Tag: chanson française

  • Les années 80 à l’honneur pour la tournée d’été La Marseillaise à L’Estaque

    Les années 80 à l’honneur pour la tournée d’été La Marseillaise à L’Estaque

    C’est avec la vue sur la mer que se fera le prochain show gratuit de la tournée d’été de La Marseillaise, ce lundi 3 août au Parc Mistral à l’Estaque à partir de 20h15.

    Le groupe Jukebox entrera en premier sur scène à 20h30. Le concert de 45 minutes s’adapte aux préférences du public. Grâce à des QR codes distribués avant le show, le public choisit dans le répertoire proposé les titres qui vont être joués par le groupe. L’idée et le nom du groupe proviennent de l’époque où était glissé un franc dans un jukebox pour choisir sa chanson.

    « On s’inspire de cet esprit des années soixante-dix : “faites l’amour et pas la guerre“. On veut donner aux gens l’occasion de sortir de l’actualité pesante pour faire la fête ensemble », avait expliqué à La Marseillaise Éric Navarro, le chanteur du groupe, lors de leur premier concert pour la tournée d’été de La Marseillaise.

    Tout pour le public

    C’est le groupe Fahrenheit, nom inspiré du degré Fahrenheit et du parfum Dior, qui poursuivra le concert avec des reprises des chansons françaises et anglaises des années 1980. « On va jouer du Eddy Mitchell, Laurent Voulzy, Barry White, etc. », raconte Philip Sanders, fondateur et batteur-choriste du groupe. Il sera accompagné du chanteur Jean-Luc Portero, du guitariste Gabriel Carillo et de l’ancien pianiste de Gilbert Montagné Hervé Cosentino. « Je dansais sur ces musiques quand j’étais jeune et aujourd’hui, on continue de le faire, même avec les 18- 20 ans », se réjouit-il. Philip Sanders met en avant le chanteur Jean-Luc Portero, affirmant « qu’il sait faire une très belle animation, parler aux gens, pour qu’ils s’éclatent ».

    « Quand je mixe, je ne le fais pas pour moi seulement, je le fais avant tout pour le public », confie DJ Bobzilla qui poursuivra la soirée jusqu’à minuit au parc Mistral à l’Estaque. « Ce que je veux, c’est m’adapter à ce que les gens aiment. S’ils passent une bonne soirée, je le vois à leurs sourires, je les vois danser et c’est ce qui me fait plaisir », conclut-il.

    Au mois d’août, La tournée d’été La Marseillaise se poursuit encore. À Martigues, le 12 août, joueront Sabotaaage, MagicQueen, et DJ Bobzilla. L’été se terminera le 28 août au parc Font Obscure. Sur la scène, se produira Sabotaaage, Get the Beatles Back qui reprendra les tubes du groupe britannique et DJ Bobzilla.

    Gabrielle Cartellier

  • [C’est l’été] Fiest’In port à La Ciotat

    [C’est l’été] Fiest’In port à La Ciotat

    Pour sa 7e édition, le festival propose trois soirées
    de concerts entièrement gratuits dès ce vendredi et jusqu’à dimanche, avec une programmation qui voyage des rythmes brésiliens à la soul américaine, de la chanson française aux classiques de la pop internationale.

    À partir de 21h30.

    Gratuit dans la limite des places disponibles.

    Sans réservation

  • [Grand entretien] Larusso : « Avec “Tu m’oublieras”, c’est le cœur qui parle »

    [Grand entretien] Larusso : « Avec “Tu m’oublieras”, c’est le cœur qui parle »

    La Marseillaise : Vous êtes l’une des madeleines de Proust des années 1990-2000 pour beaucoup de gens. Comment l’expliquez-vous ?

    Larusso : C’est très spécial et c’est compliqué de l’expliquer. On a grandi ensemble, la chanson « Tu m’oublieras » les a aidés à traverser des moments bien spécifiques et très marqués de leur vie. Moi, j’ai cette relation avec d’autres chanteurs, donc j’arrive à le comprendre. Ce n’est pas la tête, mais le cœur qui parle.

    Votre public est constitué de gens qui ont vécu leur jeunesse à la fin des années 1990, mais aussi de plus jeunes. Grâce à leurs parents qui leur ont transmis votre répertoire ?

