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  • Succès public pour la première partie de La Biennale d’Aix-en-Provence

    Succès public pour la première partie de La Biennale d’Aix-en-Provence

    Pendant la Biennale, chaque recoin de la capitale de Provence devient un lieu de recherche artistique. L’art, se veut accessible à tous au cours de cette manifestation culturelle qui occupe les lieux patrimoniaux de la ville. Pour sa troisième édition, la Biennale d’Aix a mis l’Italie à l’honneur.

    Sa première partie, lancée le 11 avril, s’est achevée le 14 juin. Quelques semaines après ce premier volet, les équipes de la Biennale en tirent un bilan « positif », avec « 50 propositions artistiques réparties sur 8 week-ends, dont 48 en accès libre et 26 dans l’espace public et jardins ». Pour illustrer son succès, quelques chiffres sont mis en avant. Parmi les expositions et performances de cette première partie, celle du Collectif XY, dont les acrobates ont voltigé sur le haut du cours Mirabeau pour ouvrir cette Biennale. 16 000 personnes, ont assisté à ce lancement. Le 23 mai, à l’occasion du Temps fort Art contemporain, 5 000 personnes ont été recensées pour assister à Monumental, parcours nocturne dédié aux arts numériques.

    La seconde partie à venir

    Pour l’exposition De Hugo Pratt à Corto Maltese, présentée par le Festival de bande dessinée, en partenariat avec la Biennale, ce sont plus de 10 000 visiteurs qui ont été accueillis à la Galerie de la Manufacture, où elle était exposée. Pour l’installation-performance Dream, imaginée par le chorégraphe italien Alessandro Sciarroni et qui a valu l’ouverture spéciale de l’église de la Madeleine, fermée pour restauration, 400 spectateurs ont été enregistrés sur la seule après-midi du samedi 6 juin. Si la plupart des œuvres et performances s’en sont allées, deux programmations majeures restent encore. À commencer par La mode italienne, de Marino Parisotto, visible à La Manufacture jusqu’au 31 juillet, et l’exposition Incarnation, Carte Blanche à Jeanne Vicerial, exposition installée dans quatre lieux de la ville, jusqu’au 4 octobre.

    Par ailleurs, les esquisses de la seconde partie de la Biennale ont été dévoilées. Elle s’ouvrira le samedi 12 septembre, après une pause estivale, et de la même façon qu’en juin : le Collectif XY offrira une performance sur la Place Romée de Villeneuve, dès 18h30. Par la suite, quelques rendez-vous phares sont à noter. Côté contemporain, La Passeggiata (d’après), de Chiara Camoni est à voir jusqu’au 7 novembre à la Chapelle des Andrettes et le Festival Les Promesses de l’aube est porté par la Ville d’Aix-en-Provence, en partenariat avec AMU, est prévu dans plusieurs lieux, sur plusieurs dates. Également, le week-end d’ouverture de la Biennale des imaginaires numériques aura lieu les 30 et 31 octobre.

  • L’Afrique à l’honneur avec une nouvelle biennale Euro-Africa

    L’Afrique à l’honneur avec une nouvelle biennale Euro-Africa

    Montpellier met à l’honneur les relations entre l’Europe et l’Afrique. Après un sommet Afrique-France en 2021 puis une première biennale euro-africa de Montpellier en 2023, c’est une seconde édition qui s’ouvre à partir du 6 octobre, sur le thème du mouvement.

    La manifestation semble avoir passé la vitesse supérieure puisque plus de 130 événements faisant intervenir pas moins de 300 artistes, scientifiques, sportifs, penseurs, etc. sont programmés. Avec, comme parrain de cette édition, l’historien et politologue camerounais Achille Mbembé, qui donnera une conférence sur la coopération internationale de demain (7 octobre, 19h30 au Corum).

    Se voulant « un point de jonction entre l’Europe et l’Afrique » et « fière d’être une ville cosmopolite », Montpellier entend jouer un rôle primordial dans les liens qui unissent l’Europe et l’Afrique, d’autant plus dans le contexte actuel. « Le discours de Trump à l’ONU nous oblige à lui répondre. À ceux qui se vantent de vouloir ériger des murs, nous opposons que notre devoir est d’ériger des ponts. À ceux qui s’efforcent de cultiver les peurs, nous devons montrer que l’autre peut nous enrichir et que ce dialogue est indispensable. À Montpellier, nous avons une chance inouïe : il existe des diasporas. Des compatriotes qui ont la double nationalité s’engagent dans la ville pour nous aider à renforcer ces ponts », souligne le président PS de la Métropole de Montpellier, Michaël Delafosse.

    Les diasporas à l’honneur

    Des diasporas africaines à l’honneur puisque sera lancée au cours de la biennale une « Assemblée des diasporas ». « Nous allons réaliser une charte pour une coopération inclusive que nous allons proposer à la ratification des grands bailleurs qui sont à nos côtés. C’est unique en France », précise Claire Hart, vice-présidente déléguée au rayonnement international et à la coopération européenne. Qui confie plancher sur une « déclaration de Montpellier » rassemblant les préconisations des représentants des différentes diasporas africaines.

    Mais la biennale laisse également la part belle à la culture. Le premier rendez-vous est donné avec le danseur et chorégraphe Salia Sanou, le 5 octobre. « Il sera le trait d’union entre l’événement 25 [manifestation culturelle organisée à Montpellier juste avant l’événement, Ndlr] et la biennale. Salia fera un bal chorégraphié participatif sur l’esplanade, en clôture de l’Événement 25. Cela fera office de passage de témoin avec la biennale », précise Vincent Cavaroc, directeur artistique de la biennale et co-gérant du tiers lieu la Halle tropisme. Le début d’une semaine d’expositions, de spectacles vivants, de concerts, de danse, etc. Notamment l’exposition Mix and match de la fondation béninoise Zinsou « qui regroupe une vingtaine d’artistes contemporains africains autour d’un medium, le tissage, le fil. Et avec cette histoire de tissage, on peut créer plein de passerelles entre différents pays, artistes », poursuit Vincent Cavaroc. Côté littérature, plusieurs temps forts rythmeront la semaine, telle la rencontre avec l’auteur sud-africain Albie Sachs (6 octobre, 18h au Corum).

    La coopération est le maître mot de cette biennale. En ce sens est également organisé un congrès les 6 et 7 octobre, autour des défis environnementaux à relever entre l’Afrique et l’Europe. Résilience climatique, question de l’eau, de la dégradation des sols, autant de thèmes sur lesquels vont plancher près de 400 congressistes. Un programme chargé mais destiné à inscrire Montpellier comme « point de jonction entre l’Afrique et l’Europe ».