Tag: Canebière

  • La Métropole exige la libération de l’espace public privatisé

    La Métropole exige la libération de l’espace public privatisé

    Avec le printemps, c’est un plaisir évident de boire un verre en terrasse au soleil. Pour autant certains commerçants poussent tables et chaises sans autorisation obstruant les trottoirs pour leur business. Un phénomène chronique que les collectivités qui se partagent les secteurs, peinent à juguler en dépit d’une « charte des terrasses » visant à harmoniser l’esthétique et garantir un cheminement piéton minimal. L’association nationale Sites et Monuments alerte depuis des mois les autorités sur ces violations frontales en site patrimonial remarquable (SPR) et sur le site classé du Vieux-Port.

    À l’angle de la Canebière et du quai des Belges où le flux touristique est particulièrement intense, l’établissement Cappuccino a ouvert il y a six mois dans les anciens locaux des Eaux de Marseille. « Il a progressivement colonisé les arcades du Club Pernod. On ne peut plus circuler », proteste Josiane une riveraine. « Et là regardez toutes ces tables et ces chaises qui débordent maintenant devant les arcades. Ils privatisent le trottoir. Ils en ont mis tout le long et depuis quelques jours, ils ont monté des palissades en bois pour leur crêperie. C’est parfaitement intolérable. Un automobiliste se prend 135 euros s’il monte sur un trottoir et ici c’est Marseille bébé ! » Contacté, l’exploitant n’a pas donné suite.

    La Ville de Marseille, déjà saisie de la reconstruction sans permis de la terrasse couverte de la Samaritaine, nous répond que « ce commerce est titulaire d’un arrêté uniquement côté Canebière » autorisant une terrasse de 30 m² (7,5mx4m) détachée du commerce et délimitée hermétiquement par des jardinières contre la piste cyclable. « Pour la partie sous les arches, nous n’avons pas autorité. Le pourtour du Vieux-Port est à ce jour sous l’égide de la Métropole. »

    « Une occupation illégale »

    La Métropole reconnaît la situation. « L’absence d’AOT pour cet établissement est parfaitement identifiée par nos services. Une facturation majorée pour occupation sans droit ni titre a d’ores et déjà été émise à l’encontre de l’exploitant. Cette mesure financière marque la détermination de la Métropole à ne tolérer aucune forme de régularisation tacite de cette situation », explique la collectivité décidée à aller au contentieux. « Face au maintien de l’occupation illégale, la Métropole prépare actuellement la saisine du tribunal administratif afin d’obtenir la libération de l’espace public. La Métropole réaffirme sa volonté absolue de faire respecter les règles d’occupation du domaine public dans ce secteur. »

    La Ville se borne souvent à des signalements au parquet, sans plus. Les contraventions de 5e classe à 1 500 euros sont indolores au regard des profits tirés. D’où cette culture ancrée à Marseille de privatiser la rue. C’est d’ailleurs le cas du portique à arcades du Club Pernod : il a été édifié en 1970 non seulement sans permis mais en empiétant sur le domaine public qui doit rester inaliénable et imprescriptible car à l’usage de tous.

  • Parents, enseignants et lycéens réclament des moyens décents

    Parents, enseignants et lycéens réclament des moyens décents

    « Plus d’une centaine de classes sont menacées dans le département, principalement à Marseille mais aussi à Aix, à La Bouilladisse ou Salon. Et si nous n’avons pas de chiffres sur les dotations globales horaires, de nombreux établissements, principalement des lycées sont impactés. » Pour Letizia Vignone, administratrice du Mouvement départemental des parents d’élèves des Bouches-du-Rhône (MPE 13) qui se prépare à une audience avec le Dasen (Directeur académique des services de l’Éducation nationale), ce mercredi 8 avril à Aix-en-Provence, la situation au sein de l’Éducation nationale s’est nettement dégradée, au détriment déjà des élèves.

