateurs mais des citoyens », estime Nathalie Solia.

    Soirées et jours heureux

    Conseiller artistique du festival, Olivier Rey fait quant à lui part de sa volonté de « perpétuer l’héritage de nos pères fondateurs. Dans une société plus fragmentée que jamais, la Fiesta, cet espace de dialogue et parenthèse enchantée automnale, semble plus que jamais essentielle ». Autant d’horizons et de brèches également esquissés sur la « Scène Major » de la Fiesta, où se produiront de 19h à 2h du matin des groupes ouverts aux rythmes mondiaux. Au programme notamment, HabibiSly, franco-syrien qui « mélange disco, électro et musique orientale », le rock d’inspiration sahraoui du trio Sidiaz, ou encore la transe afro-colombienne luxuriante du groupe Ghetto Kumbé. « Le J4, c’est l’entrée du port et de notre ville, là où tout arrive et tout part. Ici, nous accueillons tout le monde dans une Fiesta engagée », résume Nathalie Solia. Illustration supplémentaire avec la désormais traditionnelle Fiesta du dimanche, entièrement gratuite, le 11 octobre. Davantage tournée vers les « familles », une journée de « découvertes, rencontres et musiques », jalonnée par de nombreuses animations telles que des ateliers culinaires, des parties de pétanque et des battles de danse hip-hop. Et des temps forts artistiques comme La Fiesta des jours heureux, comédie musicale de Christina Rosmini autour des « airs populaires des années 1930 », indique la coordinatrice de la journée, Marion Bergé-Lefranc, dans le but de célébrer « les 90 ans du Front populaire ».

  • Benjamin Biolay en clôture des soirées ICI Live à La Ciotat

    Benjamin Biolay en clôture des soirées ICI Live à La Ciotat

    Après les performances scéniques de Soprano et Jenifer, au tour d’abord de la lauréate 2025 de la Star Ac’, Marine, de dévoiler quelques-unes de ses pépites et notamment son dernier titre « Tricheur », sorti cette semaine et joué pour la première fois en live. Puis Benjamin Biolay a pris la suite, pour un set électrique, tour à tour intimiste, entraînant et plein d’énergie. L’artiste sétois a enchaîné les tubes, en débutant en ouverture par « Los Angeles », issu de son premier album concept Rose Kennedy, jusqu’au bien nommé « Écran total » sorti en mai dernier. Une masterclass. Rendez-vous l’année prochaine !

  • Les années 80 à l’honneur pour la tournée d’été La Marseillaise à L’Estaque

    Les années 80 à l’honneur pour la tournée d’été La Marseillaise à L’Estaque

    C’est avec la vue sur la mer que se fera le prochain show gratuit de la tournée d’été de La Marseillaise, ce lundi 3 août au Parc Mistral à l’Estaque à partir de 20h15.

    Le groupe Jukebox entrera en premier sur scène à 20h30. Le concert de 45 minutes s’adapte aux préférences du public. Grâce à des QR codes distribués avant le show, le public choisit dans le répertoire proposé les titres qui vont être joués par le groupe. L’idée et le nom du groupe proviennent de l’époque où était glissé un franc dans un jukebox pour choisir sa chanson.

    « On s’inspire de cet esprit des années soixante-dix : “faites l’amour et pas la guerre“. On veut donner aux gens l’occasion de sortir de l’actualité pesante pour faire la fête ensemble », avait expliqué à La Marseillaise Éric Navarro, le chanteur du groupe, lors de leur premier concert pour la tournée d’été de La Marseillaise.

