Tag: bilan

  • Agritourisme, conquête de marchés étrangers, outils digitaux… Var Tourisme lance son plan d’action pour 2027

    Agritourisme, conquête de marchés étrangers, outils digitaux… Var Tourisme lance son plan d’action pour 2027

    Au crépuscule de l’année 2026, il est temps de penser à la prochaine. Et dans le Var, plus qu’ailleurs, à la saison touristique qui vient avec. Cela, après un exercice marqué par « une saison estivale où nous avons été en difficulté, dans le contexte actuel de notre pays. Mais nous sauvons les meubles », résume Guillaume Decard, président de Var Tourisme, qui relève avec satisfaction les chiffres encourageants de l’avant et de l’arrière-saison, avec, notamment, « 600 000 nuitées supplémentaires en octobre par rapport à 2025 », permettant d’entrevoir un bilan prévisionnel stable de 80 millions de nuitées sur l’année.

    Les effets du développement « 4 saisons » qui lui est si cher, bien que « ça ne veuille pas dire qu’on doit lisser le tourisme. Nous devons préserver le noyau dur qu’est la saison estivale, qui représente 5 milliards d’euros de retombées économiques », martèle Guillaume Décard. Et pour cela, Var Tourisme lance son plan d’action 2027 intitulé « Varêvolution ».

    Développer l’agritourisme et le tourisme chinois

    Premier outil : l’observation et l’analyse des données grâce à l’observatoire digital du tourisme lancé fin 2023, y compris dans une logique de gestion des flux touristiques et de suivi de l’impact carbone. La communication et la valorisation seront aussi des axes forts, à travers des événements tels que la tenue d’un pop-up à Paris en novembre, des campagnes marketing et un accent sur les outils digitaux, notamment avec l’appui d’influenceurs. Mais aussi à travers le guide du réseau « Destination le Var », permettant de mettre en valeur ses membres (hôtels, restaurants…) auprès des visiteurs.

    Tout cela sera mis au service du développement de l’activité dans un département doté « de filières infinies », appuie Anthony Matteuzzi. Parmi elles, le golf, la spiritualité, le nautisme, ou encore le tourisme de pleine nature, qui bénéficieront toutes de mises en valeur à travers des événements, supports et outils promotionnels. La question de l’accessibilité sera aussi au centre, via un colloque et un site internet dédié. Mais l’axe de l’agritourisme et de l’œnotourisme, mis en avant depuis 2025, apparaît comme la priorité. Il s’agira de poursuivre la mise en valeur et l’accompagnement des projets du genre, comme cela a déjà été engagé cette année avec la sortie du guide de l’agritourisme. Un nouveau guide à destination du public, « Le Var des terres », paraîtra en février.

    Enfin, Guillaume Décard ambitionne « la conquête de nouveaux marchés » de clientèle étrangère, dotée d’un pouvoir d’achat supérieur. L’Italie, par exemple, qui n’est qu’au 6e rang en la matière malgré sa proximité, le Canada, qui a progressé de 114% depuis 2019, et surtout la Chine, pour laquelle une mission de développement est à l’étude. En parallèle, Var Tourisme veut consolider les marchés déjà fructueux (Allemagne, Scandinavie, Pays-Bas, États-Unis). Sans oublier le marché hexagonal, alors que le Var reste la destination favorite des Français, malgré le contexte économique : « Le tourisme social nous intéresse aussi », affirme le président du département Jean-Louis Masson. « Le fait que le panier étranger est plus important que le français doit nous pousser à le développer. » À travers, notamment, l’excursionnisme, c’est-à-dire les séjours à la journée en provenance de territoires de proximité (Var, Bouches-du-Rhône, Alpes-Maritimes).

  • Effroyable tragédie ferroviaire en Espagne

    Effroyable tragédie ferroviaire en Espagne

    L’Espagne est endeuillée par un deuxième accident ferroviaire en l’espace de quelques mois. Ce mercredi à 8h53, deux trains grande vitesse se sont percutés au niveau de Urda dans la province de Tolède. Un bilan provisoire en milieu d’après-midi fait état de 68 morts, en janvier c’est sur la même ligne qu’une collision entre deux trains causait la mort de 46 personnes à Adamuz en Andalousie

