Tag: céramistes

  • Une exposition pour honorer les métiers manuels à Aubagne

    Une exposition pour honorer les métiers manuels à Aubagne

    La céramique et le graphisme sont à l’honneur. L’exposition du Pôle Métiers d’art et du design d’Aubagne revient pour une nouvelle édition. Un événement à double enjeu qui permet d’exposer le travail des apprentis réalisé durant l’année, mais également de faire découvrir des formations avec des visites de l’école, des ateliers et des formations.

    « On alimente les candidats avec des ateliers pédagogiques et surtout les moyens de financement pour savoir comment intégrer notre école, qui est le seul centre de formation en région Paca qui propose de l’apprentissage en tournage en céramique », précise Renaud Andréani, responsable de la section pour les Métiers d’Art.

    « Journée portes ouvertes »

    L’exposition se dit très visuelle puisqu’elle propose des démonstrations de tournage de jarre à la corde encadrées par des formateurs privés, un enseignement de savoir-faire important pour les personnes qui veulent en découvrir encore plus sur les métiers manuels.

    La double casquette de cette exposition phare se présente aussi comme une forme de journée portes ouvertes : « On communique énormément sur nos prospects avec des chiffres clés notamment. C’est-à-dire que des personnes qui sont intéressées peuvent venir à l’exposition et ça leur permet de faire une forme de journée portes ouvertes. Ils viennent voir justement l’école, comment ça fonctionne et les trois dispositifs qu’on met en place », insiste le vice-champion de France de tournage.

    L’exposition Les œuvres et les gestes du Pôle des Métiers d’Art et du design, le vendredi 22 mai, de 8h30 à 20h. Accès libre.

  • Le Sétois Damien Fragnon s’expose au Vigan

    Le Sétois Damien Fragnon s’expose au Vigan

    C’est une exposition à la fois immersive et en forte résonance avec l’actualité qui est organisée par la Frac (Fonds régional d’art contemporain) et le Département du Gard au Château d’Assas, sur la commune du Vigan. Natif de Clermont-Ferrand mais aujourd’hui installé à Sète, Damien Fragnon axe son travail sur la recherche de nouveaux émaux et de nouvelles textures pour interroger le rapport entre l’humain et la nature. Il a d’ailleurs régulièrement réalisé des œuvres éphémères installées dans des milieux naturels.

    Pour découvrir cette exposition, il faut d’abord lire un texte d’anticipation qui introduit le parcours proposé par l’artiste : « Nous sommes en mai 202. Un homme orangé et enragé décide de s’accaparer un morceau de glace au nord de notre planète Terre. Entre-temps, la musique The man who sold the world de Nirvana tourne comme une ritournelle dramatique et puissante. Un rappel qui dénonce la domination environnementale et l’inégalité des genres. Deux slogans se font face : « Drill, baby, drill » et « No Earth, No Life », celui d’une apologie de l’extractivisme et d’un mouvement de défense de notre terre. Nos terrains de vie précaire se renversent sous nos yeux, mais notre impuissance peut se transformer peu à peu en action de protection secrète. Depuis le 9 avril 202, un groupe d’individus dans les Cévennes s’empresse d’archiver et de récupérer tout signe de vie, de photographier les roches, les plantes pour créer un havre de force vitale dans un château pour résister au chaos ambiant ». Le décor est posé.

    Un parcours, 3 ambiances

    À travers ses sculptures en céramique, Damien Fragnon interroge en effet notre rapport au vivant à travers des œuvres colorées aux formes longilignes. Au Vigan, il propose ainsi un parcours conçu en trois ambiances oscillant entre fiction spéculative, fragilité écologique et gestes de préservation. « Chaque salle est pensée comme une ambiance, un parcours : un moment de contemplation, un temps de lenteur. C’est une forme de cocon où les informations extérieures paraissent lointaines. Les céramiques participent à cette suspension du temps ; chaque fragment d’émail est fortement matérialisé et permet au regard de prendre le temps. En toile de fond, les papiers peints nous enveloppent et nous permettent presque d’oublier où nous sommes », explique l’artiste, dont l’exposition est à découvrir* jusqu’au 19 juin.

    * Entrée libre du lundi au vendredi (9h30-12h/13h30-17h)

  • À l’école de céramique d’Aubagne, des vocations nées de la terre

    À l’école de céramique d’Aubagne, des vocations nées de la terre

    « Avant, je voyais le travail de la terre comme un passe-temps, mais là, je voudrais en faire mon métier et ouvrir mon propre atelier », confie Fanny, 31 ans. Assise devant un tour de potier, elle a déjà façonné trois bols, à partir d’une argile rouge d’Espagne chargée en fer. « Cela a l’air simple de faire ça, mais ça ne l’est pas du tout. ça demande de la technicité dans les gestes. Ce qui me plaît, c’est exprimer ma créativité en travaillant la terre. »

    Fanny a débuté sa formation, le 27 octobre dernier, à l’école de céramique de Provence. « C’est une reconversion. J’ai été hôtesse de l’air pendant six ans en région parisienne, j’ai fait un burn-out… Je suis venue m’installer à Marseille, j’ai été barista. Jusqu’à ce que je découvre cette école », raconte-t-elle.

