Tag: Bataillon des marins-pompiers

  • Un mort et un blessé à La Cayolle

    Un mort et un blessé à La Cayolle

    Un homme de 33 ans a été tué et un autre, âgé de 32 ans, blessé lundi 2 novembre au soir dans une fusillade près de la cité de la Cayolle dans le sud de Marseille (9e), indique le bataillon des marins-pompiers (BMPM).

    Si les détails de ce qui s’est passé n’ont pas encore été communiqués, les marins-pompiers ont été appelés « vers 21h20 », indique le BMPM.

    Un clip qui a mal tourné ?

    « Le corps d’un homme de 33 ans en arrêt cardiorespiratoire a été retrouvé chemin de Sormiou, et un deuxième homme, de 32 ans, a été découvert portant plusieurs impacts de balles », non loin, avenue de Colgate, précise-t-il par ailleurs.

    « Ce soir, à La Cayolle, dans les quartiers sud de Marseille, un homme de 33 ans a été tué. Un autre est grièvement blessé. Une nouvelle fois, notre ville est frappée par la violence », a réagi sur les réseaux sociaux Amine Kessaci (EELV), adjoint au maire délégué à la jeunesse et figure de la lutte contre le narcotrafic à Marseille. « Du nord au sud de Marseille, nous devons poursuivre sans relâche notre engagement pour que chaque habitant puisse vivre en paix et en sécurité », a-t-il déclaré. Le procès des tueurs présumés de son frère Brahim se tenant actuellement à Aix-en-Provence.

    Selon nos sources, les deux hommes auraient été en train de tourner un clip de rap avant d’être pris pour cibles par des tueurs.

  • Marseille : un mort et un blessé à la Cayolle

    Marseille : un mort et un blessé à la Cayolle

    Un homme de 33 ans a été tué et un autre, âgé de 32 ans, blessé lundi soir dans une fusillade près de la cité de la Cayolle dans le sud de Marseille, indique le bataillon des marins-pompiers (BMPM).

    Si les détails de ce qui s’est passé n’ont pas encore été communiqués, les marins-pompiers ont été appelés « vers 21h20 », indique le BMPM.

    « Le corps d’un homme de 33 ans en arrêt cardio-respiratoire a été retrouvé chemin de Sormiou, et un deuxième homme, de 32 ans, a été découvert portant plusieurs impacts de balles » non loin, avenue de Colgate, précise-t-il par ailleurs.

    « Ce soir, à La Cayolle, dans les quartiers sud de Marseille, un homme de 33 ans a été tué. Un autre est grièvement blessé. Une nouvelle fois, notre ville est frappée par la violence », a réagi sur X Amine Kessaci (EELV), adjoint au maire et figure de la lutte contre le narcotrafic à Marseille. « Du nord au sud de Marseille, nous devons poursuivre sans relâche notre engagement pour que chaque habitant puisse vivre en paix et en sécurité », a-t-il ajouté.

    Selon nos sources, les deux hommes auraient été en train de tourner un clip de rap avant d’être pris pour cibles par des tueurs.

  • Les marins-pompiers de Toulon commémorent l’incendie des Nouvelles Galeries de Marseille de 1938

    Les marins-pompiers de Toulon commémorent l’incendie des Nouvelles Galeries de Marseille de 1938

    C’est un drame que le contre-amiral Mackara Ouk, adjoint au commandant de la zone maritime Méditerranée, décrit comme « l’une des plus grandes tragédies qu’ait connu Marseille au XXe siècle », avec 73 morts et plus de 200 blessés. Le 28 octobre 1938, un violent incendie éclate aux Nouvelles Galeries, magasin de 3 500m², situé sur la Canebière. Ce jour-là, au parc Chanot, se tient le 35e congrès du Parti républicain radical et radical-socialiste. Des milliers de personnes encombrent alors les rues alentour, entravant l’action des sapeurs-pompiers marseillais.

    Les flammes progressent et face à l’urgence, un détachement de 31 marins-pompiers de Toulon est dépêché en renfort. « Leur engagement fut décisif et permit de maîtriser l’incendie », salue, 88 ans plus tard, le contre-amiral Mackara Ouk, qui présidait, mercredi, la commémoration annuelle de l’événement, à la base navale de Toulon.

