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  • Aurore Bergé et le Centre hospitalier de Toulon signent une convention pour faciliter les dépôts de plainte des femmes victimes de violences

    Aurore Bergé et le Centre hospitalier de Toulon signent une convention pour faciliter les dépôts de plainte des femmes victimes de violences

    Aurore Bergé poursuit son tour de la région. En visite à Avignon, pour l’inauguration des nouveaux locaux dédiés à l’accueil des femmes victimes de violences, puis à Briançon, pour celle d’un banc symbolique contre les violences faites aux femmes, jeudi, la ministre déléguée à l’Égalité homme-femme était à Toulon, vendredi après-midi. Plus précisément à l’hôpital Sainte-Musse, pour découvrir le parcours patients dédié aux violences intrafamiliales.

    Première étape : la Maison des femmes. Depuis sa création en 2024, ce dispositif dédié à l’accueil, l’évaluation des besoins et l’orientation des victimes de violence, a déjà accueilli plus de 330 patientes. Il participe aussi à la diffusion des bonnes pratiques en milieu hospitalier, avec plus de 300 membres du personnel – médical comme administratif – formés, et mène son action en lien avec d’autres structures, telles que le Centre d’information sur les droits des femmes et des familles du Var (CIDFF 83), qui apporte un soutien juridique.

    Il sera possible de déposer plainte à l’hôpital

    Sur l’aspect médical, les services d’urgences gynécologiques et obstétricales incarnent un lieu déterminant pour les cas de violences sexuelles. Là aussi, le personnel est formé pour repérer et prendre en charge les victimes, reçues ensuite par un référent violence.

    Le volet juridique, lui, est assuré par l’Unité d’accueil médico-judiciaire (UAMJ) et l’Unité d’accueil pédiatrique enfants en danger (Uaped). Lancées en 2023, elles accueillent des victimes de violences mineures et majeures engagées dans une procédure judiciaire à travers une prise en charge globale (médico-psychologique, médico-légale et judiciaire), en regroupant tous les acteurs concernés (médical, police, gendarmerie, justice, services sociaux).

    Tout l’esprit de la nouvelle convention signée, ce vendredi, par la ministre, la direction du centre hospitalier de Toulon-La Seyne (CHITS) et les services de police et de gendarmerie. Celle-ci va plus loin puisqu’elle permettra désormais les prises de plaintes de femmes victimes de violences au sein des hôpitaux de Toulon, La Seyne et de Hyères. Celles-ci n’auront plus à se déplacer : c’est un agent qui viendra directement à l’hôpital.

    Une avancée qui a pour but « d’éviter que la victime ne revienne en arrière sur la décision courageuse de déposer plainte et donc de quitter de manière définitive le conjoint violent », affirme Aurore Bergé. Mais il ne s’agit pas pour autant d’un couteau sous la gorge. La convention permet désormais aux victimes de conserver les procès-verbaux de leurs examens médicaux pendant trois ans. « C’est important parce que la parole met parfois du temps à se libérer », appuie Aurore Bergé.

    Sur la formation des policiers et gendarmes, et alors que le principal suspect du meurtre de la jeune Lyhanna, ciblé par une plainte pour viol sur mineur en août 2025, n’avait jamais été interrogé dans ce dossier par les enquêteurs (lire page 20), la ministre assure que « celle-ci existe, avec un guide d’entretien pour prendre la plainte », celles pour violences sexuelles demeurant « prioritaires sur tout autre motif quand on vient au commissariat ». Mais il faudra aller plus loin eu égard à l’évolution de la « définition pénale du viol, avec l’intégration de la notion de non-consentement, la question de la soumission chimique… »

    L’objectif est désormais d’étendre ce type de convention à « 100% des hôpitaux », indique Aurore Bergé. Avec, espère-t-on, un effet rapide. Rappelons que moins d’une femme sur cinq ose déposer plainte pour violence conjugale, et que 63 ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint depuis le début de l’année.

  • La ministre Aurore Bergé s’est rendue à Briançon pour échanger

    La ministre Aurore Bergé s’est rendue à Briançon pour échanger

    « C’est vrai que ce banc interpelle, mais c’est justement sa vocation, car je crois que le fléau principal dans notre société, c’est le risque de l’indifférence, c’est de se dire que finalement, tout cela n’est pas notre affaire. » La levée du vent et de la pluie, en cette fin de journée de jeudi, n’a pas empêché la ministre Aurore Bergé de venir inaugurer un banc dédié aux violences faites aux femmes, au parc Jean-Rousson de Briançon, ce jeudi soir.