    Larusso : Quand je vois ces gamins, je trouve ça incroyable. Avant toute chose, les parents transmettent l’éducation, les valeurs, mais transmettent aussi leurs goûts. On écoute donc forcément les musiques de nos parents. Puis, on se les approprie et ça devient des souvenirs qu’on crée avec nos parents. C’est très fort et ça reste.

    « Tu m’oublieras » est le sample de « You Will Forget » d’Irma Jackson (1979), elle-même reprise en français pas des chanteuses telles que Régine. Quel était le contexte de l’enregistrement de votre chanson, en 1998 ?

    Larusso : Je suis partie dans un studio d’enregistrement. J’ai fait Je survivrai en voix témoin [reprise d’ « I Will Survive » de Gloria Gaynor, Ndlr]. Puis, le propriétaire du studio me fait écouter « Tu oublieras » par Régine. Je n’aime pas. Il me dit : « Tu es complètement folle, ce titre est magnifique. » Ensuite, il me fait écouter une version de ce morceau par Jeane Manson. Je n’aime pas non plus. Ce n’est pas mon délire. Je le laisse trois mois dans un placard et le fais écouter à une copine. Elle se met à pleurer et me convainc. Et puis, ça ne me coûtait rien d’aller au studio et de l’enregistrer. Heureusement que j’y suis allée.

    « I Will Forget », « I Will Survive » sont des tubes funk et disco. À quel point cette musique vous a-t-elle bercée ?

    Larusso : C’est ma base. Je suis ce qu’on appelle une enfant Michael Jackson, mais aussi une enfant de la soul et de la funk à travers mon père. Et l’héritage de ma mère, c’est la musique française style Cloclo, Aznavour, Gilbert Montagné. J’ai baigné là-dedans.

    Ce fil funk se retrouve dans votre discographie, notamment en 2012, lorsque vous avez travaillé avec le rappeur de Cypress Hill, B Real, sur « Untouchable ». Comment une telle rencontre a pu se produire ?

    Larusso : C’est grâce à Charly, de Charly et Lulu. Je l’appelle et lui dis que je viens de terminer un album et qu’il faut que je le fasse mixer. Il me parle de Richard « Segal » Huredia qui est partant [ingénieur du son et mixeur de certains albums de Dr Dre, Eminem ou encore Outkast]. On part à Los Angeles, écoute « Untouchable » et se demande pourquoi il y a des parties vides à certains moments de la chanson. Il me dit : « Louis [le prénom de B-Real] a aimé ton morceau et veut le faire avec toi. » B-Real, quand même. Le lendemain, on était en studio. On est rentré en France, on a sorti le truc. Une bonne partie des gens, surtout du métier, ont été très méchants en disant que c’était un arrangement entre maisons de disques ou un piston. Cela m’a beaucoup déçue, alors que c’était juste une histoire d’amitié et un coup de cœur. Richard « Segal » Huredia a mixé tout l’album. Mais je ne l’ai pas sorti. Ça m’a épuisée et dégoûtée. J’ai pété un plomb.

    Même si vous avez participé ces dernières années à des émissions comme « Mask singer », vous cultivez une relative discrétion. Pourtant, votre lien avec vos fans semble indéfectible…

    Larusso : Car j’ai grandi avec les gens. Quand je suis arrivée dans l’industrie musicale, j’étais toute gamine. Ils ont donc le sentiment que je suis la bonne copine. Ensuite, mon côté authentique, dans le sens où je n’essaie pas de me donner un genre ou de plaire à tout prix, ça joue également. Les gens voient bien que je suis juste une chanteuse, que je ne me prends pas la tête.

    Vous le disiez, vous étiez très jeune quand vous avez cartonné avec « Tu m’oublieras ». Est-ce qu’à titre musical, vous êtes nostalgique de cette époque ?

    Larusso : Bien sûr. Car l’offre musicale était bien plus variée qu’aujourd’hui. À l’époque, on allumait la radio, on entendait du rap, du RnB, de la variété française, des grandes voix, des morceaux d’été, du reggae, de la pop, du rock. Aujourd’hui, il y a plutôt des couleurs, dont il faut suivre les codes.

    On assiste actuellement à un retour en force des inspirations funk et soul. Qu’est-ce que cela vous inspire ?

