Tag: canaux

  • [Entretien] Rémi Valois, hydrogéologue : « Dans 20 ou 30 ans, l’été qu’on connaît sera un été normal »

    [Entretien] Rémi Valois, hydrogéologue : « Dans 20 ou 30 ans, l’été qu’on connaît sera un été normal »

    La Marseillaise : Quel est aujourd’hui l’état de sécheresse en région Provence-Alpes-Côte d’Azur ?

    Rémi Valois : Après une année 2025 marquée par de bonnes précipitations, notamment à l’automne, il avait aussi bien plu en début d’année 2026. Mais depuis juin et juillet, on assiste à un déficit de pluie significatif, ce qui entraîne une sécheresse importante des sols sur toute la région. Ce qui va surtout les assécher, c’est la chaleur. Avec les canicules répétées, les plantes transpirent davantage d’eau et les sols évaporent plus eux aussi. On a donc une sécheresse prononcée. L’avantage, en Paca, c’est qu’on s’appuie sur de nombreux canaux d’irrigation, ce qui nous rend moins dépendants de la pluie que d’autres régions. On est un territoire qui s’adapte plutôt bien à la sécheresse, même s’il faut veiller à ce que ces baisses de précipitations ne se répètent pas trop.

    Le niveau de sécheresse de cette année est-il plus avancé que les années précédentes ?

    R.V. : L’été n’est pas terminé donc il est difficile de dire si cette sécheresse est plus importante que les autres années. En revanche, dans le contexte de changement climatique, c’est typiquement le genre d’épisodes qu’on risque d’avoir de plus en plus. Les prévisions des climatologues annoncent davantage de sécheresse et de chaleur pour les étés futurs. Dans 20 ou 30 ans, l’été qu’on connaît sera un été normal. Ce qui, pour l’instant, reste un épisode exceptionnel pourrait, dans plusieurs années, devenir la norme. Si on cumule plusieurs années de déficit de précipitations, avec peu de neige dans les Alpes et des étés extrêmement chauds, on cumule les risques pour les nappes phréatiques où les conséquences se mesurent à long terme. Si elles sont bien rechargées, elles peuvent mettre du temps à baisser. Mais, à l’inverse, une fois qu’elles ont beaucoup baissé, il faut beaucoup de temps et de précipitations pour les recharger.

    Quels sont les effets de cette sécheresse sur les différents usages de l’eau ?

    R.V. : Il y a différents usages : l’eau potable, le tourisme avec la surpopulation estivale, et l’agriculture, puisque la région Paca est très agricole. Il y a beaucoup de besoins différents donc il peut y avoir des conflits. L’exemple le plus parlant reste celui de la guerre de l’eau qu’on voit dans les Pyrénées-Orientales depuis plusieurs années. Pour l’instant, je n’ai pas connaissance de tels problèmes en région Paca. Mais ce sont des conflits qui peuvent arriver si on connaît des sécheresses prolongées, qui se répètent année après année, avec des nappes phréatiques qui commencent à s’affaiblir.

    Parmi les solutions pour pallier la sécheresse, les retenues collinaires ou les mégabassines sont-elles, selon vous, une réponse pertinente ?

    R.V. : Les retenues collinaires peuvent avoir un impact positif lorsqu’il pleut et qu’on veut retenir ces pluies en amont du système. Ces retenues peuvent permettre de recharger les systèmes souterrains. Pour les mégabassines, c’est différent. Elles stockent l’eau du printemps jusqu’à l’été et le problème, c’est qu’elles évaporent beaucoup. C’est comme une mer ou un lac : le soleil tape directement dessus et il y a beaucoup d’évaporation. Je pense donc que les mégabassines ne sont pas une solution adaptée à notre territoire.

    Quelles peuvent être les solutions adaptées pour mieux anticiper
    ces épisodes de sécheresse ?