    L’acte fondateur

    du Bataillon de Marseille

    « Cette cérémonie est l’occasion de rendre hommage aux marins-pompiers de la compagnie de Toulon intervenus sur ce feu et de garder le souvenir de nos anciens. On en profite aussi pour rendre hommage à nos morts », décrit le capitaine de corvette Laurent Nègre, commandant la compagnie de marins-pompiers de la base navale de Toulon.

    À cette occasion, le Bataillon des marins-pompiers de Marseille était également invité, « avec qui on entretient un lien étroit ». D’autant plus que « les officiers qui commandent les quatre compagnies de marins-pompiers (Cherbourg, l’Île Longue, Brest et Toulon) sont issus de Marseille et formés à l’école des marins pompiers de la Marine avant leur affectation », précise le commandant.

    L’histoire de ce bataillon est d’ailleurs étroitement liée à ce tragique événement. « Les sapeurs-pompiers communaux ont été débordés par les événements, donc ils ont décidé de faire appel aux marins-pompiers de la Marine nationale et ses moyens pour les aider dans cette intervention très difficile. Cela a participé à la création du Bataillon des marins-pompiers de Marseille, le 23 juillet 1939 », retrace Laurent Nègre. Un Vataillon qui constitue aujourd’hui la plus grande unité de la Marine nationale, avec plus de 2 500 militaires et civils.

  • Le Marché du Soleil est parti en fumée

    Le Marché du Soleil est parti en fumée

    « Ça fait mal au cœur, ce n’est pas possible… ». Le poing serré, Djil Benz, président de l’association des commerçants du Marché du Soleil, contemple le va-et-vient des marins pompiers de Marseille devant ce qu’il reste du bazar emblématique de la cité phocéenne, ce jeudi matin.

    Car 2 300 m2 du Marché du Soleil ont été ravagés par un incendie qui s’est déclaré dans la nuit, aux alentours de 2h20 du matin. « C’est quasiment l’entièreté du marché qui a été détruite », commente Sylvie Odier, procureure adjointe du parquet de Marseille, sur place plus tard dans la matinée. Heureusement, on ne décompte « pas de blessé » ni d’hospitalisation pour les 71 personnes évacuées. L’intervention « rapide » et massive du Bataillon des marins-pompiers de Marseille, avec plus de 30 engins et de 100 militaires présents, a permis d’éviter que le feu ne se propage aux bâtiments adjacents et immeubles d’habitations environnants. Une grande partie des toits du Marché du Soleil s’est d’ailleurs effondrée.

    « Vers 2h20, un homme vêtu de blanc a été aperçu en train d’escalader le Marché. Quelques minutes après, l’incendie s’est déclaré. Attisé par le vent, le feu s’est rapidement propagé mais grâce au travail des marins-pompiers, il a pu être maîtrisé tôt ce matin », explique la procureure adjointe. L’homme en question a été aperçu « par un témoin » et n’a pas été interpellé à l’heure où nous écrivons ces lignes. Reste qu’aux alentours des 10h30, « les opérations de mises en sécurité sont encore en cours » mais le feu est fixé et maîtrisé. « La division de la criminalité territoriale est chargée de l’enquête ouverte en flagrant délit des chefs de destruction par moyen dangereux ». De quoi laisser supposer que c’est bien la piste criminelle pour un « incendie volontaire » qui s’impose du côté des enquêteurs à ce stade.

    Trois jours après la décision de fermeture

    D’autant que le timing interroge puisque la fermeture définitive, de même que la condamnation du gérant, Georges Dahan, et d’une douzaine de personnes ont été prononcées par le tribunal correctionnel de Marseille, seulement 3 jours plus tôt. Le gérant était visé notamment pour des faits de « détention, production, vente de marchandise contrefaisante » et « blanchiment ». Un jugement que les protagonistes de l’affaire contestent, plusieurs appels à l’encontre de cette décision ont été lancés.

