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  • [Entretien] Marc Pietrosino : « L’extrême droite n’a pas une politique au service des citoyens »

    [Entretien] Marc Pietrosino : « L’extrême droite n’a pas une politique au service des citoyens »

    La Marseillaise : L’UD a réalisé un vaste document sur les élections municipales, quel est le sens de cette initiative ?

    Marc Pietrosino : La CGT n’est pas neutre. Nous sommes en contact permanent avec les salariés du département, nous avons donc une vision pour améliorer le quotidien des travailleurs dans le cadre de ces élections. Cette campagne pour le scrutin n’aborde pas toujours de la bonne manière toutes les compétences des communes. À partir de celles-ci, l’idée était de mettre sur la table notre vision des choses, de donner des pistes, aux différents candidats, hors RN et extrême droite évidemment. Et cela fait écho à d’autres travaux d’organisations syndicales CGT, comme ceux de nos camarades de la Métropole ou de la santé, qui ont interpellé les candidats, dans leur domaine de compétence. Pour l’Union départementale, nous avons une démarche globale. Nous aimerions d’ailleurs que les candidats, a minima les progressistes, se positionnent sur nos propositions.

    Vous abordez largement la réindustrialisation, qui n’est pas une compétence directement municipale, qu’attendez-vous des candidats sur le sujet ?

    M.P. : Nous appelons les candidats à se saisir des problématiques industrielles. Je prends l’exemple d’Arcelor : toutes les collectivités doivent être à l’unisson pour accompagner la décarbonation, pour sauver l’usine. Nous avons besoin d’acier en France. Par extension, pour décarboner nos industries et les activités maritimes, on va être obligé d’avoir une alimentation massive en électricité. En ce sens, la ligne Très Haute Tension [projet de ligne de 300 000 volts entre Jonquières et Fos, Ndlr.] doit se faire dans le respect des normes environnementales, en concertation, en n’opposant pas industrie et écologie. Mais je préviens les candidats et futurs élus : si on ne veut pas finir dans le tout-tourisme, il faut cette ligne. Plus globalement, il faut qu’ils activent tous les leviers pour qu’on ne loupe pas ce tournant : sur les services publics qui doivent suivre, la demande en logement… Ils ont une grande responsabilité pour l’avenir de la zone. Par contre, nous avons été très déçus par la campagne pour le volet activité portuaire de notre département. Il y a eu de grosses attaques sur les bassins Est de Marseille. Le candidat RN propose la construction d’une marina, ce qui équivaut à supprimer 15 000 emplois. Et une déception vis-à-vis des candidats progressistes qui ne parlent du port que pour donner des accès à la mer et de nouvelles plages.

    Printemps Marseillais comme LFI parlent de l’emploi comme une priorité sur le port…

    M.P. : Nous sommes heureux quand ils affirment que c’est une priorité. Mais nous avons été surpris par les positions voulant donner de nouveaux accès à la mer au détriment des activités. Nous veillerons à ce qu’ils réaffirment ce soutien à l’emploi.

    Vous évoquez aussi les attaques sur les Bourses du travail, comme à Arles. C’est un exemple des politiques antisociales qui peuvent être menées contre les travailleurs par les mairies ?

    M.P. : Avant d’attaquer frontalement les salariés, ils s’attaquent d’abord aux corps intermédiaires, aux contre-pouvoirs, aux représentants des salariés. Priver les syndicats de leurs lieux de vie historiques n’est pas anodin. Cela revient à les empêcher de travailler, c’est une façon d’annihiler ceux qui défendent les intérêts des travailleurs. Et par ricochet, les droits de ces derniers. Les maires progressistes doivent sanctuariser les Bourses. L’exemple d’Arles est parlant : De Carolis est dans la ligne droite de la macronie, son gros chantier à Arles a été d’attaquer la Bourse du travail… Pour vouloir en faire un office de tourisme, ça en dit long.

    Dans cette lignée, il y a déjà eu des mairies passées aux mains de l’extrême droite dans le département, quelles conséquences pour les travailleurs ?

    M.P. : Les camarades de la fonction publique pourraient expliquer longuement ce qu’ils ont subi durant les mandats de l’extrême droite, à Marignane ou Vitrolles il y a quelques années… Ce sont des mises au placard, un management détestable, une politique qui n’est pas au service des citoyens. Si on a le malheur d’en avoir d’autres après ce scrutin, on ne fuira pas, on combattra et on montrera qu’une autre voie est possible.

    Vous appelez les militants à soutenir les listes progressistes au regard du danger de l’extrême droite dans certaines communes ?

    M.P. : Quand les forces progressistes réussissent à s’entendre, on appellera toujours à voter pour celles-ci. Bien souvent, leur programme reprend ce que l’on demande syndicalement, on aurait donc tort de ne pas les soutenir. Pour le cas des listes dispersées, nous appellerons au rassemblement des forces progressistes au second tour face à l’extrême droite.

    Vous tirez la sonnette d’alarme sur le logement, vous revendiquez plus de logement social ? Quid de l’encadrement d’Airbnb ?

    M.P. : Il y a deux aspects : certaines communes jouent le jeu du logement social, d’autres préfèrent payer des pénalités plutôt que d’en avoir. Nous enjoignons les communes à être dans les clous au niveau de la loi. Et à bâtir des logements sociaux partout sur le territoire. Nous avons le droit d’avoir des logements sociaux près de la plage, dans des communes dites touristiques. D’où le lien avec une autre problématique : celle des plateformes comme Airbnb. Il faut vraiment les encadrer, que les maires privilégient les logements pour ceux qui travaillent et vivent dans leur commune. Le nombre de logements de ces plateformes, dans certaines villes, provoque une hausse des prix de l’immobilier et empêche les travailleurs de s’y loger. Le logement est une compétence de la municipalité, les maires doivent agir dans ce domaine.

    Il y a tout un panel de revendications pour « renverser la fragilisation des services publics », comment faire ?