    R.V. : À l’Inrae et à l’université d’Avignon, nous travaillons en amont en cherchant à mieux comprendre les écoulements souterrains et à mieux modéliser les nappes phréatiques pour anticiper les changements et leur impact sur les réserves en eau. L’enjeu est de mieux comprendre la ressource pour pouvoir, derrière, construire des solutions en concertation notamment avec les agriculteurs. Parmi les réponses adaptées, il faut d’abord miser sur le stockage de l’eau dans le souterrain, par exemple en rechargeant artificiellement les nappes phréatiques. L’objectif serait de pouvoir utiliser cette réserve et son inertie lorsque les cours d’eau sont à sec. Il faut aussi repenser les modèles et les pratiques agricoles pour les adapter au changement climatique : privilégier des cultures qui consomment moins d’eau, mettre en place du goutte-à-goutte. Il y a toutefois un paradoxe : lorsqu’on irrigue en surface, une partie de l’eau peut contribuer à recharger les nappes. Avec le goutte-à-goutte, on consomme beaucoup moins d’eau, mais on recharge moins les nappes. Il faut donc trouver le bon équilibre.

  • L’office de tourisme de Martigues mise sur la qualité plutôt que la quantité

    L’office de tourisme de Martigues mise sur la qualité plutôt que la quantité

    Lancement de saison pluvieux, lancement de saison heureux. C’est en tout cas ce qu’espère le directeur de l’office de tourisme de Martigues, Jean-Jacques Micoud, ce jeudi 4 juin au soir, alors que la pluie s’abat sur le camping de l’Arquet. Pas d’inquiétude : la structure municipale peut compter sur des « produits stars », comme les visites du décor de la série à succès Camping Paradis, situé à deux pas du village vacances. Le 18 avril, la sortie a battu son record d’affluence avec 500 participants sur la journée.

    Les chiffres de la saison passée sont plus qu’encourageants : « Près d’un million de nuitées, plus de 350 000 touristes accueillis et une progression de la fréquentation dans les hébergements marchands de 11% », se réjouit Gaby Charroux (PCF), le maire de la commune, qui « confirme sa place parmi les destinations incontournables de Provence ».

    Pour l’élu, si les résultats sont aussi bons, c’est que Martigues affiche de nombreux atouts. Sa situation géographique, d’abord. « Nous sommes entre la Méditerranée, avec notre belle Côte Bleue, ses plages et ses calanques, son parc marin et sa zone protégée ; et l’étang de Berre. (…) Nous avons trois quartiers, avec chacun leur centre-ville avec un patrimoine historique remarquable, en témoigne le label ville d’art et d’histoire. »

    Gaby Charroux souligne également les choix politiques menés depuis des décennies : « Nous n’avons pas bétonné une grande partie du territoire pour préserver l’environnement. Selon les scientifiques, nous avons une biodiversité exceptionnelle. Nous voulons que chacun puisse en profiter. » Sans parler de la « vie culturelle foisonnante », du patrimoine industriel, maritime, et des studios de cinéma Provence Studios.

    Le « mieux tourisme »

    De nombreux atouts, donc, qui sont surtout bien mis en valeur par l’office de tourisme, qui insuffle une dynamique pour passer au « mieux tourisme ». Jean-Jacques Micoud revendique « un autre rapport au temps, pour que chacun ait le temps de prendre son temps, de s’ennuyer, car l’ennui est une source de créativité ».

    Pour cet été, les ingrédients de la recette de l’office de tourisme seront « culture, histoire, douceur de vivre, bonne humeur et envie d’être ensemble », avec des visites tournées autour des trésors de la nature et de la gourmandise, des éco-balades autour de l’étang de Berre et des éco-randos citoyennes, une exposition « Regards croisés sur la faune et la flore locales » ou encore des découvertes de la ville au fil de l’eau en canoë sur les canaux, du snorkeling dans le Parc marin de la Côte Bleue, des couchers de soleil en bateau… L’offre est foisonnante, et toujours accessible financièrement.