    Quoi qu’il en soit, cet incendie laisse tout un quartier en émoi. « Depuis plusieurs mois, nous demandions au gérant de sécuriser réellement le site. Des voyous étaient déjà rentrés par un autre côté pour prendre de la marchandise. Mais personne n’a rien fait. Les magasins étaient encore pleins de marchandises, on n’avait pas eu le temps de tout vider ! », déplore Djil Benz. Aux alentours des 17h, les évacués n’avaient pas pu réintégrer leurs logements et les marins-pompiers étaient encore sur les lieux pour une opération de noyage.

  • Géraud Cazenave prend la tête des marins-pompiers de Marseille

    Géraud Cazenave prend la tête des marins-pompiers de Marseille

    Près de 320 militaires, pour la plupart membres du bataillon des marins-pompiers de Marseille, étaient en représentation dans le parc du Pharo (2e), mercredi matin, à l’occasion de la cérémonie de passation de commandement de cette unité locale de la Marine nationale.

    Le vice-amiral Lionel Mathieu, en poste depuis 2022, a donc cédé sa place au contre-amiral Géraud Cazenave, à l’issue d’une célébration de plus d’une heure trente, présidée par Catherine Vautrin, ministre des Armées et des Anciens combattants. Benoît Payan, maire (DVG) de Marseille, et Jacques Witkowski, préfet des Bouches-du-Rhône et de la région Paca, ont également pris part à l’évènement.

    « Le moment est venu pour moi de vous faire mes adieux. Je ne le fais pas sans une certaine mélancolie, car on s’attache aux choses et aux gens avec lesquels on a vécu et pour lesquels on éprouve estime et sympathie. D’autant qu’après 40 ans de métier, je sais bien où et avec qui se trouvent l’intérêt et la fierté de servir », a déclaré le vice-amiral, reprenant les mots de l’amiral Philippe de Gaulle à son départ de l’Escadre de l’Atlantique, en 1977. Et son successeur d’orienter ses mots vers l’avenir : « C’est pour moi un grand honneur d’avoir été désigné comme votre commandant. Je mesure pleinement la responsabilité qui m’incombe dans un contexte particulièrement exigeant pour les services d’incendie et de secours ».

  • [Intempéries] Dégats matériels dans les Bouches-du-Rhône

    Pas moins de 200 interventions ont été réalisées avec des toitures d’entrepôts arrachées dont celle d’Amazon à Saint-Martin-de-Crau, une chute d’échafaudage à La Ciotat et de nombreuses chutes d’arbres avec des vents dépassant les 100 kilomètres par heure. À Saint-Paul-lez-Durance, une ligne de 20 000 V a été endommagée et a plongé une grande partie de la commune dans le noir.

    La circulation des trains a également été impactée avec des retards de plusieurs heures, notamment entre Marseille et Nîmes. La desserte de Saint-Martin-de-Crau était toujours interrompue ce mardi 25 avril, les trains étant détournés sur la ligne Miramas-Avignon via Cavaillon. Le retour à la normale étant prévu pour 16h.

  • [Entretien] Lionel Mathieu : « Au bataillon, nous avons une vie partagée avec les Marseillais »

    [Entretien] Lionel Mathieu : « Au bataillon, nous avons une vie partagée avec les Marseillais »

    Viscéralement attaché aux hommes et femmes du bataillon, mais aussi à une ville, Marseille, avec laquelle il a appris à composer au quotidien, le vice-amiral nous livre, avant son départ, les grands axes de son action mais aussi son analyse sur l’évolution du métier et des risques auxquels les marins-pompiers sont confrontés.

    La Marseillaise : Lorsque vous avez été désigné commandant du bataillon de marins-pompiers de Marseille, quels étaient vos objectifs ?