    M.P. : Nous devons avoir une fonction publique territoriale forte, qui ne délègue pas au privé. Cela passe par une fin des emplois précaires, le recours à des contractuels. Les partenariats public-privé se résument par « financement par le public et bénéfice pour le privé ». De fait, nous sommes favorables aux régies publiques. Avoir l’eau en régie publique, c’est une eau moins chère pour les citoyens, et de meilleure qualité. Pareil pour la restauration scolaire : il faut sortir de cette privatisation à tout va. Ce n’est que par des régies publiques qu’on pourra avoir une alimentation saine et équilibrée pour nos enfants dans les écoles. C’est une question de contrôle citoyen sur le service en question.

    Vous vous inquiétez aussi de l’enjeu métropolitain ?

    M.P. : C’est un scrutin dans le scrutin. La couleur politique qui sortira des différentes élections municipales, aura une influence directe sur la couleur politique de la Métropole. Et quand on connaît les prérogatives de cette dernière, notamment en matière économique, ça ne sera pas la même chose d’avoir une métropole majoritairement à gauche ou à droite. Le pire serait d’avoir une Métropole aux mains du RN. Ce serait une catastrophe pour le développement de l’emploi.

  • La CGT Vitrolles soutient les listes progressistes

    La CGT Vitrolles soutient les listes progressistes

    « L’Union locale appelle à voter pour les candidats qui défendent les intérêts des travailleurs, pour les forces progressistes. » Nicolas Guglielmacci secrétaire général de l’Union locale CGT Vitrolles ne fait pas de mystère sur la position de son organisation syndicale en vue des élections municipales. « Évidemment, on appelle à voter pour les listes d’union de la gauche et faire barrage à l’extrême droite », développe-t-il, au nom du bureau de l’UL. Et ce, pour les communes de « Vitrolles, Marignane et Gignac-la-Nerthe ». « On a une expérience passée, ce qui n’est pas le cas de tout le monde : l’extrême droite, on l’a déjà essayée à Vitrolles et ça n’a pas réussi ! », rappelle-t-il. Manière de répondre « à ceux qui disent qu’on ne les a jamais essayés ».

    Concrètement, l’appel concerne la seule liste de gauche pour Vitrolles, celle du maire socialiste sortant, Loïc Gachon (PS), qui fait face à une liste RN et une autre estampillée divers centre. Même principe pour Marignane avec la candidate Ariane Lombardi (PCF) opposée au maire sortant d’extrême droite, Éric Le Dissès et une liste de Christian Amiraty, classée divers centre. Et pour Gignac-La-Nerthe, le doute n’est pas permis non plus puisqu’on ne compte qu’une liste seule classée à gauche conduite par René Tassy (DVG), contre une liste du RN et une liste de droite. « La CGT s’est exprimée directement aux candidats, au niveau confédéral comme départemental, sur les attentes des travailleurs et leurs prises en compte », conclut l’Union locale.

  • À Marseille, Jean-Luc Mélenchon appelle à résister à la « vague brune »

    À Marseille, Jean-Luc Mélenchon appelle à résister à la « vague brune »

    La salle de spectacle de la Friche Belle de Mai a fait le plein, ce samedi 7 mars, pour le meeting de Sébastien Delogu, candidat insoumis à la Ville de Marseille, avec en guest-star le chef de file de LFI, Jean-Luc Mélenchon. Plus de 2 500 personnes selon l’organisation étaient au rendez-vous.

    Logement, jeunesse, santé, écoles… La tête de liste à la mairie centrale a ouvert le bal, égrenant les grandes lignes de son programme sans oublier d’insister sur le courage du combat des Insoumis, rendant hommage « aux personnes emprisonnés, frappées, éborgnées, mortes pour défendre nos idées et l’intérêt général. » Il promet : « Chaque élu insoumis fera renaître l’espoir d’un avenir meilleur dans cette ville » quand « Marseille se meurt ».

    L’heure est bien vite venue d’accueillir son médiatique patron : « Jean-Luc, tu es chez toi ! » Ce dont ce dernier convient volontiers, avec les « immenses meetings de 2012 et 2017 » sur les plages du Prado. « Marseille c’est un refrain dans ma vie », pose le chef de file de LFI. Il est venu « participer à la démonstration de force » car « Marseille ne sera pas emportée par la vague brune ».

    Jean-Luc Mélenchon harangue un public conquis : « Nous sommes des enfants du peuple, nous venons d’en bas », « vous voterez par enthousiasme pour un programme, nous ne sommes pas du bétail électoral », estime-t-il, soulignant les mérites de Sébastien Delogu qui a su rassembler.

    « Nous ne sommes pas des antisémites »

    Il revient sur la récente polémique qu’il a déclenché dans des meetings précédents , ironisant que la prononciation du pédo-criminel Jeffrey Epstein. « Je me vois insulté chaque jour quotidiennement. Ils me traitent d’antisémite. Nous ne le sommes pas. Nous ne sommes pas des anti-racistes à géométrie variable », balance-t-il.

    Et de s’en prendre au candidat du Printemps marseillais et maire sortant, Benoît Payan (DVG), dont il souligne l’inaction. « Quand je demande les milliards [du plan Marseille en grand], qu’est-ce qu’il en a fait ? On me répond rien », raconte Jean-Luc Mélenchon. Pour lui, « cet homme est l’inventeur de la liste municipale pochette surprise. Y marqué pochette Rubirola, vous l’ouvrez et coucou, y a Payan », se marre-t-il.

    De la Chine au Liban

    S’en suit une longue leçon de géopolitique dans un contexte où « l’ordre du monde est en train de s’écrouler. » Il pointe « l’autoritarisme de Trump, signe de l’échec de son autorité », se considère un peu devin, LFI ayant compris avant les autres que « l’ère qui s’ouvre sera celle où la puissance centrale sera celle de la Chine, ce sera le pôle de stabilité du monde. C’est pourquoi la France ne doit pas être alignée sur les États-Unis d’Amérique. »

    Venu « parler de paix », Jean-Luc Mélenchon dénonce le génocide en Palestine, prône le retrait de l’Otan, dénonce une guerre illégale qui a embrasé le Moyen Orient. « L’annexion du Sud Liban est une vieille idée de monsieur Netanyahou », balance-t-il, appelant au « désarmement nucléaire général. » Pour lui, la guerre est « un désastre humain, économique, écologique. Cessez le feu, vous n’avez pas le droit de tirer. »

    Plus inquiétant : « Istres, c’est à côté, c’est une cible dorénavant puisque les avions américains s’y ravitaillent. La seule décision d’avoir accepté que les avions se posent donne ce résultat », s’indigne le leader des insoumis, qui appelle à « construire un front du refus avec les nations qui ne veulent pas la guerre ».