    Programme complet sur le site de l’office de tourisme

  • La nappe phréatique de La Crau atteint des niveaux records

    La nappe phréatique de La Crau atteint des niveaux records

    En Crau, la nappe phréatique n’a rien de classique. Son alimentation est majoritairement d’origine artificielle : c’est l’irrigation traditionnelle des prairies de foin de Crau qui assure 70% de la recharge. La pluie complète cet apport principal. Ses fluctuations sont donc à rebours de celles des autres nappes méditerranéennes : les hautes eaux s’étendent sur la saison estivale, les agriculteurs submergeant les prés de mars à septembre, et les basses eaux marquent l’hiver. Mais, cette année, la météo exceptionnelle change la donne.

    Début mai, l’état quantitatif de la nappe est très satisfaisant, de nouvelles précipitations étant venues en mars s’ajouter aux pluies importantes de l’hiver. Les niveaux se situent partout au-dessus de la moyenne avec des records relevés dans le sillon d’Arles. « Ce qui est exceptionnel, c’est de passer d’une année extrêmement basse à une année haute à très haute, souligne Charlotte Alcazar, directrice générale du Symcrau, le syndicat qui assure la gestion de la nappe. Ces derniers mois, la pluie a été telle que le niveau a monté en hiver, alors que c’est habituellement une période où il descend. »

    Réduire la dépendance

    à la Durance

    Désormais, les irrigants doivent prendre le relais. « On a eu des tours d’eau qui ont été sautés au début du printemps, mais la nappe, qui devait être dans des niveaux de basses eaux, est plus haute, donc quelque part, ça se compense largement, poursuit Charlotte Alcazar. Après, en Crau, il faut toujours avoir un œil en Durance et pour le coup, elle a un enneigement plutôt moyen voire déficitaire. Donc ce n’est quand même pas une saison d’irrigation assurée à 100%, même si on n’est pas dans une crainte majeure. »

    La nappe vit sous perfusion de la Durance depuis quatre siècles. Une réflexion est donc engagée pour réduire cette dépendance. « C’est un objectif de long terme qui est nécessaire dans un contexte de changement climatique, il faut travailler au long cours pour avoir une meilleure efficience du transfert d’eau avec des canaux mieux entretenus, régulés, avec de meilleurs rendements, détaille Charlotte Alcazar. Et puis, c’est aussi adopter une politique de sobriété sur nos usages en Crau. »

    La directrice du Symcrau note : « Le schéma départemental d’hydraulique agricole montre qu’à l’échelle des Bouches-du-Rhône, l’effort à consentir sur les travaux représenterait dix fois l’investissement que la puissance publique et les canaux mettent en œuvre, à l’heure actuelle. Dans un contexte de tension budgétaire des collectivités au sens large, même s’il y a une mobilisation politique, les choses devront être échelonnées dans le temps, parce que ce sont des investissements colossaux. »

  • [Entretien] Céline Laudin : « Chaque amateur d’art voulait un Ziem dans sa collection »

    [Entretien] Céline Laudin : « Chaque amateur d’art voulait un Ziem dans sa collection »

    La Marseillaise : Qui était Ziem ?

    Céline Laudin : Félix Ziem est un peintre du XIXe siècle qui est né en Bourgogne, à Beaune, et qui est mort à Paris à l’âge de 90 ans. Il est plutôt autodidacte. Il fait des études d’architecture aux Beaux-Arts de Dijon où il est très doué. Il doit partir ensuite à Paris avec l’obtention d’une Bourse mais un problème au niveau de son comportement fait qu’il ne peut pas s’y rendre. Il décide de partir rejoindre un membre de sa famille qui travaille alors dans les abords de Marseille à la construction de l’aqueduc de Roquefavour. Il arrive sur ce chantier, et il commence à faire des croquis en plein air de la campagne environnante. Le duc d’Orléans arrive, voit ses croquis et lui achète. Et l’histoire commence ainsi.

