Tag: Carnoules

  • Les travaux de la ligne nouvelle débutent à Carnoules et Solliès-Pont

    Les travaux de la ligne nouvelle débutent à Carnoules et Solliès-Pont

    Après les premiers coups de pioche à Marseille et Nice, où seront aménagés des pôles multimodaux et les terminus de la Ligne nouvelle Provence-Côte-d’Azur (LNPCA) Marseille – Toulon – Nice, les travaux de ce projet toujours décrié par les associations environnementales (lire ci-dessous) ont aussi débuté dans le Var. Plus précisément du côté de Carnoules, qui accueillera le terminus nord-est de la future « navette toulonnaise », à destination de Saint-Cyr-sur-Mer, et de Solliès-Pont, qui en sera l’une des dessertes.

    Cette navette, qui doit être mise en service à horizon 2030, aura vocation à faciliter l’accès à la LNPCA via Toulon, avec quatre trains par heure : deux sur l’axe Saint-Cyr – Carnoules, et deux sur l’axe Saint-Cyr – Hyères. Elle offrira également des trajets réguliers à destination des Arcs/Draguignan, gare qui ouvre ensuite sur Saint-Raphaël et Fréjus.

    39,1 millions d’euros

    pour les deux opérations

    À Carnoules (travaux prévus jusqu’à début 2028), où les trains stationneront et feront demi-tour, des travaux d’ampleur sont engagés, notamment sur les voies est de la gare. Une voie prolongée, quatre aiguillages supplémentaires et deux nouveaux ponts ferroviaires vont être réalisés. En outre, l’accès à la gare sera facilité avec une nouvelle entrée plus ouverte et plus spacieuse et le parking agrandi de 100 places. À Solliès-Pont, où le chantier doit durer jusqu’à mai 2027, la halle située au niveau du parking a été déconstruite et les quais vont être allongés pour pouvoir accueillir les trains de la navette. Par ailleurs, dans un souci d’accessibilité, 220 mètres de quais vont être rehaussés dans les deux gares pour sécuriser les montées et descentes du train, et des passerelles créées pour franchir les voies ferrées, avec ascenseurs et escaliers.

    Le coût total de ces deux opérations est estimé à 39,1 millions d’euros : 30 pour Carnoules et 3,6 la passerelle de Solliès-Pont dans le cadre du projet LNPCA, et 5,5 pour les nouveaux quais de Solliès-Pont, financés par la région Sud-Paca et la SNCF. Dans le département, six autres vont avoir droit à des aménagements d’ici 2030, à Saint-Cyr-sur-Mer, à La Garde (gare de La Pauline), à Toulon, à Puget-Ville, à Cuers-Pierrefeu. L’ensemble du projet représente quant à lui un investissement de 3,64 milliards d’euros (pour les deux premières phases du projet, 14,8 en ajoutant les phases 3 et 4 prévues après la mise en service et relatives à la création de nouvelles lignes) financés par l’Union européenne, l’État, et 11 collectivités territoriales rassemblées au sein de la Société de la LNPCA (SLNPCA), dont la région Sud-Paca, le département du Var et la métropole Toulon Provence Méditerranée. Pour ce que Renaud Muselier, président de la région, qualifie de « projet ferroviaire du siècle ».

    L’appel des opposants en délibéré

    La cour administrative d’appel de Marseille a étudié mardi le recours de six associations contre la Ligne Nouvelle, après le jugement de 2025. « Le rapporteur, qui avait été dans notre sens lors du premier jugement, a, cette fois, été dans le sens du projet et estimé qu’il répond à toutes les demandes légales », déplore Didier Cade, président de Stop-LGV sud Sainte-Baume, qui pointe le coût, la fragilité du financement et la pollution générée par le projet. Le rapporteur a par ailleurs demandé le paiement de 3 000 euros de dommages et intérêts par chacun des plaignants à l’État. Décision sous quinzaine.

  • Un nouvel espace pour sensibiliser le public à la protection des tortues marines

    Un nouvel espace pour sensibiliser le public à la protection des tortues marines

    « Depuis environ 8 ans, des tortues marines pondent sur les plages de Méditerranée » explique Stéphane Gagno, vice-directeur du parc. Il poursuit : « Ce phénomène a attiré la curiosité du public, mais aussi celle du Village des tortues de Carnoules, qui a décidé d’évoluer. Initialement, le lieu a été conçu pour accueillir les spécimens d’eau douce abandonnés par leurs propriétaires, ou saisis par la justice. »

    Avec aujourd’hui plus de 1 600 individus représentant une soixantaine d’espèces différentes, l’établissement ouvre un nouvel espace, avec l’ambition de « sensibiliser les visiteurs à la protection des tortues marines ». Il sera inauguré vendredi 31 juillet à 16h30, en présence du maire de Carnoules, Christophe Cortes. « Des ateliers pour petits et grands seront proposés, du vendredi matin jusqu’au samedi soir, avec par exemple une présentation des espèces marines, des bons gestes à adopter, mais aussi des quiz sur les tortues », annonce le vice-directeur. Le Village souhaitant favoriser le dialogue avec les visiteurs, des membres de la WWF, Fond mondial pour la nature, auront un stand sur place.