    L’extrême droite, des violents et des voyous

    Autre ennemi : l’extrême droite. « Et voilà le RN et ses brebis galeuses, une brebis même galeuse ce n’est pas dangereux voyons, mais ce sont des néonazis, des sexistes, des racistes. Un sur dix des candidats du RN est un ou une voyou », pointe Jean-Luc Mélenchon.

    Dans ce contexte, la « division de la gauche est un désastre » s’indigne-t-il s’en prenant au Parti socialiste qui « met tout le monde en grand danger », en ostracisant les Insoumis. Pour barrer la route au RN, il ne faut pas se désister, estime-t-il. Et de proposer, si Sébastien Delogu arrive en tête, un accord de fusion technique comme un « front anti-fasciste. « Halte au feu, arrêtez de nous tirer dessus, envoie-t-il. Vous vous mettez dans la main de la droite. »

    S’adressant « aux classes moyennes de Marseille », il leur demande : « C’est le moment de nous aider. Nous avons un enfant du peuple de Marseille à notre tête. »

    Et d’insister sur l’importance de la deuxième ville de France dans un scrutin qu’il estime préalable à la présidentielle : « Ce que nous sommes en train de comparer, c’est la grande confrontation de 2027, Marseille doit résister à la vague brune, car c’est de là, alors, que partira la victoire. »

  • [Campagne électorale] Les réseaux sociaux : outils essentiels, miroirs déformants

    [Campagne électorale] Les réseaux sociaux : outils essentiels, miroirs déformants

    Un maire sortant (Michaël Delafosse) qui multiplie les selfies. Un milliardaire (Mohed Altrad) qui se fait filmer façon Trump à manger des frites dans un fast-food. Un humoriste (Rémi Gaillard) qui empile les projets délirants (stade-parc, zoologramme…) générés à base d’intelligence artificielle. Un ancien édile (Philippe Saurel) qui se met en scène en boxant dans un clip pour déclarer sa candidature… Six ans après avoir hérité du titre « plus folle de France », la campagne 2026 à Montpellier illustre le virage pris par la politique. « Les réseaux sociaux sont devenus incontournables dans la communication politique », résume le politiste montpelliérain Romain Fargier. « En être absent aujourd’hui, c’est quasiment une faute professionnelle quand on est un politique », insiste l’enseignant-chercheur en sciences politiques à l’Université Paul Valéry.

    Selon lui, le phénomène n’épargne pas les petites communes et tend à se professionnaliser dans les grandes villes. « Jusqu’en 2020, il y avait une forme d’amateurisme. Les élus locaux avaient une réticence vis-à-vis des réseaux sociaux, ne les prenaient pas au sérieux », se souvient ce membre du Centre d’études politiques et sociales (Cepel). Leur institutionnalisation lors de la Présidentielle 2017 avec J.-L. Mélenchon qui « investit YouTube » a fait son œuvre. « On observe une forme de diplomatie sur les réseaux sociaux des chefs d’État comme Trump, Poutine et même Macron », illustre Romain Fargier. À l’échelle locale, il parle d’une « professionnalisation ». « Ce n’est plus le stagiaire ou le chargé de com’ qui s’occupe des publications. Ce sont des community managers, des communicants dans des staffs dédiés dans les grandes villes ». Chartes, vidéos montées, esthétique numérique, infographie, ajout de musique… les contenus postés sont parfois soigneusement retravaillés.

    Terriers de lapin

    Une façon pour les candidats de mieux maîtriser leur propagande plutôt que de s’en remettre aux médias vis-à-vis desquels la défiance grandit en raison du manque d’indépendance des grands groupes. « Le système médiatico-politique est devenu hybride : il n’y a plus les réseaux sociaux d’un côté et les médias de l’autre ». Au-delà de Facebook, Instagram ou X, cela conduit aussi les candidats à privilégier les « rabbit holes » [terriers de lapin] via des canaux de communication interne type Telegram, Signal, WhatsApp. « Ces réseaux sociaux à usage de commentaire sont l’héritage des forums des années 90-2000. Le volume d’informations partagées qui amplifie l’effet de bulle, dépasse les contenus partagés publiquement », assure Jacqueline Markovic, consultante et formatrice en communication numérique. « Pour les gens, c’est un moyen de se préserver face au déferlement de l’info, de se créer un environnement moins toxique avec moins de trolls, de cyberharcèlement », ajoute l’ancienne déléguée aux contenus numériques auprès de Yannick Jadot.

    IA et fake news

    Aujourd’hui colistière de Michaël Delafosse, elle met en garde contre la reproduction des biais cognitifs sur certaines plateformes. « Les algorithmes de Meta (Facebook, Instagram) discriminent les femmes. Il y a un manque de transparence, de la pub et des comptes recommandés alors qu’on ne les suit pas ». Jacqueline Markovic ajoute que l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) est susceptible de fausser des campagnes électorales. « Cela peut générer des fake news, il faut avoir l’œil pour les repérer. Certaines formations politiques sont plus avancées dans l’utilisation des RS comme la fachosphère qui utilise des fermes à trolls russes comme lors de la campagne d’Éric Zemmour ». Elle estime néanmoins que les réseaux sociaux dans leur ensemble sont un outil de long terme. « Il faut du temps pour créer une audience, une communauté ». Romain Fargier ajoute qu’à ce jour, « il n’existe pas de corrélation directe entre le nombre de likes sur les réseaux sociaux et le résultat des élections car le vote est plurifactoriel, il répond à des logiques complexes propres à chacun ».

