Tag: Carcès

  • Journée à risque en prévision pour le feu du Gros Bessillon ce jeudi

    Journée à risque en prévision pour le feu du Gros Bessillon ce jeudi

    Comme annoncé depuis plusieurs jours, la journée de jeudi est particulièrement redoutée dans le cadre de la lutte face à l’incendie du Gros Bessillon, qui a parcouru 6 350 hectares depuis son déclenchement le 21 juillet dernier (et 1 850 hectares depuis sa reprise au sud-est de Correns vendredi dernier). Mercredi, après une nuit durant laquelle une seule reprise, rapidement traitée, a été détectée dans le secteur de Correns, 800 hommes et femmes, accompagnés de 250 engins et plusieurs hélicoptères bombardiers d’eau se sont attelés au traitement des lisières et des points chauds et à l’ouverture de pistes pour faciliter le travail au sol.

    L’objectif reste le même : sécuriser et installer des verrous pour combattre les reprises qui pourraient se produire sur le front sud / sud-est du feu, attisées par un vent d’ouest qui se renforcera l’après-midi de jeudi, avec des rafales jusqu’à 50 km/h et des températures pouvant approcher les 40°C.

    Un départ de feu

    à Camps-la-Source

    Les autorités appellent également la population à continuer à faire preuve de la plus grande vigilance (pas de jets de mégots, barbecues, travaux sources d’étincelles…). Un rappel motivé par le déclenchement d’un feu d’espace naturel, provoqué par l’éclatement d’un pneu d’un poids lourd, en fin d’après-midi, au niveau de la RD43 à Camps-la-Source. L’intervention rapide de 150 sapeurs-pompiers appuyés par des moyens aériens (hélicoptères bombardiers d’eau et avion Dash) a permis de fixer rapidement le feu, qui a parcouru 5 hectares. Dans la même optique, huit des neuf massifs forestiers varois seront fermés (exception faite du plateau de Canjuers), tandis que plusieurs communes ont décidé d’annuler des feux d’artifices prévus dans les prochains jours.

    Cellule de soutien psychologique pour les sinistrés

    À la demande des autorités, la Cellule d’urgence médico-psychologique (CUMP) du Samu a mis en place une permanence d’écoute et de soutien psychologique pour les habitants des communes touchées par le feu du Gros Bessillon. Pour en bénéficier, il suffit de laisser ses coordonnées au 04.94.33.18.00 pour être rappelé.

    En complément, des séances sont aussi proposées dans les communes et aux dates suivantes : Correns : vendredi 7/08 de 9h30 à 12h30 – Salle des pénitents ; Le Val : Mardi 11/08 de 10h à 14h – Foyer municipal, place Louis Fournier ; Montfort-sur-Argens : Mercredi 12/08 de 10h à 14h – Espace André Paul, Grand rue ; Barjols : Jeudi 13/08 de 10h à 14h – Salle du Centre Ellias, boulevard Grisol ; Cotignac : Vendredi 14/08 de 10h à 14h – salle des fêtes du Grainage, 1er étage.

    Ces séances sont ouvertes à tous les habitants de la zone touchée par l’incendie, aucun rendez-vous préalable n’est nécessaire.

  • Forte mobilisation pour contenir l’incendie du Gros Bessillon ce week-end, 1850 hectares parcourus depuis vendredi

    Forte mobilisation pour contenir l’incendie du Gros Bessillon ce week-end, 1850 hectares parcourus depuis vendredi

    Le feu n’est pas encore fixé, mais la situation s’améliore dans le massif du Gros Bessillon. Après une journée cataclysmique vendredi, durant laquelle 1 000 hectares ont été parcourus en quelques heures suite à une reprise du feu au sud-est de Correns, le travail des 1 500 sapeurs-pompiers a permis de limiter sa progression. Notamment grâce aux 675 largages effectués par les canadairs, avions Dash et hélicoptères bombardiers d’eau, dont 450 samedi, « un record », précisait le préfet du Var, Simon Babre. Des brûlages tactiques ont aussi été opérés pour éviter de donner du combustible à l’incendie. L’objectif principal : sécuriser les points chauds et éviter toute potentielle reprise. Deux ont eu lieu dimanche en début d’après-midi mais ont été rapidement traitées, offrant une fin de journée plus calme.

