Tag: Chambre de commerce et de l’industrie

  • Aurore Bergé en soutien implicite à Anaïs Hausmann

    Aurore Bergé en soutien implicite à Anaïs Hausmann

    Au lendemain, de la venue à Gordes de Gérard Larcher, président du Sénat en soutien de la liste de Jean-Baptiste Blanc (LR), un autre déplacement de poids était à Avignon ce vendredi midi. Aurore Bergé, ministre déléguée à l’égalité femmes-hommes et la lutte contre les discriminations, était la toute première invitée de Femmes de territoire. Un cercle de réseau féminin, co-présidée par Anaïs Hausmann, adjointe et compagne du maire Olivier Galzi (DVD), avec Emmanuelle Sokolowski, élue en charge de l’entrepreneuriat, de l’égalité et à la lutte contre les discriminations. Pour l’heure, les premières venues traduisent un entre-soi galziste avec donc sa compagne, plusieurs élues de sa majorité, sa fille ou encore la compagne de son directeur de cabinet.

    Mais vendredi, une quarantaine d’invitées étaient présentes, à l’instar de Carole Normani, ex-élue à Orange ou Anne Benedetti, nouvelle présidente de la chambre de commerce et d’industrie 84. Aurore Bergé a longtemps évoqué son parcours de femme politique puis répondu à quelques questions. « Pendant longtemps, ces lieux de cooptation ont été masculins, que ce soit dans le monde politique et économique, les femmes doivent s’autoriser d’avoir un espace de réseau », défend la ministre, fière de « marrainer » Femmes de territoire.

    À un mois des sénatoriales, le calendrier interroge. Questionnée et relancée à plusieurs reprises, Aurore Bergé se garde bien d’assurer et d’assumer un franc soutien à Anaïs Hausmann. « Elle n’en a pas besoin, ce n’est pas à moi de la coopter, les élus locaux détestent qu’on leur donne des consignes de vote », répond la ministre avant toutefois de louer « le renouvellement qu’elle inspire » et le « besoin de plusieurs voix qui puissent exister ». Seul coup de canif porté, une « mise en garde » adressé au vote RN qui amènerait « un parlementaire isolé au Sénat et sur le territoire ».

    « Sa venue n’a pas de lien avec la campagne », martèle Anaïs Hausmann, qui refusera toute question sur le sujet. Pourtant Aurore Bergé a évoqué le renouveau en politique qui ferait résonance avec le Bon sens des territoires. « Je veux scinder les deux univers », n’en démord pas la candidate, dont la liste serait quasi finalisée. Le dépôt des candidatures se fera entre le 7 et 11 septembre.

  • La liquidation du Grand prix du Castellet traîne encore

    La liquidation du Grand prix du Castellet traîne encore

    Plus de deux ans après la dissolution, par un arrêté préfectoral du 1er mars 2024, du groupement d’intérêt public (GIP) du Castellet, sa liquidation n’est toujours pas achevée. Ce mercredi, le GIP a donc de nouveau lancé un marché public pour trouver un liquidateur judiciaire, après déjà deux renouvellements successifs. Si l’essentiel des actifs a été cédé, « une dette fournisseurs très importante subsiste, dont le règlement est conditionné au versement d’avances par les collectivités membres des fonds nécessaires », alerte le cahier des charges.

    Malgré un accord partiel, « des différends existent au sein des membres du groupement qui n’ont pas permis à ce jour une extinction de la dette totale », alors même que le taux des intérêts moratoires « obère la dette de façon très significative chaque mois, rendant urgente une fin de liquidation ». Des nombreux contentieux sont ainsi en cours, dont certains « engagés par des membres du Groupement eux-mêmes » – le Département du Var et la Métropole de Toulon -, et s’y ajoute un contrôle de TVA également en cours. Le 23 juin dernier, la chambre régionale des comptes avait épinglé sa gestion, avec 103 millions d’euros de dépenses publiques pour organiser quatre épreuves de Formule 1 « sans que les retombées économiques soient avérées ».