    Larusso : J’en suis ravie. À partir du moment où les gens retournent à la source, ça ne peut que m’aller. La funk, la soul : là où on avait des musiciens qui jouaient avec nous et pas juste des machines.

    Propos recueillis par Philippe Amsellem

    www.lakermesse.fr/la-seyne-sur-mer

  • La tournée d’été La Marseillaise célèbre Michel Berger à Septèmes-les-Vallons

    La tournée d’été La Marseillaise célèbre Michel Berger à Septèmes-les-Vallons

    « On fait un panorama des musiques de Michel Berger extraites de ses albums studio, live, et de celles qu’il a écrites pour d’autres aussi », explique Arnaud de Maria, chanteur-pianiste, fan de Michel Berger depuis son plus jeune âge. Le groupe Tribute à Michel Berger se produira à Septèmes-les-Vallons à 21h40, ce 26 juillet. Au cours de la même soirée, l’humoriste Kamel montera sur scène à partir de 20h45, tandis que le DJ Herbie Lite prendra le relais à partir de 23h.

    Michel Berger, mort brutalement en 1992, est un « précurseur », « le créateur du premier opéra-rock », Starmania, rappelle Arnaud de Maria. Accompagné de son groupe, avec Emmanuel Castets à la guitare, Christophe Touzier au clavier, Bruno Perez à la basse, Wilfrid Soliwada à la batterie et Philippe Gambini comme ingénieur du son, il compte bien mettre en avant sa « passion musicale » pour cet artiste, « pilier de la musique française ».

    Immersion

    « Pour moi, “Quelques mots d’amour” est l’un de ses chefs-d’œuvre », atteste Arnaud de Maria. Enregistrée sur le cinquième album de Michel Berger, Beauséjour, en 1980, cette chanson évoque la solitude amoureuse. Ce qui marque le plus le chanteur-pianiste du tribute à Michel Berger, c’est « l’harmonie musicale qui en ressort ».

    Les concerts rendant hommage à des artistes permettent de « se tourner vers le passé, quand l’avenir n’est pas très rose », juge Arnaud de Maria. D’après lui, lorsque l’hommage est bien fait, « les gens sont en immersion, ils demandent des photos, on signe des autographes, comme si on était le chanteur lui-même ». En jouant sur la nostalgie, le public se réunit autour de la musique. « ça fait du bien aux gens », réagit-il.

    Le concert Tribute à Michel Berger ne sera pas le seul spectacle hommage de la tournée d’été La Marseillaise. Lundi 3 août, à l’Estaque, le groupe Fahrenheit rendra hommage aux musiques des années 80, MagicQueen interprétera des chansons du groupe Queen le 12 août à Martigues, et Get the Beatles Back se produira le vendredi 28 août, à Marseille.

    Gabrielle Cartellier

    Dimanche dès 20h, parking du Vallon du Maire, à Septèmes-les-Vallons. Entrée gratuite.

  • Pop, rap et chanson française à Martigues

    Pop, rap et chanson française à Martigues

    Le Martigues Summer festiv’halle pose ses valises sur l’esplanade de la Halle pour sa 8e édition. Sur la rive du canal de Caronte, trois soirées de concerts à ciel ouvert qui « attirent chaque année un public toujours plus large et intergénérationnel », affirme son organisateur, Sud Concerts.

    Un grand spectre attisé par une programmation qui s’élancera ce vendredi 24 juillet par une affiche aux accents pop. Un plateau féminin matérialisé par Styleto, chanteuse ayant émergé sur YouTube il y a une quinzaine d’années et récemment à l’origine d’un premier album intitulé Fille lacrymale, puis Helena, elle aussi auteur d’un premier opus du nom d’Hélé.

    Intergénérationnel

    Le lendemain, charge à Black M de prendre le relais. Depuis sa révélation au sein du groupe Sexion d’assaut à la fin des années 2000, le rappeur parisien poursuit sa carrière en solo, « marquée par son style musical entre hits populaires, titres techniques, nostalgiques et avant-gardistes », résume-t-on du côté de Sud Concerts. C’est à Jean-Louis Aubert que reviendra la tâche de clore la 8e édition du Martigues Summer Festiv’Halle, dimanche 26 juillet.

    L’ancien leader du groupe Téléphone, 71 ans au compteur, est programmé pour un « moment fort et fédérateur », des tubes tels que « Locataire » ou « Juste une illusion » dans la besace.

