Tag: caravane

  • LFI à la conquête des Alpes avec sa caravane et ses candidats

    LFI à la conquête des Alpes avec sa caravane et ses candidats

    Ce n’est pas par hasard que le quartier de Beaulieu, à Sisteron, a été choisi comme étape par LFI pour la tournée de sa « caravane populaire » : c’est un quartier populaire, et surtout, un quartier qui vote très peu. Le taux d’abstention y est particulièrement élevé. Et LFI a choisi de mettre l’accent sur la mobilisation des abstentionnistes, ou des personnes non inscrites sur les listes électorales.

    C’était le cas de très nombreux habitants croisés en porte à porte par les militants lundi soir, pour certains difficiles à convaincre. « Avoir une députée d’extrême droite ? Cela ne me dérange pas, c’est pas grave, chacun vote comme il veut », répond un habitant à Léo Walter, ancien député LFI du département. D’autres, plus réceptifs, apprennent avec les militants à s’inscrire sur les listes électorales. « 20% des gens sont mal inscrits ou pas inscrits », déplore Juliette Lanos, militante LFI à Clermont-Ferrand, qui s’est lancée dans la tournée de la caravane du Sud de la France. Trois autres caravanes populaires parcourent le Nord, l’Est et l’Ouest. L’idée est également de « montrer que les insoumis ne partent pas en vacances » et restent actifs même en dehors des périodes électorales, avance Édouard Richard, militant lillois. « Quand on discute, qu’on parle de fond, du programme, très vite, la diabolisation du personnage de Mélenchon passe au second plan », affirme Juliette Lanos.

    LFI a également profité de cette journée pour annoncer ses candidats pour les sénatoriales : Marianne Mougey, maraîchère et conseillère municipale de Thoard et Maxime Mazi, responsable d’une biscuiterie-chocolaterie à Volx.

  • La caravane LFI en campagne à Marseille

    La caravane LFI en campagne à Marseille

    « Réveillez-vous, sinon, rien ne va bouger ! » Depuis son adhésion récente à La France insoumise, Daouiya encourage ses voisins à voter. Ce vendredi, cette habitante de la cité Jean-Jaurès a participé à l’unique étape marseillaise de la caravane populaire.

    Comme chaque été depuis 2016, l’opération sillonne la France. « L’objectif est de faire du porte-à-porte pour inciter les gens à s’inscrire sur les listes électorales et présenter le programme pour la présidentielle 2027 », résume Juliette, l’une des caravanières.

    Lutter contre l’abstention

    En 2022, selon l’Insee, plus de 10 millions de Français étaient mal ou non inscrits. Pour Manuel Bompard, député LFI de Marseille et coordinateur du mouvement, « une démocratie où 20 % des citoyens ne peuvent pas voter, c’est une démocratie qui ne marche pas ».

    Les militants sont allés frapper aux portes des immeubles, formulaires d’inscription en mains. « Vérifiez que toute la famille soit inscrite, c’est important ! », lance Manuel Bompard à un habitant. Plus loin, une habitante explique être toujours inscrite à Félix-Pyat, où elle vivait auparavant : un exemple de « mal-inscription » que les militants cherchent à éviter.

    Pour Philippe, militant des 13e et 14e arrondissements, le choix de Jean-Jaurès ne doit rien au hasard. « La clé pour 2027, ici comme ailleurs, c’est la mobilisation des quartiers populaires, assure-t-il. C’est ici que l’abstention est la plus forte. » Une conviction partagée par Krissi, membre du collectif des habitants du quartier : « J’encourage les jeunes à aller voter parce que, sans eux, rien ne pourra bouger ».

  • [Entretien] Béatrice Abella, France Cuba Hérault : « On est passé d’une lente asphyxie à l’assassinat du peuple Cubain »

    [Entretien] Béatrice Abella, France Cuba Hérault : « On est passé d’une lente asphyxie à l’assassinat du peuple Cubain »

    La Marseillaise : D’où vient l’idée de cette caravane européenne solidaire avec Cuba ?