    « Pouvoirs

    les plus étendus »

    Au 30 juin 2025, la dette de ce grand prix impulsé en 2017 par l’ex-président du conseil régional Christian Estrosi (Hor.) s’élevait à 35,7 millions d’euros que doivent notamment éponger la Chambre de commerce et d’industrie du Var et les collectivités locales, mais aussi les Métropoles de Nice et Aix-Marseille, le Département des Bouches-du-Rhône, la CCI régionale. « Le liquidateur sera investi des pouvoirs les plus étendus », indique le cahier des charges, avec une mission d’une durée prévue de neuf mois renouvelable deux mois.

  • Anne Benedetti élue à la tête de la CCI du Vaucluse

    Anne Benedetti élue à la tête de la CCI du Vaucluse

    Une mandature de transition, la prochaine élection se tenant à l’automne 2027. À la tête de la seule liste en lice, elle succède à Gilbert Marcelli. Fin janvier, le préfet de région avait pris un arrêté pour dissoudre l’assemblée générale et le bureau de la CCI 84, ainsi que pour nommer une commission provisoire, suite à la démission de 22 des 33 membres de l’assemblée. Une nouvelle élection dont se réjouit le Medef, qui soutenait la candidate. « Par leur expérience, leur connaissance du territoire et leur volonté d’agir, ils disposent de tous les atouts pour contribuer à la relance de la CCI et accompagner les entreprises dans les défis économiques à venir », écrit l’organisation. Une nouvelle assemblée consulaire va être intronisée dans les prochaines semaines.

  • Une seule liste pour redorer le blason de la CCI du Vaucluse

    Une seule liste pour redorer le blason de la CCI du Vaucluse

    Depuis plusieurs années, la Chambre de commerce et d’industrie de Vaucluse (CCI 84) fait davantage parler d’elle pour ses déboires, faits de mises sous tutelles successives et problèmes de gouvernance, que pour ses missions d’aides aux entreprises. « On a peut-être besoin d’un exorciseur », ironise-t-on, ce jeudi, au moment de présenter la seule liste en lice pour reprendre la gouvernance, vacante depuis la démission du bureau et la mise sous tutelle par la préfecture, fin janvier.

    Portée par Anne Benedetti, la liste est soutenue par le Medef et l’U2P [union des entreprises de proximité] et se présente aux quelque 30 000 électeurs recensés amenés à voter – par papier – entre le 29 juin et 10 juillet. Un décompte tronqué qui s’arrête en 2021, année de la dernière élection, les futurs élus n’étant là que de manière transitoire pour achever la mandature jusqu’à l’automne 2027.

    « On a eu très peu de temps pour monter la liste, un mois et demi, alors qu’il faut un an d’habitude », campe Annie Benedetti, qui siège aussi à la Fédération des bâtiments et travaux publics, fière « d’avoir réussi l’union ». Toutefois, la CPME [petites et moyennes entreprises] n’est pas représentée. « Il y a eu un récent changement de gouvernance à la CPME [Denis Duchêne] pour qui c’était difficile d’être présent, il avait du mal à être partout », justifie Roland Paul, président du Medef Vaucluse et patron de l’entreprise GSE, hôte du point presse.

    « Allez voter, il nous faut une légitimité, que l’on soit reconnus pour fédérer et unir les forces vives », tente de convaincre Anne Benedetti, alors que ce type d’élection n’a mobilisé que 7,27% des votants en 2021 et risque d’être historiquement faible dans le contexte estival et de chambre transitoire. « Il faut nous aider à redorer le blason du territoire », abonde Nordine Saihi, président de l’U2P et seul, avec William Baud, à avoir déjà été élu parmi les 32 candidats. La future nouvelle équipe ne s’en cache pas, l’année de mandat sera consacrée « à gérer les affaires courantes, apprendre à se connaître et préparer une feuille de route », concède Roland Paul.

