Tag: barrages

  • La ligne très haute tension de Fos en réponse à une forte demande

    La ligne très haute tension de Fos en réponse à une forte demande

    « On est reparti en légère hausse. » Ce jeudi, dans le siège régional de RTE (Réseau de transport d’électricité) à Marseille, Gilles Odone, délégué de RTE en Méditerranée, entend rester « factuel » lors de la présentation du bilan électrique de la région Sud pour l’année passée. « La consommation est de l’ordre de 39,3 TWh [térawattheure, Nldr.], c’est 1,4% de plus qu’en 2024 », campe-t-il. Une consommation à mettre au regard de la production régionale : 17,3 TWh. « On représente un peu moins de 10% de la consommation nationale mais on ne représente que 3,2% de la production nationale », résume Gilles Odone. Lequel rappelle les particularités locales : « La production hydraulique [via les barrages par exemple, Ndlr.] c’est le premier moyen de production de la région (…) environ 40% de l’électricité consommée vient d’en dehors de la région. »

    Un bilan qui amène l’acteur à assurer que « les conditions sont réunies pour accélérer l’électrification ». Comprenez par là, le passage au tout électrique et la décarbonation de l’industrie. Et c’est justement pour ses projections vers l’avenir que l’acteur est attendu au tournant, puisque porteur du projet de construction de ligne très haute tension (THT) de 400 000 volts entre Jonquières (Gard) et Fos-sur-Mer en vue de cette décarbonation. « La ligne THT est aujourd’hui en instruction », élude Gilles Odone, sans rentrer dans les détails. Concrètement, RTE avance un premier chiffre illustrant les exigences à venir : « Les besoins en électricité de l’ensemble de la région sont évalués à environ 4 000 MW [Megawatt, Nldr.] à l’horizon 2030. » Et un autre qui montre aussi l’ampleur des sollicitations : « On a reçu plus de 6 000 MW de demandes de raccordement, c’est l’équivalent de la consommation actuelle de la région. »

    « Même sans Carbon… »

    Cette demande exponentielle s’explique par deux facteurs : « Il y a des besoins diffus, liés à l’électrification du pays : raccordement de bornes électriques, des navires à quai dans les ports, installation de pompes à chaleur… Il y a aussi les industriels, par exemple sur la zone de Fos, qui vont se décarboner, car ils n’ont pas le choix. » Mais la décarbonation sur le pourtour de l’Étang de Berre reste au stade de la lettre d’intention pour l’heure. Et les projets structurants de son électrification sont en suspens, voire pire comme avec l’exemple de l’usine géante de panneaux solaires, Carbon, qui a été abandonnée. « Il n’y en a pas beaucoup qui ont des décisions d’investissements », reconnaît Gilles Odone. Mais pas d’inquiétude du gestionnaire du réseau : « Même sans Carbon, on est au-delà de 6 000 MW de demandes. Nos infrastructures doivent être robustes. » D’autant que géographiquement, c’est bien cette zone qui concentre les besoins à venir : « Sur les 6 000 MW de demandes de raccordement, les deux tiers concernent la zone de Fos-sur-Mer. » Et même dans le pire des scénarios, où l’électrification des industries se ferait a minima, RTE assure qu’un renforcement des infrastructures serait quand même nécessaire : « Il y aura des sujets à résoudre. » Il cite notamment la question de la production hydraulique au regard du changement climatique. Autre argument : Sur les 4 000 MW estimés, environ 20% vient des « besoins diffus » qui sont eux aussi grandissants. En bref : « La structure du réseau très haute tension du Sud-Est n’est plus adaptée à cette hausse des consommations. »

  • Pro D2 : Provence Rugby franchit le barrage briviste

    Pro D2 : Provence Rugby franchit le barrage briviste

    Sous le regard de Fabien Galthié, Provence Rugby a confirmé sa fin de saison dynamique. Le manager de l’équipe de France était venu soutenir son fils, Mathis, le demi de mêlée de Brive. Il a finalement assisté à une démonstration de force des joueurs de Philippe Saint- André.