    Pour quelles raisons est-il qualifié de peintre voyageur ?

    C.L. : Son rêve, c’est d’aller en Italie comme tous les artistes du XIXe siècle, sur cette idée de faire le grand tour, de voir les monuments à Rome, à Florence, à Venise. Félix Ziem est un peintre paysagiste. Ce qu’il aime, c’est la lumière et le rapport de l’eau et des paysages. C’est pour ça qu’il apprécie particulièrement Venise et qu’il choisit aussi plutôt Martigues que Marseille pour s’installer sur les bords du chenal de Caronte. Il ouvrira quatre ateliers : à Paris, à Venise, à Nice et à Martigues. C’est un artiste voyageur par excellence il fait énormément de voyages, en Italie, mais pas que. Il va beaucoup en Afrique du Nord. Il va aller aussi à Constantinople. Il va faire un grand voyage en Orient. Il va aller en Algérie. Mais il va aller jusqu’en Russie, en Angleterre, aux Pays-Bas. Il est tout le temps en mouvement.

    Était-il reconnu de son vivant ?

    C.L. : Dans son journal, on sent qu’il est assez insatisfait de ses peintures parce qu’il n’a jamais vraiment appris cet art. Malgré cette frustration, il va très vite exposer au Salon, qui est vraiment l’organe officiel où il faut que tous les peintres aillent à Paris, et il commence à vendre ses tableaux. Il est très malin. Il s’entoure de marchands, il fait monter les prix. Ses œuvres prennent de la valeur et c’est l’un des artistes les plus riches du XIXe siècle. Chaque amateur d’art voulait un Ziem dans sa collection. Il est reconnu dans le métier, Théophile Gautier l’encense. C’est quelqu’un d’assez mondain, il va aux soirées des frères Goncourt, il est très bien installé et reconnu de son vivant.

    Ce qui n’est plus vraiment le cas aujourd’hui.

    C.L. : Il produisait énormément, et c’est ça qui l’a peut-être un peu desservi. Il faisait dans ses peintures ce que les amateurs d’art aimaient et attendaient, donc, on a pu le taxer ensuite de faire un peu tout le temps la même chose : un horizon bas, trois quarts de la toile consacrée au ciel… À Venise, une gondole, à Constantinople, à Martigues, une tartane. Ce côté un peu répétitif a pu être critiqué. Il a aussi longtemps été taxé d’orientaliste parce qu’il représentait l’Orient. Mais pour moi, ce n’est pas un orientaliste car il est vraiment allé dans ces pays, il ne représente pas un Orient fantasmé qu’il aurait pu lire dans les livres, il peint ce qu’il a vu, les danseuses, les petits métiers, les musiciens… Il est plutôt inclassable en fait et l’histoire de l’art n’aime pas trop les gens inclassables, il faut appartenir à une école à un mouvement, on aime bien les cases en histoire de l’art.

    Comment, à travers les expositions proposées au musée, tentez-vous de lui rendre sa place ?

    C.L. : La chance que nous avons eue au musée Ziem, c’est d’avoir reçu en legs de sa petite-fille tout son fond d’atelier. Et donc, on a, dans la collection, des œuvres qu’il n’a jamais vendues mais qu’il conservait. C’est très intéressant, parce qu’il a par exemple conservé toute sa vie son autoportrait qu’il a peint dans les années 1860-1865, où il s’est représenté en bleu, en mettant de la craie sur son tableau, ce qui est quelque chose d’extrêmement moderne mais qu’il n’a jamais montré. De même, il a gardé avec lui ses pochades, une sorte carnet de croquis mais sur du bois, qu’il prenait avec lui quand il allait voyager, ses aquarelles… Ce sont des œuvres beaucoup plus spontanées et modernes que ce qu’il commercialisait. Au musée, on valorise ce fond d’atelier qui est vraiment d’une très grande richesse. C’est formidable parce qu’on rentre aussi dans l’intimité de l’artiste où on voit son processus créatif. C’est comme si on était presque avec lui sur les bords du Bosphore ou sur les canaux de Venise.