    Fini l’aéroport et le Quai des saveurs

    « On compte prendre nos marques, connaître les rouages de la CCI et mettre en place des moyens pour que les décisions prises soient des demandes des entreprises et non quelque chose fait en chambre », poursuit le patron du Medef qui précise que 70% des entreprises en Vaucluse ne comptent aucun salarié. Anne Benedetti trace toutefois un chantier : celui de la transmission d’entreprise : « 56% des chefs d’entreprise en Vaucluse ont plus de 60 ans [contre 41% au national], c’est un gros sujet dans les années à venir », se projette-t-elle.

    Parmi les dossiers, celui de l’aéroport qui a pris son envol sans la CCI. Jusque-là, la chambre gérait l’infrastructure via une société dédiée en délégation de service public pour la Région. « On aurait aimé que sa gestion reste ici, mais les dés sont jetés », regrette Roland Paul, la CCI n’ayant pu déposer un dossier pour renouveler la DSP. Autre sujet épineux, le Quai des saveurs. Le restaurant du parvis de la gare centre, géré par la CCI, est en redressement judiciaire et a fermé ses portes dans l’attente d’un repreneur. Une audience est prévue en juillet.

  • À Avignon, le resto de la CCI en redressement judiciaire

    À Avignon, le resto de la CCI en redressement judiciaire

    « On est peut-être plus de 300 aujourd’hui, qu’est-ce qu’on peut souhaiter ? Que l’on soit 300 tous les jours. » En décembre 2024, tout sourire, Gilbert Marcelli, président de la chambre de commerce et d’industrie de Vaucluse (CCI 84), témoigne de son optimisme lors de l’inauguration du Quai des saveurs. Des propos qui, aujourd’hui, prennent une amère saveur : le restaurant, géré par la CCI, a en effet été placé en redressement judiciaire le 7 mai, révèle L’Écho du mardi. Le tribunal des affaires économiques d’Avignon mentionne que le Quai des saveurs s’est déclaré en cessation de paiements le 24 avril.

    Sur place, ce mercredi midi, la directrice d’exploitation Sophie Ledoux, s’est refusée à tout commentaire, confirmant simplement l’information, mais aussi le départ, à la fin du mois, du jeune chef, Saïd Soumaila. Ce dernier, primé aux Worldskills et formé à l’école hôtelière d’Avignon, était l’une des figures de proue du projet. Le second de cuisine, Naël Tamghart, également formé à l’école hôtelière avignonnaise, distingué en septembre dernier aux Worldskills, avait déjà quitté les rangs fin 2025. La structure compte sept salariés, aujourd’hui dans l’expectative.

    Les yeux plus gros que

    le ventre ?

    Précisons que le Quai des saveurs est loin d’avoir baissé le rideau et reste ouvert, du mardi au samedi. Malgré un emplacement idéal, en sortie de gare en face de l’entrée des remparts, une capacité de 60 couverts et une terrasse de 100 m2, le restaurant bistronomique, ayant pour vocation le savoir-faire et les produits locaux, n’a jamais su trouver un public suffisant. La CCI a-t-elle donc eu les yeux plus gros que le ventre pour ce projet dont les travaux ont nécessité 1,3 million d’euros ? La question est criante à l’heure où la CCI a été mise sous tutelle, fin janvier, suite à une crise de gouvernance. Et dont le sujet Quai de saveurs, pourtant initialement largement approuvé en interne, est remonté parmi les griefs de gestion. Le fait que la CCI se positionne pour gérer cet établissement avait fait grincer des dents parmi les restaurateurs locaux ou bien encore la CPME (Confédération des petites et moyennes entreprises).

    D’après L’Echo du mardi, le restaurant affiche un passif d’un million d’euros que la tutelle actuellement en place à la CCI – dans l’attente d’élections du 29 juin au 10 juillet – ne peut éponger. La chambre avait été retenue pour gérer ce restaurant vitrine à la suite d’un appel à projets lancé par la SNCF.

  • Une opération pour aider les commerces désertés dans les Alpes-de-Haute-Provence

    Une opération pour aider les commerces désertés dans les Alpes-de-Haute-Provence

    Digne-les-Bains, Manosque, Sisteron, Valensole… Dans ces communes bas-alpines, 300 commerçants vont participer au Printemps du commerce, de mardi à samedi, ce qui doit permettre d’attirer de la clientèle, alors que les centres-villes sont souvent désertés. L’idée est de « mettre en valeur les commerces de proximité et créer du trafic, de la clientèle », explique Christophe Barrière, président de la CCI.