    Ce mercredi matin, un premier train d’une compagnie privée l’Iryo, quitte la gare d’Atocha de Madrid direction Séville, à son bord 147 passagers. Un peu plus tard, c’est un train AVE de la RENFE qui quitte Madrid sur la même ligne avec à son bord 397 voyageurs dans la même direction. A 8h30 le système de contrôle informatisé de la gare d’Urda (province de Tolède) tombe en panne. Dans ce cas là tous les trains en circulation ont ordre de s’arrêter décision prise par le centre d’Atocha. Six trains en tout ont donc été immobilisés, dont l’Iryo à Urda. Pour une raison inexpliquée, comme l’a indiqué le ministre des transports Oscar Puente lors d’un point presse à la mi-journée, l’ordre de reprendre la circulation à marche normale, a été donné à 8h36 par un opérateur du centre de contrôle d’Atocha. L’AVE qui avait déjà parcouru 25 kilomètres depuis Madrid a donc repris sa marche à pleine vitesse pour atteindre environ les 200 km/h. Pour une raison que l’enquête devra éclaircir l’Iryo n’a pas redémarré suffisamment tôt et n’a pu éviter la collision par l’arrière de l’AVE lancé à grande vitesse.

    Le choc a été effroyable plusieurs voitures sont tombées en contrebas et de l’amas d’acier et de ferraille ont été extraites près de soixante dix personnes décédées et 58 blessés (bilan provisoire).

    L’enquête à l’heure qu’il est s’oriente vers une défaillance humaine. Le ministre, Oscar Puente, qui a apporté la solidarité du gouvernement aux victimes et à leurs familles a fait part de sa consternation et de celle du chef du gouvernement Pedro Sanchez devant une telle tragédie « je veux m’en tenir au faits, il y a eu un panne informatique, dans ce cas c’est le centre de contrôle qui reprend la main, il est inexplicable que l’ordre ait été donné aux trains de redémarrer en marche normale alors que la signalisation à l’entrée de la gare de Urda était au rouge et qu’il aurait fallu ordonner le redémarrage en « marche à vue c’est-à-dire à 40 km/h. L’enquête devra éclaircir les circonstances de cet accident ».

    Le roi Felipe VI a transmis dans l’après midi ses condoléances aux familles des victimes. Plus d’une centaine d’effectifs de l’unité militaire d’urgence sont sur place et les blessés sont évacués par ambulances et hélicoptères vers les hôpitaux de Tolède et Alcazar de san juan et Madrid. Un appel a été lancé en urgence pour des dons de sang.

    Rappelons que le 18 janvier 2026 une collision entre deux trains, Iryo et AVE également, avait fait 46 morts à Adamuz province de Cordoba en Andalousie sur cette même ligne. Quelques jours plus tard un train de banlieue près de Barcelone déraillait faisant 41 blessés. La tragédie ferroviaire de ce mercredi interroge à nouveau sur l’état du réseau ferroviaire, sur les conditions de travail et sur l’ouverture des lignes à la concurrence privée.

    Pedro Sanchez, le chef du gouvernement s’est exprimé à 16h devant les médias et a promis de « rétablir la confiance sur le système ferroviaire espagnol, de faire la lumière sur ce drame et chercher les responsabilités d’où qu’elles viennent » il a annoncé un deuil national de trois jours les 29, 30 et 31 octobre.

  • Josée Massi revendique avoir réalisé 87% de sa feuille de route

    Josée Massi revendique avoir réalisé 87% de sa feuille de route

    Un peu plus de six mois après l’installation de sa nouvelle équipe municipale, Josée Massi a dressé, mercredi matin, un deuxième bilan de son début de mandature. Une conférence de presse qui a permis à la maire (sans étiquette) de détailler les actions engagées autour de ses trois priorités : la sécurité, la proximité et l’attractivité. Sur les 110 engagements et 20 priorités de sa feuille de route, elle revendique un taux de réalisation de 87%. « Écouter, concerter et décider », résume-t-elle pour rappeler sa méthode.

    Sur le volet sécurité, la municipalité met en avant le renforcement de la présence policière au Pont-du-Las et à Saint-Jean-du-Var. Depuis la mise en place des points d’appui, 519 patrouilles ont été effectuées dans le premier quartier et 249 dans le second. La Ville annonce également 387 doléances traitées et plus de 350 verbalisations ou interventions dans ces secteurs. Et le cap qui fixe le recrutement de dix policiers municipaux supplémentaires chaque année est maintenu au budget 2027.

