Tag: Auriol

  • Festi’femmes ou le rire conjugué au féminin pluriel à Auriol

    Festi’femmes ou le rire conjugué au féminin pluriel à Auriol

    « Je suis dans l’humour depuis trente-six ans », revendique, avec drôlerie, Eliane Zayan. Fondatrice, en 1993, de Quai du rire, à Marseille, elle a créé Festi’femmes, festival accueilli depuis quatre éditions à Auriol. Véronique Miquelly, la maire (DVD) a souligné combien ce rendez-vous avait du sens « dans une commune dirigée par les femmes depuis plus de cinquante ans ».

    Sosie d’Amy Winehouse

    Eliane Zayan, qui dit avoir découvert de jeunes talents comme Nicole Ferroni ou Élodie Poux, a très tôt souhaité, « alors que l’humour au féminin était décrié, le mettre à l’honneur, non pas pour être dans le féminisme, mais le féminin ».

    Festi’femmes accueillera, en deuxième partie, le spectacle Les Imitatueurs. Emma Gattuso et Thibaud Choplin, remarqués en 2022 au festival d’Avignon par Régis Mailhot, s’affrontent dans un show politique, au cours duquel ils imitent une soixantaine de voix. Juste avant, Festi’femmes donnera à découvrir diverses artistes. Charlotte Ferrato, dont Mère et Fils Thérapie a atteint 3 millions de vues sur Instagram ; Z’elle, peintre performeuse ; Emma Gattuso Sandy, « sosie officielle de Amy Winehouse », prêtera sa voix à la chanteuse britannique. Pour Sandy, « Amy était quelqu’un de passionné, libre, hypersensible. Moi, je suis comme ça, une tête brûlée de la passion. J’ai aussi des démons, mais je les exorcise autrement que par la drogue et l’alcool ». Vêtue d’un sweat rouge, Marguerite Gauthier a de la vivacité tant dans la voix que dans ses propos. « Marguerite Gauthier est une amoureuse. Elle aime la vie. C’est quelqu’un que j’aime beaucoup. Elle est sans filtre, comme la cafetière. Elle a créé une méthode pour produire du bonheur à volonté », promet la comédienne. Une excellente raison d’aller à Festi’femmes, non ?

  • Auriol en commun veut maîtriser le développement de la commune

    Auriol en commun veut maîtriser le développement de la commune

    « À Auriol on paie chaque jour l’incohérence totale de l’aménagement du territoire », observe un homme dans le public.

    Il s’agit de Thierry Fabre, un des 33 colistiers de la liste Auriol en commun. Celle-ci, emmenée par André-Pierre Dufresne, 35 ans, se retrouve « autour des valeurs républicaines et laïques qui feront d’Auriol une ville citoyenne, solidaire et durable ». Un peu avant, Bruno Mathieu, également sur la liste, a lui aussi constaté : « Auriol s’est développée trop rapidement, sans cohérence. Des quartiers se sentent déconnectés. » Aujourd’hui ville de 14 000 habitants, Auriol en comptait 9 005 en 2000, et 3 000 en 1968. « Il faut arriver à conjuguer vitalité économique et maîtrise de l’urbanisme », a-t-il prôné. L’équipe s’engage à « sensibiliser les habitants à la fragilité de la ressource en eau, réduire les fuites sur les réseaux. » Pour « l’Huveaune, nous souhaitons entretenir, curer le réseau pluvial, et éviter que la rivière ne s’assèche l’été ».

    Tarification sociale

    À ce respect de l’environnement, s’ajoute l’impératif social. C’est un des chevaux de bataille de Pascale Fréchet. Dans une commune où il y avait 9% de chômeurs en 2023, où vivent « 550 familles monoparentales », la liste citoyenne de sensibilité progressiste veut par exemple instaurer « une tarification sociale pour la cantine, l’accès à la culture. Nous voudrions créer un centre municipal de santé, car Auriol compte 10 médecins, il en faudrait 17 pour une ville comme la nôtre. » L’équipe entend augmenter le nombre de logements sociaux, mettre en place des « loyers solidaires ». « Il faut renforcer le rôle du centre communal d’action sociale et ses moyens », poursuit la colistière. Auriol en commun veut également mettre les crèches en régie publique. La liste prévoit de nouveaux équipements sportifs. Elle veut agir dans le sens d’un accès à la culture « égal et égalitaire ». Elle envisage « une bibliothèque itinérante ». Mais aussi « un grand festival qui mette en valeur notre patrimoine exceptionnel », a détaillé Jean-Philippe Gros, colistier. La jeunesse sera placée « au cœur de nos projets », a-t-il également promis.