    « Au lycée, cela veut dire concrètement des options en moins, des classes qui peuvent atteindre 30 à 35 élèves lorsqu’ils font des travaux pratiques, en SVT ou physique-chimie. Au collège, les classes dédoublées pour l’apprentissage du français sauteraient avec la coupe budgétaire » illustre-t-elle, espérant « grappiller » un maximum d’heures. Le MPE 13 compte également mettre la pression sur le préfet qui doit valider la carte scolaire et les dotations globales horaires cette semaine.

    À Aubagne, Jadran Svrdlin, professeur des écoles et syndiqué à la CGT Educ’action mesure déjà le manque de postes d’enseignant dans son école. « Depuis janvier, nous approchons les 130 journées non remplacées soit 2,7 à 2,8 absences par jour pour nos 9 classes », explique-t-il.

    « En mode dégradé permanent »

    Les élèves sur le carreau étant répartis sur les classes qui restent, « nous sommes en mode dégradé permanent. Le nombre de remplaçants affectés n’a pas changé depuis des années ». Raison principale pour laquelle il sera présent ce mercredi au rassemblement organisé devant le collège Lou Garlaban à 11h avec la CGT, le syndicat SUD mais aussi les associations de parents d’élèves. Une autre mobilisation étant prévue le vendredi à 16h30 devant l’école de la Tourtelle.

    De la primaire au secondaire, cet enseignement « dégradé » a de terribles conséquences pointe Jadran Svrdlin. Réformes injustes finalement avortées, annonces ministérielles intempestives, « on met en place des échéances couperet comme le brevet dont M. Attal faisait un préalable obligatoire au lycée », analyse-t-il, se souvenant aussi de l’expérience des groupes de niveaux que nombre d’enseignants ont refusé d’appliquer. Un « tri social » où « on élimine » estime-t-il, déplorant que les premières victimes soient les « enfants des classes populaires qui n’ont que l’école publique comme patrimoine ». La CGT Educ’action s’inquiète aussi dans un communiqué de la « mise à mal de l’école inclusive » avec un nombre d’AESH (Accompagnant des élèves en situation de handicap) insuffisant, tout comme celui des personnels de Rased (Réseau d’aide spécialisée aux élèves en difficulté).

    À Marseille, le syndicat SUD Éducation 13 appelle aussi à un rassemblement devant la Chambre de commerce, sur la Canebière, ce mercredi à 17h30 « contre les coupes budgétaires imposées par l’Éducation nationale et la violente répression des lycéens ». Déjà devant l’école Leverrier (4e) ce mardi, après avoir appris la fermeture d’une classe la semaine dernière, les parents d’élèves ont déployé banderoles et mégaphones.

  • Un million de visiteurs pour le Noël phocéen

    Un million de visiteurs pour le Noël phocéen

    Ce lundi matin, les chalets installés sur la Canebière ne se sont pas rouverts. Après plus d’un mois d’ouverture, réunissant un marché de Noël, une foire aux santons, une patinoire et une descente de luge, le Noël marseillais, organisé par la Ville, prend congé. Des animations qui ont attiré un million de visiteurs, selon la municipalité. Pour les commerçants, le bilan est mitigé : si les santonniers ont vu affluer les visiteurs, le marché, lui, a semble-t-il connu un peu moins de monde, malgré une saison tout de même correcte.