    Web : martigues-summerfestivhalle.com

  • [C’est l’été] Concert à Cavalaire

    [C’est l’été] Concert à Cavalaire

    Révélée par son interprétation du rôle d’Esmeralda dans la comédie musicale à succès Notre-Dame de Paris et par le duo Vivo per lei avec le ténor italien Andrea Bocelli, elle est devenue la chanteuse préférée des Français en 2001.

    à partir de 21h30.

    Gratuit.

  • [C’est l’été] Lecture : « Avec Calme & Amour », de Gérard Daguerre

    [C’est l’été] Lecture : « Avec Calme & Amour », de Gérard Daguerre

    Vous les connaissez tous, mais savez-vous que, derrière eux, se cache le bayonnais Gérard Daguerre, pianiste de l’ombre, mis aujourd’hui en lumière ? Ainsi que nous le signale l’incontournable Laurence Caracalla, le cours de la vie de cet enfant prodige, devenu homme est « un destin comme il en existe peu ». Écoutez-le vous parler de ses rencontres inattendues, vous raconter des anecdotes attendrissantes et surprenantes.
    Captivant.

    Editions La Table Ronde, 19 euros

  • Julien Clerc et Blandine lancent l’Été marseillais

    Julien Clerc et Blandine lancent l’Été marseillais

    Rendez-vous incontournables de l’Été marseillais, les concerts de la scène sur l’eau rythmeront à nouveau cette édition 2026 à partir de ce vendredi soir. C’est un artiste qui a la préférence de toutes les générations depuis 50 ans qui ouvre le bal, Julien Clerc. L’icône de la chanson française a repris les routes de France, et a choisi la scène sur l’eau de l’Été marseillais pour aller à la rencontre de son public. Les Marseillaises et Marseillais de tout âge pourront ainsi venir partager un moment d’émotion et de musique entre amis ou en famille, chanter à tue-tête des musiques qui sonnent comme les bandes originales de la vie de tant de Françaises et Français. Il se produira sur la scène sur l’eau à partir de 21h30.

    Une kyrielle d’invités

    Julien Clerc sera accompagné d’un jeune talent provençal, Blandine, qui a composé ses premières mélodies sur les touches du piano du conservatoire d’Aix-en-Provence, et qui propose des musiques envoûtantes. Blandine partage sa magie et son magnétisme avec des arrangements délicats et des mélodies envoûtantes. Habitants et touristes sont invités à découvrir ce jeune talent dès 20h30.

    Et la Ville promet un été haut en couleur avec une kyrielle d’artistes invités sur cette même scène sur l’eau, avec notamment Yelle et le Show de la Pride dès ce samedi 4 juillet, puis l’iconoclaste Sébastien Tellier, le 10 juillet, les dignes représentants de la French Touch Cassius seront sur scène le lendemain, le 11 juillet, Folamour le 17 juillet ou encore DJ Kore le 18 de ce mois.

    Concert d’ouverture de l’Été marseillais de Julien Clerc et Blandine, à la scène sur l’eau, sur le Vieux-Port à partir de 20h30

  • Fernande, vitrine de la chanson française actuelle

    Fernande, vitrine de la chanson française actuelle

    Pour cette 24e édition le festival revendique encore cette année une programmation tournée vers la transmission. Du 22 au 26 juin, le Théâtre de la Mer accueillera Julien Clerc, Benjamin Biolay, Sébastien Tellier ou encore Jeanne Cherhal. Ils partageront l’affiche avec plusieurs artistes émergents comme Solann, Sam Sauvage ou Coline Rio, tandis que Makja, Archipol et Les Sans Pattes assureront les premières parties.

    Brassens, l’ADN du festival

    Cette édition porte une attention particulière à la jeunesse et aux artistes féminines, à l’image de Sam Sauvage et Solann, tous deux sacrés aux dernières Victoires de la Musique. Le festival veut avant tout créer un dialogue entre les générations : « Artistes confirmés et jeunes talents se croiseront sur la scène », soulignent les organisateurs.

    Le festival, qui doit son nom à une chanson de Georges Brassens, revendique depuis plus de vingt ans son héritage. Il donne ainsi rendez-vous chaque été aux amoureux de la chanson française dans toute sa diversité.

    amelia siapo

    * Du 22 au 26 juin 2026 à 21h au Théâtre de la Mer, à Sète. Réservations sur festival-fernande.com ou tourisme-sete.com.

