Tag: bâtiment

  • La préfecture autorise la démolition de 124 logements à la Castellane

    La préfecture autorise la démolition de 124 logements à la Castellane

    Au total, ce sont ainsi 124 logements qui doivent être livrés aux engins de chantier, sept ans après le début de la démolition de la tour K. Dans le cadre du chantier de renouvellement urbain de la Castellane et de la Bricarde, quelque 702 logements doivent être démolis et 900 autres réhabilités, avec la création de nouvelles rues, la requalification de trois groupes scolaires, la relocalisation des deux centres sociaux et la construction d’une nouvelle crèche. Un chantier à 304 millions d’euros.

  • Un incendie frappe un bâtiment de l’école des Grands Cyprès à Avignon

    Un incendie frappe un bâtiment de l’école des Grands Cyprès à Avignon

    Depuis l’angle de la rue Madame-de-Sévigné, à Avignon, ce mercredi 29 juillet au matin, on pouvait encore apercevoir quelques dizaines de pompiers s’affairer sur le toit d’un bâtiment en construction de l’école des Grands Cyprès, qui était en train de brûler. L’incendie, qui s’est déclaré dans la nuit autour de 2h30, a mobilisé une cinquantaine de personnes. Le feu a été maîtrisé dans l’après-midi, sans causer de dégâts aux structures voisines. Aucune victime n’est à déplorer.

    D’après le commandant Pailloux, qui dirige les opérations sur place, le feu aurait pris à l’arrière du bâtiment, au pied de l’un des pylônes en bois. « Au regard de sa conception, du cadrage en bois avec de l’isolant en paille compressée, c’est difficile à éteindre et c’est pour ça qu’on y est encore », poursuit le responsable.

    Sur place, les soldats du feu retirent, panneau par panneau, la toiture pour tenter d’accéder aux structures et surtout à cet isolant afin de le décompresser pour faciliter l’extinction.

    Si la municipalité confirme que l’origine du feu « devra être déterminée par l’enquête » et que la rentrée scolaire sera maintenue normalement, le maire, Olivier Galzi (DVD), assure sur son compte Facebook qu’il « semble être d’origine criminelle ». « Ceux qui ont déclenché cet incendie ont détruit un lieu qui devait servir à l’accueil des enfants du quartier et d’Avignon. Ils ont mis en danger la vie des pompiers et détourné leurs efforts alors que des incendies réclament des renforts dans d’autres endroits critiques », poursuit le premier édile. L’élu ajoute que la mairie va porter plainte contre X. Deux jours auparavant, les dortoirs de l’école maternelle ont été vandalisés.

    Retards en vue

    Le bâtiment était destiné à devenir la « Cité éducative » de l’école et à abriter les activités périscolaires. Mais il « ne pourra donc pas ouvrir comme prévu », confie Olivier Galzi. La municipalité précise dans un communiqué qu’elle « travaille d’ores et déjà à des solutions alternatives afin d’assurer la continuité des activités qui devaient y être organisées ». Derrière la rubalise de sécurité, Khalid El Yousoufi, conseiller municipal d’opposition (LFI), mais aussi enseignant de l’école des Grands Cyprès, affiche son désarroi. « La construction avait déjà du retard, donc on va encore en avoir pour un ou deux ans. Ce bâtiment devait surtout accueillir les élèves de la maternelle puis de l’élémentaire pour permettre des travaux dans les locaux, qui sont dans un état catastrophique », confie-t-il, aux côtés du député Raphaël Arnault (LFI). Aux abords de l’école, des parents d’élèves sont dans l’attente. « On devait bientôt avoir une nouvelle école. Mais je sens que ça va traîner encore longtemps », glisse une maman de deux enfants scolarisés dans l’établissement.

  • Un nouveau projet déminé dans le bunker de l’Escalette

    Un nouveau projet déminé dans le bunker de l’Escalette

    Le permis de construire mijote depuis six mois au service de l’urbanisme. Cette fois, c’est pour aménager des logements dans la « batterie basse de L’Escalette », chemin des Goudes, 8e. Après un refus d’autorisation d’un restaurant en 2018 puis d’un appart hôtel en 2024, Jean Levakis, le gérant de la SCI Calanques, a tenté une « rénovation extérieure avec changement destination en deux logements pour de la location saisonnière ». Saisie en avis conforme de ce dossier sensible, la commission départementale de la nature, des paysages et des sites (CDNPS) a mis un veto.