    Une visite pour combattre l’indifférence face à ces violences, dont les femmes continuent de souffrir et de mourir : déjà 63 d’entre elles ont été victimes d’un féminicide depuis le début de l’année, selon le collectif NousToutes. « Le véritable sujet est là, toute la société doit s’en emparer et se sentir concernée, tant que l’on pensera que c’est une affaire de couple, de famille, privée, la société ne sera pas au rendez-vous », a souligné Aurore Bergé, tout en rappelant le travail essentiel et quotidien déjà effectué par les forces de l’ordre, les magistrats, les soignants et les travailleurs sociaux dans ce domaine.

    Visite à la Maison des Femmes

    Pour mettre en lumière le travail de celles et ceux qui s’engagent contre ces violences, la ministre s’est rendue auparavant à la Maison régionale, un lieu d’accueil, d’écoute et d’accompagnement destiné aux femmes rencontrant des difficultés personnelles, sociales ou familiales, notamment celles victimes de violences. Une structure mise en place en décembre 2025. Sur place, elle a échangé avec l’équipe du CIDFF, le Centre d’information sur les droits des femmes et des familles, qui gère le lieu. Depuis décembre, plus de 300 femmes ont été accompagnées par les équipes du CIDFF.

    Le déplacement d’Aurore Bergé se poursuit ce vendredi matin avec la signature, à l’hôpital de Briançon, d’une charte permettant de recueillir les preuves en cas de violences sexistes au sein des établissements hospitaliers du département.

  • Aurore Bergé au chevet des femmes victimes de violences

    Aurore Bergé au chevet des femmes victimes de violences

    Avenue Monclar à Avignon, à gauche de la petite cour où se trouvent la maison commune Ouest et un commissariat de police, un nouveau venu a reçu la visite de la ministre déléguée chargée de l’Égalité femmes-hommes Aurore Bergé (Ren), à savoir l’Association pour l’hébergement, l’accueil et la réinsertion en Provence (Aharp).

    Une visite pour inaugurer ces nouveaux locaux, mis à disposition par la mairie d’Avignon, qui vont permettre à la structure un meilleur accueil des femmes victimes de violences conjugales, sexuelles ou psychologiques. « On se trouvait avant au dernier étage d’un immeuble sans ascenseur. C’était impossible de venir pour une femme à mobilité réduite, par exemple. Là, on a un ascenseur », se réjouit le directeur de l’Aharp, Benoît Filist. La proximité avec les services de la mairie et du commissariat est également un autre avantage.

    Cela fait désormais un mois que la structure peut accueillir les femmes dans ce bâtiment. Un accueil qui est la première étape d’un parcours. Sur place, des assistantes sociales ou encore des psychologues conseillent les personnes qui se rendent dans l’enceinte. « Chaque femme peut trouver une réponse adaptée à sa situation. Les réponses aux violences faites aux femmes gagnent en efficacité lorsqu’elles reposent sur la coopération, la complémentarité et la mobilisation collective », témoigne Sylvie Martin, coprésidente de l’Aharp. Les femmes peuvent ensuite être orientées vers l’un des 26 appartements, dont les adresses sont confidentielles.

    Nouveaux dispositifs

    En fin de visite, la présidente de la structure associative a tenu à rappeler « que derrière chaque statistique se trouvent des visages, des histoires, des enfants parfois, malheureusement, et des femmes qui trouvent le courage de demander de l’aide après des mois et souvent des années de souffrance ».

    L’occasion pour la ministre macroniste de rappeler différentes évolutions que son gouvernement souhaite mener face aux violences et aux féminicides qui ne diminuent pas. En 2026, 43 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-compagnon en France. La moitié de ces actes surviennent au moment de la séparation.

