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  • À Istres, Robin Prétot lance l’audit financier de la Ville

    À Istres, Robin Prétot lance l’audit financier de la Ville

    C’était une promesse de campagne. Ce jeudi 9 avril, lors du premier conseil municipal – une séance « de transition et d’installation » pour la nouvelle majorité de Robin Prétot (LR) – l’assemblée a voté à l’unanimité le lancement d’un audit des finances et des ressources humaines de la Ville.

    Alors que le débat d’orientation budgétaire était à l’ordre du jour, ce diagnostic devra permettre de déterminer les « leviers qu’on peut avoir dans l’organisation et le fonctionnement interne de l’administration pour optimiser, rationaliser, économiser un peu d’argent tout en gagnant toujours plus en efficacité dans la gestion et l’accompagnement du service public qu’on doit aux Istréennes et aux Istréens », explique le maire.

    Entre « un contexte national contraint », une « pression » qui s’accentue sur les finances locales avec une baisse des dotations et des aides de l’État, l’adjointe en charge des finances Bérengère Pons-Follea affirme : « L’année 2026 représente une année de vigilance. » Avec une attention particulière portée sur le principal poste de dépense de la Ville : la masse salariale de près de 1 600 agents. « Elle représente deux tiers du budget de fonctionnement, presque 67 millions d’euros, précise-t-elle. (…) D’autres villes de taille comparable comme Salon-de-Provence ou Aubagne ont une masse salariale respective de 42 millions d’euros et 47 millions d’euros. »

    L’avenir de la régie Nexus incertain

    La nouvelle majorité pointe également le déficit structurel « non soutenable » de la régie Nexus (un espace de réalité virtuelle et musée Micro-Folie inauguré en juillet 2025), de l’ordre de -254 000 euros pour 2025 pour 11 000 euros de chiffre d’affaires, soit environ « 50 000 euros de déficit supplémentaires par mois » d’après Robin Prétot. « Il va falloir qu’on arbitre très vite, affirme-t-il. Je n’oublie pas que derrière, il y a des gens qui travaillent. Il va falloir qu’on trouve une solution, pas seulement de transfert d’activité mais aussi de gestion des personnels. (…) C’est aussi dommage de gâcher tout cet investissement. » L’une des options étudiées réside dans le transfert vers un nouveau service public industriel et commercial « que pourrait être le
    bowling
     ». Suzel Ayot, élue d’opposition qui siégeait aux côtés de François Bernardini (ex-PS) lors du dernier mandat, affirme : « Ça ne nous avait pas échappé, nous avions prévu de prendre le sujet à cœur et de trouver une solution pour cet équipement qui a juste un an de vie, qui n’a pas trouvé son public et qu’il fallait restructurer. »

  • Le baron d’Istres, François Bernardini, en difficulté face à la percée de Prétot

    Le baron d’Istres, François Bernardini, en difficulté face à la percée de Prétot

    Arrivé en tête avec 42,6% des suffrages exprimés, Robin Prétot (LR) a une belle avance sur le maire sortant d’Istres, François Bernardini (DVG), et ses 32,25% des voix.

    « Les urnes ont parlé et le message est clair : le changement n’arrive pas, il est déjà là ! », se félicite le premier. Quand le deuxième accuse le coup : « Le premier tour s’est exprimé. Il a parlé avec la clarté propre aux rendez-vous démocratiques. Je l’entends avec gravité et respect. » C’est l’extrême droite qui conclut le podium avec Damien Broc (RN) à 18,63%. La liste divers gauche conduite par Stéphane Pailhous, avec 7,06% des voix se retire de la bataille. Ce dernier explique, sur les réseaux sociaux : « Ce n’est malheureusement pas suffisant pour nous maintenir au second tour et nous avons pris collectivement la décision responsable de ne fusionner avec aucune des autres listes. » Concrètement, pas de consigne puisqu’il appelle à « voter dimanche prochain en votre âme et conscience ».

    De quoi brouiller les cartes pour le 2nd tour ? En tout cas, on est bien loin des résultats de 2020 où François Bernardini, maire (ex-PS) depuis 2008, avait été réélu dès le premier tour avec 54,80% (7 912 voix contre 6 297 pour 2026). Il compte pourtant sur le soutien d’une grande partie du champ politique local, du PCF à Renaud Muselier (Ren.)…