    Autre annonce : un arrêté doit paraître aujourd’hui pour encadrer l’usage des trottinettes et autres engins motorisés dans l’hypercentre, avec une interdiction de circulation dans la zone piétonne ainsi que le port du casque et du gilet jaune qui devient obligatoire. Il rentrera réellement en vigueur dès lundi, le temps de laisser les usagers s’équiper, mais avec des verbalisations annoncées à partir de cette date.

    La maire entend également mieux coordonner les maraudes auprès des personnes sans domicile fixe, tout en demandant à l’État de renforcer les capacités d’hébergement d’urgence. « Chacun doit faire sa part », insiste-t-elle.

    Pour couper court définitivement aux rumeurs concernant la construction d’un nouveau stade alimentées par le président du RCT, Josée Massi a une nouvelle fois affirmé que « Mayol restera Mayol ! » En revanche, la Ville a lancé une étude globale sur son devenir, avec une assistance à maîtrise d’ouvrage, afin d’examiner plusieurs scénarios allant de la rénovation à la réhabilitation.

    « Mayol restera Mayol ! »

    « Mayol restera Mayol. Il n’y a pas de débat », martèle la maire à nouveau, en rappelant que le stade appartient à la Ville. Mais aussi que les investissements que Toulon consacre à l’infrastructure sont réguliers et conséquents. Après plus de cinq millions d’euros destinés à l’éclairage et à la sonorisation, une pelouse hybride a été installée cet été pour 850 000 euros. Sans compter que le club s’acquitte d’une redevance et d’un loyer tellement bas que la Chambre régionale des comptes avait estimé important de le souligner, considérant presque cela comme une anomalie.

    Le premier adjoint Julien Orlandini est revenu, lui, sur la consultation citoyenne consacrée au Faron qui constitue un autre enseignement majeur de ce bilan, avec près de 3 200 personnes qui se sont exprimées. « Pour 92,4% des répondants, la priorité est claire : préserver le site naturel avant d’y développer de nouveaux aménagements », se réjouit-il. Une grosse majorité demandant même la limitation de la circulation automobile.

    Ce qui ressort également c’est le désir que l’accueil et le balisage soient améliorés. « Nous allons à présent passer de la consultation à la concertation, en associant dès novembre les associations, les services métropolitains et les acteurs concernés », ajoute Julien Orlandini. Et un plan d’action est attendu d’ici au début du mois de mars. La réflexion porte aussi sur l’évolution du zoo. « On veut absolument faire évoluer la fauverie existante, puisque c’est essentiellement de ça dont il s’agit, en une ferme pédagogique mettant en valeur la fane et la flore méditerranéennes », explique Josée Massi.

    Concernant l’attractivité, la Ville travaille aussi à une harmonisation des périodes de gratuité dans les parkings souterrains concentrées sur des créneaux plus pertinents, notamment le mercredi après-midi ou le samedi, avec l’objectif de soutenir davantage les commerces du centre-ville.

    Parmi les dossiers prioritaires sur lesquels travaille la municipalité : la demande de dérogation pour pouvoir faire bénéficier des fonds de l’Anru au quartier de Sainte-Musse et de la Grande Plaine et, entre autres, faire passer dans l’habitat social la copropriété privée délabrée qui compose ce dernier afin de la réhabiliter.

    Bref, un début de mandature placé sous le signe des engagements tenus.

  • Le lourd bilan d’intempéries dévastatrices

    Le lourd bilan d’intempéries dévastatrices

    Les villes de l’étang de Berre sont méconnaissables. Les pluies torrentielles laissent derrière elles un lourd bilan. Dans la nuit de lundi à mardi, puis dans la soirée de mardi, un épisode méditerranéen a donné des cumuls records sur l’ouest et le nord de l’étang de Berre : de 150 à 300mm sont tombés en 24h, soit près de la moitié des précipitations annuelles habituelles. « Du jamais vu », confie une Port-de-Boucaine.

    À Saint-Mitre-les-Rempart, située à l’épicentre du phénomène, un homme de 75 ans est mort. Malgré une importante opération de recherche, mobilisant notamment l’hélicoptère Dragon 131, la victime a été retrouvée décédée par les services de secours, en milieu de matinée, après avoir été emportée par les eaux jusqu’à Istres. « La personne qui l’accompagnait a pu être sauvée », précise le préfet des Bouches-du-Rhône.

    Au total, 700 pompiers du Sdis 13 sont intervenus plus de 1 000 fois pour des sauvetages ou des opérations de pompage. Des renforts extra-départementaux de l’Aude et de la Haute-Garonne étaient en transit, mardi soir.

