« Les hibakushas nous ont laissés face à une responsabilité historique implacable », déclare Michel Dolot, porte-parole du Mouvement de la paix 13 ce jeudi soir devant le monument des mobiles (1er). À sa droite sont accrochées des photographies des victimes des bombardements atomiques sur les villes japonaises d’Hiroshima et de Nagasaki, les 6 et 9 août 1945. En ce 81e anniversaire, le pacifiste lance devant ses soutiens la campagne de son organisation pour l’abolition des armes nucléaires : « dénoncer la bombe, c’est dénoncer un système qui hiérarchise les humanités en méprisant le vivant », lance-t-il. L’objectif est d’interpeller le gouvernement et les élus locaux, notamment les maires, pour pousser la France à ratifier le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (Tian).
En haut de la Canebière, le secrétaire général de l’UD CGT 13, Marc Pietrosino appelle le « camp progressiste » à la mobilisation : « la lutte pour la paix, c’est la lutte des classes ». Il note par ailleurs, qu’au moment où des usines ferment, notamment Fibre Excellence à Tarascon, les travailleurs sont redirigés vers les entreprises de l’armement, à Istres ou à Toulon… « Il n’y a pas de fatalité, continuons à nous battre », pousse le dirigeant syndical.
Peu à peu, l’armée s’immisce partout, au travail, à l’école. « Au lieu de financer des emplois utiles et durables pour la santé, l’éducation et la transition écologique, l’État instrumentalise la précarité pour alimenter les spéculateurs et les profiteurs de guerre », fustige Coralie Hernandez, responsable fédérale de la commission solidarité internationale et paix au sein du PCF 13. Et alors que le Conseil constitutionnel a validé dans la journée la dernière loi de programmation militaire portant à 436 milliards d’euros pour le budget des armées d’ici à 2030, la communiste note que « sur 12 Canadairs, seuls 5 sont en marche ». La maison brûle et l’État prépare les armes.

