Tag: bâtiment

  • Chute d’un morceau de plafond dans une école à Gap

    Chute d’un morceau de plafond dans une école à Gap

    La vétusté des bâtiments scolaires est au cœur des dénonciations du mouvement étudiant et lycéen. Les locaux des écoles maternelles et primaires ne sont pas épargnés. Mardi, des éléments du plafond se sont détachés dans une salle de garderie de l’école Porte-Colombe à Gap, en présence d’enfant. « Cette défaillance a amené le maire Roger Didier [DVD] à demander l’évacuation de la partie la plus ancienne de l’école à titre de précaution », a indiqué la municipalité dans un communiqué. Cette partie concerne huit salles de classe, le dortoir, la salle multi-activité, le réfectoire et le bureau de la directrice.

    Le maire a signé un arrêté de péril qui permet de déclencher la désignation d’un expert judiciaire dans un délai de 24 à 48 heures. « Il s’agit d’une école et il est hors de question de prendre le moindre risque », a réagi Roger Didier, qui salue la réaction des enfants, des parents et de la communauté éducative. La restauration scolaire et certaines classes ont été déplacées vers un centre de loisirs et vers une autre école.

    « La chute d’un plafond à l’école Porte-Colombe de Gap, qui a nécessité l’évacuation de l’établissement, est un événement inquiétant, a jugé le conseiller municipal d’opposition Elie Cordier. Cet incident doit nous rappeler une priorité : accélérer la rénovation et l’entretien de nos bâtiments scolaires. Des travaux ont déjà été engagés dans plusieurs écoles gapençaises, et il faut amplifier drastiquement cet effort, partout où cela est nécessaire. Nos enfants et les personnels éducatifs doivent pouvoir apprendre et travailler dans des écoles sûres, accueillantes et bien entretenues. »

    Agathe De Lenardo

  • À Gèze, un nouveau campus de l’IA à l’horizon 2029

    À Gèze, un nouveau campus de l’IA à l’horizon 2029

    Aujourd’hui, à l’angle du boulevard du Capitaine-Gèze et de l’avenue des Aygalades, le site n’est encore qu’une friche. Mais d’ici au troisième trimestre 2029, un mégacampus dédié à l’intelligence artificielle (IA) doit voir le jour sur ce terrain de deux hectares.

    Tel est le projet porté par Unitel Group et son président, l’entrepreneur Kevin Polizzi. Baptisé Théodora, ce « village de l’IA appliquée », implanté au cœur des quartiers nord, accueillera plusieurs bâtiments dédiés aux entreprises et à la formation, ainsi que plus de 4 600m² d’hébergements.

    Avec plus de 110 millions d’euros d’investissements privés, dont 7% consacrés à la recherche et développement, le projet se veut davantage tourné vers l’innovation que vers l’immobilier. Unitel finalise d’ailleurs l’acquisition d’autres parcelles et prévoit de publier la méthode de construction du campus dans un livret en « open source ». « On ne fait pas de l’immobilier, l’objectif est de construire un kit pour permettre à un territoire de se transformer et rester dans la course », confie Kevin Polizzi.

    Pour justifier son ambition, le chef d’entreprise rappelle que « d’ici 2030, les projections indiquent que le marché de l’IA représentera plus de 1 800 milliards de dollars de chiffre d’affaires à l’échelle mondiale ». Des travaux doivent également être réalisés afin de relier le campus aux câbles sous-marins qui arrivent à Marseille, faisant de la cité phocéenne le sixième hub numérique mondial. Une situation stratégique encore largement sous-exploitée, selon l’entrepreneur.

    « Il faut réinventer

    le lieu de travail »

    Avec ce projet, Kevin Polizzi entend également « réinventer le lieu de travail » à travers plusieurs axes. Évidemment, l’IA occupera une place centrale, autant en ce qui concerne la formation proposée sur le campus que les emplois et entreprises qui y seront implantés. « Théodora » mise aussi sur l’accessibilité sans voiture, avec la proximité du tramway, du métro et de plusieurs lignes de bus. « Les transports ne doivent pas être une contrainte, mais un accompagnement pour les étudiants », souligne Samia Ghali, présidente de la RTM, lors de son discours. La forte modularité des bâtiments doit également permettre de « faire face à n’importe quelle crise sans avoir à repartir de zéro avec un nouveau projet », complète le président d’Unitel.

