Tag: Atsem

  • Martigues : une charte lie agents et profs en maternelle

    Martigues : une charte lie agents et profs en maternelle

    « Le travail conjoint constitue un pilier de la sécurité affective et matérielle des enfants et des adultes » fréquentant les écoles maternelles de Martigues, selon le maire (PCF), Gaby Charroux. Une vision qui conduit l’assemblée d’une partie des agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (Atsem) de la Ville à entamer une démarche de co-écriture d’une charte de collaboration, ce mercredi matin, salle Dufy.

    L’idée de cette charte est de « formaliser le travail complémentaire des Atsem et des enseignants au sein de l’école », d’après Estelle Vidal, du service enfance famille de la Ville, notamment pour clarifier les missions de chacun. Avec 72 classes de maternelles et 67 Atsem, le travail s’étend sur un an pour déboucher sur une mise en application de la future charte à la rentrée 2027.

    Un outil de référence

    Cette future charte « n’est pas un document administratif de plus sur le bureau, mais un outil de référence utile et vivant qui fixe des principes de respect, d’écoute et de reconnaissance », selon Nicolas Bouland, inspecteur de l’Éducation nationale représentant la direction académique. C’est dans ce sens aussi que Gaby Charroux insiste sur « le partenariat étroit et constant de la Ville avec l’éducation nationale » pour « garantir le cadre bienveillant et adapté aux besoins de chaque enfant ».

    Une collaboration à deux étages, dans la classe et les institutions, fruit d’une « spécificité de l’école maternelle française d’avoir deux agents de deux employeurs différents », note Thierry Vasse, vice-président de l’Association nationale des directeurs et des cadres de l’éducation, des villes et collectivités territoriales (Andev). Ex-directeur d’école, inspecteur et directeur général adjoint d’une collectivité, ce dernier est revenu sur l’histoire de la profession, débouchant en 2018 sur l’« appartenance à la communauté éducative » des Atsem et de « l’institutionnalisation du dialogue avec les parents ». Une montée en compétences qui s’accompagne de responsabilités à réglementer en bonne intelligence.

  • [Grand entretien] Marie Nikichine : « Les idées du RN sont à l’opposé de nos valeurs »

    [Grand entretien] Marie Nikichine : « Les idées du RN sont à l’opposé de nos valeurs »

    PARCOURS

    La Marseillaise : Qu’est-ce qui explique votre engagement ?

    Marie Nikichine : Je suis bibliothécaire à Paul Valéry et mère de 4 enfants. J’ai mis du temps à comprendre le rôle que pouvaient avoir les parents d’élèves. C’est d’ailleurs sur un malentendu que je me suis retrouvée élue dans un conseil d’école. Quand mon premier enfant est entré au collège Fontcarrade à Montpellier, j’ai découvert la FCPE et un cadre plus réglementaire pour agir. J’ai compris que la FCPE offrait des clés de compréhension sur un fonctionnement pas facile à lire pour les parents. En 2023, où j’étais administratrice à la FCPE, je m’étais engagée dans un collectif de soutien à une famille arménienne en difficulté à l’école Paul-Langevin. Je préside la FCPE depuis juin 2025.

    VALEURS VS EXTRÊME DROITE

    La FCPE a décidé de se protéger des tentatives d’infiltration de l’extrême droite…

    M.N. : C’est déjà arrivé notamment à Aniane. Il y a une confusion entre la FCPE, association d’utilité publique, et le fait d’être représentant de parents d’élèves. Tout le monde peut adhérer chez nous mais la FCPE a des valeurs. On ne signe pas avec son sang mais quand on veut s’investir il faut s’accorder sur l’école émancipatrice, respectueuse des enfants, où les parents ont leur place dans un principe de coéducation, avec une bienveillance vis-à-vis des intérêts supérieurs des élèves. Quand vous lisez le programme du RN, on est complètement à l’opposé. Il est normal qu’il y ait un trouble si un représentant s’affiche comme RN. Du coup, on travaille sur un cadre déontologique. C’est un jeu d’équilibriste. Est-ce qu’être intolérant à l’intolérance c’est être intolérant ? Disons qu’on n’est pas censé utiliser l’image de la FCPE dans un cadre politique. On est vigilant quel que soit le parti pour des candidatures aux municipales.

    Le programme Evars (Éducation à la vie affective et sexuelle)
    est-il satisfaisant ?