    Si les Aixois ont concédé le premier essai de la rencontre, alors qu’ils n’étaient que treize sur le pré suite à deux cartons jaunes, ils ont rapidement repris le contrôle grâce à un coup d’accélérateur ponctué d’un essai de Caleb Muntz. Par la suite, il n’y aura plus qu’une équipe à pratiquer un rugby cohérent. Les Aixois récitaient leurs gammes, face à des Corréziens sans inspiration et parant souvent au plus pressé.

    Avec Adrien Lapègue en jambes, Provence Rugby se dirigeait vers une qualification sans trop forcer. L’ailier était privé d’un premier essai en tout début de rencontre. Avant de s’offrir un doublé qui lui permettait d’atteindre la barre des cinquante réalisations sous les couleurs aixoises, et de placer les Provençaux sur la voie royale. Cela malgré un sursaut d’orgueil briviste et deux nouveaux cartons jaunes dans les dernières minutes.

    Cette voie qui passera par Colomiers, vendredi 29 mai, où Provence Rugby jouera sa demi-finale du championnat de Pro D2 chez le deuxième de la phase régulière.

    Provence rugby – Brive 39 – 21 (21 – 7)

    Barrage de Pro D2

    Stade Maurice David

    8 300 spectateurs

    Arbitre : A. Marbot.

    PROVENCE : 5 essais Muntz (19), Latterrade (23), Lapègue (34, 45), Drouet (59), 4 transformations (19, 23, 34, 58) et 2 pénalités (76, 80) Vareiro.

    Avertissements : Bituniyata (6), Tuisue (16), Yemsi (58), Harrison (72).

    BRIVE : 3 essais Tuivaka (17), Gué (68), Fraissenon (74), 3 transformations Shillcock.

    Avertissement : Fraissenon (58).

  • À Aubagne, les militants sur tous les fronts pour faire voter contre la droite et le RN

    À Aubagne, les militants sur tous les fronts pour faire voter contre la droite et le RN

    Près d’un Aubagnais sur deux s’est abstenu, dimanche. Un chiffre que connaissent les militants de la liste Aubagne en commun, notamment Romain, 20 ans, qui affirme : « Ça me travaille car cela représente forcément une réserve de voix, c’est un levier pour le second tour. »

    Un levier d’action contre l’extrême droite

    Inquiet des scores du RN, à 24,9%, et du maire sortant, Gérard Gazay (LR), à 24,8%, Romain considère la mobilisation des abstentionnistes comme « un travail de tous les jours, on tracte, on prend le temps de discuter ». L’enjeu est plus central que jamais, « faire barrage au RN doit être un argument pour aller voter au second tour, c’est un danger imminent », martèle-t-il.

    Sur les marchés ou dans la vie, la mobilisation est permanente. Anne, elle aussi militante, affirme : « C’est quotidien, avec nos proches, qui ne sont pas allés voter. On leur montre les résultats et on leur explique les enjeux. » Elle conclut en s’adressant aux lecteurs : « Je crois qu’un autre Aubagne est possible, mais pour ça, mobilisez-vous et comptons sur nous, citoyens. »

  • Camions bennes et peintres à l’assaut des points de deal

    Camions bennes et peintres à l’assaut des points de deal

    « Voilà un exemple concret de ce qui pourrit la vie des habitants. » Céline Lefléfian, directrice de la police municipale, pointe du doigt les meubles, portes et autres morceaux de tôles qui obligent les voitures à faire du gymkhana pour entrer ou sortir de la cité de la Bricarde (15e). Avec une vingtaine d’agents pour encadrer des peintres, des camions de chantier et la fourrière, elle a organisé une nouvelle opération « grappin ».

    L’idée : améliorer le cadre de vie, apaiser l’espace public là où les réseaux ont installé leurs points de deal tout en jouant un rôle de police de proximité, en complément du volet judiciaire assuré par la police nationale. Un travail de fond entamé en octobre dernier qui s’est accéléré depuis fin 2025, avec des interventions devenues hebdomadaires.