    M. Levakis caressait l’espoir d’être enfin entendu, à la faveur d’une sympathique modification du PLUI qui autorisait ce changement de destination rêvée avec le soutien de la mairie et de la métropole. Une révision qui n’est pas du tout du goût de l’État à en juger par le déféré préfectoral pour la faire annuler. Il faut dire que ce projet de meublés faisait peu cas de l’identité du bunker et ce d’autant qu’il prévoyait de redimensionner les ouvertures, de le recouvrir d’épais parements en pierre « pour atténuer l’impact paysager ». Pour rappel, ces trois blockhaus et le tobrouk (lire ci-contre) sont protégés au PLUI : « Les ouvrages ne devront pas être dénaturés. Ils devront conserver leur composition et leurs matériaux. Seuls sont autorisés des aménagements permettant la mise en valeur l’ouvrage. »

    « Un chef étoilé

    pour 40 couverts »

    Interrogé, Jean Levakis, 71 ans, prend acte du refus. « Mon projet s’arrête, je suis déçu. C’était deux habitations, ni plus ni moins. » Déterminé, il annonce « redemander des autorisations pour refaire un restaurant sous les conditions d’exploitation du parc des calanques puisque c’est la seule destination possible ». La batterie a abrité une discothèque dès 1956 puis un restaurant. « Il s’appelait “Le Schtroumpf” et il a fermé en 1997 un an avant qu’on achète », se souvient Jean Levakis qui dit avoir obtenu en 2010, en dépit des recours de trois associations, une autorisation d’ouverture reconduite jusqu’en 2018. « Elle n’a servi à rien car je n’ai pas trouvé d’investisseurs et ensuite j’ai eu un retrait d’autorisation de la Ville qui nous a demandé de faire de l’habitation. Là, on n’a pas le choix, on ne peut pas laisser le site comme ça. L’an dernier, on a eu une rave party avec 200 personnes et le tag se développe. » À présent, il dit consulter des « chefs médiatisés ». « Du fait qu’on est restreint en place de parking, pour que l’exploitation soit viable, il faut un chef étoilé pour 40 couverts. » Confiant, il se donne « a minima deux ans » pour ouvrir.

    Pas sûr que le Parc national des calanques (PNC) le suive sur un site habité d’espèces végétales à enjeu fort de protection dont la phrygane littorale en « dynamique de reconquête » sur la parcelle. La Ville, elle, voudrait « désengager ces espaces déjà anthropisés de la contrainte de la loi Littoral afin de permettre des évolutions compatibles avec le patrimoine ». D’où le toilettage du PLUI qui viole frontalement la loi Littoral. Toute construction, hors continuité d’urbanisation, est interdite dans la bande des 100 mètres, de surcroît en espace naturel classé, mais également tout changement de destination, et sans dérogation possible.

    « Tout projet est voué

    à l’échec »

    « Tout projet sur ce site somptueux est voué à l’échec. Rien ne se fera, tout sera contesté. Quand des noms apparaissent, tout le monde est frileux. À un moment donné, il faut savoir se faire oublier. Toute cette agitation aujourd’hui, c’est pour amuser la galerie. Mais leur objectif, c’est de vendre », sourit une source proche du dossier judiciaire. Car l’autre associé à 50% avec M. Levakis au sein de la SCI Calanques s’appelle Jean-Claude Pietrotti. Depuis juin 2010, ce promoteur de 67 ans est mis en examen pour extorsion du fabricant cannois de yachts de luxe et blanchiment en bande organisée aux côtés du gratin du milieu marseillais, les frères Michel et Gérald Campanella et Bernard Baresi. Depuis quinze ans, l’instruction est aux oubliettes, encapsulée dans un autre bunker, celui de la JIRS de Marseille.

  • À Aix, une première « proposition » pour sauver l’Hôtel de Venel

    À Aix, une première « proposition » pour sauver l’Hôtel de Venel

    Après l’Hôtel de Caumont, le bâtiment d’Austerlitz de l’Espace Forbin, la Ville cède désormais l’ancien Hôtel de Venel. Un appel à candidature, ouvert jusqu’au 21 août, vient d’être diffusé sur le site de la Ville.

