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  • Marseille : les patrons se réunissent pour discuter de leur avenir

    Marseille : les patrons se réunissent pour discuter de leur avenir

    Le thème du 26e forum des entrepreneurs organisé par l’UPE 13, qui se tiendra le jeudi 8 octobre au stade Vélodrome, est Future(s). Les débats tourneront autour des grandes transformations de l’époque qui redessinent l’économie. L’IA et les nouvelles technologies, la souveraineté économique ou la réindustrialisation font partie des questions qui seront couvertes dans les différentes interventions.

    Le but de l’évènement est de multiplier les espaces de dialogue sous différents formats afin de permettre aux entreprises de continuer à se développer dans un environnement en mouvement. « Les acteurs du monde économique sont en attente de prises de parole dans ce contexte compliqué. Nous cherchons à actionner des leviers pour trouver des solutions et ainsi bâtir l’avenir que nous voulons pour nos territoires, nos entreprises et aussi nos enfants », développe Jean-Christophe Amarantinis, élu président de l’UPE 13 en mai 2026. Il insiste également sur la nécessité de rendre hommage aux chefs d’entreprise. « L’objectif est de leur donner des perspectives, des voies de passage et de participer à élargir leur réseau », poursuit celui pour qui ce sera la première édition en tant que président.

    « Des entrepreneurs

    en grande difficulté »

    Parmi les intervenants notables prévus au programme, Aurore Bergé, ministre chargée de l’égalité femme-homme et de la lutte contre les discriminations participera à une table ronde sur la féminisation du milieu de l’entreprise, Nicolas Isnard, président de la Métropole abordera la fiscalité et les difficultés budgétaires des entreprises, ou encore Dimitri Payet qui évoquera la performance et la capacité à durer.

    « Le choix de ne pas avoir de grands patrons nationaux au forum cette année est volontaire afin d’orienter le contenu des discussions sur les talents et les forces vives du territoire », ajoute Catherine Vales, directrice générale de l’UPE 13, malgré la présence d’Isabelle Patrier, directrice France de Total Énergies, au centre de l’actualité actuellement avec l’explosion des tarifs du carburant.

    Le président de l’UPE 13 dénonce par ailleurs « le climat anxiogène » pour les entrepreneurs : « Ces derniers temps, c’est compliqué de s’engager, de se projeter et d’investir. Ils font face à des dangers multiples comme l’instabilité politique en France , les conflits internationaux et la hausse des prix du carburant ».

    Infos à retrouver sur : forum-des-entrepreneurs.com/page/accueil

  • Pour les patrons, la stabilité plus que la réforme ?

    Pour les patrons, la stabilité plus que la réforme ?

    Face à l’incertitude politique, Patrick Martin avait tiré la sonnette d’alarme, lundi, inquiet du décrochage économique de la France. Le président du Medef, qui a ajourné son meeting contre la taxe Zucman du 13 octobre après la démission de Sébastien Lecornu, déplorait des « débats hors sol » et appelait à « une prise de conscience collective » de la classe politique. « Les incertitudes engendrées par cette instabilité et le manque de visibilité ne sont pas propices au développement du business », abonde Jean-Luc Chauvin, le président de la CCI Aix-Marseille-Provence. « Cette instabilité pèse lourdement sur l’économie réelle. Les chefs d’entreprise, notamment les TPE et PME, manquent de visibilité et d’anticipation », note de son côté Alain Gargani, le président de la CPME Sud, pointant les incertitudes fiscales, les changements d’aides publiques, les tensions sur la trésorerie ou des délais de paiement qui s’allongent en même temps que se durcissent les conditions d’accès au crédit. « Il devient très difficile de prendre des décisions stratégiques », reprend celui-ci.

    Si le coût de « l’indécision politique » chiffré « à 9 milliards de produit intérieur brut » par Patrick Martin le mettait en colère, celui de la suspension de la réforme, estimé à « des centaines de millions en 2026 et des milliards en 2027 » par le ministre de l’Économie démissionnaire Roland Lescure, semble moins l’effrayer. Au printemps, les patrons n’avaient pourtant rien lâché lors du conclave organisé par François Bayrou. « Notre intérêt direct, ce n’est pas ça. Aucune entreprise ne se battra pour la réforme des retraites », glisse le patron du Medef. « Mais on est responsable et on prend en compte les effets macroéconomiques. On a des déficits publics astronomiques et il faudrait, à ce moment-là, suspendre la réforme ? » Pour Amir Reza Tofighi, président de la CPME, la suspension de la réforme des retraites est un sujet de débat pour la présidentielle de 2027 : « Il faut faire attention aux compromis qui coûteront très très cher à la nation demain. »

    À l’Union des entreprises de proximité, qui « a toujours été favorable » à la réforme, Catherine Vales se montre pragmatique. Si dans le « chaos actuel » sa suspension peut « apaiser les tensions politiques », la présidente de l’U2P 13 estime que cela ne changera rien à long terme, mais concède : « Les petites entreprises, artisans, commerçants et professionnels libéraux n’en peuvent plus de supporter ces crises et de payer pour les atermoiements des gouvernements qui se succèdent à la vitesse de l’éclair. Nous prônons la solution qui apportera la stabilité dont notre pays à besoin et durablement. »