Tag: bassin de Thau

  • Le sortant socialiste l’emporte au 1er tour à Frontignan

    Le sortant socialiste l’emporte au 1er tour à Frontignan

    51,16%. C’est le score réalisé par le maire sortant de Frontignan Michel Arrouy, assuré, dès le premier tour, d’entamer un second mandat. Une victoire aux airs de grand chelem puisque le socialiste, à la tête d’une liste d’union de la gauche – excepté LFI, qui ne présentait toutefois aucun candidat – l’a emporté dans les 19 bureaux de vote de la ville. « Quand on voit les résultats autour de nous, on se dit que pour une ville de 25 000 habitants, c’est pas mal », savoure Michel Arrouy. Une « victoire collective », insiste-t-il, à mettre au crédit d’une « équipe des forces de gauche » et d’un bilan : « durant 6 ans, on a transformé la ville en faisant des investissements attendus par nos concitoyens sans dénaturer ni l’identité ni l’histoire de Frontignan ».

    Rien n’était pourtant joué dans cette commune du Bassin de Thau ouvertement convoitée par le Rassemblement national, dont le candidat Cédric Delapierre, arrivé second, a tout de même recuelli 35,87% des suffrages (4 152 voix, soit 477 de plus que le précédent candidat du RN, Gérard Prato, lors du deuxième tour des municipales de 2020, en duel contre Michel Arrouy).

    La liste RN décroche ainsi 6 sièges au conseil municipal de Frontignan face à 27 élus de la liste d’union de la gauche emmenée par Michel Arrouy et 2 élus de la liste conduite par le divers droit Thibaut Cléret Villagordo, arrivé troisième (12,97%). Reste une inconnue et un enjeu de taille : la répartition des sièges – donc le rapport de forces – au sein de l’Agglo de Sète, dont plusieurs communes, à commencer par Sète, doivent encore passer le couperet du second tour. A.G.

  • À Sète, le PCF veut irriguer la campagne de ses thèmes

    À Sète, le PCF veut irriguer la campagne de ses thèmes

    La tête de liste du collectif « Nouvelle Page » ne sera connue qu’à l’issue de la votation citoyenne du 11 octobre. Mais les communistes ont déjà débuté la campagne municipale.

    Les sections PCF de Sète, Frontignan, Balaruc, Mèze, Nord Bassin de Thau viennent de rédiger une lettre à destination de la population qui sera distribuée par les militants dans les prochaines semaines.

    Parmi les cinq grandes thématiques que les communistes du Bassin de Thau entendent placer au cœur de la campagne municipale, figure l’eau. Tandis que les contrats de délégation de service public arrivent à terme en 2026 ou 2027, le PCF milite pour un passage de l’or bleu en régie publique. « Les tarifs sont plus attractifs pour les usagers et cela permet de réinvestir l’argent dans l’entretien des réseaux plutôt que de rémunérer les actionnaires », argumente Jonathan Level, secrétaire de la section sétoise. François Liberti précise que des rencontres ont déjà eu lieu avec des maires ainsi que des réunions publiques à Mèze, Sète, Frontignan, Balaruc ou Montbazin. Selon l’ancien maire PCF de Sète, la privatisation de l’eau, bien commun, engendre des « errements » en matière de transparence et de facturation de l’ordre de +25%.

    Relier Sète à Mèze en bateau toute l’année

    Seconde proposition inspirée de Montpellier : la gratuité des transports en commun. « Il faut aussi revoir le plan de circulation sur l’agglo. Depuis la fusion, des quartiers sont mal desservis. Et pourquoi ne pas instaurer un transport en bateau sur l’étang pour relier Sète à Mèze toute l’année ? », illustre Jonathan Level. À contre-courant du très contesté parking souterrain de la place Aristide-Briand, le communiste milite pour des parkings de délestage aux entrées de ville avec navettes gratuites afin de « limiter les bouchons ». Une mesure qui va de pair avec un projet d’entrée Est « à repenser vers plus de foncier en faveur des activités économiques ». Enfin, le logement est identifié comme un point noir à Sète. Le secrétaire de section veut lutter contre la spéculation immobilière et pousser à la construction de « logements sociaux et d’habitats à prix accessibles à tous ».