    Lionel Mathieu : Le premier objectif, c’était de faire un peu le point sur ce qu’était le bataillon contemporain de mon arrivée. Il venait de traverser la période de la crise sanitaire, riche mais difficile. Dans les mois qui ont suivi ma prise de fonction, j’ai dégagé trois grandes orientations. La première c’est ce que j’appelle conserver notre excellence opérationnelle. C’est-à-dire remplir la mission vis-à-vis des Marseillaises et des Marseillais de la manière la plus optimale possible. Et pour ce faire, il faut d’abord continuer à s’entraîner, c’est un élément extrêmement important. Un entraînement conséquent et diversifié pour justement être polyvalent. Il faut aussi que le marin-pompier en opération soit soutenu par des médecins, par de la logistique, que son matériel soit toujours en bon état. Être bon en opération, c’est aussi conserver notre expertise maritime et portuaire. Le deuxième grand axe, c’était ancrer l’humain au cœur du bataillon car sa richesse, ce sont bien ses marins-pompiers et ses personnels. On a travaillé sur une modernisation de ce qu’on appelle la gestion de carrière, sur le maintien de conditions de travail acceptables avec des équipements de pointe, de la sécurité en intervention et des casernes aménagées. Il y a aussi les conditions de vie à l’extérieur du bataillon, le socle sur lequel se bâtit là aussi leur efficacité opérationnelle. Principalement une vie décente pour eux-mêmes et pour leur famille, c’est-à-dire trouver des logements, les aider à garder leurs enfants, trouver des emplois aux conjoints, s’occuper des blessés quand nous en avons, des décès aussi malheureusement. Le troisième axe, c’est de regarder demain…

    Justement, le métier a-t-il évolué ?

    L.M. : Oui parce qu’on a une évolution des risques de plusieurs natures. La première, le changement climatique avec des feux plus forts, des phénomènes météorologiques intenses où on recommence à parler en Méditerranée du risque de tsunami. De là découle l’évolution des énergies. On voit une ville qui s’électrifie de plus en plus. La propulsion des navires est différente, on a la présence de batteries dans les véhicules… Et enfin le troisième élément, ce sont les tensions, la montée de la violence. Elle n’est pas dirigée contre les marins-pompiers mais on est confronté à l’exacerbation de la violence des rapports humains. Derrière l’évolution de ces risques, il y a donc l’évolution de nos techniques, de nos stratégies, de nos matériels avec notamment la numérisation, l’apport de l’intelligence artificielle, il y a aussi un besoin et une volonté d’aller vers plus de partenariats, d’être plus ouverts sur notre environnement, à la fois dans les autres services au public, les universités. Mais aussi d’aller vers la population parce qu’il faut absolument qu’elle soit avertie de ces risques, préparée à avoir des bons comportements. Aujourd’hui, on peut dire que nous ne sommes plus des soldats ou des marins du feu mais des soldats ou marins de la crise. On attend de nous d’être un peu la boîte à outils de tout ce qui est un peu déréglé. Notre intervention à Mayotte par exemple, n’était pas du secours d’urgence mais de la reconstruction. Cela demande une évolution de l’état d’esprit, l’emploi de plus en plus important de nos spécialités, qu’elles soient aquatiques, de secours en milieu périlleux, de risques technologiques, sur l’usage des drones ou des robots, mais aussi de les combiner entre elles. Ce qui requiert une certaine dextérité.

    Vous dirigez aussi l’école des marins-pompiers. Pour vous, la relève est-elle assurée ?

    L.M. : Cette école c’est le projet d’avenir par excellence. C’est là que tout commence, où le jeune a sa première image du bataillon, où on lui donne les bases les plus importantes, celles qu’il va garder tout au long de sa carrière, même si après il repassera dans le cycle de connaissances. C’est un projet sur lequel il faut encore convaincre, parce que ce sont des investissements humains et financiers importants. À terme, on souhaite regrouper les 3 sites sur lesquels elle est répartie en un. On recrute 180 jeunes par an, c’est un peu moins de 10% de l’unité, nous n’avons pas de crise de vocation.

    Quand on est marins pompiers on est militaire mais aussi pompier de Marseille, comment se traduit cette double appartenance ?

    L.M. : Nous sommes une unité militaire qui vit dans la cité. J’ai 350 marins pompiers tous les jours, l’hiver, un peu plus l’été, qui sont en action dans la ville. Ça crée une proximité avec la population qui est extrêmement importante. Nous consacrons 37 minutes à chaque Marseillais par an. C’est ce que j’appelle la vie partagée. Après, il y a l’histoire commune, celle des grands événements heureux, malheureux, ou douloureux qui font cette vie. Parmi les premiers, on a eu les dispositifs de protection qu’on a mis en place pour la coupe du monde de rugby, pour les Jeux Olympiques, la venue du Pape. Encore ce 15 août, les marins-pompiers faisaient partie du paysage lors du spectacle de drones. Pour les événements malheureux, les drames humains, la mort, nous les côtoyons régulièrement. Massages cardiaques, décès de personnes âgées, d’enfants, on est dans les familles. Et puis il y a les événements douloureux comme la rue d’Aubagne ou la rue Tivoli. Il ne faut pas s’imaginer que le marin-pompier, même si de par son métier côtoie des choses difficiles, est insensible.