    Tout pour le public

    C’est le groupe Fahrenheit, nom inspiré du degré Fahrenheit et du parfum Dior, qui poursuivra le concert avec des reprises des chansons françaises et anglaises des années 1980. « On va jouer du Eddy Mitchell, Laurent Voulzy, Barry White, etc. », raconte Philip Sanders, fondateur et batteur-choriste du groupe. Il sera accompagné du chanteur Jean-Luc Portero, du guitariste Gabriel Carillo et de l’ancien pianiste de Gilbert Montagné Hervé Cosentino. « Je dansais sur ces musiques quand j’étais jeune et aujourd’hui, on continue de le faire, même avec les 18- 20 ans », se réjouit-il. Philip Sanders met en avant le chanteur Jean-Luc Portero, affirmant « qu’il sait faire une très belle animation, parler aux gens, pour qu’ils s’éclatent ».

    « Quand je mixe, je ne le fais pas pour moi seulement, je le fais avant tout pour le public », confie DJ Bobzilla qui poursuivra la soirée jusqu’à minuit au parc Mistral à l’Estaque. « Ce que je veux, c’est m’adapter à ce que les gens aiment. S’ils passent une bonne soirée, je le vois à leurs sourires, je les vois danser et c’est ce qui me fait plaisir », conclut-il.

    Au mois d’août, La tournée d’été La Marseillaise se poursuit encore. À Martigues, le 12 août, joueront Sabotaaage, MagicQueen, et DJ Bobzilla. L’été se terminera le 28 août au parc Font Obscure. Sur la scène, se produira Sabotaaage, Get the Beatles Back qui reprendra les tubes du groupe britannique et DJ Bobzilla.

    Gabrielle Cartellier

  • [C’est l’été] Fiest’In port à La Ciotat

    [C’est l’été] Fiest’In port à La Ciotat

    Pour sa 7e édition, le festival propose trois soirées
    de concerts entièrement gratuits dès ce vendredi et jusqu’à dimanche, avec une programmation qui voyage des rythmes brésiliens à la soul américaine, de la chanson française aux classiques de la pop internationale.

    À partir de 21h30.

    Gratuit dans la limite des places disponibles.

    Sans réservation

  • [Grand entretien] Larusso : « Avec “Tu m’oublieras”, c’est le cœur qui parle »

    [Grand entretien] Larusso : « Avec “Tu m’oublieras”, c’est le cœur qui parle »

    La Marseillaise : Vous êtes l’une des madeleines de Proust des années 1990-2000 pour beaucoup de gens. Comment l’expliquez-vous ?

    Larusso : C’est très spécial et c’est compliqué de l’expliquer. On a grandi ensemble, la chanson « Tu m’oublieras » les a aidés à traverser des moments bien spécifiques et très marqués de leur vie. Moi, j’ai cette relation avec d’autres chanteurs, donc j’arrive à le comprendre. Ce n’est pas la tête, mais le cœur qui parle.

    Votre public est constitué de gens qui ont vécu leur jeunesse à la fin des années 1990, mais aussi de plus jeunes. Grâce à leurs parents qui leur ont transmis votre répertoire ?

    Larusso : Quand je vois ces gamins, je trouve ça incroyable. Avant toute chose, les parents transmettent l’éducation, les valeurs, mais transmettent aussi leurs goûts. On écoute donc forcément les musiques de nos parents. Puis, on se les approprie et ça devient des souvenirs qu’on crée avec nos parents. C’est très fort et ça reste.

    « Tu m’oublieras » est le sample de « You Will Forget » d’Irma Jackson (1979), elle-même reprise en français pas des chanteuses telles que Régine. Quel était le contexte de l’enregistrement de votre chanson, en 1998 ?

    Larusso : Je suis partie dans un studio d’enregistrement. J’ai fait Je survivrai en voix témoin [reprise d’ « I Will Survive » de Gloria Gaynor, Ndlr]. Puis, le propriétaire du studio me fait écouter « Tu oublieras » par Régine. Je n’aime pas. Il me dit : « Tu es complètement folle, ce titre est magnifique. » Ensuite, il me fait écouter une version de ce morceau par Jeane Manson. Je n’aime pas non plus. Ce n’est pas mon délire. Je le laisse trois mois dans un placard et le fais écouter à une copine. Elle se met à pleurer et me convainc. Et puis, ça ne me coûtait rien d’aller au studio et de l’enregistrer. Heureusement que j’y suis allée.