    Le projet « Théodora » s’articule autour de quatre pôles : les bâtiments A, B et C, qui regrouperont près de 20 000m² de bureaux ; le bâtiment D, dédié « à l’incubation et à la formation autour de l’IA » sur 5 500m² ; la Tour Signal, qui concentrera 4 600m² de logements et différents services ; enfin, un pavillon central accueillera des espaces dédiés à la recherche, au développement et à l’événementiel, au cœur d’un parc de 6 000m². Au total, le campus représentera 35 000m² de surface de plancher.

    Un projet salué par les élus

    Pour Samia Ghali, représentante de la Métropole et présidente de la RTM, « ce projet dispose d’une situation géographique idéale dans les quartiers nord, au sein d’un pôle de transports multimodale important ». Un sentiment partagé par Julien Harounyan, adjoint au maire chargé de l’attractivité économique et du tourisme durable : « C’est un moment symbolique qui dit quelque chose de la confiance que l’on place dans ce territoire. »

    Jean-Luc Chauvin, président de la CCI Aix-Marseille-Provence, s’est quant à lui réjoui de « voir l’offre de formation s’étoffer de manière immédiate et concrète à Marseille. C’est une étape importante pour la ville et pour sa jeunesse, surtout celle des quartiers nord ». Isabelle Campagnola-Savon, présidente d’Euroméditerranée, s’est pour sa part intéressée à « ce qu’on va pouvoir construire autour de ce projet », en affirmant que « c’est à Gèze que se joue une partie de l’avenir de la ville ».

    Un projet largement salué par les élus locaux, mais qui ne fait pas pour autant disparaître les interrogations liées à l’impact environnemental de l’intelligence artificielle et des data centers nécessaires à son fonctionnement, à l’image du méga data center envisagé sur l’ancienne friche industrielle Saint-Louis Sucre, dans le 15e arrondissement.

  • « Atom », 97 logements pour jeunes actifs en construction

    « Atom », 97 logements pour jeunes actifs en construction

    Première pierre officielle pour la résidence « Atom » ce vendredi 2 octobre même si sous la grue, le bâtiment a déjà bien avancé. Une satisfaction pour les co-promoteurs Oceanis et Immostone, le propriétaire, le bailleur social 3F, le gestionnaire Vivacité et la Ville de Marseille.

    Un programme de 97 logements, à 5 minutes à pied du Parc du 26e centenaire (10e) et vue sur le Prado Carénage, dont la livraison est prévue pour le quatrième trimestre 2027, à destination d’un public jeune, étudiants ou actifs. L’affaire n’a pas été sans obstacles « administratifs ou techniques » dans un contexte où le foncier se fait rare, a rappelé en préambule Marie-Françoise Prat de Garam, gérante et fondatrice d’Immostone.

    « Une offre de logements sociaux accessible à des personnes qui commencent un parcours professionnel et qui ont besoin de se loger à Marseille », se félicite Florelle Guisante-Klein, présidente d’Oceanis. Et de revenir sur le défi relevé : « Construire du logement, transformer un site existant, et permettre à des services déjà présents dans le quartier de continuer à trouver leur place. » Sont proposés des studios d’une vingtaine de mètres carrés répartis sur 5 étages. Au rez-de-chaussée, entre laverie et espace de co-working, l’atelier Saint-Eloi, 250m2 dédiés aux artistes, sera relocalisé. « L’ambition n’était pas de construire un bâtiment supplémentaire, mais de définir un projet qui réponde aux besoins du territoire », martèle-t-elle.

    Des résidents « acteurs » de la cité

    De quoi permettre aussi aux résidents « d’être connectés avec la ville et de pouvoir jouer un rôle dans la cité », estime Elisabeth Novelli, directrice de 3F Résidences. Audrey Garino (PCF), adjointe au logement, opine du chef. « Pour notre ville, c’est un enjeu fort que d’apporter une réponse aux jeunes qui se trouvent en difficulté pour se loger dans un moment charnière de leur vie », enchaîne-t-elle, avant de rappeler que plus de 600 logements en résidence sociale jeunes et plus de 1 700 places en résidence étudiante ont été ouverts ces dernières années. Et d’espérer que l’État autorise l’encadrement des loyers du parc privé à Marseille pour « réguler [leur] flambée qui touche particulièrement les petites surfaces, donc les publics les plus jeunes ».