  • [Spectacle] Un voyage à travers l’histoire des femmes et de leurs droits

    [Spectacle] Un voyage à travers l’histoire des femmes et de leurs droits

    « Plus qu’un spectacle féministe, nous avons voulu faire un spectacle humaniste », assure Lydie Belmonte.

    Née à Marseille, dans une famille d’origine arménienne – ses grands-parents ont survécu au génocide –, Lydie Belmonte, en plus d’être historienne, est autrice, interprète de jazz, actrice, danseuse. Sacrées F’Ames* est un spectacle qu’elle a écrit, mis en scène et qu’elle interprète avec Alina Jamgotchian, Nicole Moreno et Lady Lou, danseuses et chorégraphes, accompagnée par trois musiciens, José Assa (piano), Rémy Chaillan (batterie), Franck Blanchard (contrebasse). Le spectacle est composé de douze tableaux qui campent douze archétypes féminins. Créé en 2021 à Marseille, Sacrées’F’Ames a été joué au festival Off d’Avignon, l’été dernier.

    « J’évoque la déesse, la mère, la femme et le cycle de la lune, la jeune fille, la femme amoureuse, la femme de pouvoir, la sorcière, la sainte, la femme de lettres, la femme mariée, la séductrice, la fille de joie, la femme emprisonnée, la femme libre, la guerrière », retrace Lydie Belmonte. Le spectacle aborde la transmission des droits des femmes et la lutte contre les violences qui leur sont faites, tout en conservant une dimension sensible, poétique et parfois pédagogique.

    Hommage à Joséphine Baker

    L’autrice s’appuie sur l’histoire de femmes qui ont marqué leur époque. Par exemple Hildegarde de Bingen (XIIe siècle), thérapeute, médecin, poétesse, compositrice. Ou Suzanne Valadon, d’abord modèle pour des peintres comme Renoir, Puvis de Chavanne, et qui deviendra peintre. Mais aussi Joséphine Baker, Mélinée Manouchian… Dans Sacrées F’Ames, Lydie Belmonte incarne ces différents « visages » de la femme, par le jeu, le chant et la danse, entourée de danseuses.

    Elle-même marquée par une histoire douloureuse, Lydie Belmonte confie : « à travers ce spectacle, je voulais honorer le combat au quotidien de toutes ces courageuses et leur donner peut-être un peu d’espoir. Malgré le temps et l’espace, il existe une sororité. J’aime bien ce terme. Ce spectacle rend hommage aux porteuses de l’humanité, à toutes les guerrières d’hier et d’aujourd’hui, connues ou inconnues, ici et ailleurs, qui se sont battues, et se battent toujours, pour leur liberté, leur indépendance, leurs droits civiques, économiques et leur droit d’exister. » Elle continue : « “Sacrées F’Ames” vise aussi à dénoncer cette violence physique et psychologique des hommes à l’encontre des femmes. »

    Lydie Belmonte a dédié Sacrées F’Ames à la soldate Anush Apétyan. Cette mère de trois enfants, militaire dans l’armée arménienne, a été capturée en 2022 près de Djermuk par les Azéris, et torturée à mort. Les tortionnaires ont diffusé les images de leurs actes barbares sur les réseaux sociaux…

    * À 20h30, 200 rue Jean-Ferrat. Tarif : 15 euros. Détails au 04.84.83.07.43.

  • Une association toujours engagée pour les Ukrainiens à Auriol

    Une association toujours engagée pour les Ukrainiens à Auriol

    Ce rassemblement à l’occasion des 4 ans de l’invasion russe en Ukraine, en présence de diverses structures, sera ponctué de discours rappelant la situation des civils, qui s’aggrave face aux coupures de courant constantes et au manque de chauffage. « Une grande partie de la diaspora ukrainienne de Marseille sera présente », explique Marc Castelli, président du collectif Solidarité Ukraine Auriol.

    La situation est d’autant plus alarmante qu’aujourd’hui, « l’Ukraine a perdu plus de la moitié de sa capacité de production d’énergie et 80% du pays a été touché par des coupures de courant. Cette situation s’inscrit dans un contexte hivernal où les températures sont descendues en dessous de -15 °C », détaille Amnesty International dans son enquête sur la situation des civils dans le pays, parue le 10 février 2026.