    « I Will Forget », « I Will Survive » sont des tubes funk et disco. À quel point cette musique vous a-t-elle bercée ?

    Larusso : C’est ma base. Je suis ce qu’on appelle une enfant Michael Jackson, mais aussi une enfant de la soul et de la funk à travers mon père. Et l’héritage de ma mère, c’est la musique française style Cloclo, Aznavour, Gilbert Montagné. J’ai baigné là-dedans.

    Ce fil funk se retrouve dans votre discographie, notamment en 2012, lorsque vous avez travaillé avec le rappeur de Cypress Hill, B Real, sur « Untouchable ». Comment une telle rencontre a pu se produire ?

    Larusso : C’est grâce à Charly, de Charly et Lulu. Je l’appelle et lui dis que je viens de terminer un album et qu’il faut que je le fasse mixer. Il me parle de Richard « Segal » Huredia qui est partant [ingénieur du son et mixeur de certains albums de Dr Dre, Eminem ou encore Outkast]. On part à Los Angeles, écoute « Untouchable » et se demande pourquoi il y a des parties vides à certains moments de la chanson. Il me dit : « Louis [le prénom de B-Real] a aimé ton morceau et veut le faire avec toi. » B-Real, quand même. Le lendemain, on était en studio. On est rentré en France, on a sorti le truc. Une bonne partie des gens, surtout du métier, ont été très méchants en disant que c’était un arrangement entre maisons de disques ou un piston. Cela m’a beaucoup déçue, alors que c’était juste une histoire d’amitié et un coup de cœur. Richard « Segal » Huredia a mixé tout l’album. Mais je ne l’ai pas sorti. Ça m’a épuisée et dégoûtée. J’ai pété un plomb.

    Même si vous avez participé ces dernières années à des émissions comme « Mask singer », vous cultivez une relative discrétion. Pourtant, votre lien avec vos fans semble indéfectible…

    Larusso : Car j’ai grandi avec les gens. Quand je suis arrivée dans l’industrie musicale, j’étais toute gamine. Ils ont donc le sentiment que je suis la bonne copine. Ensuite, mon côté authentique, dans le sens où je n’essaie pas de me donner un genre ou de plaire à tout prix, ça joue également. Les gens voient bien que je suis juste une chanteuse, que je ne me prends pas la tête.

    Vous le disiez, vous étiez très jeune quand vous avez cartonné avec « Tu m’oublieras ». Est-ce qu’à titre musical, vous êtes nostalgique de cette époque ?

    Larusso : Bien sûr. Car l’offre musicale était bien plus variée qu’aujourd’hui. À l’époque, on allumait la radio, on entendait du rap, du RnB, de la variété française, des grandes voix, des morceaux d’été, du reggae, de la pop, du rock. Aujourd’hui, il y a plutôt des couleurs, dont il faut suivre les codes.

    On assiste actuellement à un retour en force des inspirations funk et soul. Qu’est-ce que cela vous inspire ?

    Larusso : J’en suis ravie. À partir du moment où les gens retournent à la source, ça ne peut que m’aller. La funk, la soul : là où on avait des musiciens qui jouaient avec nous et pas juste des machines.

    Propos recueillis par Philippe Amsellem

    www.lakermesse.fr/la-seyne-sur-mer

  • La tournée d’été La Marseillaise célèbre Michel Berger à Septèmes-les-Vallons

    La tournée d’été La Marseillaise célèbre Michel Berger à Septèmes-les-Vallons

    « On fait un panorama des musiques de Michel Berger extraites de ses albums studio, live, et de celles qu’il a écrites pour d’autres aussi », explique Arnaud de Maria, chanteur-pianiste, fan de Michel Berger depuis son plus jeune âge. Le groupe Tribute à Michel Berger se produira à Septèmes-les-Vallons à 21h40, ce 26 juillet. Au cours de la même soirée, l’humoriste Kamel montera sur scène à partir de 20h45, tandis que le DJ Herbie Lite prendra le relais à partir de 23h.