    C’est sans doute pourquoi peu de candidats abandonnent les recettes qui ont fait leurs preuves. « Il y a un vrai impact sur les réseaux, une de mes vidéos d’une minute sur les bus a fait 20 000 vues. Mais cela ne remplace pas le contact humain sur les marchés, les porte-à-porte, les réunions, cafés débat… », insiste Thierry Antoine, candidat du Printemps de Béziers. L’écologiste est en revanche « moins fan » des meetings qui « prennent du temps et ont un coût ». C’est là un autre atout des réseaux sociaux. « Ils sont gratuits alors que même les tracts coûtent cher ! », s’exclame l’écologiste Lise Florès. Un argument de poids lorsqu’on n’a pas beaucoup d’argent pour faire campagne comme la tête de liste de Lunel Collectif. « Cela pose une question démocratique : il faut de l’argent pour se présenter aux élections ». Un autre sujet à débattre…

  • Deux emplacements en vue pour le nouveau stade du RCT

    Deux emplacements en vue pour le nouveau stade du RCT

    À l’heure où certains nouveaux stades sont construits en périphérie des villes (Lyon, Lille…), à Toulon, hors de question d’éloigner le stade du centre-ville. Deux sites sont ciblés par le club : la Tour Royale et Pipady. Ceux-ci offrent l’avantage « d’être en bord de mer », argumente la directrice générale du club Jessica Casanova, qui présente « un stade carte postale. Là, on est différent, on est Toulonnais, on vit grand, tout en restant au cœur du territoire, pas dans une zone industrielle à 20 km. Ces lieux-là sont chargés d’histoire et respectent l’ADN. On ne trahit personne ».

    Mais en pratique, il faudra obtenir le déclassement du domaine public militaire pour une partie du site de la Tour Royale, et du domaine public maritime naturel pour Pipady. Et en ce qui concerne le second, Josée Massi a déjà placé ses pions pour son projet de « Central-Park à la toulonnaise », « Mayol à Pipady », obtenant, en septembre, l’autorisation d’un plan de constatation de la limite du domaine public maritime naturel, et d’une demande de déclassement de certaines emprises attenantes. Magali Brunel, elle, veut lancer le projet Méd in Toulon, avec une promenade jusqu’au Mourillon « pour rendre la mer aux Toulonnais », en rehaussant les quais pour les protéger de la montée des eaux.

    « Un pôle d’attraction extraordinaire »

    Quoi qu’il en soit, ce nouveau stade est imaginé avec une capacité de 18 à 20 000 places, avec, pour objectif, de devenir un atout économique majeur pour la ville, pas seulement pour le club. Moderne, écoresponsable, doté d’espaces générateurs d’activité (restaurant, boutique, salle de séminaire, palais des congrès…), il répondrait à une partie des exigences du projet Massi et saura accueillir d’autres événements que les matches du RCT : congrès d’affaires, concerts et spectacles, expositions, autres sports collectifs comme le football en cas de montée du Sporting, événements annexes (finale de pro D2, XV de France…). « Ce sera un pôle d’attraction extraordinaire qui motivera les venues à Toulon », martèle Martin d’Argenlieu.

    Selon lui, ce nouveau Mayol pourrait être investi dans les 3 à 5 ans suivant la validation du projet. « Il appartient aux élus de reconnaître l’urgence, de s’engager à lancer des études dès le début de la mandature, de placer l’intérêt de Toulon au-dessus de tout », conclut Bernard Lemaître, qui promet que « le futur maire nous aura à ses basques ».

  • La gauche présente une liste volontariste à Châteauneuf

    La gauche présente une liste volontariste à Châteauneuf

    « Votre présence nous confirme la nécessité d’une candidature comme la nôtre », lance Laurence Jouanaud (PCF) aux soutiens venus au meeting de mercredi soir, à la salle Michel-Blasco de La Mède. L’enseignante retraitée y présente le programme et la liste d’union de la gauche « Un élan pour l’avenir » qu’elle conduit avec ses 34 colistiers qui « ont en commun les mêmes valeurs de justice sociale ».

    Parmi les candidats mis en avant, Marc Lopez (PS), présenté comme « le compagnon de lutte idéal dans la campagne », Élodie Thiebaut, conseillère municipale sortante, Guy Defrance (EELV), également sortant, Jacques Messeguer (PCF), ancien adjoint à l’éducation de Vincent Burroni (PS). Figure aussi sur la liste Cyril Mistral, sapeur-pompier professionnel et président du moulin associatif Les moulins d’Olive, produisant de l’huile. Mais également Sylvie Grosseau, « châteauneuvaine depuis 1966 qui se battra contre l’abandon des quartiers périphériques » selon Laurence Jouanaud, ou encore Toomaï Boucherat, chercheur associé au CNRS.

    La santé sujet n° 1

    « La justice sociale signifie des services publics forts et accessibles à tous » développe Marc Lopez, qui veut répondre à « l’insécurité routière, physique et des biens. Nous voulons un poste de police nationale, combler les municipaux vacants et former les agents », par exemple à l’accueil de femmes victimes de violences. Et propose de créer une « plateforme de veille sociale avec les associations pour lutter contre l’isolement et l’habitat indigne », bref, « les insécurités sociales comme environnementales ».

    Élodie Thiebaut, ancienne infirmière, fait de la santé « un sujet primordial ». « Avec un médecin pour 3 000 habitants, c’est difficile. Le maire sortant s’en remet à l’État, mais nous avons une volonté en attendant », affirme-t-elle, proposant d’« assurer la disponibilité des locaux et le financement du matériel et des internes pour leur installation » sur la ville.

    Un habitant demande : « Pourquoi vouloir municipaliser l’eau ? ». Guy Defrance répond que « l’eau qui passe par Châteauneuf va à Martigues, mais ils paient moins cher que nous. C’est politique, nous voulons passer en régie ». « C’est les actionnaires qui coûtent cher » complète un autre. Un dernier remarque qu’il s’agit d’une compétence de la Métropole. Jacques Messeguer l’affirme : « En votant pour nous et pour les listes de gauche partout, on récupérera la Métropole. » L’ambition est affichée.

