Tag: Carnaval

  • Le carnaval, ce monstre de féerie qui a fait le plein sur le Vieux-Port

    Le carnaval, ce monstre de féerie qui a fait le plein sur le Vieux-Port

    Une pluie de confettis et de fantaisie a inondé le Lacydon et la foule en a pris plein les mirettes, pour son plus grand bonheur. Avec pour thème, l’extravagance, « à Marseille, t’es comme un poisson dans l’eau », assurait le vieux Dédé, au comptoir du bar de la Marine, à deux pas du départ du défilé.

    Vers 14h, le public s’entassait déjà sur le quai de Rive Neuve lorsque de drôles d’hippocampes ont ouvert le bal avec, à leur suite, les percussions du Vacarme Orchestra. D’aériennes méduses, virevoltant autour d’un char de constellations argentées, leur emboîtaient le pas. Des étoiles dans les yeux, les deux enfants de Gaby, Parisienne en vacances, se faufilaient un passage à travers la foule dense pour ne pas en rater une miette. « Ils ont entendu les fanfares et ont fait des pieds et des mains pour voir le spectacle. Ils s’éclatent ! Ce n’était pas prévu, mais je modifie le programme de la journée pour les laisser profiter », réajuste la maman, enchantée de leur offrir « un moment magique ».

    Un lien magique

    Derrière le char confectionné par les minots des centres sociaux, échappées d’une école de comédie musicale, des princesses jettent des pétales de rose, précédant une boîte à musique qui crache des confettis sur un air lyrique. « C’est trop la fête ! », hurle Libel, 12 ans, aux anges, essayant d’en attraper au vol. Au passage d’un char punk-rock, Akim, qui veille sur son petit-fils, se laisse aller à quelques pas de danse. « Je suis en week-end chez mon fils et j’ai vu ça sur les réseaux. C’est beau, ce lien social que ça crée dans la ville, il y a une mixité fabuleuse ici. »

    « C’est incroyable ! », commente encore Baptiste, en parlant de la mante religieuse géante qui clôt la parade, deux voltigeuses suspendues à ses mandibules. Juchée sur les épaules de son père, sa petite sœur craint quand même que le monstre « mange les petites mouches ».

  • Le carnaval a fait vibrer le Vieux-Port de Marseille

    Le carnaval a fait vibrer le Vieux-Port de Marseille

    C’est un moment magique est féérique qui a eu lieu sur le Vieux-Port, samedi à Marseille, avec la grande parade du carnaval de la Ville offerte aux habitants et visiteurs. Une parenthèse enchantée dont ont profité petits et grands.

    Chars décorés, animaux enchanteurs ou encore troupes musicales et créatures aériennes, l’extravagance, thème de cette édition, était bien au rendez-vous !

    Les enfants des centres sociaux de la ville ont eu aussi eu droit à leur moment de gloire, véritables stars de ce carnaval.

    Venue de Paris, Gaby est tombée sur cette « belle surprise » qui enchante ses enfants et a « décidé de modifier le programme des vacances pour suivre la fête ».

    Alors que Baptiste, lui, est venu spécialement des Catalans avec son père et sa petite sœur, elle-même juchée sur les épaules de papa pour admirer le spectacle. « Incroyable ! » s’exclame le petit garçon devant la mante religieuse géante qui surgit devant ses yeux. Sa sœur est un peu impressionnée par la grosse bestiole et craint qu’elle ne dévore les deux équilibristes suspendues à ses mandibules…

    Du côté de La Criée, lieu de départ du défilé, la foule est dense. « C’est un moment fabuleux », selon Akim, en week-end chez son fils et qui accompagne ses petits-enfants au carnaval. Il apprécie particulièrement le « côté lien social dans la ville et cette très belle mixité qui fait chaud au cœur ».

    Quant à Libel, 12 ans venu de la Belle de Mai, l’enthousiasme est à son comble. Il hurle de joie sous une pluie de confettis et en ramasse des poignées pour faire « encore la fête ».

