Tag: blocage

  • Les lycéens et les étudiants restent mobilisés

    Les lycéens et les étudiants restent mobilisés

    En raison des vacances de la Toussaint, les lycées sont fermés jusqu’au lundi 2 novembre. Cela n’a pas empêché les différents collectifs d’élèves de se structurer en une Coordination lycéenne de Montpellier (CLM). Une délégation devait se rendre à Paris le jeudi 29 octobre pour une assemblée générale nationale.

    Les étudiants sont également en congé. Le collectif « UM en lutte » occupait tout de même le bâtiment 36 du campus Triolet de la faculté des sciences pour y organiser des conférences, des ateliers et des AG. Par ailleurs, selon le collectif, « l’activité a repris sur le campus par l’entrée rue du Truel et les barricades des autres entrées n’ont pas été levées ».

    Quant aux annonces gouvernementales du 26 octobre, pour Chloé Binot, porte-parole du collectif lycéen « Joffre Engagé•es », membre de la CLM, « c’est un cache-misère pour calmer la colère sociale. Ça ne marchera pas ». Théo Haffner-Martin, membre du Syndicat de combat universitaire de Montpellier (Scum), estime de son côté que « très peu de solutions sont données ». La CLM et le Scum revendiquent toujours les « 10 mesures d’urgence » portées par l’Union étudiante.

    Convergence des luttes

    Les actions à mener le jour de la rentrée sont en discussion. La CLM et le Scum appellent d’ores et déjà à rejoindre les cortèges du samedi 31 octobre et du jeudi 5 novembre.

  • Le calme avant la colère à Avignon avec une forte mobilisation

    Le calme avant la colère à Avignon avec une forte mobilisation

    Entre les 3 000 manifestants qui ont défilé dans les rues d’Avignon ce samedi 17 octobre, beaucoup de gilets rouges et jaunes et surtout beaucoup de colère.

    Une très longue journée de manifestation passée à plusieurs reprises devant la préfecture de Vaucluse, la place de l’Horloge, du Palais des Papes. « Je n’ai jamais vu autant de monde sur la rue de la République », s’écrie Marcel, infirmier venu de Cavaillon, en voyant la file interminable débouler devant l’Hôtel de Ville. Il est venu avec sa compagne « car on est pris à la gorge entre l’essence et les impôts », confie-t-il. « Je suis venue pour mon fils étudiant car la vie est bien trop chère pour qu’il puisse grandir sereinement », pousse Laure Mauriconi, assistante maternelle, pancarte « Maman solidaire » dans les mains. Le programme de la journée était chargé avec des nombreux cortèges, une mobilisation devant l’hôtel Mercure où se tenait une séance d’autographes de Sarah Knafo (Reconquête) ou encore une tentative de blocage du pont Daladier et des routes alentour.

    La CGT était finalement présente, ayant appelé à se mobiliser en interne seulement. Notamment à la suite du mouvement des lycéens et étudiants de ces dernières semaines. Mais pas uniquement. « C’est évidemment dans la continuité de notre soutien aux jeunes. Mais si on prend l’exemple de l’essence, moi qui suis professeure titulaire remplaçante, mon essence est remboursée mais l’indemnité kilométrique ne monte pas comme le prix de l’essence », illustre Mélanie Saïsse, co-secrétaire CGT Educ’Action.

    Tensions en fin de journée

    Des formations politiques étaient également présentes. « On voit que ça écrase de partout, les gens n’en peuvent plus tout simplement », confie Oukacha Rtili, conseiller municipal (LFI) à Avignon, tout en tractant pour le meeting de lancement de campagne du parti le soir même en cité des Papes. « On soutient les étudiants mais aussi le camarade de la CGT blessé ce jeudi avec la répression policière. Aucun droit n’est acquis et il faut être présents », confie Pascal Clemençon, secrétaire fédéral contre l’extrême droite du PS de Vaucluse, drapeau de son parti en main.