    Directeur de l’école de céramique, Renaud Andreani, lui aussi devant un tour, fait surgir de la motte de terre un sapin de forme conique. L’école d’Aubagne, qui forme aux CAP « modèles et moules céramiques », « décoration en céramique » et « tournage en céramique » accueille, chaque année, environ 25 adultes en formation continue, qu’ils soient en activité ou en reconversion. La formation dure de six mois à deux ans. « Toutes nos formations sont diplômantes », insiste Renaud Andreani.

    Décors traditionnels

    Dans l’atelier, beaucoup de jeunes visages. Le gros des effectifs est en effet constitué par la cinquantaine d’apprentis. Âgés de 16 à 26 ans, ils sont formés en deux ans, à la fois à l’école et en entreprise. Une cour à traverser et on pénètre dans l’atelier de décor sur céramique. « On apprend ici la tenue du pinceau, le mélange des couleurs, l’émaillage, les décors traditionnels… », renseigne Patricia Boellinger, formatrice.

    Lilou, 22 ans, est en reconversion, malgré son jeune âge. Le calme et la minutie exigés pour peindre lui correspondent tout à fait. Après avoir fait les Beaux-Arts à Marseille, Iris, 27 ans, a intégré l’apprentissage en octobre dernier. « J’avais envie de quelque chose qui liait l’artisanat et l’art », déclare-t-elle.

  • Le parcours d’art public célèbre cinq fois Pagnol à Aubagne

    Le parcours d’art public célèbre cinq fois Pagnol à Aubagne

    « Chaque fois qu’on va passer devant ces œuvres, on va identifier Aubagne à l’argile, à Marcel Pagnol. Et puis nommer, c’est faire exister. On veut faire exister cette culture et ces œuvres », déclare, jeudi, le maire (LR) Gérard Gazay. Dans le cadre de la célébration des 130 ans de la naissance de Marcel Pagnol (Aubagne 1895), cette année, la Ville, sur une idée de Philippe Amy, adjoint délégué à la culture a lancé il y a quelques mois un appel à projets pour un parcours d’art public urbain. Sur 100 candidatures, cinq projets ont été retenus par un jury. La Ville a proposé des lieux, et chaque artiste a choisi celui qui l’inspirait pour sa création. Sous un ciel chargé de nuages, parfois troué par les rayons du soleil, la visite du parcours d’art s’est faite au pas de charge…

    Manon contemporaine

    Dénommé Réanimation murale, le trompe-l’œil réalisé par Docteur Colors, deux artistes muralistes de Roubaix, a en effet réveillé le mur jusque-là aveugle et gris de la maternelle Antide-Boyer. Les artistes muralistes ont représenté une bibliothèque aux couleurs vives, où les livres de Marcel Pagnol occupent une large place. À quelques pas de là, sur la façade de l’Espace des Libertés, l’artiste plasticien lillois Grégory Valentin a, par son travail, ouvert en quelque sorte un livre de Marcel Pagnol. Il reproduit, en lettres rouge sombre découpées dans une tôle d’inox, un poème inédit de l’écrivain, confié par Nicolas, petit-fils de l’académicien. Il l’a baptisé La cigale. Cette cigale chante la musique des mots de Pagnol, « dans une dentelle de lettres. L’idée est de pousser le spectateur à déchiffrer, faire une pause, et apprécier le texte. À travers mon travail, je veux que l’on voie la littérature autrement, avec une dimension esthétique, graphique et artistique », livre l’artiste. Elle a quitté les pentes odorantes du Garlaban. Elle s’est aventurée en ville. Elle est là. Manon des sources. Le regard droit et fier, la silhouette mince et cambrée, la farouche et libre Manon se dresse, espace Lucien-Grimaud. Elle porte boucles d’oreille, baskets, et une robe simple, comme effilochée. Haute de 3 mètres, réalisée en acier Corten, qui va se patiner avec le temps, du roux au brun, elle a été conçue par Christophe Milcent. « Je trouvais que Manon des sources, par sa force de caractère, sa manière de ne pas être soumise à la parole patriarcale, collait bien avec notre époque », explique l’artiste nantais. Place Pasteur cette fois, Fouch, artiste lyonnais, a créé À nos enfances et leurs collines.

