Déployée par la collectivité dans les établissements volontaires, la « Boîte à Maux » permet aux élèves « de signaler, en toute confidentialité, une situation de mal-être ou de harcèlement. Les équipes éducatives peuvent ainsi intervenir rapidement et apporter un accompagnement adapté aux jeunes concernés ». Cette visite était aussi l’occasion de mettre à l’honneur la Journée nationale du sport scolaire, dédiée aux élèves de 6e. Un temps fort qui « valorise la pratique sportive comme vecteur d’intégration, de santé et de cohésion au sein de la communauté éducative ».
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Une surveillance accrue dans l’Arbois
« En pleine canicule, cinq adolescents sont venus faire leur feu de chamallows, sans se rendre compte du risque incendie qu’il a fallu leur expliquer. » Au milieu des herbes jaunies du massif de l’Arbois, témoins d’une sécheresse « en avance de 15 jours », Jean-Jacques Covo, chef de service de la police de l’environnement, se souvient de cette intervention menée la semaine dernière. Comme un rappel quotidien de sa mission : sensibiliser avant de sanctionner. D’abord sur les risques incendie. « Tous les jours, on en voit qui fument ou jettent leur mégot », souffle-t-il.
Créée il y a 3 ans sous l’impulsion d’Amapola Ventron, maire de Cabriès et conseillère départementale chargée de la transition écologique, cette police sillonne les 19 000 hectares du domaine départemental. « Il fallait créer un lien entre les gardes et le répressif, mais aussi développer la pédagogie », explique l’élue, membre de « Provence Unie », groupe du conseil départemental à l’initiative de cette démonstration.
Ce jeudi matin, la police de l’environnement fait équipe avec la police municipale de Cabriès pour illustrer son volet répressif. L’objectif : simuler l’interpellation d’un individu motorisé. En hauteur, la brigade équestre surveille les pistes. Plus bas, motos et quads sont fixés dans un virage serré. « La mutualisation fait que l’intéressé ne passe pas entre les mailles du filet », résume Éric Suzonni, chef de la police municipale. Le pilote est intercepté. D’abord la pédagogie, puis une amende de 135 euros.
30 tonnes de déchets relevées depuis début 2026Cette vigilance répond à une réalité du terrain. Sur le premier semestre 2026, 260 relevés de manquement ou infractions réglementaires (usage du feu, cigarette, dépôt de déchets) ont été enregistrés sur le massif. « On reçoit beaucoup de signalements de motos et motocross par les randonneurs », explique John Zakrzewski, sous-directeur à la direction de la forêt, en charge de la police de l’environnement et de la garde équestre. La présence de ces véhicules est aussi recensée grâce aux pièges photo installés dans le parc. « Les motos électriques sont plus dangereuses car on ne les entend pas arriver », précise Jean-Jacques Covo, qui pointe « leur double impact : la vitesse et la perturbation du milieu avec des risques sur la faune et l’érosion ».
Autre terrain de lutte : les dépôts sauvages. Devant un amas de pneus, Guillaume Costes, de la police de l’environnement, enfile des gants et fouille à la recherche d’un indice. « Certains gardes ont un pouvoir pour monter une procédure et la transmettre au parquet », précise John Zakrzewski. Ici, la pédagogie ne suffit plus. « Deux grosses procédures vont aboutir, mais c’est faible au regard du nombre de dépôts », regrette-t-il. Après une vingtaine de tonnes de déchets recensées en 2025, les équipes en comptabilisent déjà une trentaine depuis le début de 2026.
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![[Entretien] Jean-Pierre Hunckler : « Marseille a besoin d’une équipe de basket au plus haut niveau »](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/06/76b772da694ceb54bc8ae3a5246c742a.jpg)
[Entretien] Jean-Pierre Hunckler : « Marseille a besoin d’une équipe de basket au plus haut niveau »
Les excellents résultats en jeunes et seniors des EDF, en coupe d’Europe, Coupe du monde et aux derniers JO, confirme la courbe ascendante du basket sur le plan national.
Samedi dernier, Jean-Pierre Hunckler président de la FFBB, dans le cadre de son tour de France des Comités, est venu présenter les stratégies de la Fédération pour faire avancer les clubs et les aider. Très tôt dans la matinée, Jean-Pierre Hunckler a présenté aux élus du Comité la politique que la Fédération entend mener sur l’ensemble du territoire national.