    Des centres d’accueil municipaux

    Martigues, Port-de-Bouc, Saint-Mitre-les-Remparts, Salon-de-Provence et Saint-Chamas signent la journée la plus pluvieuse de leur histoire. De nombreuses routes ont été coupées, ainsi que la ligne ferroviaire entre Marseille et Miramas via Rognac.

    À Saint-Mitre-les-Remparts, où des dizaines d’habitations et de commerces ont été touchés par les inondations et où d’importants phénomènes de ruissellement ont affecté notamment le vallon de Massane, le littoral et la ZAC des Étangs, un centre d’hébergement d’urgence a été déployé au gymnase René-Jauras. Le camping Neptune y a été évacué. À Saint-Chamas, plus de 150 sinistres ont été recensés, entre inondations, glissements de terrain, chutes d’arbres et effondrements de murs. Un centre d’accueil a été ouvert à la cantine Gabriel-Péri.

    À Martigues, des coulées de boue, des chutes d’arbres et de rochers ont impacté Touret de Vallier, Boudème, l’ancienne route de Marseille, la route de Ponteau et l’hypercentre de Jonquières. La Ville a ouvert le gymnase Aldéric Chave pour y accueillir les personnes en difficulté. Le maire (PCF) Gaby Charroux « salue avec force l’engagement et le professionnalisme de l’ensemble des équipes mobilisées et leur dévouement exemplaire ».

    À Port-de-Bouc, plus d’une cinquantaine de foyers ont été touchés, principalement dans les quartiers de la Bergerie, dans les Résidences de la paix et la Gafette. Les Arcades ont été évacuées en fin d’après-midi, en raison de « forts ruissellements » et d’une « importante concentration d’eau de pluie dans les bassins de rétention », expliquent les services de la Ville. La municipalité a mis à disposition la salle Gagarine, où le Secours populaire a tenu un stand solidaire pour les sinistrés. Concernant les équipements publics, un bilan global est en cours, « mais nous pouvons d’ores et déjà certifier que nous avons eu des dégâts importants dans la crèche Rambaldi, à l’école Marcel Pagnol et au centre de loisirs Lucie Aubrac », affirme la majorité, qui espère qu’un état de catastrophe naturelle sera décrété.

    Des services hospitaliers les pieds dans l’eau

    Les services de l’hôpital de Martigues ont été aussi été affectés. Aux urgences, dans le bâtiment situé en contrebas d’une pente, « l’eau rentrait jusqu’à la salle d’attente des patients », témoigne une soignante. Et la situation est récurrente. « Quand il y a de grosses pluies qui durent longtemps, tu sais que t’es inondé à tous les coups », assure-t-elle, préférant garder l’anonymat. « Il faut racler l’eau, faire attention au matériel, tout en prenant les patients en charge en sécurité. » Face à l’urgence de la situation, un plan de mobilisation interne a été activé dès 7h par la direction, en lien avec l’Agence régionale de santé et le Samu. « Grâce à la mobilisation, à l’engagement et la disponibilité des professionnels, l’ensemble des prises en charge a pu être maintenu », salue Loïc Mondoloni, le directeur de l’établissement.

    Dans la journée, la dialyse et le laboratoire ont aussi été inondés. « Les personnels ont clairement peur que les murs leur tombent dessus », confie encore la soignante. Des vidéos montrent en effet de l’eau qui tombe des parois, et des soignants pataugeant dans les couloirs. La direction parle « d’infiltrations » et « d’écoulements ponctuels », assurant que « la situation est sans commune mesure avec celle qui aurait pu être rencontrée il y a quelques années grâce aux importants travaux de réhabilitation et d’étanchéité déjà réalisés ». La CGT demande des travaux urgents pour accueillir dignement la population.

    Alors que le centre hospitalier conduit un programme de modernisation de son patrimoine, Loïc Mondoloni affirme : « Cet épisode confirme la nécessité de poursuivre ces investissements afin de renforcer la résilience de nos infrastructures face à des phénomènes climatiques dont la fréquence et l’intensité tendent à augmenter. » La preuve en images.

  • Frank McCourt, une décennie de grande désillusion olympienne

    Frank McCourt, une décennie de grande désillusion olympienne

    Le Vieux-Port se souvient encore de ce 29 août 2016, jour de l’arrivée de Frank McCourt. Accompagné de Margarita Louis-Dreyfus, l’investisseur états-unien venait annoncer sa volonté d’acheter l’OM. Et c’est dans le bureau de Jean-Claude Gaudin, alors maire de Marseille, que les bases de ce rachat ont été posées. Un rachat effectif un mois et demi plus tard, le 17 octobre, pour 45 millions d’euros.