    Il y a aussi eu des tensions avec les forces de l’ordre dans l’après-midi, qui ont procédé à plusieurs interpellations. Des affrontements qui se sont déroulés jusqu’au début de la nuit autour de la préfecture et dans la rue de la République. « On s’est nous-mêmes fait charger et certaines arrestations n’étaient vraiment pas nécessaires », confie une syndicaliste de la CGT.

    « La vie est bien trop chère pour que mon fils puisse grandir sereinement »

  • Les dockers CGT en grève donnent un sens à la lutte

    Les dockers CGT en grève donnent un sens à la lutte

    Seuls les dockers et portuaires bloquent leur outil de travail ». C’est ce qu’on fait les syndicalistes CGT des bassins ouest du Grand port maritime de Marseille, vendredi matin, de 6h à 13h. De Port-Saint-Louis-du-Rhône à Port-de-Bouc, les dockers CGT du golfe de Fos ont acté la grève, la veille, après avoir « appris avec stupéfaction » l’action de tractage la CFDT Transports des Bouches-du-Rhône, « autorisée par la préfecture » d’après le syndicat des Dockers. Une cinquantaine de militants de la CFDT se sont déplacés à ce titre sur la D268, bloquant la circulation jusqu’au relais TotalEnergies de Fos.

    Le sens de la lutte

    Une autorisation qui ne manque pas de faire réagir les dockers : « Lutter, c’est d’abord se mettre en grève dans son entreprise. Lutter contre la hausse des prix de l’essence, c’est lutter contre les guerres en Ukraine, contre le génocide perpétré par le gouvernement israélien à Gaza ». « C’est lutter contre la guerre en Iran, contre le gouvernement français complice du système capitaliste qui augmente le budget de l’armée, prépare la militarisation des ports en nous faisant rentrer en économie de guerre relayé par les politiques de droite et d’extrême droite en expliquant qu’il n’y aurait pas d’autres choix », développe le syndicat CGT, rappelant les raisons de son appel à la grève du 30 octobre et de vendredi.

    Du côté de la CFDT routiers, l’appel à la grève dénonce « la stagnation des salaires, l’intensification des rythmes de travail, pénibilité accrue, difficultés de recrutement, manque de reconnaissance et pression grandissante sur les personnels ». L’organisation appelait de ses vœux une « mobilisation unitaire et massive sur tout le territoire national ». Vendredi soir, elle revendique 2 000 mobilisés en France. Sans préciser la quantité de litres d’essence brûlés à l’arrêt, dans ce cadre.

  • Nouvelle matinée de blocus dans les lycées marseillais

    Nouvelle matinée de blocus dans les lycées marseillais

    Au lendemain d’une grosse journée de mobilisation, le mouvement lycéen s’est poursuivi, mercredi. À Victor-Hugo, le blocage a échoué mais Marie-Curie, Périer, Marseilleveyre, Montgrand, Saint-Charles, Jacques-Chirac, Diderot ou les Remparts sont restés portes closes. Devant la fac de droit, sur la Canebière, quelques étudiants barraient l’entrée, l’IUT de Saint-Jérôme était bloqué, et des CRS ont de nouveau été envoyés au campus Saint-Charles où les étudiants étaient mobilisés. À Aix, l’IEP est fermé pour la semaine.

    Du côté du lycée Thiers, en centre-ville, le blocus était plus fourni que d’habitude. La veille au soir, un message de la proviseure adressé aux parents d’élèves laissait planer une intervention des forces de l’ordre. « Il y a eu des menaces sur des élèves, certains ont parlé d’occuper le lycée, mais au final, ça ne s’est pas fait », explique un lycéen. Dès 6h30, à grand renfort de poubelles et de barrières de chantier, l’entrée du lycée était barricadée et la place quadrillée. Mais la direction a finalement laissé le lycée fermé. Le blocus levé aux alentours de 8h30 et les poubelles soigneusement rangées pour le lendemain, certains ont filé sur Saint-Charles et d’autres se sont rendus à Montgrand pour finir la matinée.