  • L’extravagance s’invite sur le Vieux-Port à Marseille

    L’extravagance s’invite sur le Vieux-Port à Marseille

    C’est au départ du théâtre de la Criée, en passant par le quai de Rive-Neuve, le quai de la Fraternité, puis le quai du Port, pour se terminer devant l’hôtel de ville, que vous avez rendez-vous à l’occasion de la grande parade annuelle organisée gratuitement dans le cadre du carnaval de la Ville, ce samedi.
    À partir de 13h30, petits et grands pourront profiter de stands de maquillage gratuits sur la place Bargemon, s’en mettre plein les oreilles avec les animations musicales, mais aussi se mettre en jambes grâce à un festin sonore proposé devant l’hôtel de ville.

    Un moment hors du temps
    Des restrictions de circulation à prévoir

    Du côté de la circulation, des restrictions importantes sont à prévoir, avec une interdiction de circuler et de stationner sur le quai de Rive-Neuve entre 8h et 18h, sur le quai des Belges de 13h à 18h, tout comme sur la rue de la République. La circulation sera également interdite sur le quai du Port jusqu’à 21h cette fois-ci.
    Les différents transports en commun ou les parkings situés à proximité des festivités sont donc à privilégier pour les familles souhaitant profiter de cet événement en toute tranquillité.

  • À Marseille, minots et artistes préparent le roi des carnavals populaires

    À Marseille, minots et artistes préparent le roi des carnavals populaires

    « Pour l’instant, essayez de décorer vos couronnes en choisissant tous les matériaux que vous voulez », encourage l’animateur du centre social Saint-Mauront, ce mercredi. L’espace Jeanne-Barret, dans le 15e arrondissement, s’est transformé en ateliers préparatifs des costumes pour les enfants, sous la houlette des plasticiens de Shoglu.

    Concentrée à appliquer, au pistolet à colle, des perles sur sa couronne dorée, Mayissara, 10 ans, explique s’être inspirée « de la vie des rois qui devaient être élégants, comme sur les livres de contes ». à ses côtés, Sunnah, 7 ans, déjà coiffée de sa création, tire un peu la langue pour réaliser une rosace sur sa deuxième œuvre d’orfèvre, « parce que j’aime bien faire ça et, comme ça, je peux la donner à ceux qui n’en auront pas ». Fabriquer des costumes et des décors c’est tout un art que les enfants explorent. Idriss fait l’expérience des difficultés du métier et interrompt la séance en désignant une blessure invisible sur le bout de son index : « Je me suis brûlé cinq fois avec la colle. » Son collègue s’inquiète d’une paire d’ailes en carton passées à l’aérosol cuivré : « C’est du produit de mourir ? » Un peu d’eau et un pansement feront leur effet placebo pour le premier, un simple « mais non, c’est un spray à paillettes ! » pour le second.

    Clémence veille au grain. « Excentricité et extravagance ne sont pas des mots simples pour les plus petits. On a travaillé en fonction des âges. L’idée est plutôt de laisser libre cours à leur imagination, au final, on aura une explosion de couleurs. » Les artistes travaillent depuis février sur la récupération des matériaux pour un maximum de réemploi. « Pour les cheveux, on a tressé la cellophane qui enveloppe les palettes ou des bandes de tissus », précise Clémence, une perruque de Marie-Antoinette « inspirée du film de Sofia Coppola » dans les mains.

    Amateurs et pros

    dans le même carosse

    Dans le carnaval, « ce qui est important, c’est surtout ce qui se passe avant, la participation de tous les centres, des bénévoles, des enfants, de l’histoire qu’ils ont à raconter », estime Ahmed Heddadi, adjoint au maire de Marseille en charge des fêtes de quartiers, qui accueillera l’arrivée des festivaliers devant l’hôtel de ville, où l’orchestre d’Éric Ry offrira un baletti.

    Le défilé de quelque 450 carnavaliers, ponctué de chars plus ou moins imposants -équipés de machines à bulles ou à mousse, de sonos, dont l’un diffusera du Jul à la demande des minots- ou encore encadré d’échassiers bigarrés, parcourra près de 800 mètres en… deux heures. Marseille, ville de tous les records oblige.