    Dans la foulée, un nouveau président est nommé, Jacques-Henri Eyraud. Rudi Garcia prend en main les rênes de l’équipe première. « À ce moment-là, il y a une certaine cohérence dans les choix. Il y a un président, un entraîneur, mais surtout un vrai directeur sportif [Andoni Zubizareta, Ndlr] qui définit la trame de travail du club », estime Gilles Castagno.

    Pour l’historien de l’OM, « cette cohérence a tenu jusqu’à la finale de la Ligue Europa, en 2018. Ensuite, il y a eu une cassure. Les ego ont pris le dessus. » Le club « était parti sur de bonnes bases, qui ont tenu trois ans. Mais il y a eu une très mauvaise gestion de l’après finale et surtout des champions du monde français. » Selon Gilles Castagno, l’autre erreur, « c’est d’avoir confié la présidence à Pablo Longoria. Il n’avait pas la carrure pour le poste et c’est là que les dérives financières ont commencé », souligne-t-il.

    Côté supporters, le constat est tout aussi sévère. « Frank McCourt a trop laissé faire. Il nous a vendu du rêve et nous laisse avec du vide. Une énorme désillusion, un abîme sans fond », soupire Frédéric. Pour ce pilier de la « Vieille garde » des Ultras, la cassure est venue « lorsque Pablo Longoria a imposé des joueurs que l’entraîneur du moment [André Villas-Boas, Ndlr] ne voulait pas ! »

    « Il y avait un loup »

    Pour lui, « que l’OM ne joue que trois fois la Ligue des Champions en dix ans montre qu’il y avait un loup quelque part. Surtout que les campagnes y ont été pathétiques », déplore-t-il. Avant de s’inquiéter : « Longoria a été exfiltré et nous apprenons que l’OM est au fond du trou financièrement. Je redoute qu’il nous arrive ce qui est arrivé à Bordeaux ! »

    Gilles Castagno voit dans cette décennie « un manque d’anticipation et surtout un OM qui a vécu au-dessus de ses moyens ». Il retient que, sur cette période, « le club a toujours été dans le rouge financièrement. Là, c’est la faute de Frank McCourt qui a validé les choix. Des choix qui ont été mauvais avec des recrutements de joueurs que le club n’avait pas les moyens de payer. »

    Si la dynamique s’est enrayée en 2018, le révélateur du gaspillage est la saison 2025/2026. « Le contexte ne pouvait pas être plus favorable, avec une qualification en Ligue des Champions et des droits télés plus importants. Si au final, le déficit est toujours là, c’est que le modèle choisi est voué à l’échec », poursuit Gilles Castagno. Selon lui, « il y a eu trop de changements de joueurs, une trop grande instabilité du côté des entraîneurs, trop de paris tentés dans les recrutements ». Il cite l’exemple de Strasbourg, « qui a immédiatement réagi aux injonctions de l’UEFA, alors que l’OM n’a pas écouté les alertes ».

    « Il a fait confiance à n’importe qui et c’est l’OM qui en subit les conséquences », maugrée Frédéric. Bref, le gâteau des dix ans est bien amer.

  • +3,5 % d’activité pour les secours en Méditerranée sur la campagne 2026

    +3,5 % d’activité pour les secours en Méditerranée sur la campagne 2026

    Un nombre : 3 659. Il s’agit des opérations de secours menées en zone Méditerranée – 9 départements, 2 000 km de côte et 115 000 km² – sur la période estivale, du 1er mai au 30 septembre, bien que « la saison commence plutôt en avril désormais, et se termine en octobre », note Aymeric Le Masne de Chermont, directeur du Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage de Méditerranée (Cross Med). Un chiffre en augmentation de 3,5% par rapport à 2025, qui traduit « une fréquentation du littoral toujours plus importante et des loisirs toujours plus variés » selon le vice-amiral d’escadre Laurent Hermann, préfet maritime de Méditerranée.