    Michel Berger, mort brutalement en 1992, est un « précurseur », « le créateur du premier opéra-rock », Starmania, rappelle Arnaud de Maria. Accompagné de son groupe, avec Emmanuel Castets à la guitare, Christophe Touzier au clavier, Bruno Perez à la basse, Wilfrid Soliwada à la batterie et Philippe Gambini comme ingénieur du son, il compte bien mettre en avant sa « passion musicale » pour cet artiste, « pilier de la musique française ».

    Immersion

    « Pour moi, “Quelques mots d’amour” est l’un de ses chefs-d’œuvre », atteste Arnaud de Maria. Enregistrée sur le cinquième album de Michel Berger, Beauséjour, en 1980, cette chanson évoque la solitude amoureuse. Ce qui marque le plus le chanteur-pianiste du tribute à Michel Berger, c’est « l’harmonie musicale qui en ressort ».

    Les concerts rendant hommage à des artistes permettent de « se tourner vers le passé, quand l’avenir n’est pas très rose », juge Arnaud de Maria. D’après lui, lorsque l’hommage est bien fait, « les gens sont en immersion, ils demandent des photos, on signe des autographes, comme si on était le chanteur lui-même ». En jouant sur la nostalgie, le public se réunit autour de la musique. « ça fait du bien aux gens », réagit-il.

    Le concert Tribute à Michel Berger ne sera pas le seul spectacle hommage de la tournée d’été La Marseillaise. Lundi 3 août, à l’Estaque, le groupe Fahrenheit rendra hommage aux musiques des années 80, MagicQueen interprétera des chansons du groupe Queen le 12 août à Martigues, et Get the Beatles Back se produira le vendredi 28 août, à Marseille.

    Gabrielle Cartellier

    Dimanche dès 20h, parking du Vallon du Maire, à Septèmes-les-Vallons. Entrée gratuite.

  • Pop, rap et chanson française à Martigues

    Pop, rap et chanson française à Martigues

    Le Martigues Summer festiv’halle pose ses valises sur l’esplanade de la Halle pour sa 8e édition. Sur la rive du canal de Caronte, trois soirées de concerts à ciel ouvert qui « attirent chaque année un public toujours plus large et intergénérationnel », affirme son organisateur, Sud Concerts.

    Un grand spectre attisé par une programmation qui s’élancera ce vendredi 24 juillet par une affiche aux accents pop. Un plateau féminin matérialisé par Styleto, chanteuse ayant émergé sur YouTube il y a une quinzaine d’années et récemment à l’origine d’un premier album intitulé Fille lacrymale, puis Helena, elle aussi auteur d’un premier opus du nom d’Hélé.

    Intergénérationnel

    Le lendemain, charge à Black M de prendre le relais. Depuis sa révélation au sein du groupe Sexion d’assaut à la fin des années 2000, le rappeur parisien poursuit sa carrière en solo, « marquée par son style musical entre hits populaires, titres techniques, nostalgiques et avant-gardistes », résume-t-on du côté de Sud Concerts. C’est à Jean-Louis Aubert que reviendra la tâche de clore la 8e édition du Martigues Summer Festiv’Halle, dimanche 26 juillet.

    L’ancien leader du groupe Téléphone, 71 ans au compteur, est programmé pour un « moment fort et fédérateur », des tubes tels que « Locataire » ou « Juste une illusion » dans la besace.

    Web : martigues-summerfestivhalle.com

  • [C’est l’été] Concert à Cavalaire

    [C’est l’été] Concert à Cavalaire

    Révélée par son interprétation du rôle d’Esmeralda dans la comédie musicale à succès Notre-Dame de Paris et par le duo Vivo per lei avec le ténor italien Andrea Bocelli, elle est devenue la chanteuse préférée des Français en 2001.

    à partir de 21h30.

    Gratuit.