    Si la royauté a pris le dessus dans la thématique de l’extravagance, c’est le fruit d’une sorte de « brainstorming » au terme duquel le metteur en scène du collectif Charivari (16e arrondissement), associé à la Maison du carnaval, a dû trancher. « Le plus dur, c’est de dire non. Donner ma vision personnelle n’a pas d’intérêt et opter pour 450 avis est impossible. C’est ce qui revenait le plus dans les propositions. Tout le monde a validé et j’ai créé l’histoire avec ce fil. » On trouvera aussi bien le char de la cour royale qu’une fanfare punk accompagnée de la Pompadour ou une grosse bestiole. Marseille a pu compter sur la participation de Planète Vapeur à Nice, spécialisée dans la fabrication des gros chars, d’une centaine de danseurs du groupe NS World, du Pompiers Poney Club, du Vacarme Orchestra, de Zic et Zen, de KLS Danse… Plus d’une douzaine d’associations et compagnies participent à la fête. Certains y travaillent depuis juin dernier.

    « C’est un carnaval exceptionnel parce qu’il est ouvert et populaire », apprécie Maxime, des Spectacles Alizés, qui a travaillé en binôme sur la programmation artistique avec André, du collectif Charivari. également co-directeur de l’Astronef, Maxime précise : « Une association parisienne nous a contactés pour venir faire le carnaval de Marseille parce que c’est le plus populaire en France, ce n’est pas un spectacle confié uniquement à des professionnels. » Ce qui lui confère ce caractère unique.

  • Carnaval et fête foraine s’emparent de La Ciotat

    Carnaval et fête foraine s’emparent de La Ciotat

    Vous l’aurez compris, cette année le carnaval de La Ciotat fait la part belle aux animaux pour une nouvelle édition qui s’annonce féroce ! Qu’ils soient à poils ou à plumes, qu’ils nagent, qu’ils volent ou qu’ils rampent, l’ensemble des compagnies présentes mais aussi les 13 associations participantes se prêtent au jeu et ont confectionné leurs plus beaux costumes pour les uns, tandis que les autres proposeront des tableaux en rapport avec la thématique de cette nouvelle édition.

    Un bestiaire festif
    et des manèges à gogo

    Allant des ElecRo’frOgs pour la compagnie carpentrassienne Archibald Caramantran aux faucons de la compagnie Ballet Gawazi Alcoy venue tout spécialement d’Espagne, en passant par les papillons de la compagnie allemande Stelzen Art, c’est tout un monde qui s’offre aux petits comme aux grands. C’est un après-midi animé qui attend donc les familles où musiques et chars investiront les rues du centre-ville à partir de 15h30 et au départ du Port-Vieux pour une arrivée place de l’Escalet.

    Tout au long de la déambulation, le carnaval se déclinera en plusieurs tableaux. Poissons géants, félins colorés, oiseaux merveilleux et créatures champêtres composeront ce bestiaire festif et onirique en invitant tout le monde à y participer.

    Le même jour, la fête foraine, elle aussi rendez-vous annuel, prendra ses quartiers le long des plages et plus précisément sur l’esplanade Langlois pour y rester jusqu’au 26 avril. Manèges pour petits et grands, pêche aux canards qu’ils soient drôles ou à sensations, tirs aux ballons, cascades ou encore stands de confiseries divers et variés vous accueilleront tous les jours de 14h à 20h et les vendredis et samedis jusqu’à 22h.

    à noter que les mercredis 8, 15 et 22 avril, des animations surprises faites de mascottes, de dinos et de personnages de Zootopie seront au programme à partir de 15h.

  • Les Rovenains célèbrent le traditionnel carnaval ce dimanche

    Les Rovenains célèbrent le traditionnel carnaval ce dimanche

    Dès 14h dimanche, le public sera accueilli avec l’ouverture des stands et des nombreuses animations prévues pour petits et grands. Les enfants pourront profiter de structures gonflables, d’un toboggan géant ou encore d’un mini-village ludique en intérieur. Une mini-ferme et des balades à poney viendront compléter cette offre festive, tandis que les plus curieux pourront s’initier aux arts du cirque : fil de funambule, boule d’équilibre, jonglage ou encore assiettes chinoises. Sans oublier la magie close-up, la sculpture sur ballons et un stand maquillage pour parfaire les déguisements.