    Le 196, premier réflexe

    En effet, les opérations liées à ces derniers sont en hausse de 18%. En cause, notamment, l’explosion de la pratique du paddle, qui a nécessité 174 opérations (+75,8%), et qui plus est vectrice, dans un cas sur cinq, de fausses alertes. Ainsi, « il est important de marquer son paddle et d’indiquer au Cross sa perte en mer », appuie Aymeric Le Masne de Chermont. Un bon réflexe parmi d’autres, car les problèmes sont souvent liés au manque de préparation : « Les gens ne maîtrisent pas toujours les réalités de la mer. Il faut prévenir ses proches, préparer sa sortie, avoir les bons équipements : le deuxième coupe-circuit de bateau, le shorty en néoprène pour le jet-ski… », rappelle Laurent Hermann, qui déplore 42 décès en mer cette année (contre 43 en 2025).

    Cela, les vendeurs et loueurs de matériels doivent s’en faire l’écho. En particulier pour les bateaux sans permis et « les nouveaux engins motorisés, qui permettent de repousser les limites. Mais quand les conditions se dégradent et que la batterie se décharge, la réalité de la mer reprend le dessus », soutient le préfet maritime. La préfecture maritime veillera, à cet égard, à maintenir un dispositif de présence renforcé, via le sauvetage, mais aussi des contrôles de plus en plus nombreux (12 401, +4%) et une réponse pénale plus importante (205 retraits de permis, soit +58%), renforcée par la loi Riposte, qui va permettre d’effectuer des contrôles d’alcoolémie et de stupéfiants en mer, ce qui était impossible jusqu’à présent.

    Enfin, le Cross Med rappelle de ne jamais hésiter à composer le numéro d’alerte secours maritime (196, VHF 16 en navigation), car mieux vaut une fausse alerte qu’un vrai drame.

  • Les raisons d’un été touristique en retrait comparé à 2025

    Les raisons d’un été touristique en retrait comparé à 2025

    Le bilan touristique global de cet été (juin-septembre) affinera l’analyse mais on a déjà une idée précise du reflux observé en Occitanie en juillet puis août comparé à la saison 2025. Un retrait documenté par le Comité régional du tourisme et des loisirs (CRTL) et l’agence Ad’Occ de la Région qui indique que seuls 54% des professionnels estiment leur activité satisfaisante en août : soit 13 points de plus qu’en juillet mais 14 de moins qu’en août 2025.

    Sur les 820 verbatims recueillis au sujet du mois d’août, trois causes principales reviennent spontanément dans la bouche des professionnels du secteur. D’abord les effets néfastes de la canicule. Il faut savoir qu’avec en moyenne 3,7 degrés supérieurs aux normales de saison en Occitanie (jusqu’à +4,8° sur les maximales) et un épisode particulièrement étiré (28 juillet-19 août), la troisième vague de chaleur subie cet été est « la plus longue jamais enregistrée en France ». Ce qui place le cru 2026 en seconde position des mois d’août les plus caniculaires derrière le meurtrier août 2003. Selon l’étude du CRTL, ces chaleurs ont influencé les choix de 62% des vacanciers. Certains sont allés ailleurs, d’autres sont venus mais ont « privilégié les activités du matin et du soir », renonçant aux activités les plus exposées.

    Seconde raison essentielle : la crise du pouvoir d’achat qui a conduit les touristes présents à limiter leurs dépenses. « Le panier moyen des clients a clairement baissé, la clientèle est peu sortie du camping cette année », témoigne un responsable. « Les familles ont privilégié les activités gratuites », ajoute un autre professionnel d’un site de loisirs. L’envolée du prix de l’essence a été un marqueur de plus comparé à l’été 2025.

    Il en va de même des nombreux incendies recensés cet été. Aux yeux des professionnels du tourisme, ce serait le troisième facteur clé. « La forte médiatisation a fait beaucoup de tort auprès de nos clientèles étrangères », assure un gérant de l’hôtellerie de plein air quand un autre pointe une « communication anxiogène ».

    Des séjours plus courts

    Et pourtant… 74% des Français sont partis en vacances contre 62% des intentions exprimées au début du printemps selon une enquête nationale. Un phénomène inversé chez les étrangers : seuls 27% ont voyagé au lieu des 34% escomptés. Il semble surtout que les comportements se modifient durablement. On observe une réduction des temps de séjours (une semaine ou moins dans 60% des cas) avec des destinations moins éloignées (16% des vacanciers sont restés dans leur région). Enfin, l’attentisme devient la norme au sujet des réservations de plus en plus tardives. Mi-septembre, l’état des réservations pour la fin de l’été n’incitait pas à l’optimisme (36% de satisfaits pour septembre, 23% pour octobre, 10% pour novembre).