    À Marseilleveyre, des échanges ont eu lieu avec des parents d’élèves. Comme à Jacques-Chirac, certains commencent à exprimer leur ras-le-bol des blocages. Deux réunions entre parents d’élèves et professeurs, puis entre élèves et parents d’élèves, ont ponctué la journée. Selon la FCPE de la cité scolaire des quartiers sud, constatant le refus de nombreux élèves « non bloqueurs » de participer à une discussion réclamée par les lycéens mobilisés, le proviseur en a conclu « qu’une majorité d’élèves souhaite retrouver le chemin du lycée » et appelé à la « levée du blocage ». Mercredi à l’aube, il est pourtant venu décliner l’intervention des forces de l’ordre.

    À Marseille, une assemblée générale interlycéenne doit se tenir ce jeudi, pour évoquer la suite du mouvement et l’arrivée des vacances. De nouveaux blocages sont annoncés.

  • [En direct] Les lycéens descendent dans la rue pour l’acte V

    [En direct] Les lycéens descendent dans la rue pour l’acte V

    Après deux manifestations ayant réuni près de 50 000 personnes, le rendez-vous s’annonce encore très suivi ce mardi.

    7h33 : À Toulon, les lycéens sont prêts devant le lycée Bonaparte. Bonne ambiance et détermination ce matin. Malgré les tentatives de dissuasion les lycéens sont parvenus à se poster devant la porte du lycée Bonaparte.

    7h45 : Devant le lycée Langevin de Martigues, un groupe d’une vingtaine lycéens tente un nouveau blocage. À peine quelques barrières et poubelles posées contre l’entrée que le Groupe de sécurité de proximité de la police nationale intervient pour débloquer, peu avant 8h.

    8h15 : Une centaine de lycéens sont mobilisés dans le calme ce matin devant le lycée Mistral à Avignon. L’établissement n’est pas bloqué. Les jeunes ont pour projet de rejoindre les étudiants qui bloquent la fac.

    8h55 : Ça y est, la manifestation vient de partir, le cortège est à présent sur le boulevard de Strasbourg à Toulon

    9h : Environ 130 personnes, dont beaucoup d’adultes, syndicalistes, professeurs et parents d’élèves, sont rassemblés devant le lycée Alexandra David Néel à Digne-les-Bains. « Sortez, sortez ! » « ne nous regardez pas, rejoignez- nous », interpellent les manifestants devant le lycée, alors que la mobilisation est affaiblie.

    9h01: À Avignon, les lycéens arrivent devant l’Université en chantant «Plus de places à la fac pour pas finir à la bac.» Face à face tendu devant une seconde entrée de la fac d’Avignon où étudiants et forces de l’ordre se font faces.

    9h10 : Le cortège composé de l’intersyndicale, les professeurs, les lycéens et les étudiants arrive à présent à la hauteur de la symbolique, place de la liberté à Toulon. Il se dirige vers le lycée Dumont d’Urville.

    Les lycéens manifestent dans la bonne humeur, sur la musique des gilets jaunes, devant le lycée Alexandra David Néel à Digne.

    9h13 : Sciences Po Aix de nouveau bloquée ce matin. Les étudiants se préparent pour la mobilisation de 11h.

    Une soixantaine de personnes mobilisées à Gap devant le lycée Aristide Briand, dont beaucoup d’adultes. Pas de blocage, pas de pancarte. Le cortège va bientôt partir vers le centre-ville.

    9H35 : À Martigues, la police municipale a bouclé l’avenue du docteur Fleming, aux abords du lycée Paul Langevin

    9h30 : Au siège du journal La Marseillaise, une classe de seconde est accueillie pour la conférence de rédaction quotidienne dans le cadre de son projet « d’éducation aux médias». Les élèves sont accompagnés par Nadia Spire, professeur documentaliste et Evelyne Brunet-Berger, leur professeur d’ Histoire Géo EMC.