    « Depuis le Covid-19, on travaille pas mal, explique Jérôme Truffier-Douzou, qui vend ses santons à la foire depuis 15 ans. Il y a de plus en plus de jeunes qui veulent créer leur crèche. De jeunes couples, dans la trentaine, qui viennent avec leurs enfants. C’est assez nouveau ça. » Les artisans peuvent aussi compter sur les habitués qui reviennent chaque année, à Marseille, pour l’une des plus vieilles foires aux santons. Cependant, le santonnier remarque que, cette année, les dépenses des clients sont un peu plus timides. « On a vendu très peu de grosses pièces. On a travaillé autant que les autres années, mais pour des tickets de caisse plus petits. »

    Même constat du côté des commerçants du marché de Noël. Pour Andora, vendeuse de thé, « les clients ont moins acheté, en tout cas en plus petite quantité que les années précédentes ». Et ce, malgré un million de visiteurs pour la foire aux santons, le marché de Noël et le village des enfants réunis, selon les chiffres de la mairie. Une fréquentation qui serait légèrement en hausse d’après la municipalité. Pour les commerçants, le ressenti serait plutôt celui d’une fréquentation en légère baisse. Selon Mathias, qui tient un stand de vin chaud et bretzels depuis trois ans, « il y a un peu moins de monde que les années passées, mais ça reste une très bonne saison. Le pic de fréquentation, c’était du 10 au 25 décembre, où il y avait vraiment beaucoup de monde ». Une impression partagée par d’autres exposants.

    Une bonne vitrine

    Malgré cette baisse ressentie, le marché de Noël reste pour certains commerçants une belle occasion de se faire connaître. C’est le cas d’Elsa Blanchard, qui expose avec son association Ravage pour la première fois. Sur son stand : illustrations, photos ou vêtements upcyclés réalisés dans leur atelier situé près de la Plaine. « Pour nous, c’est une réussite, car il y a beaucoup de passage sur le marché, des Marseillais comme des touristes. Cela nous a permis d’augmenter nos ventes, mais surtout de nous faire connaître des Marseillais », sourit-elle.

    La patinoire et la descente de luge, situées à proximité de l’ombrière du Vieux-Port entre le marché et la foire, ont accueilli cette année plus de 48 000 visiteurs. Enfants et adultes ont pu profiter de sensations de glisse gratuites jusqu’à ce dimanche. Une animation qui se tient depuis maintenant trois ans. Les animations organisées ont donc su attirer Marseillais et touristes, mais le froid et le pouvoir d’achat ont peut-être rendu ces derniers un peu plus frileux côté dépenses.

  • De la catastrophe des Nouvelles Galeries naît le bataillon des marins pompiers

    De la catastrophe des Nouvelles Galeries naît le bataillon des marins pompiers

    Marseille frappée en plein cœur ! Des victimes et des décombres ! La ville en deuil ! L’impuissance des hommes devant la fureur déchaînée des éléments ! » Dans son édition du 29 octobre 1938, Le Petit Provençal multiplie les points d’exclamation. La veille, un incendie d’une rare violence a pris dans le salon de thé des Nouvelles Galeries, au deuxième étage du bâtiment qui fait l’angle entre la rue Scotto et la Canebière, à 14h25. En moins de 15 minutes, c’est le brasier.

    Dépassés, les sapeurs pompiers marseillais, 400 pour un million d’habitants, ne disposent que de 5 autopompes « dont trois démodées peu maniables, d’un rendement nul et pas de transports rapides pour les hommes », la seule voiture avec échelle « n’arrivait pas au-delà du deuxième étage », décrit l’envoyé spécial de Paris-Soir qui pointe l’incurie des services incendies dès le lendemain de la catastrophe. Pire, ils n’ont jamais fait « d’exercice d’ensemble ou d’éducation contre le feu ». Leur capitaine par intérim blessé, le manque de pression d’eau, la foule de badauds que la garde mobile peine à maîtriser, leur compliquent la tâche. L’Amiral Muselier demande le renfort des marins pompiers de Toulon, des hommes viennent prêter main forte de Tarascon, d’Aix, Salon, Avignon, Lyon.