    M.N. : On s’est réjoui du fait que l’enseignement est devenu un vrai programme (d’éducation à la vie affective, relationnelle et à la sexualité) pour être sûr que les heures soient faites. Il y a eu beaucoup de confusion avec des entreprises de désinformation portées par le Syndicat de la famille (proche de l’extrême droite). Ils s’attaquent quasiment au programme de SVT, il ne faudrait pas parler de la reproduction. À Castelnau ou Saint-Jean-de-Védas, des affiches ont été placardées pour dénigrer le dispositif que l’on soutient à la FCPE.

    HARCÈLEMENT SCOLAIRE ET FORMATION

    La Marseillaise : L’Éducation nationale met-elle les moyens pour lutter contre le harcèlement/cyberharcèlement scolaire ?

    M.N : Le protocole « Phare », qui offre un canal d’échanges, a fait la différence. Les établissements s’en emparent, il y a des réussites, on a progressé au moins pour entamer les choses. C’est pris au sérieux, on a des interlocuteurs au rectorat. On est aussi sollicités sur des cas plus complexes. Le cyberharcèlement est devenu un fait de société avec les groupes de discussions. Il y a un travail conjoint sur le danger des écrans. Personne ne fait l’autruche. En revanche, on est plus désarmés sur des relations problématiques entre enseignants et élèves avec un rapport de force défavorable à l’élève dont la parole n’est pas toujours évidente à faire entendre. Des parents ont peur de représailles, d’aggraver la situation.

    La formation accélérée des enseignants pour contrer la crise des vocations est-elle satisfaisante (Bac+3) ?

    M.N : On en est à un point où l’on est contents d’avoir des contractuels même si c’est parfois inégal en termes de qualité pédagogique. Mais ce n’est pas l’idéal. Je ne sais pas pourquoi on ne revient pas à un système de titulaires remplaçants. Je pense qu’il y a plusieurs causes à la crise des vocations, notamment le manque de moyens et d’attractivité du métier (rémunérations). Heureusement, il reste des enseignants hyper investis qui ont ça dans le sang. Je suis en admiration devant leur capacité à supporter les enfants et à porter des classes. Les jours où on voit le verre à moitié plein, on peut rester optimiste.

    ÉDUCATION NATIONALE

    Le gouvernement annonce la suppression de 4 400 postes d’enseignants…

    M.N. : On a un problème avec les annonces du gouvernement depuis quelques années. Il a aussi été dit qu’on aurait une moyenne d’un prof pour 21 élèves, ce qui – théoriquement – améliorerait le ratio avec la baisse démographique. C’est toujours la bataille des chiffres. On nous mélange souvent les chiffres de l’éducation prioritaire, ce qui fait baisser les moyennes alors qu’on a des maternelles à 27 gamins, des lycées plus de 30. On n’y croit surtout pas dans l’Hérault où la baisse démographique est moindre qu’au niveau national. On attend de voir la situation réelle des établissements. C’est pareil pour tout, on se rend vite compte que l’assistante sociale n’est là qu’un jour par semaine et ne peut répondre aux besoins.

    Il y a aussi le manque d’AESH et d’Atsem…

    M.N : On vient de porter des mobilisations dans plusieurs établissements sur le manque d’accompagnants d’enfants en situation de handicap (AESH). Cette année, le problème a explosé, ça ne tient plus. Parfois les enseignants se mettent en grève, ce n’est pas pour le plaisir. Le rectorat fait ce qu’il faut pour les AESH individualisés. En revanche, les AESH mutualisés c’est beaucoup plus flou. Parfois l’enfant se retrouve avec 1h d’accompagnement par semaine. En classe, c’est de la souffrance pour tout le monde : les enfants qui souffrent de handicaps, les autres et les enseignants.

    Au sujet des Agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (Atsem), pour lesquels on avait des manques l’an passé à Montpellier, la mairie semble avoir amélioré les choses même si cela pourrait être mieux. On reste vigilant.

    FAMILLES EXPULSÉES ET À LA RUE

    M.N : Ça montre qu’il faut continuer à être très vigilant et épauler les parents. On est alertés par des familles qui ne savent pas quoi faire. Un collectif « Un toit, un avenir » s’est monté auquel participe la FCPE. Face au positionnement assez tranché de la préfecture, il va falloir faire face dans le respect des familles. On est sur des droits fondamentaux. Il faut relayer ces actions, épauler les parents. On est dans le rapport de force. En Conseil départemental de l’Éducation nationale, on a déjà mentionné ce genre de situations.