    Dans la foulée, Stéphane Salord, délégué Génération écologie pour le Pays d’Aix, qui se définit comme « citoyen, acteur engagé en faveur de l’économie sociale et solidaire », veut proposer une « solution » pour conserver ce bout de patrimoine du XVIIe siècle, pour éviter une « vente sèche ». « Le scénario est toujours le même : d’un côté, une municipalité qui invoque le coût de l’entretien, la lourdeur de la rénovation, la nécessité d’équilibrer son budget ; de l’autre, des habitants et des amoureux du patrimoine qui redoutent qu’un bien commun, transmis de génération en génération, ne bascule définitivement dans des mains privées et ne se ferme au public », constate Stéphane Salord, par voie de « tribune grand public ».

    Lui, propose un bail emphytéotique administratif « plutôt qu’une vente, un projet d’avenir plutôt qu’une transaction ». Selon lui, ce dispositif permettrait à un opérateur de financer la restauration et l’entretien du monument, en amortissant son investissement, sans que la commune n’en perde la propriété. La solution préserverait le patrimoine communal tout en évitant à la Ville de supporter le coût des travaux. Il demande « une réflexion publique sur une solution alternative ».

  • L’ancien palais de justice de Brignoles mis sous protection

    L’ancien palais de justice de Brignoles mis sous protection

    Le ministère de la Culture a ouvert une instance de classement au titre des monuments historiques de l’ancien palais de justice de Brignoles (Var), édifié entre 1839 et 1842. Cette décision ministérielle rare, signée le 20 mai 2026 et qui vient d’être publiée, répond à une demande de l’association Sites & monuments qui avait interpellé en urgence l’État pour sauver l’édifice de 1 000 m2.

    « Le dépôt le 14 août 2025 d’un permis de démolir partiel fait peser une menace directe de transformations irréversibles, d’altérations architecturales substantielles et de perte de lisibilité des volumes et des dispositions d’origine sur cet ensemble d’intérêt patrimonial majeur », a écrit en février Sandrine Rolengo, la déléguée régionale Paca de l’association de défense du patrimoine. Son courrier à Rachida Dati soulignait l’extrême urgence à intervenir. « Dans un contexte de pression foncière et de renouvellement urbain, ces risques appellent une réponse immédiate des pouvoirs publics. »

    « Un ensemble architectural complet »

    Après le départ du tribunal du centre-ville, le bâtiment historique est resté vacant et s’est dégradé jusqu’à l’effondrement partiel de la toiture et de zones de plancher. « La préservation en l’état étant devenue impossible, notamment en raison du coût nécessaire, il a été décidé la démolition partielle du bâtiment, en ne conservant que la façade principale », énonçait, en juin 2025, la mairie de Brignoles dans l’appel d’offres pour sa déconstruction. L’instance de classement garantit désormais la sauvegarde de cet ensemble « dans l’attente de l’instruction d’une mesure de protection pérenne ». « Tous les effets du classement au titre des monuments historiques s’appliqueront de plein droit à cet immeuble pendant une durée d’un an », énonce la décision.

    L’ancien palais de justice est l’œuvre de l’architecte Esprit Lantoin (1787-1856), qui l’a conçu dans un style néoclassique comme « élément central d’un ensemble architectural complet d’édifices construits pour les institutions judiciaires et pénitentiaires sous la monarchie de Juillet ». C’est en réalité tout le pôle judiciaire du XIXe qui mérite d’être sauvé. C’est pourquoi Sites & monuments a demandé que soient également protégées l’ancienne prison, l’ancienne gendarmerie, la place et sa fontaine. « Bien que situés dans le Site patrimonial remarquable de la ville, ces édifices méritent une protection individuelle afin d’assurer leur conservation, leur restauration et leur transmission aux générations futures », vient d’écrire l’association reconnue d’utilité publique au maire de Brignoles, Didier Brémond (LR), pour demander une reconversion de l’îlot plus respectueuse du patrimoine.