    Un travail dans la continuité de celui mené samedi, journée durant laquelle le principal combat a peut-être été gagné, a minima de manière provisoire. Après une nuit de vendredi durant laquelle les sapeurs-pompiers avaient déjà procédé à des brûlages tactiques, l’après-midi était particulièrement redoutée avec un mistral et une chaleur intenses. Ce qui laissait craindre que le feu au sud de Correns ne franchisse une nouvelle vallée, et ne rejoigne un autre massif, ce qui aurait menacé les communes de Montfort, le Val, Vins-sur-Caramy et 3 000 à 4 000 hectares supplémentaires. Et déjà, la sécurisation des points chauds avait été fructueuse.

    Nouvelle journée à risque lundi

    Dimanche soir, le bilan était de 1 850 hectares parcourus. Au vu de l’accalmie, l’ensemble des mesures d’évacuation et de confinement avaient été levées, et les axes routiers rétablis. « Mais de nouvelles mesures pourraient être prises », prévient le préfet.

    Car lundi, ce dernier craint une nouvelle journée périlleuse, avec « un fort vent de sud-est et des rafales à 50 km/h ». « Les 1 500 pompiers mobilisés restent sur place », ajoute le directeur du Sdis 83 Eric Grohin. Par ailleurs, la gendarmerie a mené « une action forte en matière de sécurité », précise Simon Babre, avec plus de 500 contrôles effectués quant au transport, interdit jusqu’à ce lundi, de dispositifs allume-feu, tandis qu’une mise à feu volontaire, rapidement contrôlée, a été déplorée du côté du Muy.

  • Au centre d’hébergement de Lorgues, la solidarité pour réchauffer le cœur des évacués de l’incendie du Gros Bessillon

    Au centre d’hébergement de Lorgues, la solidarité pour réchauffer le cœur des évacués de l’incendie du Gros Bessillon

    Samedi, midi et demi. L’heure du repas au centre d’hébergement de la salle François Mitterrand de Lorgues, où étaient accueillies jusqu’à 90 personnes évacuées en provenance du Val, de Montfort-sur-Argens et de Carcès, entre vendredi et dimanche. Dans les assiettes, taboulé fait maison, gigot d’agneau et boulettes de bœuf. Et surtout, une bonne dose de réconfort pour celles et ceux dont le quotidien a à nouveau été bouleversé par la reprise de l’incendie du Gros Bessillon vendredi. « À Carcès, on avait été très bien accueillis mais on n’avait eu que des sandwichs, là c’est un vrai bon repas » saluent Jacqueline et Frédéric, couple de retraités vivant à Montfort, dont c’est la deuxième évacuation. Ils passent la journée au centre, mais dorment dans un studio généreusement mis à disposition par une habitante de Lorgues, au vu de leur santé fragile.

    Un élan de solidarité dont ils n’ont pas été les seuls à profiter. À leur table, Alexis, lui aussi résident de Montfort, a été contraint d’évacuer dans la précipitation, hâté par les cris des gendarmes venus sommer la population de plier bagage vendredi après-midi. « Je ne voulais pas partir, je suis resté dans le secteur, mais j’ai fini par ne pas avoir le choix », avoue-t-il, encore marqué par la vision « de la colline de Montfort dévorée par les flammes ». Toutefois, s’il n’a pas dormi de la nuit, c’est moins par inquiétude que pour l’avoir passée à discuter avec un élu lorguais, venu tenir compagnie aux évacués. « Je retiens davantage le merveilleux accueil qu’on a reçu que la peur du feu », s’émeut-il. À ses côtés, Maryline, sa voisine, qu’il a embarqué avec lui au moment de fuir. Tous deux ont tout juste eu le temps de préparer quelques bricoles et de prendre leurs animaux de compagnie sous le bras. « Ce matin, un bénévole m’a amené des affaires de rechange et d’hygiène », explique-t-elle. « J’avais oublié ma brosse à dents, et sans rien demander, on m’en a ramené une avec du dentifrice dans l’heure », ajoute Alexis, reconnaissant au point de vouloir emménager dans la commune dans les prochains mois.