    Quelles sont selon vous les interventions les plus marquantes de votre temps de commandement ? Que retenez-vous de cette période ?

    L.M. : Au-delà des événements douloureux que nous venons juste d’évoquer, je retiendrai surtout le contact humain avec les marins-pompiers, avec les médecins, tous ceux qui optent pour le bataillon. J’ai trouvé ici une densité humaine que je n’avais pas beaucoup rencontrée, peut-être un peu sur le porte-avions Charles de Gaulle quand j’y ai servi. Je pense que ce qui va rester ce sont ces visages où on voit sourire, fatigue, engagement… Tout ce qui marque. Ces gueules saisies sur l’instant, dans la charge émotionnelle ou la satisfaction du contact avec son chef. C’est une espèce de complicité tout en retenue.

    Quels conseils donneriez-vous à votre successeur ?

    L.M. : En substance, je vais lui dire trois choses : « aime Marseille, aime les marins-pompiers et sois toi-même ».

    Le bataillon en bref

    Plus de 2 500 militaires et civils constituent le BMPM

    17 centres d’incendie et de secours du BMPM sont répartis dans Marseille

    L’unité intervient aussi sur 4 sites à l’extérieur de la ville, l’aéroport Marseille-Provence, Airbus hélicopters, le port de Fos-sur-Mer et celui de Port-de-Bouc.

    Plus de 126 000 interventions en moyenne, soit plus de 340 opérations par jour, sont réalisées chaque année, 81% des missions relevant du secours à personnes

  • [C’est l’été] Pierre, médecin tout-terrain

    [C’est l’été] Pierre, médecin tout-terrain

    Entre son activité au Samu à plein temps, ses interventions à la base de Marignane en tant que médecin volontaire et son engagement auprès des sapeurs-pompiers volontaires à Rognac, Pierre Morel jongle allègrement avec trois plannings et ce n’est pas près de s’arrêter. « Tant qu’à faire ! Quand on aime ça », nous répond-il quand on lui demande comment il fait avec toutes ses casquettes. Parmi l’équipe d’intervention à bord de l’hélicoptère, le médecin est tout aussi essentiel que le pilote, le mécanicien de bord, l’infirmier ou le secouriste « spécialisé hélico », « un SSH dans notre jargon à nous », explique-t-il.

    Trois institutions ou organismes « fournissent des médecins » à la Sécurité civile, le Samu des Bouches-du-Rhône, le Sdis 13 et le Bataillon des Marins-Pompiers, poursuit Pierre Morel, confessant qu’il en apprend tous les jours sur cette entité assez spéciale. « J’ai découvert il y a quelques années qu’il y avait un département déminage que je ne connaissais même pas ! », indique-t-il dans un sourire.

    Son engagement, « c’est très ancien ». « Ma première permanence, je l’ai faite en octobre 1989. Vous voyez, ce n’est pas d’hier ! », raconte-t-il. Ce qui l’a motivé, c’est élargir son panel de connaissance du métier. « Dans notre activité médicale extra-hospitalière, c’est une manière de mettre en œuvre notre profession, qui est un petit peu différente », estime-t-il. Même si le cockpit de l’hélico reste tout aussi contraint qu’un camion du Samu, avec chaque chose à sa place, des sacs rouges bien organisés.

    Autre atout, maîtriser à la fois l’intérieur, pour celui qui fait aussi de la régulation, et les interventions à l’extérieur. De quoi améliorer la prise en charge de la victime. Le concours de l’infirmier est aussi d’importance, « ça va plus vite évidemment à quatre mains qu’à deux mains ». Il descend alors, treuillé, après que le secouriste ait assuré la sécurité. Un ordre et des règles qui comptent, insiste-t-il.