  • David Rachline forcé de retirer une banderole xénophobe de la façade de la mairie de Fréjus

    David Rachline forcé de retirer une banderole xénophobe de la façade de la mairie de Fréjus

    En matière d’actes tombant sous le coup de la loi et de prises de position à caractère xénophobe, David Rachline, le maire (RN) de Fréjus, n’a plus grand-chose à apprendre. Nouvel épisode ces derniers jours avec l’affichage d’une banderole sur la façade de l’hôtel de ville, sur laquelle on pouvait lire « Une OQTF non exécutée est un danger pour les Français ». Celle-ci faisait suite au meurtre d’un jeune homme de 19 ans le 28 juin, à Fréjus, dont le principal suspect est un individu de 20 ans sous OQTF.

    L’édile fréjusien, qui sera jugé en septembre pour favoritisme dans une affaire d’attribution de marchés publics, ce qui avait valu une perquisition de la mairie en mars 2025, n’a ainsi pas manqué de saisir l’occasion de récupérer ce drame au profit de son idéologie, ce qu’a même dénoncé la famille de la victime. Sans, évidemment, se soucier du fait qu’une large partie des OQTF sont prononcées à cause de lenteurs administratives dans le renouvellement des titres de séjours, et que leur nombre a fortement augmenté suite à la circulaire Retailleau de janvier 2025. « Il n’a pas eu la même réaction pour Hichem Miraoui, assassiné par un fanatique du RN l’année dernière », rappelle Catherine Aubry, co-animatrice de LFI Est-Var. « Il saute à pied joint sur la récupération. Cela montre une nouvelle fois son obsession pour les migrants. »

    « Atteinte grave

    au principe de neutralité »

    Pas au goût du Préfet du Var, qui a saisi le tribunal administratif de Toulon le 10 juillet, par une requête en référé-liberté, afin de demander le retrait de la banderole, au motif que son message « portait une atteinte grave au principe de neutralité du service public. Il est interdit d’apposer sur tout bâtiment public, une inscription symbolisant la revendication d’opinions politiques, religieuses ou philosophiques. »

    La préfecture ajoute que « le message faisait à tort référence à une situation dans laquelle la mesure administrative [l’OQTF, ndlr] prononcée par la préfecture ne pouvait précisément pas être exécutée car elle était l’objet d’un recours devant le tribunal administratif. » Sachant que la justice lui ordonnerait probablement de le faire, David Rachline a ainsi décidé de retirer la banderole sans attendre le verdict du tribunal administratif lundi. En conséquence, le juge des référés a prononcé un non-lieu à statuer. Un dénouement salué par Pierre Daspre, membre du bureau départemental du PCF : « C’est bien que le préfet ait rappelé les principes républicains, il faut respecter la justice et l’État de droit. » « C’était une banderole odieuse et raciste. Le préfet l’a faite interdire sous un autre angle, mais c’est déjà ça », ajoute Catherine Aubry. « C’est cocasse d’être dans l’illégalité quand on veut faire appliquer la législation sur les OQTF », a, quant à elle, souligné Christine Romano, élue d’opposition (PCF) « Fréjus Riposte ! ».

  • L’arrêté de fermeture du Marché du soleil jugé illégal

    L’arrêté de fermeture du Marché du soleil jugé illégal

    Les juges ont relaxé George Dahan dans le volet sur la sécurité du marché. Le patron du Marché du soleil était jugé pour des manquements à la réglementation ERP d’octobre 2023 à février 2026, date de la fermeture effective pour 6 mois prise par arrêté préfectoral.

    Le tribunal a jugé que l’arrêté municipal de fermeture du 24 janvier 2023 était illégal, faute d’avoir été précédé d’une mise en demeure. Me Stéphane Ceccaldi a fait mouche en arguant que « ce vice substantiel fait disparaître l’infraction ». Un arrêté de fermeture ne peut être pris qu’« après mise en demeure restée sans effet de l’exploitant ou du propriétaire de se conformer aux aménagements et travaux prescrits ou de fermer son établissement dans le délai imparti ».

    L’arrêté de janvier 2023 évoquait certes un courrier de mise en demeure du 2 juillet 2019, mais qui se rapportait au premier arrêté inappliqué du 10 juin 2008 pris à la suite d’un incendie… « Il existe en réalité une seule mise en demeure au dossier, datée du 6 octobre 2023, donc postérieurement à l’arrêté. » Un camouflet qui interroge sur la tolérance de la commission communale de sécurité avec 25 procès-verbaux d’avis et de préconisations signés depuis 2010. « Comment la Ville pourrait-elle invoquer une urgence quand l’arrêté de fermeture initial avec prescriptions de travaux est du 20 juin 2008 ! », plaidait Me Ceccaldi. S’agissant du 3e et dernier arrêté municipal de fermeture du 28 novembre 2023, ses deux mises en demeure sont encore postérieures.