    En Occitanie en août, le ressenti reste inégal suivant les secteurs. Si un pic de satisfaction est atteint pour les gîtes et locations (71%), moins d’un restaurateur sur deux (45%) est content de son activité. Même chose du côté des hôteliers (48%), tandis que les hébergeurs de chambres d’hôtes (50%), de tourisme sportif et de loisirs ou de campings (52%) franchissent péniblement la barre des 50%.

    À noter enfin que parmi les 7 grandes destinations touristiques en Occitanie, certaines s’en sont mieux sorties que d’autres. La montagne pyrénéenne notamment semble avoir mieux résisté que le littoral quand bien même la fréquentation y reste moindre.

    Météo : un été hors-norme

    Avec 23 jours de canicule du 28 juillet au 19 août 2026, cette 3e vague de chaleur – la plus longue jamais enregistrée en France avec 53 jours de chaleur cumulée – fait de l’été 2026 le plus chaud (second mois d’août le plus chaud après 2003) depuis 1900.

    En Occitanie, l’anomalie de température moyenne atteint +3,7 °C sur l’été, et +4,8 °C sur les maximales. En Méditerranée, la température de surface de la mer a atteint une moyenne estivale inédite de 26,2 °C (+2,8 °C), avec un maximum quotidien de 29,2 °C. Le déficit pluviométrique s’atténue en août, à un peu plus de 10% contre 50% en juin et 70% en juillet (44% sur l’ensemble de la saison).

  • Une saison estivale à rallonge problématique

    Une saison estivale à rallonge problématique

    « Les événements climatiques bousculent nos façons de faire », résume Gaby Charroux, en pleine séance de bilan de la cellule de veille estivale à la Maison de Carro, mardi matin. « Le démarrage anticipé de la saison s’est fait au mois de juin, déjà en canicule », rappelle l’adjoint Jean-Marc Villanueva. « En juin, la saison des pédalos a démarré 15 jours avant celle des postes de secours », illustre ce responsable du service des Sports de la Ville. Dans le même temps, le représentant de la Métropole indique que « cette année, la collecte des 34 bacs à déchets des plages est passée de deux récoltes par semaine à douze dès le 1er mai. Nous avions commencé au 16 juin l’année dernière », détaille-t-il.

    Une saison à rallonge

    Toujours sur les plages « certaines grandes familles troublent l’ordre public par leur comportement d’appropriation », illustre le directeur de la police municipale Naguib Mehadji. « On a dû dédier des équipages pour éviter des installations les premiers week-ends du mois », rapporte-t-il. En outre, plusieurs intervenants pointent la présence de personnes à la rue et parfois alcoolisées dans le centre-ville. Le service juridique travaille justement à deux arrêtés sur la vente d’alcool à emporter et la consommation sur l’espace public.

    « Des communes ferment leurs services et leur centre-ville à ces populations », pointe Guillaume Bioud, directeur du CIAS. « Martigues est un lieu d’accueil où il fait bon vivre, notre secteur travaille au quotidien pour l’accueil et l’accompagnement social, parfois en santé mentale de ces personnes. Ils y ont une douche et un lave-linge accessible 3 jours par semaine et bientôt au quotidien », détaille-t-il. « Nous sommes dans le plus grand respect, nous aurons bientôt un lieu unique d’accueil des grands précaires, mais il n’est pas possible que des hommes et leurs chiens restent affalés sur le cours », tranche le maire.

  • Premier bilan après l’incendie du Bois Noir

    Premier bilan après l’incendie du Bois Noir

    « La montagne n’est plus épargnée du risque incendie », a déclaré le Colonel Alain Juge, directeur du Service départemental d’incendie et de secours (Sdis) des Hautes-Alpes. Lundi 7 septembre, il organisait, conjointement avec Philippe Bailbé, préfet du département, et Marcel Cannat, président du conseil d’administration du Sdis, une conférence de presse pour évoquer les premiers enseignements tirés de la lutte contre l’incendie du Bois Noir, qui a touché 482 hectares dans le territoire des communes du Pays des écrins cet été.