    9h50 : Ambiance DJ, petit déjeuner, jeux devant l’IEP d’Aix . Une AG rassemblant plus de 150 personnes, tenue hier sur le parvis de Sciences Po, a permis d’établir ce nouveau format de mobilisation. «On a voulu changer nos modes de mobilisations pour plaire a un plus grand nombre», rapporte Gabriel, pour le Collectif Sciences Po Aix en Lutte. Un panneau «Solidarité» est affiché sur la porte de l’IEP. Le soutien aux mobilisations lycéennes sont toujours au cœur du mouvement.

    10h : À Gap, les lycéens appellent les élèves du lycée Dominique Villars à les rejoindre. «C’est un peu un flop aujourd’hui», admet un lycéen.

    10h35 : À Marseille une battle d’aura s’est organisée sur le square des Réformés avant le départ de la manifestation. Le cortège va s’élancer sur la Canebière en direction de la Porte d’Aix. Déjà beaucoup de monde sur place.

    « C’est la place des parents d’élèves d’être dans les manifestations. On est là pour encadrer, accompagner. On soutient les revendications des lycéens car on les a aussi : Si aujourd’hui on en est là, c’est que quelque chose cloche », explique Christophe Merlino, président de la FCPE 13. Son organisation est présente dans le cortège marseillais avec une banderole

    10h54 À Marseille, le cortège s’élance sur la Canebière.

    10h57 : À Martigues, le cortège de lycéens s’élance du lycée Jean Lurçat vers la place Jean Jaurès. India, une élève en bac pro, témoigne : « Il faut nous écouter, c’est notre santé mentale qui est en jeu. »

    Le cortège vient d’arriver devant le lycée du Parc St Jean, à Toulon.

    11h : Changement de programme à Martigues : le cortège remonte finalement en direction du lycée Jean Lurçat pour aller chercher leurs camarades qui bloquent l’établissement

    11h25 : À Aix, une dense foule se rassemble sur le parvis de la Rotonde, en attendant le départ.

    11h27 : Parmi la foule, Nao, lycéen, fait tourner une cagnotte. «Il y a une coordination nationale lycéenne qui a été crée. Le 18 octobre, une délégation sera envoyée sur Paris pour continuer la mobilisation, pendant les vacances, pour que la lutte ne s’essouffle pas». Les fonds récoltés permettront notamment de financer les billets de train.

    11h36 : Le président de l’université d’Avignon George Linarès est allé à la rencontre des étudiants. « Soutenez nous et venez avec nous. Vous ne vous mouillez pas » lance un étudiant. « Chacun a son rôle et moi je porte votre parole » répond le président sans convaincre la centaine de manifestants toujours présents.

    11h39 : À Manosque, des lycéens doivent rencontrer le maire, Camille Galtier (DVD), en mairie, après des échanges tendus et les annonces de sanctions de l’édile.

    11h43 : À Marseille, un énorme cortège qui rassemble lycéens, étudiants et travailleurs à Marseille avec plusieurs dizaines de milliers de manifestants selon les premiers calculs des syndicats.

    « Le sens de notre présence aujourd’hui c’est de permettre à la jeunesse de s’exprimer et de porter des revendications que l’on trouve juste. Pas besoin d’être syndicaliste pour être contre Parcourssup : c’est une usine à inégalité, c’est du stress pour les enfants comme les parents », explique Marc Pietrosino, secrétaire général de l’UD CGT 13, alors qu’il bat le pavé marseillais avec les lycéens ce mardi.

    Un minot largement applaudi par les manifestants sur le boulevard des dames à Marseille.

    12h27 : A ce stade de la mobilisation, la police annonce 1200 manifestants à Aix-en-Provence.

    12h45 : Prise de parole à la porte d’Aix à Marseille pour la fin de la manifestation. « On est au début de quelque chose de grand. Le mouvement ne s’essouffle pas, on est plus nombreux que la dernière fois », lance Eustache pour l’organisation le poing levé.