    « Qui commande ici ? »

    Dans la panique, clientes et personnels mourront asphyxiés ou piétinés. D’autres se jetteront par les fenêtres. Le mistral qui souffle en rafales propulse le feu de l’autre côté de l’avenue, le toit de l’hôtel Noailles s’embrase, « heureusement presque vide » note Paris Soir, car l’établissement accueille Édouard Daladier, président du Conseil et des ministres, pour le 35e congrès du Parti républicain, radical et radical socialiste au parc Chanot. Avec le président de l’Assemblée nationale et maire de Lyon, Édouard Herriot, et le ministre de l’Intérieur, Albert Sarraut, il assiste aux opérations de sauvetage. Et s’indigne : « Qui commande ici ? Il n’y a-t-il donc pas de chef, pas un homme pour diriger ? »

    L’incendie ne sera maîtrisé que le lendemain à 7h. On déplore 73 morts. L’origine du feu est accidentelle a tranché le parquet de Marseille. Il aurait pris au premier étage, où se trouvaient de nombreuses bouteilles d’oxygène liquide et « trouvé un aliment exceptionnel dans les toiles goudronnées qui recouvraient les échafaudages », des travaux de réfection… du système incendie étant en cours.

    La sanction tombe dès le 31 octobre, Albert Sarraut annonce l’étatisation du corps des marins pompiers. Dans son discours lors des obsèques des victimes, le 14 novembre, il appelle à une « réponse droite et claire » à la « défaillance de l’acte des hommes dans la prévision du péril et dans les moyens du combat livré à son attaque », dans une ville qui a besoin « d’hygiène physique et morale » indique le Petit Provençal. En janvier 1939, Marseille est mise sous tutelle, le 29 juillet, un décret-loi va donner naissance au bataillon dont une caserne occupe désormais une partie du site où s’est déroulé le drame.

  • La police municipale s’installe sur l’avenue de Saint-Jérôme

    La police municipale s’installe sur l’avenue de Saint-Jérôme

    C’est une ancienne boucherie qu’une dizaine d’agents de la police municipale a officiellement investie ce vendredi 28 novembre, avenue de Saint-Jérôme (13e). Un effectif qui devrait doubler d’ici quelques mois. Après le 42, la Canebière, et avant que n’ouvre « très bientôt » la rue Loubon (3e), cette nouvelle antenne de proximité devrait permettre de mieux répondre aux demandes des habitants, a estimé le maire de Marseille, Benoît Payan (DVG) venu dévoiler la plaque d’entrée.

    L’idée : que la police municipale investisse tous les quartiers, « d’ici 5 à 6 ans ». « Une police qui connaît la topographie des lieux est essentielle dans le continuum de sécurité », déclare-t-il, fier de cette police « la mieux armée de France dans tous les sens du terme ». Elle « a été déterminante, essentielle, dans les enquêtes en cours », assure Benoît Payan. Un rôle accru que le maire de Marseille assume sans ambages, déplorant le manque d’effectif de la police nationale.

    « On est une grande ville, cinq fois Lyon et deux fois et demie Paris, est-ce que vous savez combien de policiers nationaux tournaient cette nuit ? 35 », affirme-t-il pour qui « ce n’est pas sur la sécurité que nous devons faire des économies » pas plus que sur « tout ce qui représente la République ». Entendre la police, la gendarmerie, les hôpitaux, la Poste, les associations, bref « celles et ceux qui font qu’on est debout ». Marseille a besoin « d’une police nationale qui soit calibrée », insiste Benoît Payan, s’indignant que l’année dernière, « le ministre de l’Intérieur ait décidé de supprimer une préfecture de police de plein exercice ». Intolérable pour l’élu dans une ville confrontée de plein fouet au narcotrafic…

  • Les Soudanais exilés appellent à l’arrêt des massacres

    Les Soudanais exilés appellent à l’arrêt des massacres

    « La communauté internationale, elle est où ? » Rassemblés aux Réformés, à l’appel de l’Association des Soudanais des Bouches-du-Rhône, du Var, ou encore de l’association de la Cantine soudanaise en France, ils sont venus rendre visible « le massacre. »

    « On essaie de faire en sorte que le monde tourne ses yeux vers le Soudan pour trouver une solution de paix car les victimes sont des femmes, des enfants, ce n’est pas une guerre mais un génocide », alerte Tamzain, un des manifestants. Pas plus tard que vendredi, l’ONU a mis en garde contre des « préparatifs en vue d’une intensification » des hostilités dans un Soudan déchiré par une guerre entre l’armée et les paramilitaires, malgré l’annonce par ces derniers de leur accord à une proposition de trêve humanitaire.