  • [Entretien] « À horizon 2050, un déficit de 90 millions de m3 dans les nappes de la Crau»

    [Entretien] « À horizon 2050, un déficit de 90 millions de m3 dans les nappes de la Crau»

    La Marseillaise : Quel est l’état de la nappe actuellement ?

    Céline Tramontin : La nappe se recharge à 70% par l’irrigation gravitaire nécessaire à la production de foin de Crau, donc de l’eau de Serre-Ponçon qui arrive par la Durance, et à 30% par les eaux de pluie. Elle se vidange l’hiver et se remplit l’été, avec l’arrosage des agriculteurs, de mars à octobre. Ce qui soutient l’étiage, c’est-à-dire le niveau minium pour assurer l’ensemble des usages sur le territoire, ce sont les eaux de pluie. Depuis Serre-Ponçon, il y a 1,5 milliard m3 d’eau dérivée vers les Bouches-du-Rhône, dont 420 millions vers la Crau. Cette année, il y a eu de l’eau, le barrage était plein. Par contre, on a eu un hiver relativement sec. On est donc partis en début de saison avec des niveaux très hétérogènes en fonction des secteurs, avec des zones comme les Coussouls qui étaient bien remplies, avec des niveaux supérieurs à la moyenne, et d’autres avec les niveaux historiques les plus bas qu’on ait jamais relevés depuis dix ans. On a pu stabiliser le niveau grâce aux eaux de la Durance.

    Avec le réchauffement climatique, la sécheresse des hivers risque de devenir monnaie courante. Comment y faites-vous face ?

    C.T. : On a mené une étude scientifique dont l’objet était l’évolution du changement climatique et des besoins en eau sur ce territoire, puisque la nappe alimente 300 000 habitants en eau potable, l’agriculture, l’industrie de Fos et les bases militaires d’Istres et de Salon-de-Provence. Le résultat est sans appel : à horizon 2050, on aura un déficit de 90 millions de m3 au niveau du remplissage de la nappe, si on continue comme ça. Pour ne pas en arriver là et devoir faire des choix qui auront des impacts sur notre cadre de vie et le développement du territoire, on a lancé un Schéma d’aménagement des eaux avec les collectivités locales et les acteurs qui est élaboré dans le cadre d’une Commission locale de l’eau, installée fin août.

    L’idée est de prioriser les usages ?

    C.T. : Non. Il faut réduire le prélèvement de la Durance, parce que les effets du réchauffement climatique se feront ressentir aussi au niveau de Serre-Ponçon. On a déjà vécu une situation de sécheresse en 2022. Eux ont élaboré un plan de résilience à leur niveau. Il faut qu’on soit plus résilients aussi de notre côté. Il y a des solutions, comme la réhabilitation des canaux, créés pour les premiers au temps d’Adam de Craponne au XVIe siècle, pour les derniers au XXe siècle. On a aussi lancé une grande étude pour aller chercher des sources profondes en sondant le sol. On a fait trois forages, à Istres, Salon et Saint-Martin-de-Crau avec des pièzomètres profonds, entre 80 et 100m. Les matériaux carottés sont désormais à l’analyse. On sait d’ores et déjà qu’on va laisser tomber le forage d’Istres. Les résultats devraient être connus d’ici la fin 2026.

    Vous réfléchissez aussi à un partage des coûts plus équitable.

    C.T. : C’est la deuxième équation à résoudre. Ce sont les Associations syndicales autorisées intervenant pour l’irrigation collective, donc les agriculteurs, qui payent actuellement l’eau et son transport sur le territoire pour assumer l’usage agricole, mais aussi d’eau potable, d’eau industrielle etc. Il faut que ça évolue, que chaque bénéficiaire supporte ce coût.

    Entretien réalisé par Alice Magar