    Dans un contexte d’élections municipales, la CCI veut aussi « lancer un appel aux maires car les centres-villes sont en souffrance, notamment à cause du développement du e-commerce », déplore Jean-Pierre Pradalier, vice-président de la CCI en charge du commerce. « Les centres-villes ont besoin que les élus du territoire soient à leurs côtés. » Il rappelle les conditions difficiles dans lesquelles exercent les commerçants de proximité : « 40% se rémunèrent moins que le Smic, ils travaillent plus de 35 heures et prennent des risques. » Le vice-président en charge du commerce interpelle également sur la pyramide des âges : beaucoup de commerçants sont âgés, proches de la retraite et ont besoin de transmission.

    Pendant les cinq jours de l’opération, les commerçants participants vont proposer des animations, des promotions, des bons d’achat ou encore des tombolas dont les bénéfices seront reversés à des associations. C’est le cas à Manosque, où Agnès Gardiol, secrétaire de l’office des commerçants et artisans manosquins, organise avec les commerçants « une tombola au profit des soins palliatifs », explique-t-elle à La Marseillaise. Les fonds récoltés seront reversés à l’association Souffle de vie.

    « Combler les trous »

    La CCI a choisi d’organiser cette opération au mois de mars car c’est une période creuse où il y a « très peu d’activité commerciale », précise Jean-Pierre Pradalier. L’idée est ainsi de « combler les trous ». Des décorations permettront d’identifier les commerces participants. « On essaye de faire en sorte que ce soit relayé pour que résonne cette idée de faire vivre les commerces de proximité », avance le vice-président en charge du commerce.

    « Tout ce qui fait vivre la ville est important, il faut qu’on fasse venir du monde en ville » se réjouit Sandrine Brun, commerçante à Manosque depuis 42 ans qui participe à l’opération. « C’est compliqué partout, les gens consomment moins », constate Agnès Gardiol, venue dans son commerce pour lui apporter son kit de décorations.

    Jérôme Pelissier, directeur de l’agence de Manosque du Crédit Agricole, partenaire de l’opération, insiste : « Les cœurs de nos centres-villes doivent battre. » Certaines unions commerciales prévoient des jongleurs, des magiciens, des festivités ou encore des actions caritatives pour attirer le public dans le cadre de cette opération, qui coûte « entre 25 000 et 30 000 euros » à la CCI, avec le soutien du Crédit Agricole. Des maroquineries, des restaurateurs, des fleuristes ou encore des coiffeurs participeront.

    À Barcelonnette, l’association de commerçants prévoit notamment des jeux de société, un défilé de mode et une déambulation musicale.

    Du 24 au 28 mars à Digne-les-Bains, Manosque, Sisteron, Barcelonnette, Pierrevert et Valensole. Programme à retrouver sur le site leprintempsducommerce.digne.cci.fr

  • La Chambre de commerce de Vaucluse mise sous tutelle par la Préfecture

    La Chambre de commerce de Vaucluse mise sous tutelle par la Préfecture

    Finalement, c’était loin d’être « un non événement ». Un terme employé, fin août, par Gilbert Marcelli, président de la chambre de commerce et d’industrie de Vaucluse (CCI 84), lorsque la préfecture de Région avait placé sous tutelle provisoire l’institution consulaire. À l’époque, 4 des 7 membres du bureau avaient démissionné mais le président avait sauvé sa peau en étant réélu confortablement un mois plus tard. Le répit a été de très courte durée.