    Le troisième plus grand pays d’Afrique est ensanglanté depuis avril 2023 par une lutte pour le pouvoir opposant l’armée du général Abdel Fattah Al-Burhane aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) de son ancien adjoint, Mohamed Hamdane Daglo, tous deux accusés d’exactions.

    Des milliers de morts

    « En juin 2023, 15 000 membres de la population masalit d’El Geneina, dans l’Ouest du Darfour, ont été tués et des milliers d’autres ont été contraints de fuir vers le Tchad voisin », indiquent les manifestants marseillais, rapportant le récit d’une humanitaire sur place, en date du 6 novembre. Depuis le 26 octobre, la FSR a pris le contrôle de la ville d’El Fasher après un siège complet de 18 mois empêchant l’entrée de toute nourriture, ajoutent-ils évoquant des viols, tueries de civils, de journalistes, d’activistes. Des « horreurs » constatées dans des vidéos postées par les combattants de la FSR eux-mêmes. Sur leurs pancartes, les Soudanais exilés ont d’ailleurs apposé des images terribles d’enfants pendus, de corps ensanglantés. Des atrocités auraient été aussi commises dans la ville de Bara, dans la région du Nord-Kordofan.

    Le conflit a déjà fait des milliers de morts, forcé le déplacement de 12 millions de personnes et plongé le pays dans la plus grande crise humanitaire au monde selon l’ONU.

    Pour les manifestants marseillais, le soutien des Émirats arabes unis à la FSR lui permet de disposer d’« armes en nombre et récentes » en échange d’accès aux richesses du sol, « de l’or dans l’Ouest ». Pour Tamzain, les Émirats visent une scission du pays pour s’emparer définitivement de cette manne économique. Des mobilisations ont été organisées aussi à Paris ou Mulhouse, toujours « pour faire parler du conflit. » D’autres rassemblements ne sont pas exclus, « il faut que ça s’arrête, qu’on envoie des vivres et des médicaments », intime-t-il.

  • L’avenir du Centre Bourse s’invite dans la campagne

    L’avenir du Centre Bourse s’invite dans la campagne

    Il y a quelques semaines, on a commandé une étude avec la chambre de commerce. L’étude est limpide, elle dit que depuis ces 15 dernières années, les centres commerciaux ont assassiné le centre-ville. En attendant, il faut trouver une solution », lance Benoit Payan, maire de Marseille (DVG), interrogé sur le plateau de BFM Provence, ce jeudi, sur l’avenir des Galeries Lafayette, au Centre Bourse.

    Bien qu’il ne se soit pas encore officiellement déclaré candidat à sa propre succession, à 5 mois des municipales, l’élu évoque ses projets sur ce dossier : « J’ai travaillé avec le président de la République et avec l’état sur une solution d’envergure nationale. Probablement un grand équipement culturel. Je ne peux pas en dire plus pour l’instant. » Selon l’édile, un financement important est attendu. Il poursuit : « Au 15 novembre, il doit y avoir la dernière proposition de rachat. On verra à quoi elle ressemble. Si elle ne me convient pas, je prends l’engagement de racheter les Galeries Lafayette pour en faire un lieu où on y remet de la vie, avec des gens, pour que le centre-ville ne périclite pas. Pas forcément un centre commercial. »

    Des projets encore flous pour le moment

    Le même jour, un peu plus tôt, Martine Vassal, présidente (DVD) du Département et de la Métropole, candidate à la mairie de Marseille, lançait sa campagne sous le slogan « Marseille, je t’aime avec Martine Vassal ». Elle invite les Marseillais à choisir entre « cinq propositions pour l’avenir du site des Galeries Lafayette », à savoir le Centre Bourse. Une consultation citoyenne avec un vote qui sera ouverte dès ce lundi 20 octobre.