Mme Amapola Ventron, maire de Cabriès accompagnée de l’adjoint aux Sports, qui a mis à la disposition du Comité, la Maison des Arts, a souhaité la bienvenue et d’excellents débats à l’ensemble des participants.
Jean-Pierre Hunckler, est rentré rapidement dans le vif du sujet, signalant que la fédération forte de 750 000 licenciés, regrette que cette année encore les clubs aient été dans l’obligation de refuser de nombreux jeunes, par manque de salles. mais aussi de formateurs. À l’issue de la réunion M. Hunckler a répondu à nos questions.
La Marseillaise : Quelle est la raison de votre venue sur le territoire du Comité des Bouches-du-Rhône ?
Jean-Pierre Hunckler : Nous avons décidé d’aller à la rencontre de tous les intervenants des Comités, pour avoir le retour du terrain sur le travail participatif. Nous voulons promouvoir et renforcer les valeurs du basket dans les clubs. Développer la diversité avec le handi-basket. et accompagner les dirigeants bénévoles. D’après les sondages, on voit un intérêt croisant pour notre sport. Nous devons nous adapter avec plus de 750 000 licenciés. Cette année encore de nombreux jeunes n’ont pu être accueillis, par manque de salles et d’éducateurs, c’est fort regrettable. Nous nous attachons à les aider à trouver des solutions.
Comment utiliser les championnats du monde pour aider le basket au quotidien ?
J.-P.H. : L’héritage de ces championnats c’est une panoplie active sur tout le territoire. Nous avons l’ambition d’un basket visible, innovant, performant, solidaire, et mettre ces valeurs au service du plus grand nombre.
Est-ce que le 3×3 peut être un tremplin pour le basket classique 5×5 ?
J.-P.H. : Tout à fait, les formateurs viennent du 5×5 leurs méthodes profitent aux deux systèmes. Nous retrouvons d’ailleurs des joueurs et joueuses au plus haut niveau sur le plan national. par exemple les internationales Caroline Hériaud et Migna Touré et beaucoup d’autres encore.
Quelle place voyez-vous pour le basket à Marseille ? La ville pourra-t-elle retrouver les heures de gloire des années 50 ?
J.-P.H. : Oui, je le pense, le président de Marseille Basket et son équipe bossent sur le projet. Nous y travaillons aussi. En effet, Marseille a besoin d’une équipe de haut niveau c’est le souhait d’un grand nombre. Mais il faut bien reconnaître qu’à part Lyon, Paris, Strasbourg, actuellement ce sont plutôt dans les villes moyennes, Le Mans, Bourg, Cholet, entre autres qu’évoluent les formations de Betclic Elite. Il est important que des partenaires acceptent de s’investir dans le projet. Il est aussi souhaitable qu’une Arena voit le jour, une nécessité dans la 2e ville de France. Une équipe dans l’Elite éviterait le départ des joueurs de talents vers d’autres clubs.
Les Universités des USA profitent de l’excellente formation française, est-ce une forte concurrence ?
J.-P.H. : Oui, elle existe, il faut s’adapter, trouver une solution. Il faut en discuter avec nos jeunes joueurs. Et puis, il y a l’effet « Wemby » c’est une locomotive, un personnage, un garçon super sympathique, et qui à chaque sortie améliore ses performances de top niveau.
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Un chantier éducatif pour découvrir travail et solidarité à Cabriès
À l’étage de l’entrepôt, deux nouvelles paires de mains s’affairent à trier et étiqueter des jeux de seconde main. Une autre s’attèle au tri de vêtements à l’extrémité du site Emmaüs. Depuis ce mardi, quatre jeunes – dont l’une était malade, ce jour – intégrés à un chantier éducatif rémunéré, encadré par les éducateurs de l’association Addap 13 (qui œuvre pour la protection de l’enfance en prévention spécialisée) participent au quotidien du mouvement solidaire.
Le lieu, est habitué à accueillir des jeunes, et personnes exclues de façon plus générale. « C’est dans nos gênes, on est ouverts à tous les partenariats », précise Aurélie, co-responsable du site. Derrière l’initiative, l’ambition, par le social, de ramener de jeunes profils vers le chemin de l’emploi ou de la scolarité. Après visite des lieux la veille, suivie d’une rencontre des équipes d’Emmaüs, les postes ont été distribués, et les jeunes, âgés entre 16 et 19 ans, se sont mis au travail. « Pour certains, c’est un premier emploi », précise Wissam Annane, éducateur de l’Addap13.