    Un peu plus tôt, à la brigade Nord de la police municipale, instructions ont été données de se positionner sur les trois points de deal recensés. Tandis que les agents à moto tournent pour assurer la sécurisation des lieux, les checks points artisanaux sont démantelés à la main ou avec le fameux « grappin ». Armés de leurs rouleaux, les agents de la Ville et les prestataires fournis par le bailleur, Erilia, enlèvent et repeignent à toute vitesse les tarifs et autres flèches qui emmènent les clients jusqu’à leurs doses. Côté choufs, on ne cache pas son agacement, refusant de répondre à nos questions. Empêchés de poursuivre leur business, les ados, bravaches mais à bonne distance, dégainent les portables et filment.

    Près de 10 tonnes d’encombrants ramassés

    Parpaings, chariots de supermarché, barils, barrières, canapés ou encore frigos : près de 10 tonnes d’encombrants ont été retirées depuis le début de ces opérations et près d’un kilo de produits stupéfiants retrouvés, précise Céline Lefléfian. Et si la fourrière se charge des « véhicules ventouses », c’est aussi parce qu’ils peuvent constituer des caches. « Certains, volés, ont aussi servi à des braquages, mais surtout, ils gênent les gens qui rentrent chez eux », ajoute-t-elle.

    Comme cette habitante, qui vit là depuis 25 ans et a vu la situation se dégrader. « Avant ici, il y avait un champ de lavande, des arbres, des oiseaux, des aires de jeux pour les enfants », se souvient-elle. Et puis il y a eu « plusieurs agressions », et si la police « est souvent là, il faut le reconnaître, ce ne sera jamais assez », estime-t-elle. « On paie notre loyer, mais pour rentrer chez soi, il faut faire des zigzags » et « le soir ici, c’est barbecue, tout brûle », décrit-elle. Désabusée, elle prévient : « Dès que la police sera partie, ils vont revenir. » Un peu plus loin, tout en réparant leur voiture, deux mécanos amateurs commentent l’action de la municipale. « C’est bien, mais ici depuis le biberon, ils crient araaaaah, et après à 14 ans, ils quittent l’école, que voulez-vous, quand vous n’avez connu que ça… », déplore l’un d’entre eux, à la retraite, qui a habité à la Bricarde durant 45 ans.

    Ce jour-là, 350 m2 de tags ont été effacés, 3,5 tonnes d’encombrants retirées, trois voitures mises en fourrière, dont une épave brûlée. Des quantités qui s’amenuisent d’intervention en intervention, assure Céline Lefléfian, signe pour elle que le travail porte ses fruits. « On reviendra autant de fois qu’il le faudra. C’est une guerre psychologique », promet-elle, nullement découragée.

  • Vaucluse : l’aménageur du Rhône presse une relance du renouvelable

    Vaucluse : l’aménageur du Rhône presse une relance du renouvelable

    La pluie et le beau temps constituent le quotidien et le modèle économique de la CNR, premier producteur français d’énergie renouvelable. Mais l’expression reflète aussi l’état d’esprit actuel de l’entreprise.

    Lors des vœux de l’aménageur du Rhône, tenus ce jeudi 29 janvier à Avignon, dans le Palais des Papes, Laurence Borie-Bancel, présidente du Directoire de la CNR, a d’abord souhaité revenir sur une « année 2025 contrastée car marquée par l’instabilité institutionnelle et politique qui nous impacte ».

    La structure se félicite d’avoir produit près de 15 TWh d’électricité renouvelable, dont 13,2 TWh d’hydroélectricité, le reste provenant de l’éolien et du solaire, « soit l’équivalent de 6,4 millions de personnes alimentées », précise la présidente. Elle regrette toutefois « l’absence de feuille de route énergétique ». Selon elle, si « l’hydroélectricité bénéficie d’un consensus sur sa place centrale dans le mix électrique français, ce n’est plus le cas de l’éolien et du solaire ». Deux filiales de la CNR exploitent ces énergies : Vensolair et Solarhona.