    « C’est la Provence noire, plus la Provence verte »

    Rien de plus naturel pour celles et ceux qui donnent de leur temps. C’est déjà la deuxième fois en l’espace de quelques jours, « et jamais deux sans trois », plaisante Jean-Louis, l’un d’entre eux, sous les protestations des autres, qui aimeraient voir la situation se calmer. Parmi eux, Pouranne Weise, conseillère municipale. Arrivée à Lorgues il y a quelques années, elle a décidé de s’y engager pour « l’esprit des habitants. Les gens sont très accueillants, à l’écoute des autres. » Illustration : au-delà des vivres et des vêtements, fruits de dons de particuliers, et de dotations du Secours Populaire, de la préfecture et de la mairie, une habitante, psychologue à la retraite, est venue écouter ceux qui en avaient besoin samedi matin.

    Malgré tout, l’inquiétude reste dans un coin des têtes. « On va peut-être revenir dans une commune qu’on ne connaît pas », se prépare déjà Alexis. Verdict le soir-même, puisque les habitants de Montfort ont pu regagner leurs habitations au vue de l’évolution positive de la situation, le cœur du village ayant été épargné. La question de l’origine du feu revient aussi, forcément. « J’en suis persuadée, c’est prémédité », n’en démord pas Jacqueline, contrariée par « un sentiment d’impuissance » et qui imagine même « un complot d’État » comme explication à ces incendies intempestifs. Maryline, elle, redoute « des actes terroristes avec tous ces départs de feu simultanés. Quand on a annoncé l’incendie fixé, je pensais que c’était fini. J’ai l’impression d’être dans un film d’horreur ». Quoi qu’il en soit, elle sera désormais intransigeante : « Si je vois quelqu’un jeter son mégot, je n’hésiterai plus à appeler la police », assure-t-elle, dépitée par le coût de l’irresponsabilité, qui change « la Provence verte en Provence noire ».

  • Plusieurs reprises de feu ont empêché de fixer l’incendie dans le Gros Bessillon vendredi

    Plusieurs reprises de feu ont empêché de fixer l’incendie dans le Gros Bessillon vendredi

    Les vents d’ouest du début de semaine, qui avaient posé de grandes difficultés dans la lutte contre l’incendie du massif du Gros Bessillon, devaient se calmer vendredi. Ce sont des vents « très tourbillonnants », selon la préfecture du Var, qui s’y sont finalement substitués, provoquant de nombreuses reprises de feu, notamment à partir de 14h, après une nuit durant laquelle une reprise sur le secteur de Sainte-Catherine, à Pontevès, a embrasé 1,5 hectare, tandis que les 800 pompiers et 109 militaires mobilisés étaient parvenus, une fois encore, à préserver Cotignac des flammes.

    Les 1 000 sapeurs-pompiers, dotés de 265 véhicules feux de forêts, un avion DASH, quatre Canadairs, dont un Croate, dans le cadre du Mécanisme de protection civile de l’Union européenne (MPCU), et trois hélicoptères bombardiers d’eau, dont un lourd, se sont employés à contenir des feux qui menaçaient désormais, en plus de Pontevès, les communes de Barjols, Châteauvert et Correns, un peu plus tard dans l’après-midi.

    Des orages sont attendus ce samedi

    300 nouvelles évacuations ont été réalisées en plus de celles de jeudi, certaines personnes n’ayant toujours pas pu regagner leur domicile. 12 communes ont activé au moins un centre de regroupement : Barjols, Le Val, Correns, Brignoles, Brue-Auriac, Pontevès, Carcès, Sillans-la-Cascade, Salernes, Montfort-sur-Argens, Lorgues et Châteauvert. Les personnes qui avaient été évacuées à Pontevès et Montfort-sur-Argens ont toutefois pu regagner leur domicile, en début de soirée.

    Deux axes routiers (RD45 et RD 554) étaient partiellement filtrés pour faciliter les évacuations, tandis que des portions des RD560, RD60, RD22 et EV8 étaient fermées à la circulation.

    La journée de ce samedi, où des orages sont prévus – et même espérés – dans le département du Var, pourrait permettre aux pompiers d’avancer dans leur entreprise de fixation. En espérant que, cette fois, la météo ne leur joue pas de tours.

    Deux enquêtes ouvertes

    Le parquet de Draguignan a ouvert deux enquêtes au sujet des incendies dans le Var : une pour celui de Pontevès, et une autre pour celui des Arcs-Taradeau. La piste criminelle serait privilégiée pour ce dernier selon BFM Var, qui indique qu’un suspect en scooter ayant mis le feu à l’aide de bidons d’essence aurait été identifié et serait recherché. Un appel à témoins a été lancé par la gendarmerie du Var. Les coupables encourent entre 5 ans de prison (incendie involontaire ayant généré des blessures) et la perpétuité (feu volontaire ayant causé des décès).