Trois jours intensifsÀ l’issue, les jeunes travailleurs toucheront un salaire. Avant d’attaquer le chantier, entourés de leurs éducateurs, ils ont passé une visite médicale et signé un contrat en conditions réelles… Le chantier, n’est qu’une étape sur tout un suivi au long terme, personnalisé. « C’est un outil à l’accompagnement individuel. Ce n’est pas une fin en soi. Un éducateur est d’abord là pour renforcer l’autonomie de son public (…) mais c’est surtout un vecteur de relais », rappelle Michaël Crovasce, chef de service éducatif pour l’Addap13. Pour Yacine, 16 ans et demi, attelé à « trier un puzzle de mille pièces » et pointe la pile de jeux rangés derrière lui, résultat du travail d’une journée, ce chantier permettait « de faire quelque chose, découvrir d’autres métiers, mais surtout vis-à-vis de ma situation… Ça va permettre d’avoir un peu plus d’argent ». Le jeune homme racontera avoir été, pendant plusieurs mois, en situation d’errance. À ses côtés, Mekki, même âge, découvre le milieu de la recyclerie et de la seconde main. Un peu plus loin, Zahra, 19 ans, n’en est pas à sa première expérience, déjà employée comme vendeuse dans le prêt à porter. « Ça me permet de m’occuper, de découvrir, en attendant de reprendre un BTS en septembre. Mais ça reste mon premier chantier avec l’Addap. Je ne savais pas qu’Emmaüs, c’était tout ça, je ne connaissais pas tout cet environnement de communauté, entre les travailleurs, et les clients », détaille la jeune femme. Ce jeudi, le travail sera restitué, sur site.
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L’école des sports hippiques de Cabriès dévoile son savoir-faire
Le va-et-vient des minibus rouges de l’Afasec a été incessant, samedi. Les deux véhicules étaient les navettes permettant aux visiteurs des portes ouvertes de découvrir la structure de formation aux métiers de la filière hippique. Avec la découverte des lieux de vie et scolaire. Mais, surtout, le contact avec les chevaux, qui seront au cœur de l’enseignement.
« Nous avons des chevaux de trot et des chevaux de galop. Pour le galop, il y en a quinze, et ce ne sont pas des chevaux de manège. Ils s’expriment, sautent, mordent et ont leur caractère. C’est pourquoi il faut y aller crescendo avec eux », explique Cindy, éducatrice, à une dizaine de jeunes filles et garçons venus se renseigner sur la filière.
La jeune femme prévient ceux qui ont en tête de faire un métier lié aux pratiques hippiques. « Ce n’est pas comme dans un centre équestre. Vous ne serez pas dans une activité de loisir. Vous intégrerez une école d’apprentissage dans le but d’apprendre un métier. Et vous serez à la disposition des chevaux, qui dicteront vos contraintes », prévient-elle.
Si c’est avant tout pour faire un métier passion, se lancer dans la formation nécessite un certain courage et beaucoup d’abnégation. C’est pourquoi les stages, qui suivent les portes ouvertes et précèdent les inscriptions définitives, sont un passage obligé. « Ils permettent au candidat de se faire un avis sur des métiers qui sont très difficiles, car ils nécessitent de l’enthousiasme, de la disponibilité, de travailler le dimanche, se lever très tôt chaque matin. Dans cette période, nous appuyons là où ça fait mal pour voir si les jeunes sont aptes à encaisser les contraintes », insiste Cindy.
Ces avertissements donnés, elle et son collègue Steeve passent à la phase présentation des chevaux et décrivent « le bonheur intense et indescriptible de voir celui dont vous vous occupez, gagner une course ».
Monter n’est pas la prioritéAu côté de sa maman, Naïs prend des notes. « Je ne suis pas forcément attirée par les courses. Mais plus par le métier de palefrenier. M’occuper d’une monture, la chouchouter, c’est ce qui me donne envie de venir ici », confie-t-elle.
Raphaël est lui déjà sûr de son choix. « Je veux monter ! ». Il faut dire qu’avec deux frères déjà dans la place, le benjamin a de quoi être motivé. « Je suis venu visiter le site pour voir ce qui m’attend. Et cette journée me donne encore plus de motivation pour me lancer dans cette formation. »
Les visiteurs du jour vont avoir droit à une découverte de fonts en combles des installations sur près de 100 hectares où tout est destiné à la découverte et à la pratique. « Tout est mis en place pour que les élèves en formations évoluent en toute sécurité, avec une montée progressive des niveaux de difficulté et une méthodologie adaptée », détaille Cindy.