    Transport fluvial

    Convaincue que « la décarbonation et la souveraineté passeront par l’électrification », la dirigeante évoque des projets majeurs lancés o ou en passe de l’être, notamment en Vaucluse. Avec, par exemple, la volonté de doubler le déploiement de l’éolien et du photovoltaïque d’ici 2030 pour atteindre 2 000 MW. La construction d’une « petite » centrale hydroélectrique va également bientôt démarrer à Caderousse.

    L’un des points les plus attendus reste toutefois l’examen de la proposition de loi sur l’hydroélectricité à l’Assemblée nationale. Déposée par la députée socialiste Marie-Noëlle Battistel, elle sera discutée en séance ce mardi 3 février. Le texte vise à permettre la mise en concurrence des concessions de barrages, propriétés de l’État, que celui-ci refuse pour l’instant, malgré les exigences de la Commission européenne. Il prévoit également d’ouvrir davantage le marché de l’hydroélectricité.

    La présidente de la CNR n’a par ailleurs pas évoqué uniquement des projets énergétiques. Le démarrage des travaux à l’écluse à grand gabarit de Bollène, où le doublement des portes est programmé, en témoigne. Ces travaux, échelonnés sur six ans, « permettront de fiabiliser le transport fluvial », indique la CNR. Une opération similaire est prévue à Châteauneuf-du-Rhône. L’investissement total est estimé à 90 millions d’euros.

    Parallèlement, la structure ambitionne de doubler le fret fluvial et ferroviaire sur le Rhône à l’horizon 2035, tout en favorisant l’implantation d’entreprises.

  • [Bloquons tout] La journée de mercredi en Provence et en Occitanie

    [Bloquons tout] La journée de mercredi en Provence et en Occitanie

    D’Arles à Toulon en passant par Avignon, plusieurs collectifs citoyens ont tenu des actions. Si les appels à la mobilisation portent sur des formes d’actions protéiformes, mêlant blocage de rond-point, refus de paiements bancaires, manifestations sauvages ou grève, reste que les partis politiques de gauche (PCF, LFI, PS ou EELV) ont apporté leur soutien au mouvement. Tout comme la CGT, au niveau confédéral, et Solidaires, avec moults syndicats qui ont déposé des préavis pour une grève ce jour. En bref, une effervescence sociale pour imposer d’autres choix.

    A la mi journée, la préfecture de police des Bouches-du-Rhône fait état de 10 interpellations dont 2 à Arles, 8 à Marseille. Les motifs sont des faits de violence sur des personnes dépositaires de l’autorité publique, rébellion, jet de projectile, vol, incendie et feu de poubelle. Le bilan n’est pas définitif.

    Mercredi soir à Marseille, une assemblée générale de plusieurs heures des membres de Bloquons Tout Marseille, s’est tenue devant le kiosque à musique des réformés. Une mobilisation devant le commissariat de Noailles pour soutenir les manifestants interpellés dans la journée a été organisée. Les manifestants chantent « siamo tutti antifascisti » et « libérez nos camarades » devant le lieu sous bonne garde policière. Par ailleurs, l’assemblée générale a voté le fait de libérer la place des réformés dans la soirée et prévoit une nouvelle mobilisation ce samedi ainsi qu’une participation à la journée d’action et de grève du 18 septembre prochain. Les participants prévoient de nouvelles assemblées dans les jours à venir.

    La préfecture du Vaucluse recense plusieurs rassemblements dans le département : « Dans le secteur de Réalpanier entre Avignon et le Pontet, devant les lycées Frédéric Mistral et Théodore Aubanel à Avignon, à Pertuis et à Carpentras notamment. L’intervention de la police nationale a évité le blocage et assuré le bon fonctionnement des lycées d’Avignon, tandis que la gendarmerie a interpellé un individu à Réalpanier pour rébellion.»

    Marseille, Martigues, Aix-en-Provence, Avignon, Montpellier, Alès, la rue a répondu présente au mot d’ordre « Bloquons tout».

    A Montpellier dans l’Hérault :

    Dans le Gard :

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