  • 50 à 100 nouveaux départs de feu dans le Gros Bessillon, espoir de fixer le feu vendredi ou samedi

    50 à 100 nouveaux départs de feu dans le Gros Bessillon, espoir de fixer le feu vendredi ou samedi

    Le scénario redouté mercredi s’est produit jeudi dans le massif du Gros Bessillon. Au cours d’une nuit plutôt calme, qui a permis de reposer une partie des troupes, 650 sapeurs-pompiers (contre 1 200 la veille) étaient mobilisés jusqu’en début d’après-midi pour éteindre les points chauds et noyer les lisières de l’incendie, qui avait alors parcouru 2 500 hectares. Mais à 13h, comme attendu, la reprise du mistral, conjuguée à des conditions hygrométriques défavorables (un taux d’humidité de 10 à 15 %), a provoqué « entre 50 et 100 départs de feu, de 13h à 18h, sur des périmètres déjà brûlés et en lisière de forêt », indique le préfet Simon Babre.

    En conséquence, l’ensemble des personnes qui avaient pu regagner leur domicile dans la matinée a de nouveau été évacué. On en comptait 500 jeudi soir. L’incendie a relativement peu progressé, de 2 500 à 2 700 hectares, mais approchait à nouveau les communes de Carcès, Montfort-sur-Argens et surtout Cotignac, qui était « réellement menacé », obligeant la mise en place d’« un maximum de moyens pour sa défense », précisait le préfet. Deux foyers s’y sont déclarés dans les quartiers ouest. Ils ont été maîtrisés et les habitants du village, ainsi que ceux de Pontevès, ont pu regagner leurs domiciles en début de soirée.

    Un espoir de fixer le feu vendredi ou samedi

    Une soixantaine de maisons ont été touchées, dont 25 détruites, mais aucune nouvelle ce jeudi. Cela, grâce à « des moyens conséquents qui ont permis d’éviter des dégâts », se félicitait éric Grohin, directeur du SDIS 83. Ceux-ci ont été répartis sur l’ensemble du département de manière préventive, dans une journée à haut risque durant laquelle deux départs de feux ont eu lieu du côté du Revest-les-Eaux (1 hectare brûlé après l’explosion d’une caravane), et cinq, considérés comme suspects, à Brignoles, occasionnant l’ouverture d’une enquête par le Parquet de Draguignan.

    550 sapeurs-pompiers étaient mobilisés du côté du Gros Bessillon, équipés de 120 véhicules feux de forêts, 4 canadairs, 2 DASH, 3 hélicoptères bombardiers d’eau dont un lourd, 60 militaires et autant de gendarmes nationaux appuyés par les policiers municipaux. Les effectifs ont été portés à 800, et 109 militaires pour la nuit, avec de meilleures conditions météo (brise marine apportant de l’humidité) permettant de passer « d’une stratégie de combat à une stratégie de sécurisation », détaillait le préfet. Des drones devaient aussi être envoyés pour repérer les points chauds.

    Avec l’espoir de fixer l’incendie vendredi ou samedi : « On devrait avoir un répit de vent d’ouest pendant trois ou quatre jours, qui va permettre de ne plus avoir à combattre point à point toutes les flammes, et de sécuriser avec du retardant et du déforestage », espérait Eric Grohin. La course contre la montre se poursuit.

  • L’incendie de Pontevès n’a pu être fixé mercredi, journée critique en perspective

    L’incendie de Pontevès n’a pu être fixé mercredi, journée critique en perspective

    La lutte contre l’incendie, déclaré dans un champ à Pontevès mardi à la mi-journée et rapidement étendu au massif du Bessillon sous l’effet des vents chauds, se poursuit. La nuit de mardi à mercredi a été intense pour les 1 100 sapeurs-pompiers venus de nombreux départements (Alpes-de-Haute-Provence, Gard, marins-pompiers de Marseille, Bouches-du-Rhône, Alpes-Maritimes, Côte-d’Or, Meuse, Moselle, etc.). Leur objectif était de profiter de la baisse des températures et de l’accalmie du vent pour freiner autant que possible la progression du feu, qui avait ravagé 1 000 hectares entre 20h et 21h mardi soir, faisant passer la superficie touchée de 700 à 1 700 hectares.