Le but recherché n’est pas de former des champions, « mais de leur faire avoir un état d’esprit, une implication, de la rigueur, de la compréhension et de la motivation ». Au regard des métiers auxquels l’Afasec prépare, c’est une évidence. Il est en effet possible de se former à une douzaine d’activités professionnelles. Si celle de jockey et driver est en quelque sorte la vitrine, le site de l’Arbois permet également de devenir entraîneur, manager d’écurie, responsable de voyage, cavalier d’entraînement de trot, ou de galop, cavalier de débourrage et pré-entraînement, agent d’écurie, responsable d’élevage, assistant d’élevage, personnel d’hippodrome ou encore assistant administratif.
Le salaire en début de carrière est à 1 800 euros à la sortie de l’école. Mais il ne faut pas compter ses heures, jusqu’à 60 par semaine.
https://afasec.fr/campus/academie-de-cabries
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Une formation qui permet de travailler dès la sortie
Nadine Mouelle dirige le centre AFASEC de Cabriès depuis deux ans.
Celle qui a fait de la formation, l’insertion et le devenir des jeunes, son but se donne à fond dans sa mission, entourée d’une équipe dont l’objectif « est d’intégrer au mieux les candidats aux métiers liés aux pratiques hippiques en les aidant à acquérir compétence et savoir-être ».
Pas besoin d’être un crac en équitation pour intégrer son centre de formation. « Nous avons plusieurs filières, notamment celle de palefrenier – soigneur qui permet de vivre au plus près des chevaux. »
Un travail d’équipeEn proposant des journées portes ouverts, et des stages de formation à ceux qui souhaitent entamer la formation, sa structure est l’occasion de dévoiler « la face cachée de la carte postale, et tous les métiers qui composent le milieu des courses hippiques ».
Ces stages sont très importants pour ceux qui souhaitent se lancer dans l’aventure. « C’est une première étape qui permet de repérer ceux qui ont les capacités pour faire un de nos métiers. C’est un moyen de s’habituer à la vie en internat et à la vie en communauté, aux contraintes dictées par le bien-être des chevaux, qui est la priorité », insiste Nadine Mouelle.
Avec 35 heures de cours hebdomadaire, qui s’ajoutent aux incontournables soins à apporter aux chevaux, cette école « est destinée à faire l’apprentissage de la rigueur, dans un contexte de formation professionnelle où le stagiaire, puis l’élève, apprend un métier. Avec ses contraintes, ses aléas et ses habitudes qui ne sont pas celles d’une colonie de vacances ».
Le quotidien du centre, c’est être auprès des chevaux au petit matin, à savoir 6h30 pour les débutants. Apprendre à gérer le stress, être à l’écoute et travailler en équipe autour d’un animal. « Pas tout le monde deviendra jockey, mais chaque élève qui va au bout aura un emploi dans la filière, en étant bien souvent sollicité avant la fin de leur formation, car il y a une pénurie de cavaliers d’entraînement », insiste la directrice.
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![[Entretien] Mehdi Medjati : « La personnalisation du débat à Cabriès est inquiétante »](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/03/e89bdb6ced7608392ab1f59cb6926c66.jpg)
[Entretien] Mehdi Medjati : « La personnalisation du débat à Cabriès est inquiétante »
La Marseillaise : Quel regard portez-vous sur votre campagne, avant le premier tour ?
M.M. : On a mené jusqu’ici, et on va continuer jusqu’au bout, une campagne basée sur la proximité et donc
sur des visites de quartiers. Essentiellement du porte-à-porte. J’ai voulu ajouter aux méthodes traditionnelles de réunions publiques et tractage, le côté rencontre chez les gens. C’est très instructif parce qu’on se rend compte que les problèmes qui remontent, dans certains quartiers, ne sont pas forcément ceux auxquels on s’attend. Dans 70% des cas, les gens posent des questions précises sur leurs besoins précis. Ils vont donc rationnellement comparer les programmes et faire leur choix.Quel est l’objectif de ce dernier meeting ?
M.M. : Je vais rappeler les mesures phares et dévoiler le second volet de mesures particulières que nous avons prévues. Quelques colistiers devraient aussi parler. Moi, j’animerai en posant des questions. Parce que la personnalisation du débat est assez inquiétante. On vote pour un collectif, je ne suis pas tout seul. Ils vont voter pour un conseil municipal et pas pour un maire. Il y a certes un leader, une locomotive, mais il y a aussi des talents et une intelligence partagée.