    Quand le diable se niche

    dans les détails

    « La Sécurité civile, c’est un environnement sécuritaire que j’apprécie tout particulièrement. On n’est pas dans une entreprise privée qui pourrait estimer qu’il faut que la machine vole pour rentabiliser », précise-t-il, « ici, s’il y a un moment il y a un voyant qui s’est allumé, même si on sait que c’est un voyant qui ne pose pas de problème, s’il y a une des fenêtres sur laquelle il y a une toute petite fissure qui a commencé parce qu’il y a une vis qui a claqué le petit plexiglas… On en tient compte ». C’est même pour lui « essentiel ». Il se souvient d’un drame, « il y a quelques années… C’était l’hélicoptère du Samu 30 qui s’est crashé sur les collines de la Nerthe avec trois morts dedans ».

    Pour agir vite et bien, l’entraînement reste également une constante. « Le treuillage c’est une phase habituelle mais qui n’est pas dénuée de risques, et nécessite une pratique régulière. Il faut une forme physique minimale, même si vous le voyez je ne suis pas un grand sportif », se marre-t-il. Plus impressionnant, il détaille aussi cette formation plus sous-marine, « au cas où on est obligé de s’extraire d’un hélico qui se met à l’eau. On nous plonge dans la mer, et il faut qu’on puisse se détacher, apprendre les gestes ».

    Pour le reste, il se dit avoir été comme touché « par un virus ». « Une fois qu’on y est, on apprécie tellement ça. Alors si en plus de l’activité, le compagnonnage avec les collègues est fantastique, pourquoi vouloir le quitter ? » précise Pierre Morel, qui assure volontiers jusqu’à trois permanences par mois sur la base de Marignane.

    « Ça me plaît, ça c’est évident. Il pourrait y avoir de la lassitude, de la fatigue… mais non », enchaîne-t-il, mettant en avant son moteur : « le côté humain ». « C’est sans fin. Rien que la satisfaction d’avoir eu le sentiment d’aider la personne… » se félicite-t-il. Et puis « on a des situations incroyables, des choses que personne ne vivrait à part nous, quoi, finalement » estime le médecin, « je ne veux pas faire dans le lyrique, mais vous imaginez bien que quand vous survolez la mer Méditerranée, les calanques… On a de ces points de vue… On n’en est jamais blasé ».

    Reste la vérité crue de l’intervention. S’il tient, c’est aussi parce qu’il a « une capacité à oublier faramineuse ». Mais il y a des souvenirs qui s’incrustent. Comme cette mission dans la Sainte-Victoire « où un caillou s’est détaché par le souffle de l’hélico, alors qu’on était auprès de la victime. Et en fin de compte « le gros caillou a claqué sur une dalle de roche à côté de nous à 5 ou 10 mètres. Et là vous vous dites : “On est passés près quand même” Et on ne peut rien y faire ». Le secours porté à un plongeur en arrêt cardiaque dans la rade de Marseille ou le treuillage sur un bateau l’ont aussi marqué.

    « C’est l’inconnu. Même si les choses se sont améliorées, puisque grâce à l’informatique qui a envahi évidemment tous nos systèmes, on a quand même des informations même pendant qu’on vole sur notre smartphone de travail. On peut lire à jour le bilan qui a été passé », nuance-t-il. Et puis « dans l’activité urgentiste, il y a le vinaigre et il y a le sucre, le miel. Ce sont des activités comme ça qui font le miel, le petit plus », résume-t-il.

    Assuré de la relève, « il y a plus de demandes que de places », heureux que la profession se féminise aussi, il imagine un arrêt de carrière « ferme, définitif et brutal ». Mais « sans regret aucun ». « Il y a 20 ans on aurait discuté ensemble, j’aurais fait exactement la même chose que ce que je fais actuellement. Quand ça s’arrêtera, ça s’arrêtera. »

  • Des marins-pompiers dans le Sud-Ouest

    Des marins-pompiers dans le Sud-Ouest

    Pas moins de 153 marins-pompiers ont été engagés dans le Sud-Ouest, depuis le 23 juillet, indique le bataillon, ce lundi, précisant qu’ils sont 54 actuellement, les équipes ayant été relevées le matin.