  • Barjac m’en chante : un festival toujours plus ouvert

    Barjac m’en chante : un festival toujours plus ouvert

    Toujours soutenu par les collectivités, Barjac m’en chante porte la chanson française dans le nord du Gard. Dans un contexte où la culture est attaquée par les mairies d’extrême droite et où les subventions fondent comme neige au soleil dans de nombreux départements, le festival garde son identité et revendique sa capacité à ouvrir les consciences. « J’ai vraiment la chance d’être dans un endroit très privilégié car on est très soutenus par nos tutelles publiques. Par les temps qui courent, c’est assez rare », confirme Julie Berthon, directrice artistique du festival. « Maintenant, il faut que nous arrivions à donner envie au public de venir, de susciter la curiosité, de bien montrer que ce n’est pas un festival qu’on fait entre nous. La chanson est un vecteur populaire donc il faut franchir le premier pas pour ceux qui ne connaissent pas, et à coup sûr, ils reviendront. »

    Pour confirmer ce pari cette année, Julie Berthon s’est appuyée sur une programmation toujours aussi riche avec 30 concerts prévus tout en gardant les changements opérés ces dernières années qui ont bien fonctionné comme la dernière journée organisée exclusivement sous le chapiteau avec un concert surprise suivi d’un concert debout.

    Une édition féminine

    Côté programmation, c’est donc Vincent Dedienne qui ouvrira la première soirée samedi 25 juillet. L’acteur et humoriste, vainqueur de deux Molières de l’humour pour ses spectacles, s’est en effet essayé à la chanson en sortant un album l’an dernier intitulé Un lendemain soir de gala. « La démarche de Vincent Dedienne s’inscrit parfaitement dans l’histoire de Barjac m’en chante. Avec lui, la chanson a plein d’affinités avec le théâtre, avec l’écriture, avec la poésie. Cela montre aussi qu’il n’y a pas de frontières et que la chanson, c’est un moyen d’expression comme un autre. Vincent Dedienne parle beaucoup entre les chansons en y emmenant tout son savoir-faire d’homme de théâtre », précise Julie Berthon. Pour cette soirée d’ouverture, il sera accompagné de l’autrice compositrice et bassiste franco-québécoise, Marion Cousineau, qui allie chanson et slam.

    La directrice artistique du festival est aussi très fière pour cette 31e édition d’avoir pu composer une « programmation féminine » : « Il y avait la volonté d’arriver au moins à la parité concernant les artistes principaux. Mais l’équilibre homme-femme chez les musiciens est une catastrophe. Les femmes sont encore nettement minoritaires et ça va encore mettre des années avant que les musiciennes se sentent légitimes. »

    Lundi 27 juillet, Romain Didier, un habitué du festival, partagera la scène avec Alissa Wenz, « une chanteuse que j’aime beaucoup », reconnaît Julie Berthon. « Elle est aussi autrice, puisqu’elle a déjà écrit deux romans, dont un qui est paru assez récemment et que je conseille à tout le monde, qui s’appelle “Le désir dans la cage” ». La veille, Nicolas Moreau propose un spectacle original en reprenant les chansons les plus populaires du cinéma.

    Mardi 28 juillet, c’est au tour d’Hélène Piris d’occuper l’espace Jean-Ferrat, pour un spectacle engagé qui révèle l’absurdité de notre monde ultra-libéral et capitaliste. Cette critique se poursuivra avec le groupe « Les Goguettes, en trio mais à quatre », qui s’est fait connaître sur internet avec des reprises très politiques. Le 29, le double plateau accueillera l’univers musical et poétique de Louise O’sman puis le groupe Bonbon Vaudou, qui chante en français et en créole. « C’est une petite entorse mais on reste dans la francophonie. Je suis vraiment très contente qu’on ouvre tous nos oreilles à ces chansons », explique Julie Berthon.

    En plus de cette programmation d’artistes connus et reconnus, dix artistes « découverte » joueront sous le chapiteau durant les six jours du festival avec des styles éclectiques comme le slam de Lémofil ou la pop de Melba (les deux programmés le mercredi 29 juillet). Trois spectacles jeunes publics auront aussi lieu dans la salle Anne-Sylvestre de l’école municipale.