    « Pas là pour exhiber »

    Contrairement au reste du parc, aucune tortue vivante ne sera présente dans cet espace. « Nous ne sommes pas là pour exhiber des animaux, nous sommes là pour les protéger. Dans le cas des tortues marines, celles-ci se portent bien mieux dans la mer ou l’océan », note Stéphane Gagno.

    Laëtitia Milot, actrice vue dans Plus belle la vie et très sensible à la cause animale, se rendra à Carnoules pour l’inauguration. L’occasion d’annoncer « une belle surprise quant à sa collaboration avec le village des tortues », dévoile Stéphane Gagno, sans en dire plus.

    Louis Golliot

  • La CGT des cheminots réclame une amélioration du service public ferroviaire

    La CGT des cheminots réclame une amélioration du service public ferroviaire

    Le 19 juillet, un TGV Paris-Nice a été immobilisé près de la gare de Carnoules après une déformation de la voie ferrée provoquée par les fortes chaleurs. Les passagers ont été évacués sous l’encadrement d’agents de la SNCF, de gendarmes et pompiers, puis dirigés vers la gare de Carnoules. L’incendie de Taradeau a perturbé le trafic, compliquant la prise en charge.

    Après cet incident, la CGT des cheminots Paca dénonce, dans un communiqué, la fermeture de gare de Carnoules : « Une fois arrivés sur le parvis de la gare fermée et déserte, les voyageurs sont restés dehors sans aide. » Le syndicat évoque aussi un manque d’entretien des pistes le long des rails, pas « adaptées ». Sans « aucun moyen matériel pour cela, les agents ont réussi à accompagner les gens les plus en difficulté ». Une situation jugée « inacceptable ».

    Un incident « révélateur »

    Pour le syndicat, cet incident serait « révélateur » de la situation des infrastructures ferroviaires en Paca, mais aussi symptomatique de la « politique court-termiste » et de la concurrence entre les acteurs et compagnies ferroviaires. La CGT des cheminots reproche aux « dirigeants » de maintenir ce système concurrentiel « pour améliorer la situation économique et financière et non pas pour une amélioration du système ». Elle réclame une « entreprise SNCF unique et intégrée », avec « des moyens humains, matériels et financiers pour améliorer et développer le service public ferroviaire ».

  • Nihon Hidankyo, Prix Nobel de la paix 2024, en visite dans le Var

    Nihon Hidankyo, Prix Nobel de la paix 2024, en visite dans le Var

    Fondée en 1956 pour défendre les victimes des attaques d’Hiroshima et Nagasaki, et réclamer des droits en leur nom auprès du gouvernement japonais, Nihon Hidankyo mène un combat de toute part contre l’utilisation du nucléaire militaire et son financement. Ses actions lui ont valu de recevoir le Prix Nobel de la paix 2024, pour « ses efforts en vue d’un monde sans armes nucléaires et pour avoir démontré par des témoignages que les armes nucléaires ne doivent plus jamais être utilisées ».

    Accompagnée de l’association Gensuikyo (Conseil japonais contre les bombes A et H), avec qui elle formera une délégation de sept membres, Nihon Hidankyo sera présent sur le sol français du 20 au 29 novembre, pour une tournée qui fera la part belle à la Provence. Et particulièrement au Var, samedi. D’abord à Carnoules, à 10h, au Monument aux Morts, avant une rencontre avec le conseil municipal jeunes à la salle du moulin à huile. Ensuite, direction Toulon (Bourse du travail, 15h), puis La Seyne-sur-Mer (18h, salle Billaud).

    « C’est un événement construit avec nos partenaires, représentants des partis politiques progressistes, de la CGT et de la FSU Var, et des responsables associatifs », se félicite Christian Goron, président du comité varois du Mouvement de la paix, porteur de l’événement. « Leur témoignage est la lumière qui perce les ténèbres de la tragédie nucléaire, que le comité Nobel a qualifiée “d’éclaireuse dans la nuit la plus sombre”. Ils ont choisi de transformer leur souffrance en combat universel pour l’humanité. À travers eux, ce sont toutes les victimes des armes nucléaires, les hibakusha, trop souvent réduits à de simples dommages collatéraux, qui prennent la parole. »