    Leurs missions : procéder à des attaques contre les feux pour empêcher leur propagation notamment dans des zones non accessibles par voies terrestres, mais aussi protéger les bâtiments à usage d’habitation ou industriels, sans oublier les actions de noyage des lisières et des rondes préventives pour d’éventuelles reprises. Dans une vidéo, le bataillon indique également que les agriculteurs sont venus apporter leur soutien aux marins-pompiers pour les ravitailler en eau à Biscarrosse, dans les Landes. Plus grande unité de la Marine nationale, le BMPM compte plus de 2 500 militaires et civils au total et peut aussi intervenir à l’étranger, comme en août 2020, lors de l’explosion du port de Beyrouth, au Liban.

  • Logement et feux de forêts :la municipalité interpelle l’État

    Logement et feux de forêts :la municipalité interpelle l’État

    Six ans après, la municipalité ne baisse toujours pas les bras. Ce vendredi matin dès l’ouverture du conseil municipal de Marseille, l’adjointe (PCF) au logement Audrey Garino a profité d’une série de délibérations consacrées aux droits des locataires et à la participation de la Ville à l’observatoire local des loyers privés pour remettre sur la table la question de l’encadrement des loyers. L’expérimentation nationale en effet doit s’achever le 1er novembre prochain, sans que Marseille n’ait pu en bénéficier.

    «Depuis 2015, près de 70 communes ont pu expérimenter l’encadrement des loyers, une mesure dont toutes mesurent l’effet positif sur les prix, et dont toutes demandent la pérennisation », rappelle l’élue communiste. Si Marseille avait candidaté dès 2020 au dispositif, la Métropole n’avait donné son accord que deux ans plus tard. « Mais cette demande se heurte à une fin de non-recevoir du gouvernement », déplore Audrey Garino. Avant de rappeler les chiffres marseillais : en dix ans, les loyers y ont augmenté de 10%, et même de 14% lorsque le locataire a changé, des hausses qui s’accélèrent ces dernières années. Alors après la signature par le maire (DVG) Benoît Payan d’une tribune de la Fondation pour le logement des défavorisés (notre édition du 23/05), l’adjointe réitère : « Nous réclamons une nouvelle fois la prolongation de l’expérimentation et son extension aux villes, comme Marseille, qui en font la demande. »

    Souvenir du feu de l’Estaque

    L’interpellation se double d’une alerte, au moment d’approuver des subventions pour les associations hébergeant des personnes sans domicile fixe, face aux coupes budgétaires dans les crédits de l’hébergement d’urgence. « En quatre ans, le nombre d’appels au 115 [le numéro d’urgence dédié, Ndlr.] a augmenté de 50%», souligne Audrey Garino. Et d’appuyer : « Nous refusons d’accepter cette fatalité et appelons l’État à prendre enfin la mesure de l’urgence qui frappe les habitants de Marseille. »

    Après elle, c’est le maire (DVG) Benoît Payan qui monte au créneau, sur les délibérations ayant trait au bataillon des marins-pompiers. Une semaine après l’incendie de Marseilleveyre, éteint grâce à l’intervention de quatre Canadair sur un terrain difficile d’accès, il alerte : « Nous devons continuer à réclamer des moyens, parce que nous sommes en difficulté quand ils ne sont plus accordés. » Et de raviver la comparaison avec la gestion de l’incendie de l’Estaque, un an plus tôt. « Le choix avait été fait de sortir les Canadair en dehors de Marseille alors que des vies étaient en jeu », s’indigne-t-il. D’autant plus que les avions largueurs d’eau ont quitté depuis 2016 la base de Marignane, et sont désormais vieillissants. « Quand ils devaient partir, le vent s’est levé et ils ont dû faire machine arrière, ce ne serait pas arrivé s’ils étaient à Marignane », dénonce l’édile qui remercie les députés qui ont réclamé une commission d’enquête sur l’incendie, encore dans les tiroirs. Mais le maire cible aussi les assureurs qu’il appelle à faire leur travail, « parce qu’il y a toujours des assurés qui n’ont toujours pas reçu la moindre aide ». Et remet sur la table le financement insuffisant du bataillon par le conseil départemental, en appelant à l’État « pour qu’il corrige cette iniquité ».