  • À Hyères, le tombolo symbole de l’union de la gauche

    À Hyères, le tombolo symbole de l’union de la gauche

    Pour sa première campagne municipale, Caroline Moulin peut compter sur le soutien d’une gauche varoise qui a tenté l’union tant que faire se pouvait. « On a cravaché pour rassembler », affirme Jean-Pierre Luquand, coanimateur des Écologistes du Var et candidat à Solliès-Pont. Car à onze jours des municipales, c’est une autre échéance électorale qui imprègne les esprits : « On veut une issue autre aux présidentielles que le pire qui peut arriver. On a besoin d’union, de se connaître, créer des solidarités. Et même si on n’est pas d’accord sur tout, certains enjeux dépassent nos différences. »

    En marge de son meeting de présentation de ses colistiers, et pour symboliser la représentativité des forces à ses côtés (PCF, LFI, REV, l’Après, Debout !, Génération.s), la tête de liste écologiste de Hyères, unie à gauche, était ainsi entourée de candidats des villes voisines qui, comme Jean-Pierre Luquand, ont répondu à l’appel donné sur la plage de l’Almanarre, un lieu qui n’a pas été choisi au hasard. « Ce site est emblématique avec ce tombolo ouest, ce bras de terre qui rejoint Giens, menacé par le dérèglement climatique », appuie Caroline Moulin. « On ne peut pas éternellement sauvegarder quelque chose sans étudier la faisabilité technique. »

    Des désaccords, mais un process démocratique

    Pour trouver des solutions, cette professeure de biologie promet des études et un référendum citoyen « pour savoir ce qu’on fait de cet élément difficile à entretenir, qui sert de desserte à la route de la Capte, via la route du Sel, et est saturé de voitures en été. » Et si les associations écologistes, du côté desquelles elle semble pencher, veulent en faire « un lieu réservé aux cyclistes et aux piétons » plutôt que créer « la digue en béton immergée proposée par le maire actuel », elle reconnaît que ses colistiers « ne sont pas tous d’accord entre eux », y compris sur les autres aspects liés à la préservation du tombolo (activités, biodiversité…).

    « Et le fait qu’il n’y ait pas d’accord est rassurant », veut croire Cyrielle Chatelain, présidente du groupe Écologiste et social à l’Assemblée nationale, présente à Hyères pour soutenir la candidate. « On est sur une liste de citoyens qui se mobilisent, qui peuvent avoir des avis différents mais proposent une méthode : plutôt qu’arriver avec une idéologie à appliquer coûte que coûte, ils ont l’écoute, la consultation, qui va se baser sur des faits et études scientifiques, puis la délibération. C’est un changement de méthode avant d’imposer des solutions. » Avec la démocratie comme juge de paix.

  • La liste de Nicolas Koukas présentée aux Arlésiens

    La liste de Nicolas Koukas présentée aux Arlésiens

    Deux ans après l’élan du Nouveau front populaire qu’il conduisait contre l’extrême droite aux législatives, Nicolas Koukas veut transformer l’essai. « Le peuple de gauche est revenu » sur la place Voltaire ce samedi matin, a-t-il lancé au moment d’introduire ses colistiers de l’Union pour Arles. Un accord « historique depuis 1995 » clame la tête de liste, lorsque l’union de la gauche d’alors affrontait la droite. Rebelote trente ans plus tard, quand la gauche et les citoyens issus de l’Appel d’Arles challengent la droite incarnée par le maire (Horizons) Patrick de Carolis.

    Une large place a été accordée à l’Appel d’Arles. C’est le cas d’Isabelle Grémillet, professionnelle du livre retraitée et présidente de l’association Paroles Indigo, organisatrice d’un festival littéraire arabe et africain. « Une initiatrice de l’Appel d’Arles dont la présence est importante », souligne Nicolas Koukas. Même idée pour Dominique Sigaud, dont le candidat salue l’engagement au collectif de l’Appel d’Arles. Farid Ouramdane, agent de la Région dans les lycées est présenté comme « un atout » pour Nicolas Koukas au regard de « son parcours sportif en rugby à 13 ».

    Il y a aussi Bouzid Sabeg, ancien directeur du patrimoine de la Ville, Lucille Venet, professeure de SVT, de Julie Bonato-Dallet, sage-femme et militante féministe tout comme Sylvette Carlevan, directrice d’une structure d’insertion. C’est aussi le cas de Nadia Chebil, aide-soignante en unité protégée Alzheimer et initiatrice de la maison d’accueil « Les papillons de Marcelle », à Trinquetaille, dédiée aux patients et à leurs aidants.

    Un contrat d’engagement

    Les quartiers et villages sont également représentés, avec Michel Monnier pour Mas Thibert, Sandra Monteils de Monplaisir, Céline Montes de Raphèle, Katy Vrontos et Charly Scandagliari pour Salin-de-Giraud, Marie-Carmen Orta-Cesaridis de Moulès, Yvan Laville de Pont-de-Crau ou encore Estelle Espejo de Barriol.

    Tous les candidats ont signé, sur la scène installée place Voltaire, un contrat d’engagement pour leur liste et pour le futur mandat devant les participants. Nicolas Koukas l’affirme : « Notre équipe va s’engager pour six ans […] engagée pour être solide, loyale, et durer sur les prochaines années pour ne pas vivre les mêmes démissions » que dans la majorité de Carolis, le quorum au conseil municipal n’a été atteint « que grâce à l’opposition pendant ce mandat », tance le chef de file de l’Union pour Arles.

    Parmi les points signifiants de ce contrat mis à disposition de la presse figure l’engagement à « être présent à toutes les séances du conseil municipal, sauf empêchement grave et justifié », ainsi qu’aux commissions, réunions d’équipe et cérémonies officielles. Également, les colistiers promettent de « lutter contre la corruption et toutes formes de violences (sexuelles, sexistes, etc.) dans toutes les instances où ils interviendront ».