    Est évoquée comme nouveauté de ces dernières années la possibilité de porter plainte directement dans les hôpitaux. La ministre mentionne aussi sa volonté de mettre en place en Vaucluse « d’ici l’automne » le « pack nouveau départ », déjà expérimenté dans les Bouches-du-Rhône. Ce système met en collaboration la CAF et les services de l’État pour un accompagnement financier des femmes quittant un foyer en raison de violences. Pour autant, Aurore Bergé estime qu’il « est difficile d’identifier » ce qui ne marche pas, les chiffres ne baissant pas malgré les efforts. « Une femme victime de violences, c’est notre affaire aussi à nous. Et donc que les tiers réagissent, que les témoins, que les voisins, que les collègues, que les amis, que les membres de la famille ne se disent pas “ça va s’arranger” ou “ça ne me regarde pas”, ça nous regarde. Et si on arrive à changer cette culture-là, une culture très profondément ancrée, alors là, on arrivera à gagner sur la question des violences », conclut-elle.

    Infos et contact sur Aharp.fr ou au 07.50.15.00.53 ou au 30 rue Monclar, Avignon

    La ministre à Toulon vendredi

    La ministre poursuit ses visites dans la région à Toulon cet après-midi, elle se rendra à l’hôpital de Sainte-Musse où sera signée une convention permettant aux femmes victimes de violences de déposer plainte directement à l’hôpital ou de recueillir des preuves médico-légales sans dépôt de plainte immédiat. Un entretien avec Josée Massi, la maire (SE) de Toulon est également prévu.

  • Maires et associations main dans la main pour protéger les femmes battues

    Maires et associations main dans la main pour protéger les femmes battues

    L’aide à l’hébergement et au logement pour les victimes de violences « n’est pas nouveau sur le territoire » campe Anne-Sophie, de l’association Solidarité Femmes 13 (SF13). Depuis 50 ans, l’association œuvre sur l’ensemble du département, à travers trois antennes – Marseille, Aix et Istres – et 12 permanences pour être au plus près des besoins des femmes et enfants du territoire. Sans oublier les hébergements disséminés sur toutes les Bouches-du-Rhône : Marseille, Istres, Port-de-Bouc, etc.

    Un accompagnement social qui n’aurait jamais pu se faire « sans l’aide des services publics », souligne la salariée de SF13. Subventions de l’État principalement, mais aussi des collectivités locales, « nous bénéficions d’engagements locaux assez puissants – Région, Département, Villes, sans lesquels nous ne pourrions aujourd’hui pas nous déployer », reconnaît-elle. Depuis 50 ans que l’association existe, la coordination entre associations et politiques publiques est « primordiale ». « Autant nous avons besoin du soutien financier et institutionnel des acteurs politiques du territoire, autant la réalité du terrain que nous recensons leur est essentielle pour développer des services publics cohérents. C’est un lien que nous devons conserver, si ce n’est renforcer », détaille Anne-Sophie.

    Un dispositif innovant

    et inédit

    « L’objectif est de poursuivre son développement, compléter l’offre, et la créer lorsqu’il n’y en a pas » poursuit-elle. Le nouveau projet qui sera révélé le 4 juin est un dispositif innovant et inédit, alliant les pouvoirs publics, la sphère privée et notre association : « nous n’avions jamais mis en place un projet d’une telle ampleur », confie la salariée de l’association SF13.

    Un pari que Marie Batoux, déléguée à l’égalité des genres de la ville de Marseille applaudit : « Le programme est intéressant car il permettra de structurer sur le territoire, des solutions pour aider les femmes victimes de violences en précarité ou en tout cas, soumises à des conditions qui ne leur permettent pas de se protéger. »

    L’aide au logement pour les victimes de violences n’est pas nouvelle sur le territoire marseillais. Marie Batoux s’en souvient bien. « Pendant la Covid-19, nous avons soutenu l’auberge marseillaise, un lieu refuge initié par neuf associations dans l’ancienne Auberge de Jeunesse Bonneveine (8e) », rappelle l’élue.

    Le dispositif de la Cepac et de SF13 s’inscrit d’ailleurs dans cette « réflexion menée par de la ville », apprécie Marie Batoux. Un maillage entre les institutions politiques est associatives qu’elle juge nécessaire : « Nous sommes face à un problème de société patriarcal. Nous, élus et acteurs politiques, devons répondre à ce problème local, en proposant des ressources. Incarner ce que doit être la Ville de Marseille, une entité protectrice du public vulnérable, en travaillant avec des experts de la question comme Solidarité femmes 13 », conclut-elle.