    L’après-midi sera également rythmée par la déambulation du groupe « Lollipop », apportant une touche musicale et colorée à l’événement ainsi que la participation des associations locales « Rove Zumba Dance » et « Ponpom Dance Crew ». Une buvette ainsi qu’un stand de barbes à papa permettront à chacun de se restaurer dans une ambiance chaleureuse.

    Moment phare de la journée, une dégustation gratuite d’oreillettes traditionnelles sera proposée à 15h30, préparées avec soin par les bénévoles du comité municipal des fêtes, perpétuant ainsi une tradition gourmande chère à la commune.

  • La pluie n’a pas eu raison de l’esprit carnavalesque de Martigues

    La pluie n’a pas eu raison de l’esprit carnavalesque de Martigues

    Il s’en est fallu de peu. Samedi, le carnaval a failli être avorté. Il faut dire qu’une heure avant le départ du défilé, samedi, il pleuvait des cordes. La décision a été prise en dernière minute. « Un nouveau challenge est lancé : le record de parapluies dans le cortège ! » lançait Santillane Sabouret, coordinatrice de l’événement.

    Décalé à 16h, le départ a tout de même réuni du monde, dont Cindy et sa fille Athéna, déguisée en princesse au visage de tigre. « Elle est trop contente, c’est son premier carnaval », se réjouissait sa mère. Finalement, les couleurs des costumes ont égayé le gris morose de la météo.

  • Le carnaval de tous les records se prépare collectivement à Martigues

    Le carnaval de tous les records se prépare collectivement à Martigues

    Il s’annonce comme le carnaval de tous les records. L’extraordinaire carnaval de Martigues, prévu samedi 7 février, est l’objet de tous les superlatifs depuis l’inauguration – pour le moins loufoque – de son quartier général, fin décembre (voir notre édition du 20/12).

    La devanture de l’espace Simone-Veil donne le ton : « Pas fini, déjà un record », « records imaginaires acceptés » sont inscrits au correcteur blanc sur les vitres, tandis que le logo d’une célèbre marque de pastis a été détourné en « Record ». Le lien avec le carnaval ? La participation populaire à un délire collectif. « L’idée est de ne pas être juste spectateur. Le principe du carnaval est de créer de l’interaction entre les participants, que tout le monde puisse contribuer », explique Santillane Sabouret, à l’organisation et en charge de l’accueil du QG du carnaval, ce mercredi.

    Tout est prévu pour cela. À l’entrée, des formulaires « cerfo » permettent de consigner par écrit les idées de records les plus folles. Un pan de mur leur est dédié, avec en exemple le « vlan la godasse » consistant à établir le record du plus long lancer de chaussure dans un filet de pêche.

    Ce côté absurde assumé attire justement les curieuses. Virginie, sa compagne et leurs trois filles passent la porte du QG, ce mercredi après midi. « Ce sont les inscriptions comiques et le bon accueil, la semaine dernière, qui nous ont fait revenir », confie-t-elle. Les trois écolières sont accueillies par Adrika Badjoudj, experte de la machine à coudre, le temps de réaliser quelques cocardes en feutre.

    Préparation participative

    Elles n’ont jamais participé au carnaval, ni à sa préparation. Mais « ça donne envie » assure la mère des jeunes filles. Adrika Badjoudj, habituée du carnaval depuis 25 ans, guide ces dernières, tout comme le reste du public, pour « aider à réaliser des chapeaux, des masques et des lunettes décorées ».

    Une autre équipe s’affaire cet après-midi. De l’autre côté du local, une structure en bois sur chariot reçoit une parure de roseau des mains de bénévoles de l’association Afrosafari. Juste à côté, un portant est chargé de costumes colorés réalisés avec la costumière de la compagnie Camélopard, partenaire de la Ville.

