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  • Pierre Alain Coucourde, la jeunesse éternelle

    Pierre Alain Coucourde, la jeunesse éternelle

    Pierre-Alain Coucourde est un véritable phénomène et comme le bon vin il se bonifie avec l’âge.

    Sa passion pour le jeu provençal ne date pas d’hier. « J’avais 18 ans quand j’ai commencé à jouer en suivant les traces de mon grand-père. » Par la suite Albert Bellon, président de la Boule printanière d’Arles, le prend sous sa coupe et en 1980 cet Arlésien bon teint dispute son premier championnat de France à Béziers avec un quart de finale à la clé en compagnie d’Albert Bellon et Roger Laplanche.

    C’est le début d’une longue aventure et d’une histoire d’amour avec le Jeu Provençal.

    « J’ai commencé au poste de pointeur puis je suis passé au milieu avant de finir tireur depuis 8 ans maintenant. »

    Incroyable Coucourde qui prend du galon au fil des ans.

    « Le jeu provençal m’a procuré de grandes joies avec de belles victoires [Martigues, La Valette, finaliste du Provençal 2017, demi-finalistes du Midi Libre], j’ai disputé cinq championnats de France. Au-delà de la compétition c’est un vecteur social où l’on fait de belles rencontres. »

    Jeu Provençal et Kinésithérapie

    C’est aussi un peu un lien avec son métier de kinésithérapeute qu’il exerce depuis 51 ans.

    « Mon boulot a un point commun avec le Jeu Provençal, je le pratique avec la même passion. Pendant de longues années j’ai été au service du club de football d’Arles et Arles-Avignon qui a évolué en Première Division sous la houlette de Michel Estevan excellent pétanqueur. Il y a une similitude dans l’approche, dans les rapports humains D’ailleurs je continue d’exercer le lundi et le vendredi. C’est un gage de rester dans le coup, jeune (rire). »

    Justement lorsqu’on lui pose la question sur sa longévité dans tous les domaines Pierre-Alain répond instantanément. « Être toujours actif, faire du sport c’est la clé de la réussite. »

    Une réussite qu’il a connue lundi avec ses deux partenaires Antoine Ferrer et Joseph Bianco champion de France en 2012.

    « C’est la première année que je signe dans le club de Beauvoisin avec deux copains très expérimentés et talentueux. 180 équipes étaient au départ de la compétition. Il a fallu faire neuf parties pour atteindre la finale, je ne pensais pas y arriver, en plus la veille de mes 78 ans. C’ est un vrai bonheur. À nous trois nous comptabilisons plus de 220 ans. Vous vous rendez compte. »

    Une joie non dissimulée qu’il partage avec ses partenaires. L’avenir leur appartient.

  • Quand Nîmes ralentit, Alès en plein boom

    Quand Nîmes ralentit, Alès en plein boom

    Si son évolution démographique est un peu moins forte que celle de l’Hérault, le Gard poursuit sa progression avec une population de 770 940 personnes en 2023, contre 744 178 au 1er janvier 2017, soit une augmentation totale de 3,6%.

    Première ville du Gard, la croissance démographique de Nîmes est néanmoins en perte de vitesse ces dernières années. Entre 2012 et 2017, elle augmentait à hauteur de 0,4% par an. Mais sur la période suivante, sa progression s’étiole, plafonnant à 0,1% d’habitants supplémentaires chaque année entre 2017 et 2023. Elle est donc passée de 150 610 à 151 839 habitants.

    Si elle est encore bien loin de détrôner la capitale départementale, la ville d’Alès affiche en revanche une dynamique inverse. Alors que la commune perdait des habitants dans la période précédente, elle présente désormais un taux de croissance annuel de 2,3%. La population de la capitale des Cévennes est donc passée de 40 219 à 46 125 résidents.

    Une santé de fer entièrement due au solde migratoire, mais qu’il faut analyser sur le temps long. Selon Katia Le Goaziou, de l’Insee, Alès serait en effet boostée par des effets de rattrapage, notamment à la faveur de programmes de construction de nouveaux logements après plusieurs décennies de stagnation (lire son entretien).

    De leur côté, les troisième et quatrième villes du Gard que sont Bagnols-sur-Cèze et Beaucaire ont plutôt tendance à perdre des citoyens ; tandis que les petites communes de Nages-et-Solorgues et Beauvoisin caracolent en tête des secteurs les plus attractifs, avec un taux de croissance démographique annuelle de 4,1% chacune.