    Face à ce constat, l’association Solidarité Ukraine Auriol s’est mobilisée pour envoyer trois générateurs. Arrivés ce lundi dans l’Est de l’Ukraine, « ils permettront de chauffer et de fournir de l’électricité à des centres de soins, des maternités ou encore des groupes de quelques maisons », confie le président de l’association. Marc Castelli explique que la stratégie russe a évolué : « Ils bombardent les infrastructures énergétiques pour démoraliser la population afin qu’elle se retourne contre le gouvernement ukrainien. Mais, encore une fois, le Kremlin se trompe, comme il l’a toujours fait sur ce pays. »

    Des civils qui souffrent du froid

    Adrian Prokip, directeur du programme d’énergie au Ukrainian Institute of Future, dénonce : « Geler les Ukrainiens fait partie de la stratégie militaire des Russes. » Le président de l’association rappelle que même Kiev est particulièrement touchée. « Je fais chauffer de l’eau dans une tasse sur un poêle au kérosène, je remplis deux bouteilles, l’une que je place sous mes pieds et l’autre dans mes mains, pour ne pas être gelée. Et nous dormons tous habillés… Tout ce que nous avons, nous le portons pour dormir », confie pour Amnesty International Svitlana, retraitée vivant à Kiev.

    Marc Capelli ajoute : « On a été galvanisés par le fait que l’ambulance de soins dentaires qu’on a envoyée se révèle extrêmement utile pour les civils ukrainiens. On arrive à faire des choses qu’on n’imaginait même pas au départ. » En août dernier, l’association et ses partenaires ont acheté et aménagé ce véhicule spécialisé. « On a acheté l’ambulance et on l’a transformée en unité de soins dentaires mobile. » L’association a reçu une nouvelle demande pour la création d’une seconde ambulance, qu’elle compte honorer au plus vite. « On va aussi récupérer tout un cabinet gynécologique, donc il est probable qu’on fasse une unité gynécologique mobile », conclut le président.

    Rassemblement à partir de 18h devant la mairie de Marseille

  • La liste progressiste Auriol en commun veut façonner une commune « sociale et solidaire »

    La liste progressiste Auriol en commun veut façonner une commune « sociale et solidaire »

    On propose aux Auriolais une alternative, une autre vision de la politique que celle de la municipalité actuelle : par et pour les Auriolais », synthétise André-Pierre Dufresne. Auriolais d’adoption, cadre en recherche et développement dans le médical, l’homme de 35 ans, qui est aussi délégué syndical CGT, est la tête de liste de Auriol en commun. Cette dernière, composée à 85% de citoyens, a été déposée mardi en préfecture. En deuxième position sur la liste, Pascale Frechet-Fabre, retraitée de l’enseignement professionnel, souligne : « On a construit notre programme en écoutant les gens. » Dans cette ville de près de 14 000 habitants, dont la maire est Véronique Miquelly (DVD), candidate à sa réélection, et où le RN a également un candidat, Kévin Rahou ; Auriol en commun veut faire d’Auriol « une commune sociale et solidaire », énonce Pascale Fréchet-Fabre.

    « Urbanisme maîtrisé »

    Dans une commune où « le social a été négligé, nous voulons redonner une place centrale au Centre communal d’action sociale, pour aider les personnes les plus fragiles. Nous porterons une tarification sociale pour la cantine, les activités sportives et culturelles », développe la numéro 2 de la liste. Alors que l’eau dans la commune fait l’objet d’une délégation de service public (DSP) à la société privée Saur, qui se termine à la fin de l’année ; Auriol en commun veut instaurer une gestion publique de l’eau. « Avec les 30 premiers mètres cubes presque gratuits. C’est un acte social envers les gens », défend la tête de liste. En matière de logement, Auriol en commun « s’engage à agir » alors qu’une quarantaine de maisons « sont classées en péril à Auriol. Il y a beaucoup de logements vétustes. Nous voulons créer un centre d’hébergement d’urgence pour que lorsque les gens sont évacués d’un logement en péril, ils aient un lieu. Nous créerons aussi un lieu pour mettre à l’abri les femmes victimes de violences intrafamiliales », évoquent les colistiers. Auriol en commun souhaite « mettre fin à la bétonisation » à tout va de l’équipe en place, pour aller vers « un urbanisme maîtrisé ». Auriol en commun entend utiliser des outils de démocratie participative, tels qu’un « conseil citoyen, un référendum municipal », illustre Guy Barbaroux, retraité et élu d’opposition sortant.