    Une œuvre qui représente, en silhouettes épurées, une famille, main dans la main, qui partirait se balader dans la colline. « Je joue avec ce vide, qui crée la suggestion. L’œuvre vit avec la ville et son environnement », dit l’artiste. Mais l’environnement parasite aussi l’œuvre. Avenue des Goums, Frédérique Fleury, plasticienne (Rhône), a placé Garrigue. Un triptyque totémique en céramique, haut de 3,57 mètres. « Je voulais utiliser des couleurs gris vert subtiles, en accord avec le Garlaban en fond. J’ai souhaité faire une œuvre présente, mais pas envahissante car pour moi l’art doit aussi faire partie du paysage », estime l’artiste.

  • À Aubagne, la visite sur les « maîtres de l’argile » se poursuit

    À Aubagne, la visite sur les « maîtres de l’argile » se poursuit

    Après une première visite le 22, une seconde est programmée ce mercredi 29 octobre. Elle emmènera les visiteurs à la poterie Ravel, l’une des plus anciennes manufactures de céramique de France. Créée en 1837, elle est toujours en activité et fabrique plus de 20 000 vases de jardin en terre cuite, mais aussi des pièces emblématiques d’art de la table. La visite fait également une étape à la faïencerie Sicard, là même où fut façonnée la cigale sur sa branche. Réservation sur le site de l’OT ou sur place, 8 cours Barthélémy. Tarif : 6 euros.

  • Pagnol et l’argile, valeurs sûres de l’attractivité touristique

    Pagnol et l’argile, valeurs sûres de l’attractivité touristique

    Malgré une période estivale contrastée, à cause de la canicule, des incendies, de la baisse du pouvoir d’achat, « l’été s’est plutôt bien passé en Pays d’Aubagne et de l’Étoile », constate Gérard Canavese, président de l’Office de tourisme. « Certaines destinations voisines, comme La Ciotat et Marseille, ont observé une baisse en juillet, alors que notre Office de tourisme intercommunal poursuit sa dynamique positive avec des fréquentations stables ou en hausse », relève-t-il.

    Parmi les « locomotives » de l’attractivité aubagnaise, Marcel Pagnol. Né en 1895 à Aubagne, l’académicien, écrivain, dramaturge et cinéaste est une « valeur sûre ». D’autant plus qu’avec la sortie mi-octobre du film d’animation de Sylvain Chomet, Marcel et Monsieur Pagnol, le sujet a une actualité. Cet été, 4 234 personnes ont visité la maison natale de Marcel Pagnol à Aubagne (+7% par rapport à 2024), 2 784 (+14%) le Petit monde de Marcel Pagnol. 1 382 Pass 2 musées ont été vendus (+17%).

    L’argile fait également office de moteur pour le tourisme. « La nouvelle visite guidée à la rencontre des maîtres de l’argile, à la poterie Ravel et chez Sicard, a été très appréciée en août », commente Gérard Canavese. Le petit train touristique a transporté 1 889 passagers, soit +16% par rapport à 2024 grâce à une opération de gratuité le dernier jour.

    Balades annulées

    Si le cinéma en plein air plaît toujours autant, à Aubagne, Auriol, Cuges-les-Pins, La Bouilladisse, St-Savournin, le vent a perturbé quelques séances. Le film a alors été diffusé dans une salle. Mais ce sont les balades théâtrales sur la thématique de Pagnol, dans le massif du Garlaban, qui ont payé le plus lourd tribut. « À cause du vent, et dans le cadre de la prévention des risques incendie dans les massifs, on a dû en annuler 4 sur 9, et rembourser 1 000 billets… Il faut trouver une alternative », observe Gérard Canavese. Le chiffre d’affaires de l’Office de tourisme a ainsi été amputé de 21% (il s’élève à 56 528 euros pour les prestations touristiques individuelles). Le marché de la céramique et des santons, Cours Foch, a souffert aussi de la chaleur. L’an prochain, des brumisateurs seront installés. Il a fait chaud aussi à Argilla, la biennale de l’argile, début août. Parmi les totales réussites, Gérard Canavese et Pascal Coudurier le directeur de l’Office de tourisme, mentionnent des soirées Chérie FM et Nostalgie. Sur l’Esplanade, à Aubagne, elles ont attiré en 4 soirées 12 500 personnes, et 1 850 en un soir à Auriol.

    Parmi les visiteurs de l’été, les étrangers augmentent de 12% (Belgique 36%, Allemagne 12%, Suisse 9%, Italie 9%, Canada 9%). Les Français qui visitent le pays aubagnais viennent pour 36% de Paca, 10% d’Île de France et 9% d’Auvergne Rhône-Alpes.