    Les options proposées sont une école de cuisine baptisée « Jean-Baptiste Reboul » (chef né dans le Var en 1862), une maison marseillaise de l’enfant avec de vastes espaces de crèche municipale, un parc urbain nommé « Central Mars », un centre commercial renouvelé, ou enfin un centre commercial 100 % dédié au « Made in Marseille ». Des visuels accompagnent ces propositions, mais ils ne sont ni crédités à une agence d’architecture, ni chiffrés à ce jour. Selon La Provence, ils auraient été « élaborés en interne ».

    Quelques mois plus tôt, en mars, Renaud Muselier, président (Ren.) de la Région, et Jean-Luc Chauvin, président de la Chambre de commerce, envisageaient l’implantation de la cité judiciaire à la place du Centre Bourse, dans le but de redynamiser le centre-ville. Parlant de « véritable urgence », Renaud Muselier proposait alors « de se mettre vite autour de la table pour proposer des solutions sur la base des résultats de l’étude que je propose de cofinancer ».

  • Le métro marseillais, une galerie d’art souterraine à découvrir

    Le métro marseillais, une galerie d’art souterraine à découvrir

    Rendez-vous dimanche à 14h, au départ de la station Réformés-Canebière, avec la jeune Université HLM de Marseillologie. Ses membres vous ouvriront les yeux sur l’originalité des œuvres et décors qui habillent, depuis 1977, les stations et qui témoignent de l’ambition d’alors de faire du métro une galerie d’art souterraine en y associant des artistes.

    Conçues par les architectes Fernand Boukobza, René Egger, l’Atelier 9, ces stations ont des qualités spatiales et esthétiques remarquables propres à la décennie 70-80. Mais, à la faveur de la rénovation des rames, cette esthétique du XXe disparait, remplacée par des parements uniformisés à la blancheur sécuritaire. « Stop à la rénovation moche des stations de métro de Marseille ! » dénonce d’ailleurs une pétition sur Change.org. « Calepinages carrelés aux palettes colorées, parcours de lumière tubulaires métalliques, parois et garde-corps en inox, mobilier en coque plastique coloré, hublots, stations aériennes aux allures de vaisseaux spatiaux, etc. Que sont devenues et vont devenir les œuvres déposées sans aucune annonce préalable comme les incroyables fresques gravées sur tôle émaillée d’Albert Jaubert à La Joliette intitulées : Les Ports, qui ont tout simplement disparu », s’inquiète Liam McCorley, étudiant en architecture qui plaide avec Sites & Monuments pour la sauvegarde de ce patrimoine marseillais menacé.

  • « Les sons du large » résonnent et déambulent sur la Canebière

    « Les sons du large » résonnent et déambulent sur la Canebière

    Série de spectacles et rendez-vous initiés ponctuellement depuis quelques années par la mairie des 1er et 7e arrondissements, la plupart du temps autour du cirque et des arts de la rue, Au bout la mer divague, dimanche 19 octobre, vers la musique. La Canebière et ses alentours résonneront au rythme de concerts et performances de treize groupes et ensembles qui se succéderont entre 10h et 18h, pour une journée dont la direction artistique a été confiée à La Clique Production.