    Le compte rendu est de mise. « Nicolas Koukas et les membres de l’équipe municipale s’engagent à suivre, évaluer et rendre compte régulièrement de l’application de ce contrat au sein de réunions d’évaluation des actions entreprises. » Dans le cas d’un « manquement grave aux engagements stipulés dans le contrat », à l’image des conflits qui ont secoué la majorité de Carolis, l’exclusion est possible « après donné un droit de réponse dans le respect du contradictoire ».

    À noter que la 2e place sur la liste revient à la docteure Malika Lagneau, médecin angiologue libérale installée aux anciens ateliers SNCF. « Un choix politique » défend-elle : « Notre priorité est de refaire venir des médecins à Arles. Ça ne se fera pas d’un claquement de doigts, mais on va aller dans les facs et recréer des liens avec l’hôpital pour un parcours santé. » Reprenant, en quelque sorte, le flambeau transmis par le Dr Dominique Bonnet, en dernière position, non éligible.

    « Notre équipe s’engage à rester présente pour 6 ans »

  • Municipales : les listes à Marseille et dans les Bouches-du-Rhône

    Municipales : les listes à Marseille et dans les Bouches-du-Rhône

    Marseille, mairie centrale

    Lutte ouvrière – le camp des travailleurs – Rémy Bazzali (LO)

    Une liste ouvrière et jeune pour la défense des intérêts de la population et des services publics – Coralie Raynaud (SE),

    Marseille je t’aime avec Martine Vassal – Martine Vassal (DVD)

    Marseille en ordre – Franck Allisio (RN)

    Marseille pour tous – Erwan Davoux (Divers centre)

    Marseille, fière et populaire avec Sébastien Delogu – Sébastian Delogu (FI)

    Pour Marseille, la gauche, les écologistes et les citoyens rassemblés – Benoit Payan (DVG)

    Marseille écologie – Christine Juste (Divers écolos)

    Marseille 1er et 7e arrondissements

    Marseille je t’aime 1/7 avec Romain Simmarano – Romain Simmarano (Ren)

    Marseille en ordre 1er & 7e – Clémence Parodi (RN)

    Marseille pour tous – Erwan Davoux (Divers centre)

    Marseille, fière et populaire avec Sébastien Delogu 1er et 7e arrondissements – Sebastian Barles (Divers écolo)

    Pour Marseille, 1er et 7e arrondissements, la gauche, les écologistes et les citoyens rassemblés – Sophie Camard (GRS)

    Marseille 2e et 3e arrondissements

    Lutte ouvrière – le camp des travailleurs – Isabelle Lonnet (LO)

    Marseille je t’aime 2e et 3e avec Solange Biaggi – Solange Biaggi (LR)

    Marseille en ordre 2e & 3e – Marie Bermejo (RN)

    NPA révolutionnaires – Marseille, ouvrière et révolutionnaire – Juliette Coleou

    Marseille citoyenne – Hyacinthe Etoundi

    Marseille, fière et populaire avec Sébastien Delogu 2e et 3e arrondissements – Alladine Abdallah Salim (LFI)

    Marseille pour tous – Elisabeth Said

    Pour Marseille, 2e et 3e arrondissements, la gauche, les écologistes et les citoyens rassemblés – Anthony Krehmeier (PS)

    Marseille 4e et 5e arrondissements

    Marseille je t’aime 4–5 avec Bruno Gilles – Bruno Gilles (Horizons)

    Reprendre Marseille aux riches – Mathilde Lanté (Révolution Permanente)

    Marseille en ordre 4e & 5e – Thomas Battesti (RN)

    Marseille, fière et populaire avec Sébastien Delogu 4e et 5e arrondissements – Léa Bijaoui (FI)

    Pour marseille, 4e et 5e arrondissements, la gauche, les écologistes et les citoyens rassemblés – Didier Jau (EELV)

    Marseille 6e et 8e arrondissements

    Marseille je t’aime 6e et 8e avec Catherine Pila – Catherine Pila (LR)

    Marseille en ordre 6e & 8e – Jean-Baptiste Rivoallan (RN)

    Marseille, fière et populaire avec Sébastien Delogu 6e et 8e arrondissements – Victoire Diethelm (FI)

    Pour Marseille, 6e et 8e arrondissements, la gauche, les écologistes et les citoyens rassemblés – Olivia Fortin (mad mars)

    Marseille pour tous – Maximilien Touat

    Marseille écologie – Christine Juste (divers écolos)

    Marseille 9e et 10e arrondissements

    Marseille pour tous – Stéphanie Brun

    Marseille je t’aime 9-10 avec Laure Agnès Caradec – Laure Agnès Caradec (LR)

    Marseille en ordre 9e & 10e – Eléonore Bez (RN)

    Marseille, fière et populaire avec Sébastien Delogu 9e et 10e arrondissements – Myriam Meghraoui (FI)

    Pour Marseille, 9e et 10e arrondissements, la gauche, les écologistes et les citoyens rassemblés – Pierre Huguet (G.s)

    Marseille 11e et 12e arrondissements

    Marseille je t’aime 11–12 avec Sylvain Souvestre – Sylvain Souvestre (LR)

    Marseille en ordre 11e & 12e – Olivier Rioult (RN)

    Marseille, fière et populaire avec Sébastien Delogu 11e et 12e arrondissements – Radhouane Ouachani

    Pour Marseille, 11e et 12e arrondissements, la gauche, les écologistes et les citoyens rassemblés – Yannick Ohanessian (PS)

    Marseille 13e et 14e arrondissements

    Lutte ouvrière – le camp des travailleurs – Frédéric Gourc (LO)

    Marseille je t’aime 13 & 14 avec Marion Bareille – Marion Bareille (dvd)

    Ambition citoyenne – Sami Benfers

    Marseille en ordre 13e & 14e – Sandrine d’Angio (RN)

    Marseille pour tous – Nora Préziosi (DVD)

    Marseille, fière et populaire avec Sébastien Delogu 13e et 14e arrondissements – Mohammed Bensaada (FI)

    Pour Marseille, 13e et 14e arrondissements, la gauche, les écologistes et les citoyens rassemblés – Tina Biard Sansonetti (DVG)

    Marseille 15e et 16e arrondissements

    Lutte ouvrière – le camp des travailleurs – François Roche (LO)