    Vendredi dernier, le préfet de Région a pris un nouvel arrêté, bien plus lourd de conséquences que celui d’il y a plus de cinq mois : la dissolution de l’assemblée générale et du bureau de la CCI 84 et la nomination d’une commission provisoire, consécutifs aux « dysfonctionnements dans la gouvernance ». En cause encore, « la démission de 22 de ses membres [sur 33] entre le 10 décembre et le 7 janvier », peut-on lire dans l’arrêté. « Dans l’attente de l’installation de la nouvelle assemblée générale et d’un nouveau bureau, résultant d’élections qui seront prévues sous six mois, il est créé une commission provisoire chargée d’expédier les affaires courantes », précise le texte.

    Celle-ci est composée de quatre membres : Stéphane Paglia, président de la CCI du Pays d’Arles et membre de la CCI Paca qui est désigné président et ordonnateur. Mais aussi de Daniel Margot, président de la CCI Paca. Et enfin de deux frais ex-membres de la CCI 84, Richard Hémin et Cédric Ribeiro, celui-ci officiant comme trésorier. « Il faut que ce mauvais chapitre du livre de la CCI de Vaucluse se referme car il n’y a que des perdants », se désolait Daniel Margot, dans La Provence il y a dix jours. Un chapitre qui se répète pourtant puisqu’une tutelle s’est déjà éternisée 30 mois entre 2018 et 2020 pour des problèmes de gouvernance. Mais à l’époque, les élus venaient de listes opposées. Or, aujourd’hui tous les démissionnaires sont issus du même projet né de l’élection de 2021.

    Friture sur la ligne entre président et directeur

    Comme au cœur de l’été, les griefs à l’encontre du président Gilbert Marcelli restent d’actualité. Notamment deux dossiers de fond sur lesquels la CCI s’est impliquée et mouillée financièrement : le rachat du centre de formation Nextech à la barre du tribunal en novembre 2024 pour 3,9 millions d’euros et l’ouverture du restaurant Le Quai des saveurs sur le parvis de la gare centre d’Avignon. Ouvert il y a un peu plus d’un an, le restaurant accuse un lourd déficit (-600 000 euros la première année). Des orientations qui ont pourtant toutes été validées majoritairement par la CCI.

    Mais au-delà de ces sujets, c’est la gouvernance Marcelli qui est en cause, où son management est perçu comme autoritaire et brutal. Nos confrères de La Provence et de l’Echo du Mardi ont documenté une fronde interne contre le président, aujourd’hui en conflit avec son directeur Tomas Redondo alors que les deux étaient jusqu’ici très proches. Selon L’Écho du Mardi, une procédure de licenciement est en cours contre le directeur général pour motif disciplinaire. « La mise sous tutelle, c’est contre productif et déstabilisant pour le département », constatait Gilbert Marcelli dans La Provence. À l’heure où entre autres la CCI risque de perdre la gestion de l’aéroport d’Avignon -la délégation de service public confiée par la Région arrive à terme fin 2026-, cette crise est un mauvais signal pour les acteurs économiques locaux. Sans oublier la centaine de salariés plongés dans le flou.

  • Gilbert Marcelli reconduit à la présidence de la CCI

    Gilbert Marcelli reconduit à la présidence de la CCI

    Fin de tutelle renforcée à la Chambre de commerce et d’industrie de Vaucluse (CCI 84). L’institution consulaire avait vu sa gestion des affaires être provisoirement confiée par la préfecture de région aux bons soins des services de l’État (notre édition du 21/08), suite à une vague de démissions au sein du bureau. Et ce, le temps qu’une nouvelle assemblée générale se réunisse pour élire un nouveau bureau et président. Celle-ci s’est tenue ce mardi soir et a confirmé Gilbert Marcelli dans ses fonctions, à l’issue d’un vote qui l’opposait au secrétaire démissionnaire, Bruno Delorme.