    15h10 : À Avignon, le cortège des lycéens, étudiants et de l’intersyndicale s’élance vers la direction académique. Un millier de personnes défilent.

  • Étudiants solidaires : 5 campus bloqués à Montpellier

    Étudiants solidaires : 5 campus bloqués à Montpellier

    La mobilisation s’étend du côté des étudiants en soutien à la mobilisation lycéenne », assure Théo, étudiant en licence de géographie à l’université Paul Valéry et membre du Scum (syndicat de combat universitaire de Montpellier). Outre le campus principal de la fac Paul Valéry, situé route de Mende et bloqué depuis le 1er octobre par le Scum, les blocages se sont étendus, mardi 6 octobre, à quatre autres campus montpelliérains : la faculté de droit et sciences politiques, la faculté des sciences (campus Triolet), la faculté d’éducation et le site Saint-Charles (Albert 1er) de l’université Paul Valéry. « Les revendications des lycéens sont absolument légitimes. Ils dénoncent des choses qu’on dénonçait déjà quand j’étais lycéen. Et on constate qu’après 10 ans de macronisme, la situation n’a fait que s’aggraver », déplore Théo.

    « Beaucoup d’adultes pensent que ce n’est qu’une bande de gamins qui ont envie de tout casser, mais non. Ce sont des enfants qui ne sont plus en capacité d’étudier, et ça, depuis très longtemps. Ce n’est que maintenant qu’ils ont le courage d’enfin bouger, et c’est super. C’est maintenant qu’il faut essayer de changer les choses », estime de son côté Léa, étudiante en licence d’anthropologie à Paul Valéry. « Le fait qu’on tourne en dérision leurs revendications, c’est le mépris classique qu’on a à l’encontre de la jeunesse. Qu’on soit lycéen ou étudiant, on subit une forme d’infantilisation », renchérit Théo.

    Lycéens, étudiants : même galère

    Une jeunesse, qui, « ces dernières années, a subi énormément d’attaques, que ce soit la suppression des APL pour les étudiants internationaux, l’application de frais différenciés pour ces mêmes étudiants, mais aussi une potentielle augmentation drastique des frais d’inscription pour tous prescrite par un récent rapport du Sénat ou la suppression pure et simple des APL pour plus de 200 000 jeunes dès 2027 en calculant l’aide en fonction des revenus des parents », liste l’étudiant montpelliérain.

    « Dénoncer Parcoursup et la sélection sociale et raciste dans l’enseignement supérieur, qui broie tout le monde, nous laisse sans avenir, qui conduit à une précarité à court ou long terme et nous promet des boulots pourris payés une misère est une revendication commune aux lycéens et aux étudiants. Car c’est un continuum : on a été lycéens, on est actuellement étudiants et on sera travailleurs avant d’être retraités. C’est pour ça que nos revendications dépassent le strict milieu étudiant », insiste le représentant du Scum.

    Le syndicat annonce d’ores et déjà qu’il « continuera la mobilisation dès la semaine prochaine, y compris à l’occasion du retour des Gilets Jaunes le 17 octobre ».

  • Sciences Po Aix bloquée, les étudiants dans la rue

    Sciences Po Aix bloquée, les étudiants dans la rue

    « Soutien aux lycées ! », « Étude, logement, dignité », « Étudiants en colère, on ne va pas se laisser faire ! » Dans la foule d’une centaine de jeunes ce lundi matin, rassemblés rue Gaston-de-Saporta, les revendications sont multiples, portées, cette fois-ci, par les étudiants de Sciences Po (IEP d’Aix), principalement mobilisés en soutien aux mouvements lycéens organisés partout en France la semaine dernière.

    à l’aube, des étudiants se sont retrouvés sur le parvis de l’établissement afin d’en bloquer l’accès « pour la première fois de son histoire », rappelaient certains. Rapidement évacués par les forces de l’ordre, « gazés sans sommation », rapportent plusieurs porte-parole, les manifestants ont vu l’IEP appeler, quelques heures plus tard, ses étudiants à rester chez eux. « Nous étions mobilisés de façon pacifique », appuie une étudiante dans le cortège.