    Marseille je t’aime 15/16 avec Gérard Blanc – Gérard Blanc (Ren)

    Marseille pour tous – Said Ouichon

    Marseille en ordre 15e & 16e – Thibaut Charpentier (RN)

    Marseille, fière et populaire avec Sébastien Delogu 15e et 16e arrondissements – Rabyata Boinaheri (FI)

    Pour Marseille, 15e et 16e arrondissements, la gauche, les écologistes et les citoyens rassemblés – Samia Ghali (DVG)

    Aix-en-Provence

    Aix en commun – Julie Boronad (FI)

    Agir pour Aix – Jean-Louis Geiger (RN)

    Passionement aixois – Sophie Joissain (LR)

    Aix pour vous – Philippe Klein (Horizon)

    Aix avenir – Marc Pena (Union de la gauche horsFI)

    Aix vivante et populaire – Mounir Ben-Ammar (Liste citoyenne de gauche)

    Arles

    L’union pour Arles – Nicolas Koukas (Union de la gauche hors FI)

    Arles au cœur – Patrick de Carolis (SE Horizons)

    Lutte ouvrière-le camp des travailleurs – Anne Testut (LO)

    Arles populaire, digne et solidaire – Jecilla Regad (FI)

    Plus proche d’Arles – Jean-Michel Jalabert (SE)

    Fiers d’être arlésiens – Rémy Benson (RN)

    Allauch

    Génération Allauch – Lionel De Cala (LR)

    Allauch à gauche – Frédéric Dutoit (Union de gauche avec LFI)

    Rassemblement pour Allauch – Christelle Varnier (RN)

    Allauch Avenir – Valentin Sérézat (SE)

    Aubagne

    Passion Aubagne – Gérard Gazay (LR)

    Aubagne ensemble vers l’avenir – Mohammed Salem (DVD)

    Rassemblons-nous pour Aubagne – Joëlle Melin (RN)

    Aubagne mérite mieux – Giovanni Schipani (DVD)

    Aubagne en commun – Jean-Pierre Squillari (Union de la gauche hors LFI)

    Changer d’ère – Elodie Malek (FI)

    Fos-Sur-Mer

    Fos ensemble, en mieux – Philippe Maurizot (RN)

    Notre Fos – Rémi Esnault (DVG)

    Nous sommes Fos – Jean-Michel Leroy (PS)

    Fos en partage – Jean Fayolle (Divers centre)

    Gardanne

    Avec Herve Granier Gardanne-Biver avance ! – Hervé Granier (LR, liste SE)

    Ensemble changeons de cap pour Gardanne Biver – Jean-Marc La Piana (Union de la gauche)

    Notre ville, notre avenir – Bruno Priouret (RN)

    Istres

    « Istres, de toute son âme ! » – Robin Pretot (LR)

    Istres, l’énergie du changement – Damien Broc (RN)

    Nous sommes Istres – François Bernadini (DVG)

    Istres verte et sociale – Stéphane Pailhous (Liste de gauche)

    La Ciotat

    À jamais ciotadens – Alexandre Doriol (DVD)

    Rassemblons nous pour La Ciotat – Hervé Itrac (extrême droite)

    Cap sur le bon sens – Daniel Salenc (RN)

    La Ciotat nous rassemble – Karim Ghendouf (Union de la gauche hors LFI)

    Bifurquons a gauche ! – Antoine Vichy (FI)

    Le Rove

    Continuons ! – Paul Sabatino (Union de la gauche hors LFI)

    Unis pour notre commune – Laetitia Cangelosi (RN)

    Marignane

    Ensemble pour Marignane – Christian Amiraty (SE soutenu par LR)

    Mieux vivre à Marignane – Ariane Lombardi (Liste de gauche)

    Marignane aux Marignanais – Eric Le Dissès (Droite)

    Martigues

    Martigues – belle, fière et sûre – Emmanuel Fouquart (RN)

    Collectif citoyen martegal – Frédéric Grimaud (LFI)

    Gaby charroux pour Martigues ! – Gaby Charroux (Union de la gauche hors LFI)

    Un nouveau souffle pour Martigues – Anne-Marie Sudry (GRS)

    Un avenir pour Martigues – Jean-Luc Di Maria (LR)

    Miramas

    Pour Miramas – Frédéric Vigouroux (Union de la gauche hors LFI)

    Redonnons espoir a Miramas – Killian Santana (RN)

    Ensemble pour demain –
    Errol Ferrer (SE soutenu
    par LFI)

    Port-de-Bouc

    Avec Laurent, poursuivons de l’avant – Laurent Belsola (Union de la gauche)

    Que ça change ! – Pascal Spanu (RPR)

    Rognac

    Pour vous, pour Rognac – Sébastien Garrel

    Rognac autrement ! – Willy Nicollet

    Rognac d’abord – Christophe Gonzalez (RN)

    Salon-de-Provence

    Demain Salon – Patrick Chini (Union de la gauche hors FI)

    Salon en commun – Anaïs Giner (FI et NPA)

    Reussir salon – Nicolas Isnard (LR)

    Agir pour salon – Cédric Vaccarezza (RN)

    Septèmes-Les-Vallons

    Ensemble pour Septèmes 2026 – André Molino (Union de la gauche hors LFI)

    Le choix de Septèmes – Smahane Mebarki (FI)

    Septèmes autrement – Adrien Duché (UDR)

    Vitrolles

    Ensemble pour Vitrolles – Loïc Gachon (Union de la gauche hors LFI)

    Vitrolles unie – Philippe Farrugia (DVD)

    Vitrolles en ordre – Fabien Bravi (RN)