    Le président sortant a été confortablement réélu à main levée par les 33 élus, récoltant plus du double des suffrages de son concurrent, à la tête d’un groupe de BTP (21 à 9 pour Gilbert Marcelli et 2 abstentions). Sébastien Maggi, secrétaire général adjoint de la préfecture, était notamment présent pour procéder ensuite à l’installation du nouveau bureau. Qui est profondément renouvelé. Des sept membres initiaux, seuls demeurent Gilbert Marcelli et Dominique Damiano, qui reste vice-président. Les nouveaux entrants sont : Florence Duprat (vice-présidente), à la tête d’un cabinet d’ingénierie sociale et qui fut éphémère présidente de Nextech avant son rachat par la CCI ; François Granjon de Lépiney (trésorier), du cabinet d’audit KPMG ; Roselyne Macario (trésorière adjointe), dirigeante d’une société de fabrication de portes et fenêtres ; Eugène Hermitte (secrétaire), fleuriste à Pertuis ; Thierry Clota (secrétaire adjoint), directeur de Provence taxis.

    « Les échanges ont été très corrects, il faut être attentif aux gens qui ont élevé la voix, on vient tous de milieux très différents, il y a eu un creux de vague, à nous de trouver des rééquilibrages et aboutir à un consensus de travail », expose Dominique Damiano. Malgré des griefs sur des orientations prises et un fonctionnement trop vertical, la gouvernance de la CCI est donc confirmée a priori jusqu’à la fin du mandat en 2027. La chambre s’évite une nouvelle crise, après de longues tutelles en 2018 ou 2021.

  • Vers un maintien de Gilbert Marcelli à la tête de la CCI ?

    Vers un maintien de Gilbert Marcelli à la tête de la CCI ?

    La prudence reste de mise eu égard à la gouvernance tourmentée de la chambre de commerce et d’industrie de Vaucluse (CCI 84) depuis plusieurs années. Mais, sauf surprise, Gilbert Marcelli devrait être reconduit ce mardi à la présidence de l’institution à l’issue d’une assemblée générale spécialement dédiée à la question de l’élection du nouveau bureau et président. Un épilogue qui doit mettre fin à la mise sous tutelle renforcée temporaire, décidée par la préfecture de région il y a un mois (notre édition du 21 août).

    Début août, deux nouveaux membres du bureau avaient présenté leur démission, portant à 4 sur 7 le nombre de départs. Une vacance majoritaire qui avait donc entraîné la mise sous tutelle et la nécessité « de procéder à une nouvelle élection de l’ensemble du bureau de la CCI au plus tard dans les deux mois », notait alors la Préfecture. Cette élection se tient donc à partir de 18h ce mardi dans les locaux de la CCI 84, à Avignon. « Un non-événement », nous confiait Gilbert Marcelli en août, au moment de la mise sous tutelle, surjouant un peu la confiance en vue d’une réélection.

    Un concurrent en béton ?

    Certes, selon nos informations, il part favori du scrutin. Ce qui ne semblait pas gagné d’avance il y a quelques semaines. Au final, seul Bruno Delorme, secrétaire de la CCI et premier démissionnaire du bureau il y a un an et demi, devrait se présenter face à Gilbert Marcelli. Rappelons que les deux sont issus de la même liste qui a remporté les élections en 2021 et du même collège, celui de l’industrie. Bruno Delorme est à la tête d’un gros groupe de BTP et transports (carrières, centrales à béton…). Un temps pressentie, la candidature de la vice-présidente Catherine Panattoni ne devrait pas à aboutir. « Elle devrait se rallier de nouveau à Gilbert Marcelli », glisse un élu.

    « Il y a 70% de chances que Gilbert Marcelli soit réélu », indique Richard Hémin, trésorier adjoint, dernier démissionnaire, qui fera valoir ses griefs « sur la gestion et le fonctionnement » ce mardi soir. Dominique Damiano, vice-président de la CCI 84, laisse aussi entendre que le président sortant sera reconduit. « Certains ont mal vécu quelques situations, il y a peut-être un rééquilibrage à opérer mais plein de beaux chantiers ont été lancés », assure-t-il. « Au sein de l’U2P [union des entreprises de proximité, Ndlr], on doit déterminer ce soir [lundi] qui l’on soutient », poursuit Dominique Damiano. Le président de l’U2P, Nordine Saihi, était aussi secrétaire adjoint de la CCI et démissionnaire en août « pour raisons personnelles », selon Gilbert Marcelli. La mandature actuelle de la CCI doit s’achever en 2027.