    Suzanne Belba est de la partie. Elle explique qu’« au carnaval, ces tenues sont faites pour délirer. Mais il y a une histoire derrière ». « Notre message est que nous voulons abolir l’excision. Ces costumes sont portés par les filles quand elles sont excisées, pour faire honneur à leurs parents. Mais on n’a pas besoin d’être excisée pour mettre ça », revendique la bénévole. C’est d’ailleurs pour cette raison que la structure sur chariot porte le record de « la case la plus militante », comme l’indique Mauve, membre de l’organisation.

    Il est encore possible de créer son costume et de préparer son carnaval avant le jour J, le 7 février. Le QG du carnaval accueille le public le lundi, mardi et mercredi de 10h à 13h puis de 14h à 18h, et les vendredis de 11h à 20h, en présence de la compagnie Camélopard.

  • Top départ de la nouvelle édition de la Route du Mimosa de Bormes à Grasse

    Top départ de la nouvelle édition de la Route du Mimosa de Bormes à Grasse

    Chaque année, quand l’hiver s’empare de l’Europe, le Var et la Côte d’Azur se parent d’un manteau ensoleillé et parfumé. C’est le temps du mimosa, cet arbre solaire venu d’Australie, qui s’éveille et fleurit quand la nature sommeille. Pour célébrer ce spectacle éphémère, il faut emprunter la Route du Mimosa, longue de 130 kilomètres, reliant Bormes-les-Mimosas à Grasse. Un itinéraire sensoriel – dont l’édition 2026 a été présentée ce jeudi par Var Tourisme, Côte d’Azur France Tourisme et l’association de la Route du Mimosa – qui propose de découvrir un patrimoine riche, entre massifs des Maures, de l’Estérel et du Tanneron, villages provençaux, jardins exotiques, animations, spectacles, corsos et panoramas méditerranéens.

    « La Route du Mimosa est aussi une filière agricole vivante et une vitrine de l’agritourisme varois. Le mimosa démontre que l’agriculture peut être à la fois productive, patrimoniale, paysagère et touristique », salue Guillaume Décard, président de Var Tourisme. Parmi les temps forts cette année, et dès maintenant, la visite du domaine fleuri du Rayol, au Rayol-Canadel-sur-Mer, les traditionnels corsos de Sainte-Maxime (1er février) et de Bormes (14 et 15 février), le carnaval de Saint-Raphaël (7 et 8 mars)… Et s’il est un lieu emblématique à découvrir, le massif de Tanneron, qui revendique la plus grande forêt de mimosa d’Europe (200 hectares), accueille les fêtes du Mimosa à Tanneron (25 janvier) et à Mandelieu-la-Napoule (Alpes-Maritimes, 11-15 février).

    Plus d’informations sur routedumimosa.com

  • [Témoignages] Carnaval de Martigues : ils participent

    [Témoignages] Carnaval de Martigues : ils participent

    Romain Maury, grand champignon du carnaval

    « Donner le sourire aux gens et oublier le quotidien »

    Être champignon, c’est un aboutissement de nombreuses années d’entraînement. Une vraie valorisation de mon talent qui consiste à regarder dans le vide, mais sans aucune pensée. Je sais qu’il y a beaucoup de challengers. Mais tous finissent par penser à quelque chose avant la fin du temps à battre pour dépasser mon record. Ils ont toujours une idée, ou une pensée sur une action à faire, comme par exemple aux courses, au prochain repas, ou d’aller chercher les enfants à l’école. Mais moi j’y arrive, je pense à rien de rien.

    Plus sérieusement, on prépare chacun un rôle dans le carnaval, et le mien sera d’amuser les gens. C’est important pour nous de donner le sourire aux gens, de ne pas se prendre la tête et d’arrêter de penser au quotidien, au travail, au patron, à l’argent, pour pouvoir profiter de l’instant présent sans se poser trop de questions. Au carnaval, on peut devenir n’importe qui et c’est ça qui fait du bien à tout le monde. C’est aussi un moment pour sortir, se retrouver, partager une expérience avec tout le monde quelles que soient nos habitudes. On s’amuse et on profite et je pense que c’est ça l’essentiel de l’esprit Carnaval.