Je veux montrer ça aux habitants.Avez-vous des regrets sur cette campagne ?
M.M. : J’aurais aimé pouvoir débattre avec Madame Ventron. L’idée, ça aurait été de piocher des questions de citoyens où chacun aurait pu y répondre sans se couper la parole. Je pense qu’elle l’a perçu comme un piège. J’ai été étonné qu’elle n’y réponde même pas. Il est vrai qu’on a des rapports exécrables. Elle m’avait fait un procès en diffamation publique qu’elle a perdu. Au conseil municipal, elle n’a jamais été capable de garder son calme quand je prends la parole. J’aurais aimé débattre parce qu’on est les deux seuls candidats avec des projets opposés sur plein de points.
Et quels sont ces points
de divergence ?M.M. : Par exemple sur l’aménagement du territoire. Elle a demandé, à la place de l’ancien Renault Club, de faire une cité des sciences. J’y suis opposé. Aussi sur la question du demi-échangeur à Bouc-Bel-Air. Je lui reproche, depuis le départ, de ne pas avoir voté contre. Elle n’a pas participé au vote alors qu’elle était présente quand le PLU a été voté. Sur l’éclairage public, partout, on m’a dit qu’il fallait remettre l’éclairage le soir. Madame Ventron a décidé que tout devait s’éteindre à 23h. Moi, j’estime qu’on pourrait baisser l’intensité à partir de 23h et éteindre plus tard dans la nuit, pour que les gens puissent simplement voir où ils marchent la nuit. Beaucoup de gens s’en plaignent. On est sur deux conceptions complètement radicales de comment vivre dans le village.
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Pays d’Aix : le demi-échangeur, un thème de campagne majeur
Le sujet s’invite chez tous les candidats de Bouc-Bel Air et de Cabriès, quel que soit le parti. Le projet de demi-échangeur de la Croix d’Or, révélé dans le PLUi de 2024, est inscrit dans la section de Bouc-Bel-Air, au sein de l’orientation d’aménagement et de programmation (OAP) de San Baquis Est, qui en prévoit la réalisation. Objectif affiché, désengorger le secteur des Trois Pigeons en créant une sortie de l’A51 depuis Marseille, au niveau de Décathlon, vers Bouc-Bel-Air et rediriger une partie du trafic vers la RD60 en direction de Cabriès. En janvier déjà, Mathieu Piétri, maire de la commune boucaine et Amapola Ventron, maire de Cabriès, tous deux candidats à leur réélection, s’opposaient, d’une même voix, « fermement et définitivement », estimant qu’il « n’apporte aucune réponse adaptée » à la saturation routière. Le premier indiquait avoir « saisi la Métropole et le Département pour demander la suppression, au sein du (PLUi), des Emplacements Réservés et de l’OAP sectorielle San Baquis-Est ». La seconde indiquait avoir « saisi le département pour réitérer cette demande de retrait en novembre dernier ».
Un recours déposéSelon l’entourage de Mathieu Piétri, à ce stade, il n’y a « aucune chance que cet échangeur se fasse, car deux maires ont écrit à la Métropole et au Département ». « Le Département m’a confirmé, le mois dernier, avoir acté notre opposition et sur la prochaine modification du PLUi, nous avons donc émis notre proposition à nouveau. Le Département portera notre opposition sur la prochaine modification du PLUi », assure de son côté Amapola Ventron. Pourtant, pour Mehdi Medjati, candidat sur Cabriès, « il n’y a que deux manières d’obtenir l’annulation de ce demi-échangeur : une annulation judiciaire, ou une révision du PLUi qui porterait précisément sur l’OAP San Baquis. À ce stade, nous n’avons ni l’une ni l’autre ». Un recours contentieux, toujours en cours, a été déposé par la voix d’une association que préside ce dernier. Parmi les candidats boucains, les solutions alternatives et avis fusent. « Je défends l’idée d’une passerelle qui enjambe le carrefour des Trois Pigeons pour aller directement dans le Pôle d’Activités, au niveau de l’Arena », propose Bruno Aubry. Quand Mathieu Morateur estime qu’en l’état « le projet est un leurre » et que la priorité doit aller au réaménagement du rond-point des Trois Pigeons. Le demi -échangeur n’aurait d’intérêt que s’il ne sert plus de délestage, mais « essentiellement au service des riverains ». Pour Hervé Plisson, « tant que le problème des Trois Pigeons n’est pas résolu de manière sérieuse, c’est inacceptable de faire une sortie à la Croix d’Or. »