    « On flatte l’âme de Marseille, ville-monde qui évoque les sons du large, forcément de la Méditerranée, mais aussi au-delà », explique son directeur, Arnaud Amat, à propos de cette « traversée musicale qui permet au public de naviguer entre plusieurs scènes et se laisser porter par différentes esthétiques », équipée de groupes locaux portés sur le son mondial. L’une des scènes sera installée à l’angle Canebière – Saint-Ferréol. à l’image de ce « carrefour », des projets qui croisent les rythmes traditionnels à la modernité en seront les emblèmes : Chu Chi Cha, tandem qui enrobe la cumbia d’électro, puis Benzine, duo qui « prend de la poésie bédouine, des instruments et samples de percussions traditionnelles algériennes pour les passer ensuite dans ce qu’ils appellent leur rai machine ».

    La culture à sa place

    « Que les gens se laissent emporter par ces rythmes », espère Arnaud Amat, avant d’affirmer : « la place de la culture, elle est là, dans l’espace urbain, avec un événement populaire, gratuit et fédérateur. On est sur un brassage culturel. C’est la force de ce projet. » Charge à la chorale latino-américaine, le duo accordéon-voix autour de chansons napolitaines, Nannani, ainsi que les fanfares Brass Koulé et Mudanza « d’accompagner le public entre les différentes scènes ». Parmi celles-ci, une, installée face au Palais de la Bourse, portée par le flot de « l’afro disco house » jouée avec des instruments recyclés de Fulu Miziki et les chansons du répertoire grec des années 1970, revivifiées par le groupe Deli Teli.

    Une veine plus acoustique et intimiste irriguera la scène installée sur le port antique, au Musée d’Histoire de Marseille, où résonnera un voyage polyphonique à travers la chorale de 20 femmes d’Arteteca, avant que le projet occitan-sicilien de Spartenza et Manu Théron ne propage l’écho de musiques méditerranéennes, mais pas que. La place du général-de-Gaulle sera, elle, davantage consacrée aux minots, notamment avec le conte musical Voyage au-delà des mers. Côté danse, le parvis de l’Opéra de Marseille sera le théâtre d’une « initiation à la sévillane et à la rumba », précise Arnaud Amat, puis de Récifs, « performance participative qui réunit 70 amateurs autour de la préservation de l’océan ».

  • Les échecs sont en fête sur la Canebière

    Les échecs sont en fête sur la Canebière

    Que vous soyez petit ou grand, joueur passionné ou débutant curieux, l’événement échecs en fête est fait pour vous. Organisée par la ville de Marseille ce samedi à partir de 14h et jusqu’à 18h, en face du Palais de la Bourse, sur une Canebière piétonne, cette cinquième édition est un rendez-vous festif, convivial et familial autour du plus célèbre des jeux de stratégie.

    Une idée venue de la rue

    Pour participer, pas besoin d’être un petit génie des échecs, au contraire. De la découverte du jeu aux tournois entre confirmés en passant par des initiations, il y en aura pour tous les âges et tous les goûts. Vous pourrez notamment vous initier aux règles du jeu simultanées, en défiant des champions ou en participant à des ateliers pour approfondir vos connaissances. Des parties grandeur nature, en déplaçant vos pièces sur des échiquiers géants, sont également au programme. « Beaucoup pensent que les échecs ne sont pas faits pour eux et sont plus adeptes du jeu de dames, mais avec échecs en fête, on prouve que oui, tout le monde peut jouer », poursuit l’adjoint.

    Créée par la municipalité actuelle, cette manifestation s’est imposée à l’adjoint comme une évidence. « Il y avait un monsieur sous l’Ombrière qui déroulait quotidiennement son tapis et son jeu d’échecs pour affronter les passants et ça cartonnait. Alors on a décidé d’en faire un événement à part entière », souligne Ahmed Heddadi.

    Un après-midi organisé comme un « prélude » à l’objectif de l’adjoint au maire. « Mon rêve, c’est de pouvoir réaliser un jour, avec la municipalité, un grand tournoi d’échecs de Marseille. échecs en fête s’inscrit dans cette optique. J’espère que ça pourra se réaliser un jour », sourit-il.

    Samedi de 14h à 18h. Gratuit.