    Les 23 villes bucco-rhodaniennes avec une seule liste

    Boulbon (Boulbon notre village, continuons ensemble – Jérémie Becciu), Cadolive (Continuons ensemble pour un Cadolive gagnant – Serge Perottino), Chateauneuf-le-Rouge (Chateauneuf-Le-Rouge, l’audace en + – Michel Boulan), Eygalières (Eygalières, notre fierté, notre avenir – Aline Pelissier), Grans (Grans à vivre… Ensemble – Philippe Léandri), Graveson (Graveson notre engagement – Michel Pecout), Jouques (Continuons ensemble pour Jouques – Eric Garcin), Lamanon (Agir pour Lamanon – Christian Nervi), Le Puy-Sainte-Réparade (Liste d’union républicaine et d’intérêt communale – Jean-David Ciot), Les-Baux-de-Provence (Les Baux Naturellement – Anne Poniatowski), Mas Blanc des Alpilles (Ensemble pour l’avenir de notre village – Laurent Geslin), Maillane (Pour Maillane – Eric Lecoffre), Mollèges (Unis pour Mollèges – Corinne Chabaud), Peypin (Mon parti c’est Peypin – Frédéric Gibelot), Peyrolles-en-Provence (Garder le cap, agir pour l’avenir – Thomas Aarcamone), Plan d’Orgon (Unis et engagés pour Plan D’orgon – Jérôme Guichard), Rognonas (Rognonas en pays d’Arles – Yves Picarda), Saint-Antonin-sur-Bayon (Un village protégé, solidaire, engagé pour son avenir – Christian Delavet), Saint-Cannat (Ensemble pour Saint-Cannat – Joël Levi-Valensi), Saint-Chamas (Naturellement Saint-Chamas – Magali Ramos), Saint-Etienne-Du-Gres (Le gré 2026, un souffle nouveau – Jean Mangion), Saint-Mirtre-les-Remparts (Saint-Mitre-en-vie – Vincent Goyet), Verquières (Verquières, entre héritage et avenir – Jean-Marc Teissere).

  • Des listes fragmentées font face à Delafosse

    Des listes fragmentées font face à Delafosse

    Le 15 mars, pas moins de 10 listes affronteront Michaël Delafosse. C’est certes 3 opposants de moins que ce qu’avait connu Philippe Saurel défait en 2020 mais c’est beaucoup. Au point qu’on se demande si, par leur incapacité à s’entendre, les adversaires du maire sortant ne seraient pas ses meilleurs alliés.

    D’autant que la division n’épargne aucune tendance politique. À la gauche de la majorité sortante, deux listes se tirent la bourre. Celle de la députée Insoumise Nathalie Oziol apparaît de loin la mieux placée. Moins par sa modeste notoriété que grâce au travail de sape de troupes LFI organisées dans les quartiers populaires. Crédités de 15 à 17%, les Insoumis qui dézinguent le « maire macroniste » et promettent une « politique de rupture » (bien que floue sur le traitement des déchets), semblent avoir du mal à capitaliser sur le score de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle (40%). La seconde liste assumée à gauche est celle du député écologiste Jean-Louis Roumégas. Si le Printemps montpelliérain avance des propositions séduisantes, sa dynamique paraît en panne. La faute à l’éternelle division des écologistes qui a conduit au départ de Julia Mignacca ou de Nordine Maktoubi.

    La droite n’est pas davantage unie. Si Les Républicains sont absents, vaccinés par la claque reçue en 2020, ils soutiennent Isabelle Perrein, de même que l’UDI et le MoDem. Partie la première arpenter le terrain pour se faire connaître, la notaire surfe sur la colère des automobilistes et les nids-de-poule dus aux travaux. On a cru qu’elle aurait le soutien de Mohed Altrad, en vain. Exaspéré de ne pouvoir acheter le stade de rugby à la Métropole, le milliardaire retente sa chance dans l’espoir de régler ses comptes. Entrepreneur à succès, sa stratégie politique interroge. Lui qui n’a jamais siégé au conseil municipal et refuse de participer aux débats de la campagne.

    Philippe Saurel de retour

    Deux autres listes sont difficiles à classer. Soutenu par le mouvement Utiles, Philippe Saurel qualifie la sienne de « divers gauche, citoyenne et écologiste » mais plusieurs colistiers, sans être encartés, sont centristes ou de droite. À 68 ans, l’ancien socialiste fâché avec ses ex-amis remet les gants pour un troisième round contre le PS. Apprécié de nombreux Montpelliérains, le baron de Caravète connaît très bien la ville et ses traditions. Peut-il recréer la surprise en s’étant déclaré aussi tard ? Rémi Gaillard retente lui aussi sa chance. Adepte du « tous pourris », aux frontières des invectives diffamantes et des théories du complot, « l’humoriste » aux propositions farfelues à base d’IA a fait de M. Delafosse sa tête de Turc. Franchira-t-il la barre fatidique des 10% pour continuer son cirque au 2e tour (9,58% en 2020) ?

    Alliances improbables ?

    Rares sont les villes où l’extrême droite n’est pas une menace. Montpellier est l’une d’elles, ce qui, là encore, n’empêche pas la division. Déjà candidate en 2014, la députée européenne France Jamet a obtenu l’investiture du RN au nez et à la barbe de Thierry Tsagalos, passé dissident. Enfin, à l’autre bout de l’échiquier politique, figurent deux listes d’extrême gauche. L’une est menée par Morgane Lachiver pour Lutte ouvrière. L’autre par Max Müller pour Révolution Permanente. Créditées de 1 à 2%, elles ne devraient pas peser lourd.

    Dans cette équation à 10 inconnues, l’enjeu est de savoir qui obtiendra le meilleur score face au maire ? Et qui fera plus de 10% pour pouvoir se maintenir au 2nd tour ? Outre celle de Nathalie Oziol, les listes de Mohed Altrad, Philippe Saurel ou Rémi Gaillard semblent les mieux placées pour y parvenir. Attention toutefois aux sondages dont les marges d’erreur sont grandes (jusqu’à + ou -4%) et moins fiables sur des élections locales. Quoi qu’il en soit se posera au 2e tour la question des alliances. En 2020, certaines avaient surpris voire choqué, écœuré. Perrein peut-elle rallier Altrad ? Saurel fusionner avec Gaillard ? Roumégas rejoindre enfin Oziol ? Impossible à dire, tout dépendra des écarts et des motivations de chacun. Michaël Delafosse a, lui, déjà annoncé que sa liste resterait identique.