    Des animations dans les écoles

    Je travaille pour les services de la Ville comme coordinateur des temps périscolaires sur la ville. Les animateurs proposeront des activités dédiées au carnaval le midi. Le soir, le périscolaire ouvrira les portes aux parents en garderie pour préparer les décors pour les carnavals de quartier. Il y en aura une douzaine répartie une semaine avant et après le principal. Ce seront plein de petits événements pour faire durer le bonheur !

    Patrick Eleonore, jury au sommet mondial du carnaval

    « On peut faire des costumes avec tout sans dépenser »

    C’est un rassemblement de partage de savoir-faire. Le but est de montrer aux jeunes, aux parents, aux enfants, qu’on peut faire un costume sans dépenser. C’est possible, par exemple, en utilisant du papier journal ou des prospectus découpés en bandelettes et collées sur un vieux vêtement. Ou en utilisant des bouteilles, comme on l’a fait aux Fadas du monde. C’est une forme de recyclage !

    Les Antillais fabriquent aussi des costumes avec des feuilles de bananes. Chez nous c’est traditionnel, mais il faut les trouver car il en faut au moins 300. On utilise aussi les guirlandes de Noël et des miroirs, comme je l’ai déjà fait avec des découpes pour ne pas se blesser, mais on peut bien sûr en acheter des morceaux autocollants. J’ai même déjà réalisé un costume en papier mâché ou en vieux vêtements peints à la bombe.

    Pendant 20 ans j’ai été au comité du carnaval de Guadeloupe qui dure parfois plus d’un mois. Aux Antilles pour le défilé des enfants on utilise parfois même des gobelets en plastique découpés en fleurs et coloriés à la peinture. Pour cinq euros même pas t’as un costume.

    La satisfaction du costume fait main

    C’est aussi satisfaisant de défiler que de faire son costume soi-même. Après tout on n’est pas là pour ridiculiser l’un ou l’autre mais pour apprendre chacun. Certains savent couper, d’autres coller ou peindre, c’est un vrai partage. Quand on arrive à voir des groupes costumés de la même façon, avec les mêmes costumes, c’est encore plus impressionnant.

    Fabrice Vidal, président de l’association des Pêcheurs libres

    « Un moment de liberté où on retrouve son âme d’enfant »

    Je suis investi dans plusieurs associations, dans celle de pêche, je m’occupe aussi de la fête vénitienne. On construit des chars nautiques à la Fabrique. On a déjà commencé pour la prochaine édition. On fait une pause pour les fêtes de fin d’année, mais on reprendra en janvier. J’organise aussi des petits repas avec les copains le vendredi.

    Bref, je m’occupe tout au long de l’année de plein de choses à Martigues. Pour moi, faire partie de la vie de la cité et du monde associatif est plus qu’important, c’est vital. Donc participer au carnaval était une évidence.

    Je ne sais pas encore si je pourrai être présent le jour du défilé car je suis très occupé avec toutes mes activités, mais je passerai régulièrement au QG. C’est un bel espace pour s’entraider. Ça nous permet d’avoir un point d’attache. Si on a un problème on tape à la porte, et on sait qu’on sera toujours bien reçu.

    J’ai fait quarante ans de social au port autonome, et je me régalais trop pour arrêter à la retraite. J’aime voir les gens se divertir, plaisanter… Le rire est un bon remède pour tout. Le carnaval c’est exceptionnel, ça permet aux enfants de s’émerveiller. C’est beau de voir leurs yeux briller.

    S’émerveiller et s’épanouir

    Ça permet à d’autres de s’épanouir, de participer à une aventure collective, de tisser du lien, de faire connaissance avec des inconnus qui peuvent devenir des amis, d’apprendre des techniques artistiques et d’explorer leur côté créatif. C’est un moment de liberté, où tout le monde retrouve son âme d’enfant.