  • Un événement sur la Défense « hors armement » à Toulon

    Un événement sur la Défense « hors armement » à Toulon

    Objectif : faire connaître aux entreprises les opportunités de marchés de prestations et de fournitures en matière de Défense, dans des domaines tels que le bâtiment, les télécommunications, le carburant, le service à la personne ou encore la maintenance. Cet événement s’inscrit dans le cadre de la feuille de route André-Jubelin, signée par les ministres de la Défense et du Travail en juillet, qui prévoit 35 actions autour d’un plan d’investissement majeur dans l’industrie de Défense dans le Var, premier département militaire de France, à horizon 2030.

  • Le grand port maritime de Marseille affiche son ouverture sur la ville

    Le grand port maritime de Marseille affiche son ouverture sur la ville

    « J’ai découvert plein de choses, je pensais en gros que les bateaux rentraient, sortaient, et ça s’arrêtait là. Et puis ça m’a ouvert des perspectives avec le métier d’agent consignataire que j’ai découvert. » Le jeune Reda, en seconde GATL (Gestion administrative, du transport et de la logistique) du lycée Caucadis à Vitrolles, qui dispose aussi d’une filière qui prépare au Brevet d’initiation à la mer (Bimer), fait partie des 30 000 visiteurs du Port center. À leurs côtés, on trouve aussi des troisièmes du collège Vieux-Port.

    Ouvert depuis le 1er mai 2024, visitable tous les samedis matin après réservation auprès de l’office de tourisme ou sur demande auprès du port, ce lieu se veut « une ouverture ville-port » pour « offrir une vision globale des bassins Est et Ouest et donner à voir toutes les activités », explique Nathalie Bakhache, secrétaire générale du Grand port maritime de Marseille (GPMM). Quand ce qui se passe derrière les grandes grilles blanches reste souvent inaccessible, il ne s’agit pas là de combler un déficit d’image, assure-t-elle, mais « d’apporter une meilleure connaissance aux riverains, et aussi à l’ensemble [des habitants] du territoire ». Si le respect « du droit, des conditions financières et de sécurité sont respectées », d’autres espaces sont aussi à disposition, ajoute-t-elle, prenant en exemple l’ouverture récente de la digue du large.

    Des scolaires venus

    en nombre

    Ce jour-là, des ateliers et visites guidées sont organisés pour les scolaires, « plus de 3 000 des 30 000 visiteurs, donc 10% », précise-t-elle. Sous les pieds des lycéens vitrollais, au sol du bâtiment de cette ancienne gare maritime, des photos des installations portuaires vues du ciel. Sur les murs, des écrans diffusent des vidéos mettant en avant l’histoire portuaire et dans les vitrines, des maquettes de bateaux donnent à voir le type de navires accueillis.

    Stéphane Pellen, directeur chargé de mission auprès de la secrétaire générale, 30 ans d’expérience au compteur, assure la visite. « Et ça, c’est quoi ? », interroge-t-il. Les 15 garçons et 3 filles de la section Bimer sèchent. « Ce sont les formes de la réparation navale, la 8, la 9 et la 10, plus grande du mode, l’équivalent de 4 terrains de foot », indique Stéphane Pellen. Avec 42 600 emplois dans les Bouches-du-Rhône, il insiste sur le poids économique du GPMM, sur la diversité de ses activités, du transport de passagers au trafic de conteneurs en passant par la croisière. « Le port de Marseille est polyvalent, un des rares d’Europe avec Rotterdam, même si on ne joue clairement pas dans la même division », poursuit-il.

    Il n’élude pas le revers de la médaille. « Un bateau, ça pollue », assume-t-il, même si au regard de ses capacités de transport par rapport au train, il reste à l’heure actuelle un moyen de transport imbattable, nuance-t-il. « On essaie de travailler à réduire ces nuisances avec notamment l’utilisation du gaz, on a commencé aussi à brancher les navires à quai, d’abord ceux de la Méridionale, puis vers le Maghreb et, depuis avril, trois navires de croisières peuvent utiliser l’électricité en simultané », déroule Stéphane Pellen en bon communiquant. Les petits sont repartis conquis…

  • Comment les Cévennes gardoises s’adaptent au risque inondation ?

    Comment les Cévennes gardoises s’adaptent au risque inondation ?

    Les Cévennes sont-elles prêtes pour les prochains épisodes cévenols violents ? Pas si sûr. Pourtant ce territoire est habitué à voir ses rivières sortir de leur lit. Les plus anciens se souviennent notamment des inondations de 1958. À l’époque le Gardon, le Vidourle et la Cèze, en crue, provoquèrent d’importants dégâts sur 45 communes, tuant plus de 30 personnes.