    Béatrice Abella : Elle est née de la volonté de parler de ce blocus lors d’une réunion en visio qui réunissait plusieurs associations européennes ( d’Angleterre, d’Espagne, des Pays-Bas, de Belgique, d’Italie, de France…) au cours de laquelle nous nous sommes inquiétés des difficultés de plus en plus grandes à faire parvenir l’aide à Cuba. C’est l’association italienne qui a lancé cette idée de caravane solidaire qu’on a appelé « Let Cuba Breathe ».

    Aujourd’hui, l’aide ne parvient plus à Cuba ?

    B.A. : Non. Jusqu’ici, on arriverait à acheminer la solidarité matérielle. Aujourd’hui avec ce siège imposé par Trump, on ne peut plus. Par exemple dans l’Hérault on parraine trois orphelinats proches de La Havane. On passait nos commandes de lait infantile et de vivres par un magasin espagnol en ligne installé à Cuba mais depuis une dizaine de jours, les cartes Visa et Master Card ne fonctionnent plus dans l’île. Donc les Cubains ne reçoivent plus cette aide et pas non plus celle de leurs familles installées à l’étranger.

    Et l’aide matérielle que vous collectez n’arrive plus non plus ?

    B.A. : Non. Un conteneur devait partir de Midi-Pyrénées, mais on ne trouve pas de bateau. Notre économie est tellement dépendante de celle des États-Unis, que tout le monde baisse la tête aux injonctions de Trump et à ses lois extraterritoriales qui menacent tous ceux qui veulent aider Cuba ou même commercer avec Cuba. Même Air France a arrêté ses liaisons avec Cuba depuis mars. On est passé de l’asphyxie d’un embargo qui dure depuis 64 ans à l’assassinat de tout un peuple. Et les gouvernements européens sont complices par leur silence face à Trump qui bafoue le droit international. Il n’y a qu’une exception celle du gouvernement espagnol courageux malgré les menaces et les sanctions nord-américaines.

    La caravane s’est arrêtée
    le 10
     juin à Strasbourg devant
    le Parlement européen.
    à quelle occasion ?

    B.A. : C’est qu’une résolution du groupe de droite souverainiste qui demande la suspension formelle de l’Accord de dialogue politique et de coopération (ADPC), qui lie l’Union européenne à Cuba depuis plusieurs années doit être soumise au vote des députés le 18 juin. On se rend compte que c’est une bataille idéologique qui n’est pas menée que par Trump mais par tous les députés libéraux qui veulent comme lui faire tomber ce symbole qu’est Cuba dont les dirigeants Che Guevara et Fidel Castro qui continuent, même disparus, à parler au monde entier.

    Le 11 juin, la caravane était à Paris, à l’Assemblée nationale pour soutenir un texte complètement à l’opposé.

    B.A. : Oui une proposition de résolution présentée par Stéphane Peu du groupe GDR, visant à soutenir Cuba face au blocus américain. Le texte qui était prévu en fin de la niche parlementaire de ce groupe n’a pas pu être débattu ni voté mais il était un signal de solidarité internationale à La Havane au moment même où les institutions européennes s’orientent vers un durcissement de leurs relations avec l’île.

    Que se passera-t-il exactement
    le 20
     juin à Béziers ?

    B.A. : à 16h, un grand rassemblement accueillera la caravane au Champ de Mars ? Nous avons invité la population mais aussi les élus. Il sera suivi d’une manifestation en ville, puis une soirée musicale de solidarité* aura lieu à la Bourse du Travail animée par le groupe les Zétourdis.

    On vous sent particulièrement révoltée par ce qui est imposé
    au peuple cubain
     ?

    B.A. : Oui car pendant que d’autres pays exportent des armes ou font la guerre, Cuba envoie des brigades médicales dans le monde entier. Elles ont combattu le choléra en Haïti, Ebola en Afrique, le Covid dans une vingtaine de pays du monde… Cuba mérite le soutien solidaire du monde entier.

    * Avec restauration sur place