    Sur le délit de mise en danger délibérée de la vie d’autrui par violation manifestement délibérée d’une obligation de prudence ou de sécurité, le tribunal estime que, certes un certain nombre de désordres ont été relevés, mais qu’il n’est pas démontré un « risque de mort et de blessures immédiat et direct ». Si la Ville a attendu le 17 février 2026 pour dégainer un arrêté de mise en sécurité d’urgence, il ne concerne qu’une partie d’un bâtiment en fond de cour.

  • À Gap, malgré la perte des silos,les hirondelles sont toujours là

    À Gap, malgré la perte des silos,les hirondelles sont toujours là

    « Il y a 400 nids et ils sont tous pleins, il y a donc au moins 800 hirondelles et martinets », confirme Eliane Dupland coordinatrice de la Ligue de protection des oiseaux (LPO) de Gap. Ce mercredi matin, avec un groupe de bénévoles, elle est venue compter les hirondelles de fenêtre et les martinets noirs sur l’ancien site des silos à grain. Ces bâtiments de stockage du grain, détruits en 2021, étaient un refuge de l’hirondelle de fenêtre, espèce menacée en France. Le principal problème pour l’hirondelle est qu’à la différence du martinet, elle ne niche pas dans les cavités des bâtiments mais construit ses nids de boue sur les parois. Or, cela lui est impossible sur la plupart des façades des constructions modernes.

    Un temps boudés, les nids sont pleins

    « Avec le plan de démolition, on est intervenus pour que les nids soient pris en compte. Ainsi, il n’y a pas eu de travaux pendant les périodes de nidification, et une mare a été créée à proximité pour que les hirondelles y cherchent la boue pour leur nid, explique Eliane Dupland. Depuis un an, le nouveau bâtiment est construit, on y a fait mettre des nids artificiels, en béton de bois, car, autrement, le ciment du bâtiment glisse trop pour qu’elles y fassent leur nid. » Malgré ces mesures, Eliane explique que les bénévoles sont « restés très inquiets car les premières années les nids n’étaient pas occupés, elles semblaient les bouder. » Finalement, cette dernière prospection permet de constater que les hirondelles s’en accommodent très bien. D’après la LPO gapençaise, les nids ont été conçus par une entreprise de Toulon, ville pionnière dans les mesures de protection des hirondelles en milieu urbain.

  • La halle Delacroix rappelle l’état d’urgence du centre-ville

    La halle Delacroix rappelle l’état d’urgence du centre-ville

    « L’effondrement des planchers [du 3 Halle Delacroix, Ndlr.] est un incident grave. Le sujet prioritaire pour nous était de savoir si la façade tenait », explique Franck Caro qui sort la tête de l’eau après plusieurs journées de stress et d’angoisse. « On a décidé de renforcer le 16 rue d’Aubagne. On a remis des étais, des étrésillons aux fenêtres. Samedi soir, on a été sûr qu’il était stable. Ce qui nous a permis dimanche de faire tomber les éléments les plus fragiles afin qu’ils ne touchent pas les toitures périphériques. »

    La façade instrumentée de détecteurs du 3 Halle Delacroix est jugée correcte. « Nous n’avons pas détecté de mouvements significatifs. Nous allons poser plusieurs étais tirants de 10 mètres. » Des engins d’élévation passeront par-dessus la façade pour accompagner la descente de manière délicate de bouts de toiture. « J’ai demandé aux ingénieurs de se réassurer sur les calculs. La nuit dernière, un butonnage métallique a été mis en œuvre de haut en bas avec de gros triangles qui renforce la façade. Ensuite, nous dégagerons les bas de mur pour les observer, vérifier en particulier le 3 rue Vacon qui a vibré, mais on n’est pas très inquiet. » Viendra ensuite « l’évacuation en toute sécurité des gravats avant l’étape des experts pour comprendre la cinétique de ce qui s’est passé ».