    Quelques heures avant, l’ensemble des acteurs de la lutte de cet incendie, dont les maires des trois communes concernées, se sont rassemblés pour comprendre les faits et écouter les « colères légitimes » et les interrogations des élus locaux sur la gestion de cet « évènement extrêmement complexe ». Pour contextualiser le déroulé des évènements, Nicolas Roux de Météo France a rappelé les conditions météorologiques exceptionnelles rencontrées par le département. « L’été 2026 est le plus chaud jamais enregistré dans les Hautes-Alpes, a-t-il expliqué, avec 30 à 50% de déficit des précipitations ». Résultat : « Un niveau d’humidité des sols très bas et une végétation particulièrement sensible ». « Avec les brises de vallées en plus, on est dans un contexte qui laisse le feu se développer rapidement », a ajouté Alain Juge.

    « Impossible de chercher le feu »

    La lutte contre l’incendie a été inédite, marquée par un départ de feu « sournois et invisible », provoqué par un impact de foudre le 11 juillet. Les premières fumées ont été détectées le 15. « Il n’y avait aucun signe de feu, mais pourtant il progressait dans les racines », a précisé le directeur du Sdis. Les pompiers ont reçu les premiers appels et ont effectué une reconnaissance. « Mais il était impossible de chercher le feu, assure-t-il. C’est plus qu’un feu de montagne, c’est un feu dans une bande rocheuse de la taille de la Tour Eiffel, 330 mètres. C’est un contexte opérationnel extrêmement difficile ». L’incendie était inaccessible au sol, à cause du terrain très escarpé et des risques de chute de pierres. Après une phase de surveillance jusqu’au 18 juillet, le feu s’est développé et la lutte intensifiée. Jusqu’à 250 pompiers étaient mobilisés par jour. Les premiers moyens aériens ont mis plusieurs jours à arriver, faute de disponibilité. Des habitations et un camping sont évacués au vu des risques de chute de pierres. Le feu a finalement été déclaré éteint le 13 août, soit 33 jours avant son départ. Au total, sept pompiers ont été blessés dans la lutte contre cet incendie, principalement suite à des coups de chaleur. Aucun blessé chez la population et aucune habitation touchée n’a été déploré, et une étude de restauration post-incendie suivie d’un plan d’action va être réalisée, a expliqué Marie-pierre Michaud, cheffe du service Restauration des terrains en montagne de l’Office national des forêts.

    Malgré une « grosse mobilisation et une stratégie de lutte respectée », Alain Juge a évoqué les pistes d’améliorations. « Il faut réfléchir au niveau national : compte tenu du changement climatique, comment fait-on pour travailler avec des feux de plus en plus hauts en altitude et inaccessibles ? Comment projeter du monde sur place et assurer la continuité en eau ? ».

    Comme première réponse, le président du conseil d’administration du Sdis a déclaré réfléchir à du matériel à acheter, notamment pour limiter les risques pour les pompiers.

    Un second retour d’expérience, plus complet, sera établi à la fin de la saison des feux.

  • Un nombre record d’enfants à la rue dans la région

    Un nombre record d’enfants à la rue dans la région

    À la veille de la rentrée scolaire, au moins 131 enfants, dont 21 de moins de 3 ans, sont sans solution après un appel au 115 en Provence-Alpes-Côte d’Azur posent dans un communiqué la fédération des acteurs de la solidarité (FAS) et l’Unicef France. « Cela représente une hausse de 42% depuis 2022 », commente la FAS. Et de rappeler qu’« en 2017, Emmanuel Macron exprimait l’ambition de ne plus voir “des femmes et des hommes dans les rues” avant la fin de l’année » puis en 2022, que le gouvernement s’était « réengagé à “ne plus avoir aucun enfant à la rue“ ».

    Le sommet de l’iceberg

    Ce constat s’inscrit dans un contexte où « de nombreuses personnes ne parviennent pas à joindre le 115 ou renoncent à appeler » pointe la FAS. Dans les Bouches-du-Rhône, le SIAO 13, plateforme départementale de coordination et de régulation de l’hébergement d’urgence, a dénoncé début août les critères de plus en plus restrictifs des conditions d’accueil, rappelant que ce dernier devait de par la loi être « inconditionnel ». Et dans la foulée, une vingtaine d’associations s’était opposée aux instructions préfectorales de remettre à la rue des personnes hébergées à l’hôtel, l’État s’étant fixé à un objectif « comptable » de 1 500 nuitées par jour, contre 1 700 actuellement. Pour que le prochain quinquennat soit « à la hauteur des enjeux », FAS et Unicef préconisent notamment, dans le cadre de la loi de finances 2027, « la création de 10 000 places d’hébergement supplémentaires » et le financement de la mise en œuvre du plan « Enfants mal-logés ».