    Suite à cet épisode, une prise de conscience collective s’effectue. À cette époque de grands travaux, la décision est prise de construire cinq barrages qui verront le jour entre 1967 et 1982. Un autre est également construit à Villefort, en Lozère, en 1964, qui permet d’influencer les cours d’eau cévenols. Des infrastructures très onéreuses gérées par le Département. Le barrage de Sainte-Cécile-d’Andorge subit par exemple actuellement d’importants travaux de mise en sécurité et de confortement estimés à plus de 27 millions d’euros.

    Pour les trois barrages situés sur le Vidourle, c’est aussi 600 000 euros d’entretien chaque année à débourser. Ces barrages, dont deux sont écrêteurs de crue, permettent chacun de retenir 10 millions de mètres cubes d’eau. Pourtant, leur impact est limité. « Si l’orage est un kilomètre après le barrage, ça ne sert à rien », prévient Jacques Dautheville, maire de Conqueyrac et ancien vice-président de l’Établissement public territorial de bassin (EPTB) du Vidourle. L’élu a surtout constaté qu’en 2002, les deux barrages situés sur sa commune n’avaient pas empêché l’importante crue de toucher sa mairie, qui s’était retrouvée sous 1,5 mètre d’eau.

    En réalité, la plupart des habitants du territoire savent qu’il est impossible de se prémunir complètement face à ces épisodes violents.

    Adaptation du bâti

    C’est pour cela qu’un important travail de signalisation des zones inondables, mais aussi des ponts submersibles (notamment après 2024 lorsque six personnes avaient péri sur ces infrastructures) a été réalisé. Comme partout en France, le système FR-Alert s’est démocratisé depuis 2022. Les municipalités se sont également munies de plans communaux de sauvegarde (PCS) pour faire face à la crise. Alès a également créé une réserve communale de sécurité civile en 2022.

    Aujourd’hui, la compétence Gemapi (Gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations) a été cédée aux intercommunalités, qui travaillent avec les syndicats de bassin pour entretenir les cours d’eau, restaurer les zones d’expansion des crues et réduire les dommages. Mais ce sont bien les trois syndicats (Vidourle, Gardon, Cèze) qui ont en charge le Programme d’actions de prévention des inondations (Papi) permettant non seulement de construire des digues mais aussi d’adapter la vulnérabilité des bâtiments.

    Celle-ci est l’un des axes privilégiés pour se prémunir du risque. Les communes ont d’abord des plans de prévention du risque inondation (PPRI), qui permettent de réglementer l’urbanisation selon la hauteur et la vitesse possibles des eaux. Ensuite, les mairies n’hésitent plus à mettre en œuvre des relocalisations de logements dangereux c’est-à-dire racheter à leurs propriétaires les habitations dans des zones dangereuses pour ensuite les détruire, renaturer et désimperméabiliser la zone. Ce fut par exemple le cas à Alès près du ruisseau du Grabieux, où 27 ventes ont été conclues et 24 maisons détruites sur les 35 identifiées comme les plus dangereuses.

    Pour les logements restés occupés, a été créé le dispositif Alabri (Accompagnement à l’adaptation du bâti face au risque Inondation), qui n’est pas forcément connu de tous. Il permet pourtant d’accompagner les propriétaires dont le logement est situé en zone inondable, avec la possibilité de réaliser un diagnostic individuel et de lancer des travaux comme la mise hors d’eau des équipements électriques, la protection des ouvertures, l’adaptation des accès ou la création d’espaces refuges. Il permet également de débloquer des aides pour les ménages les plus modestes.

  • Le chantier patrimonial du collège Defferre s’achève

    Le chantier patrimonial du collège Defferre s’achève

    La perspective des Journées du patrimoine a été l’occasion pour le conseil départemental de présenter « un magnifique chantier », pour reprendre les mots de sa présidente (DVD). Celui du « seul collège en France installé dans une ancienne caserne militaire, un monument historique revalorisé à destination des enfants », appuie Martine Vassal, satisfaite de présenter « le plus ambitieux » projet de son plan Charlemagne.

    Dix ans de gestation, trente mois de travaux

    Initié en 2017, doté d’un budget de 40 millions d’euros (26 millions de travaux) dont 2,5 millions de Fonds européens, ce collège va être livré après trente mois de chantier. Construite en 1862 au pied du fort Saint-Nicolas, la caserne d’Aurelle de Paladine, tourne une page de son histoire. Début 2027, les élèves du vieux collège Gaston-Defferre vont y prendre leurs quartiers.