  • Agression d’une Atsem à l’école Campagne Lévêque à Marseille

    Agression d’une Atsem à l’école Campagne Lévêque à Marseille

    « Elle a été violemment attaquée aux abords de l’école, alors qu’elle s’y rendait », relate Patrick Rué, secrétaire général FO Territoriaux de la Ville de Marseille. Son organisation tire la sonnette d’alarme suite à une agression d’une Atsem, ce mardi matin, à l’école Saint-Louis Campagne Lévêque (15e arrondissement). Le syndicaliste affirme qu’elle a « reçu de nombreux coups violents » et pointe la gravité de l’agression.

    Contacté, le bataillon des marins-pompiers a confirmé l’intervention de ses services, tôt dans la matinée, et explique que l’agente d’une quarantaine d’années a été transportée aux urgences « pour des douleurs au visage et au dos ».

    « La police municipale a été prévenue quelques minutes après l’agression. Une fois sur place, nous constatons la hauteur de l’agression subie par cette personnelle de la Ville. Nous lui apportons notre soutien total, plein et entier », réagit Yannick Ohanessian (PS), adjoint au maire de Marseille en charge de la sécurité et de la police municipale. Il précise qu’un dépôt de plainte « au nom de la Ville » va être réalisé prochainement. « Nous avons dépêché un équipage de police municipale qui restera autant que nécessaire pour assurer la sécurité devant l’école », développe l’adjoint. « L’agente a été prise en charge, elle a été très choquée. Nous prévoyons un accompagnement psychologique et une cellule psychologique pour les autres agents de l’établissement », conclut-il.

    Le maire de la ville, Benoît Payan, a également réagi sur les réseaux sociaux : « Cette agression est révoltante et je veux dire toute ma solidarité à cette victime qui ne faisait qu’exercer son métier. Je suis à ses côtés et aux côtés de toute l’équipe ». Il s’est également entretenu directement avec l’agente pour lui réaffirmer son soutien, dans la journée.

  • Agression d’une agente territoriale à l’école St-Louis Campagne Lévèque

    Agression d’une agente territoriale à l’école St-Louis Campagne Lévèque

    Elle a été violemment attaquée aux abords de l’école alors qu’elle s’y rendait », relate Patrick Rué, secrétaire général FO Territoriaux de la Ville de Marseille. Son organisation tire la sonnette d’alarme suite à une agression d’une Atsem, ce mardi matin, à l’école Saint-Louis Campagne Lévèque (15e arrondissement). Le syndicaliste affirme qu’elle a «reçu des coups violents» et pointe la gravité de l’agression. Toujours selon Patrick Rué, les agents de l’établissement prépareraient un droit de retrait.

    Contacté, le bataillon des marins-pompiers confirme l’intervention de ses services aux alentours de 8h50 et explique que l’agent d’une quarantaine d’année a été transportée aux urgences « pour des douleurs au visage et au dos ».

    « La police municipale a été prévenue immédiatement quelques minutes après l’agression. Une fois sur place, nous constatons la hauteur de l’agression subie par cette personnelle de la Ville. Nous lui apportons notre soutien total, plein et entier», réagit Yannick Ohanessian (PS), adjoint au maire de Marseille en charge de la sécurité et de la police municipale. Il précise qu’un dépôt de plainte «au nom de la Ville» va être fait prochainement. « Nous avons demandé à cette agente de faire de même. Pour l’heure, les services de police sont à la recherche de l’individu. Nous avons dépêché un équipage de police municipale qui restera autant que nécessaire pour assurer la sécurité devant l’école », développe l’adjoint qui met en avant «la réaction rapide du bataillon des Marins-Pompiers et de la police municipale». « L’agente a été prise en charge, elle a été très choquée, nous prévoyons un accompagnement psychologique en sa direction et une cellule psychologique pour les autres agents de l’établissement », conclut-il.

    Le maire de la ville, Benoît Payan, a également réagi sur les réseaux sociaux : « Cette agression est révoltante et je veux dire toute ma solidarité à cette victime qui ne faisait qu’exercer son métier. Je suis à ses côtés et aux côtés de toute l’équipe ». Avant de développer : « Nos agents municipaux sont en première ligne pour offrir aux Marseillais un service public de qualité. Toute violence envers eux est intolérable et doit faire l’objet de sanctions exemplaires par la justice ».

    Plus d’informations dans La Marseillaise de demain.