Lorsque DJ DD s’est installé derrière les platines, les enfants qui se promenaient dans la Plaine des Sports et des Loisirs de La Busserine n’ont pas tardé à se laisser attirer par les activités proposées, mardi, dans le cadre de La Marseillaise Breaking Cup. Et parmi toutes les animations, le graff a sans aucun doute remporté le plus franc succès.
Dès que Ozas a déployé sa grande toile, petits et grands se sont amusés à remplir les lettres préparées par l’artiste à coups de bombes de peinture. « J’ai adoré faire des graffitis », lance Nahim, 12 ans. Passionné de dessin, le jeune garçon a rapidement assimilé la technique pour donner du volume aux lettres. Il s’est en revanche montré moins à l’aise derrière les platines du DJ, un exercice qui demande de jongler avec plusieurs tâches dans un laps de temps très court. « C’est plus difficile que je ne le pensais », reconnaît le minot de La Busserine.
Au fil de l’après-midi, d’autres enfants ont rejoint l’aire d’activités, où B-boy Wesna les attendait de pied ferme pour une initiation au breakdance. Le principe était simple : reproduire les figures réalisées par le danseur, avec plus ou moins de réussite.
« Au début, j’arrivais à faire comme lui. Mais quand il a commencé à faire des mouvements de fou, ça m’a trop impressionné, j’étais perdue », raconte Lyna. Accompagnée de sa petite sœur, la jeune fille s’est essayée aux figures du champion sous les yeux émerveillés de leur papa.
Le programme de la journée de mercredi
Pour cette 3e journée de la 5e saison de La Marseillaise Breaking Cup, les festivités se poursuivent dans le 14e arrondissement de Marseille. Après une première étape à la Plaine des Sports de la Busserine, l’événement pose ses valises à La Paternelle, au sein de l’association Jeunes Renaissance, située au 33 boulevard Alphonse Allais. Plusieurs ateliers et initiations seront proposés au public, avec pour objectif de faire découvrir les différentes facettes de la culture hip-hop et de favoriser la pratique sportive et artistique auprès des jeunes du quartier. Le Centre culturel ouvrier (CCO) Sainte-Marthe sera présent pour assurer plusieurs animations, et notre journal proposera également un atelier d’éducation aux médias.