    Le nouvel établissement (18 à 24 classes sur trois étages) pourra accueillir 720 élèves sur plus de 12 000 m2, pour moitié sur l’ancienne caserne, entièrement optimisés pour les scolaires. Il sera équipé d’un gymnase, d’une salle polyvalente, d’un jardin pédagogique, d’une cantine de 600 places, d’un plateau sportif et de logements de fonction.

    Les travaux ont mobilisé une cinquantaine d’entreprises locales et jusqu’à 100 personnes sur un chantier qui a participé à faire « développer un savoir-faire de menuiserie et de taille de pierre devenu assez rare », notent les services du Département. Même le chantier d’insertion du Fort Saint-Nicolas a été mis à contribution sur le portail d’entrée.

    Sous les futurs collégiens se trouve l’ancien centre de transmission de la caserne, formé d’un impressionnant labyrinthe de couloirs. Les travaux ont d’ailleurs livré quelques surprises. Si le diagnostic archéologique de l’Inrap n’a mis au jour que « quelques assiettes », des galeries et des écuries ont été découvertes, nécessitant la création d’un dossier Drac.

    « Dans le bâtiment, on a retrouvé d’énormes citernes servant de réserve d’eau », note Alkis Voskarides, directeur de l’architecture et de la construction au Département. « On a fait réaliser des sondages parce que tout n’était pas représenté, mais ils étaient passés à côté », détaille, Romain Bajolle, un des architectes du projet confié aux agences Leteissier Corriol (mandataire) et Bajolle & Gianni (associé). « On les a trouvés en forant pour un ascenseur. Si on l’avait su au premier jour, on aurait essayé de les valoriser. On a donc juste aménagé un accès. »

    Car si la caserne n’est pas classée aux monuments historiques, sa situation, au pied du Fort d’Entrecasteaux et à deux pas de l’abbaye de Saint-Victor, a nécessité le respect des règles entourant un site « remarquable ». Les échanges avec les bâtiments de France ont été continus. 385 maquettes ont ainsi été réalisées, surtout sur les éléments de façade, dont les cheminées restituées dans leur état d’origine pour devenir conduits d’aération, où ces épontilles replacées sur la toiture. La cour centrale où un immense préfabriqué a été retiré, conservera la vocation de place d’armes de l’établissement militaire. Elle sera entourée de seize arbres.

    Autre enjeu, la préservation des perspectives visuelles sur le Fort. Le gymnase posé en fond de cours a été enterré quatre mètres sous le sol pour préserver la vue depuis l’entrée principale, et un toit végétalisé se fondant avec les roches du Fort a été imaginé. Sa construction de type « ouvrage d’art en poutre postcontrainte », une structure de génie civil utilisée pour les viaducs, lui confère une hauteur de sept mètres ayant même permis d’installer un mur d’escalade.

  • En Vaucluse, la CGT veut un cadre légal pour adapter le travail dans l’industrie

    En Vaucluse, la CGT veut un cadre légal pour adapter le travail dans l’industrie

    Eurenco, Sepr ou encore Etex-Siniat, la zone du Pontet, Sorgues et Carpentras concentre de nombreuses industries lourdes, déjà sources de chaleurs lors de la fabrication de poudre d’armement, de verres et produits réfractaires ou de plaques de plâtre. Alors, quand la température extérieure grimpe fort, la situation au sein de l’usine peut rapidement devenir suffocante. « Il peut faire jusqu’à 50 degrés dans les ateliers », fait remonter Michel Solbès, membre du bureau de l’union locale CGT Sorgues-Carpentras, retraité mais qui a longtemps travaillé à Eurenco à l’époque où l’entreprise de Sorgues s’appelait SNPE (Société nationale de poudre et explosifs).

    Des permanences santé

    au travail organisées

    Au sein de l’Union locale, tout au long de l’été et encore en cette rentrée, le syndicat a reçu de nombreuses remontées alarmantes face à la canicule. « Nous avons assisté dans nos entreprises à l’épuisement de beaucoup de salariés, à l’augmentation des risques d’accident, aux manques de mesures de prévention », dresse Sylvain Espenon, un des secrétaires de l’UD CGT Vaucluse et salarié chez Etex-Siniat. La CGT dénonce au mieux « des mesurettes » prises, au cas par cas, au bon vouloir des employeurs. « À la Sepr, on a obtenu des temps de pause à l’abri dans une salle climatisée pendant dix minutes, mais ce n’est pas pour autant que les objectifs de production ont été revus à la baisse », illustre Frédéric Petit.