    Ils y sont parvenus. Si l’on estimait que les flammes avaient parcouru 2 500 hectares au petit matin, leur progression a été largement ralentie au cours de la nuit, avant de s’interrompre en fin de matinée. Le village de Cotignac ainsi que les monastères Saint-Joseph et Notre-Dame-de-Grâces, sévèrement menacés la veille au soir, ont pu être préservés. Ces résultats ont été obtenus grâce à l’engagement de 350 engins au sol, au renfort de 100 soldats du feu supplémentaires et à la reprise des rotations aériennes assurées par deux Canadair, trois hélicoptères bombardiers d’eau et deux avions Dash. Ces appareils avaient effectué 300 largages mardi et une centaine supplémentaire ce mercredi.

    Au niveau de la population, 500 personnes évacuées ont passé la nuit de mardi à mercredi dans les centres de regroupement mis en place par les communes ou chez des proches. Seuls les habitants de Sillans-la-Cascade ont pu rejoindre leurs maisons. Cette nuit, 400 n’ont pas pu regagner leur domicile, dont des dizaines évacuées dans la journée. Certaines ont encore été accueillies dans des salles communales à Carcès, Correns et Montfort-sur-Argens. Un bilan provisoire fait état d’une soixantaine de maisons impactées et de dix détruites, alors que plus de 200 foyers étaient encore privés d’électricité en début de soirée. Il était enfin demandé aux habitants des communes concernées de préserver la ressource en eau et de ne s’en servir qu’à des fins alimentaires.

    De nombreux départs

    de feu dans l’après-midi

    Les moyens aériens, essentiels compte tenu de la difficulté d’accès au terrain malgré l’ouverture d’une piste à l’aide d’un engin chenillé mardi, étaient engagés dans une véritable course contre la montre. Il convenait d’abord d’éteindre et de contenir un maximum de points chauds durant la matinée, à l’aide d’eau et de retardant, « avant la reprise du mistral prévue dans l’après-midi », expliquait le préfet du Var, Simon Babre. Il fallait ensuite tout faire pour fixer l’incendie avant la journée de ce jeudi, que le colonel Philippe Raison, chef adjoint du Sdis 83, annonce « critique », en raison de conditions météorologiques beaucoup plus défavorables attendues, avec des températures avoisinant les 40°C et un vent soutenu.

    De nombreux départs de feu ont toutefois été signalés dans la plaine de Pontevès au cours de l’après-midi. Ils ont été maîtrisés et n’ont pas augmenté la surface brûlée, mais ils ont empêché les pompiers d’atteindre leur objectif de fixation du sinistre.

    La lutte au sol promettait de ne pas s’arrêter cette nuit, afin de réduire les foyers tant que possible, avec des conditions plus favorables (air humide et baisse du vent). « On est persévérant et on compte bien arriver à bout de ce sinistre même s’il est très compliqué », assure le colonel Philippe Raison. Pour faciliter les accès, les équipes du 7e Régiment d’instruction et d’intervention de la Sécurité civile (7e RIISC) de Brignoles et du conseil départemental ont ouvert de nouvelles pistes dans la forêt. Enfin, pour faciliter l’accès des secours et par sécurité, plusieurs axes routiers (RD560, RD60, RD13, RD22, RD222, EV8, RD32 et RD45) ont été fermés à la circulation.

  • L’entreprise varoise Atchoum, une solution pour la mobilité des seniors

    L’entreprise varoise Atchoum, une solution pour la mobilité des seniors

    Une belle success-story. Lancé en 2019 par Vincent Desmas, entrepreneur varois, à Méounes, Atchoum ne cesse de s’étendre. Désormais présente dans 800 communes (dont 9 dans le Var, pour près de 4 300 trajets depuis 2019) et 28 départements, cette plateforme (en ligne ou par téléphone) offre aux personnes âgées – et à toute autre personne – des solutions pour les déplacements du quotidien, grâce à deux options : réserver un trajet déjà proposé, ou faire une demande de trajet solidaire précis, à laquelle peuvent répondre les conducteurs. Ceux-ci sont contactés via l’application (ou le site), ou directement par les communes en cas de réservation par téléphone, et défrayés par les usagers.

    Avec une efficacité importante puisque 90% des demandes de trajets sont satisfaites. Pour les communes, le coût de l’abonnement est moindre (de 1 à 0,60 euro par habitant, par an, selon la taille de la commune).

    Plus d’infos sur www.atchoum.eu