    L’épisode fini, les étudiants se sont rassemblés dans la rue de l’IEP, appelant au « soutien des étudiants, des travailleurs mobilisés, contre les politiques racistes, comme le programme Bienvenue en France », dénonçant la « répression policière » et affichant leur solidarité avec « les étudiants du monde entier ».

    La précarité étudiante, le gel des allocations logement, le système Parcoursup, des coupes budgétaires qui inquiètent pour l’avenir : « Il y a un ras-le-bol général », souffle une étudiante en master. « On arrive à faire prendre de l’ampleur au mouvement », se félicite, de son côté, le Collectif Sciences Po Aix en Lutte, qui pointe une répression « indécente » : « Nous avons des revendications légitimes. Trop d’étudiants ont besoin de matériel, ont besoin qu’on investisse dans l’enseignement supérieur. »

    Les étudiants sont restés une heure, environ, rue Gaston-de-Saporta, où chants et revendications se sont enchaînés, avant de déambuler jusqu’à la Rotonde, sous les yeux de passants curieux, parfois sous les applaudissements. Au pied de la fontaine, les chants ont repris. Les étudiants de Sciences Po ont alors été rejoints par des groupes d’étudiants d’Aix-Marseille université (AMU), qui a fermé plusieurs de ses sites, pour raisons de « sécurité », jusqu’à nouvel ordre.

    « Rejoignez-nous ! »

    Plusieurs lycéens, bien moins nombreux, ont également rejoint le rassemblement. Sur place, le cortège s’est mis d’accord pour remonter le boulevard de la République et se rendre devant le lycée Célony, dont les entrées et sorties étaient, selon les étudiants interrogés sur place, bloquées.

    Le rassemblement, a, malgré tout, été réprimé par les forces de l’ordre, qui ont fait usage de bombes lacrymogènes. Il aura fallu quelques minutes aux étudiants pour se remettre de l’échauffourée, avant de s’asseoir un moment face aux policiers, en signe de protestation. « Trop jeunes pour être écoutés, assez grands pour se faire gazer ! », pouvait-on lire sur l’une des pancartes brandies par les manifestants. D’autres appelaient passants, salariés et jeunes à rejoindre le mouvement. « Ne nous regardez pas, rejoignez-nous ! », scandaient notamment les étudiants.

    La mobilisation s’est conclue par une assemblée générale (voir ci-dessous) puis un arrêt, vers 14h30, devant le commissariat d’Aix, pour demander la « libération » d’un étudiant interpellé au cours de cet épisode. Sur place, son avocate, Me Mathilde Lanté, membre du Collectif d’action judiciaire, constitué dans le cadre du mouvement, a assuré que ce dernier allait « bien ». Selon la police, 150 personnes étaient réunies « au plus fort » devant l’IEP. Elle confirme par ailleurs une interpellation pour « violences et rébellion », une centaine de personnes au plus fort lors du rassemblement à la Rotonde « non déclaré », ainsi que deux manifestants blessés « de leur propre fait » et transportées à l’hôpital.

  • Fin du mouvement social des marins CGT de Marseille

    Fin du mouvement social des marins CGT de Marseille

    Si le Syndicat des travailleurs corses a levé son blocage du port de Bastia vendredi, la CGT Marins de Marseille avait reconduit la grève, annulant à nouveau les traversées avec la Corse. Le mouvement a finalement été stoppé ce samedi.

    « On a voté la levée de la grève et la suspension du mouvement », explique ce samedi matin Frédéric Alpozzo, secrétaire général de la CGT des marins de Marseille. Avant de développer : « On a reçu toutes les réponses qu’on demandait. Elles sont de bonnes facture mais n’apportent pas de solution définitive ».

    Concrètement, l’affrètement du navire Massilia, propriété de La Meridionale, par la Corsica Linea est « reporté en janvier ». « Les travaux vont se poursuivre. On a gagné le maintien de l’emploi », se félicite Frédéric Alpozzo.