    Pour l’UL CGT Sorgues-Carpentras, « la canicule devient un enjeu syndical important, mais on doit en parler sans attendre qu’il fasse chaud ». Dans ces industries souvent en 3×8 heures où la production ne s’arrête jamais, « on peut imaginer des rotations de salariés plus nombreuses pour éviter de travailler 8 heures d’affilée », projette Frédéric Petit, racontant cet été être intervenu pour que la société d’élagage intervenant sur le site cesse de faire travailler ses salariés « en plein soleil à 14h ». « Il faut revoir les rythmes de travail, l’isolation des bâtiments », ajoute Sylvain Espenon.

    Mais surtout, la CGT souhaite un cadre légal dans le Code du travail. « Il existe aujourd’hui une circulaire très floue qui ne contraint pas l’employeur, ce sujet d’une loi doit être mis dans la place publique et les programmes politiques des élections à venir », plaide Sylvain Espenon. En attendant, l’Union locale organise, à son siège de Sorgues, des permanences santé au travail une fois par mois le samedi matin.

  • La patronne de la CFDT sur la base navale de Toulon

    La patronne de la CFDT sur la base navale de Toulon

    À l’invitation du syndicat CFDT Défense Méditerranée, la secrétaire nationale est venue ce jeudi à la rencontre des salariés de Naval group et des personnels civils de la Défense.

    Le premier sujet sur lequel elle a été interpellée, « c’est bien entendu la question du pouvoir d’achat, du salaire de l’avancement ». L’occasion d’échanger sur ce que porte la CFDT, notamment le dégel du point d’indice et la refonte des grilles salariales, tout en appelant à la mobilisation du 29 septembre. « Puisqu’on sait qu’il y a des choses qui seront déterminantes dans le budget de l’État, le projet de loi de finances », insiste Marylise Léon.

    « La question de l’adaptation des bâtiments à la chaleur et à la canicule est également revenue tout au long de la journée », ajoute la patronne de la CFDT. Ce qui a permis, explique-t-elle de mettre en avant une nécessaire réflexion sur l’organisation du travail, les horaires, la possibilité de pouvoir partir plus tôt… Les personnels ont également évoqué avec la secrétaire générale « l’accessibilité des transports pour pouvoir venir travailler en fonction des horaires ». Mais aussi leurs conditions de travail et l’âge de la retraite.

    Concernant l’élection présidentielle, Marylise Léon a expliqué que la CFDT allait interpeller les candidats, sauf l’extrême droite, dans le cadre des problématiques qui concernent le monde du travail pour voir les réponses qu’ils comptent apporter en termes de pouvoir d’achat, conditions de travail, organisation du travail et déroulement de carrière. « Il y a également un élément très important pour la CFDT, c’est la démocratie au travail », précise-t-elle. Et de conclure : « C’est pour ça que les élections professionnelles sont un temps important, c’est ce que j’ai rappelé. Et puis on porte tout un ensemble d’évolutions aussi de représentation collective. On en a besoin parce que beaucoup de sujets peuvent trouver des solutions par les salariés eux-mêmes, qui ont des idées sur ce qui devrait évoluer et comment ».

  • Début des travaux du Cercle Naval de Toulon pour accueillir une école d’ingénieur et le Collège des sciences navales

    Début des travaux du Cercle Naval de Toulon pour accueillir une école d’ingénieur et le Collège des sciences navales

    Construit en 1928, le Cercle Naval de Toulon constituait, jusqu’en 2016, un lieu de réception et de restauration de la Marine. Classé Monument historique en 2018, il accueillera, dès septembre 2027, l’École des Industries Avancées (EDEIA), école d’ingénieurs spécialisée en robotique et système embarqué, et le Collège des sciences navales, centre de recherche cofondé avec l’École des Mines Paris – PSL, associant aussi l’Ifremer et l’École navale. Ce projet est lié à la feuille de route André Jubelin, qui vise à renforcer l’industrie de défense française dans le cadre de l’augmentation du budget militaire 2025-2030, prévoyant notamment la création de 10 000 emplois dans le Var. Coût du chantier : 6,9 millions d’euros. Ad.B.