    « Je vous le dis avec mes tripes »

    Sur ce mur de refends qui a lâché, Franck Caro ne dira rien. « L’urgence est de préserver l’environnement le plus vite possible. Des explications, on en aura. Je comprends évidemment les citoyens de ce quartier qui ont vécu les effondrements de la rue d’Aubagne et qui vivent à nouveau les tremblements de sol, la poussière. » L’homme qui dirige depuis 2021 la SPLAIN est affecté par l’événement. « J’ai des collaborateurs, des compagnons qui travaillent en zone de risque extrême. On se retrouve à être regardé comme des soignants qui maltraitent le malade alors que c’est tout sauf notre philosophie. Oui, il y a eu des erreurs, quelque chose d’anormal qui s’est passé. C’est un incident majeur dont je ne connais pas les causes réelles. Mais ce n’est pas le moment d’en parler, d’accuser qui que ce soit, sinon je démobilise tout le monde. L’urgence, je vous le dis avec mes tripes, c’est d’aller de l’avant car Marseille en a énormément besoin. Évidemment, le temps viendra d’un retour sur ce qui s’est passé », ajoute Franck Caro. « On assumera nos responsabilités mais mon Dieu, cette ville a besoin d’avancer et il ne faut pas que les soignants se retrouvent à être maltraités dans l’opinion publique. »

  • Première pierre posée pour l’unité adolescents d’EPSY Var

    Première pierre posée pour l’unité adolescents d’EPSY Var

    Poser la première pierre… d’un bâtiment déjà construit. L’expression était peut-être mal choisie, mais qu’importe : vendredi, élus et membres de la direction de l’Établissement psychiatrique du Var (EPSY Var) ont inauguré les travaux de la future unité adolescents sur le site de Pierrefeu-du-Var, au cœur d’une bâtisse désaffectée qui va être entièrement rénovée. « C’est le symbole de notre projet d’établissement 2026-2030. Un projet ambitieux, entièrement tourné vers la couverture des besoins de santé », salue Nicolas Funel, directeur d’EPSY Var.

    Cette nouvelle unité va voir le jour grâce à un soutien de 2 millions d’euros de l’Agence Régionale de Santé (ARS), qui va permettre d’accueillir 14 adolescents de 12 à 17 ans (4 lits d’hospitalisation intensive en séjours de 2 semaines, 4 lits d’hospitalisation de semaine en séjours de 2 mois, et 6 places en hôpital de jour) d’ici avril 2027. « Cela s’est presque imposé à nous, dans un contexte de difficultés pour les publics adolescents, sur des situations de plus en plus lourdes, de plus en plus nombreuses, avec des réponses insuffisantes », appuie Sébastien Monié, directeur départemental de l’ARS PACA pour le Var, qui annonce que la psychiatrie adolescents sera l’une des priorités du projet territorial de santé mentale, « au niveau départemental et inter-départemental ».

    Les capacités de prise

    en charge regroupées

    « Depuis 2019, il y a eu une augmentation de 30% des tentatives de suicide médicamenteuse chez les adolescents de 12 à 18 ans », illustre Cécile Pinna, cheffe du pôle de pédopsychiatrie d’EPSY Var. Dans cette optique, la création de ce nouveau service « permettra des prises en charge adaptées pour les ados en crise, car pour l’instant on les accueille sur les unités de pédiatrie, qui ne le sont pas », précise Cécile Pinna.

    Et de regrouper les capacités. Car jusqu’ici, les adolescents dépendant du secteur d’EPSY Var – qui s’étale du Verdon jusqu’à Hyères du nord au sud, et du Cannet-des-Maures à Belgentier d’est en ouest -, étaient régulièrement envoyés sur l’unité externe de la Villa Nova, à la Garde (qui s’occupe de l’hospitalisation en semaine et sera intégrée au site de Pierrefeu) et au Centre d’évaluation et d’orientation pour adolescents (CEOA) du Centre hospitalier de Toulon – la Seyne (CHITS). « Ce n’était pas évident parce qu’on n’avait pas la main sur ces lits. Ce n’était pas notre pôle, pas notre équipe, et ils avaient aussi leurs propres besoins. On va pouvoir continuer les prises en charge de semaine comme à la Villa Nova, mais de manière plus sécurisée parce que ce sera à l’intérieur de l’hôpital », valide Cécile Pinna.