  • À Istres, blocage et tensions devant le lycée Arthur-Rimbaud

    À Istres, blocage et tensions devant le lycée Arthur-Rimbaud

    Vers 7h, selon plusieurs personnes présentes sur place, la police municipale aurait fait usage de gaz lacrymogène contre le barrage. La tension est montée d’un cran lorsque des élèves du lycée Latécoère ont rejoint le mouvement. Face aux CRS, mobilisés sur les lieux, les lycéens ont maintenu leur action jusqu’à sa dispersion, sans usage de la force, vers midi. Une poignée d’élèves ont fait part de leurs revendications au maire (LR) Robin Prétot, en marge. « On veut juste qu’on nous écoute quand on parle des salles à 35° et des profs manquants », explique l’un d’eux. « La manifestation partait bien ce matin, j’ai demandé un maximum d’interpellations pour ceux qui viennent casser du flic », assure le maire.

  • Colère citoyenne pour sauver 37 arbres du Parc Bonneveine à Marseille

    Colère citoyenne pour sauver 37 arbres du Parc Bonneveine à Marseille

    Plusieurs dizaines de riverains, de membres d’associations dont Extinction Rebellion et des militants LFI, dont Victoire Diethelm et Imran Trocmé, conseiller d’arrondissement dans le 4/5, se sont opposés, lundi matin, à l’abattage de 37 nouveaux arbres du parc public de Bonneveine. La coalition citoyenne Comm’un Possible Marseille s’interroge sur ce marché public de réhabilitation à 2,5 millions d’euros, sans attributaire connu.

    La Ville avait annoncé vendredi l’opération en brandissant une expertise de mars dernier d’ONF Vegetis. « Au total, 37 arbres présentent un niveau de risque élevé de chute, susceptible de porter atteinte à la sécurité des usagers et des riverains », écrit la Ville qui s’engage à planter « 210 nouveaux arbres tiges, d’une hauteur de 3 à 4 mètres ».

    L’annonce a été vécue comme une trahison par le collectif de riverains après déjà 14 arbres abattus. « Lors de la réunion du 10 août en mairie centrale, le directeur général adjoint et l’adjointe en charge des espaces verts, Mme Prigent, s’étaient engagés à nous transmettre la totalité des tests de l’ONF, la liste et l’emplacement des arbres à abattre et de nous laisser 15 jours avant de faire un point avec eux et de prendre la décision finale », dénonce Alain Sennetz, président du collectif.

    « On a attendu

    la fin de la nidification »

    Soutien de leur lutte, Richard Hardouin, le président de la FNE 13, dénonce « incompétence, défaut de transparence et parjure » de la ville. Lundi, face à la mobilisation citoyenne, c’est une policière municipale puis un haut fonctionnaire de la ville qui se sont collés à la tâche, aucun élu de la municipalité n’étant venu défendre la décision. « Il n’y a pas d’arrêté municipal pour l’abattage, tout simplement parce qu’il y a danger imminent », relaye la policière. « On a des expertises qui démontrent la dangerosité de ces arbres. On a attendu la fin de la nidification pour ne pas porter atteinte à des espèces protégées », complète Marc Foveau, patron de la Direction de la Ville du Quotidien.

    « On ne peut pas admettre d’être pris pour des idiots parce qu’ils cherchent à s’en tirer en disant que la fragilité structurelle vient des conditions de plantation initiales du parc en 1976 ! C’est une manœuvre », proteste Jérôme Nardi du collectif. Le rapport de l’ONF consulté par La Marseillaise énonce dit que le retrait d’enrobé et de pavage en septembre 2025 « a induit une désolidarisation du sol, aggravant une structure déjà peu cohésive. Impact immédiat : modification brutale des conditions racinaires entraînant une instabilité mécanique ». À 17h15, le prestataire lançait ses tronçonneuses. Tout a été décapité malgré des heurts entre des opposants et la police venue en nombre.