Tag: associations caritatives

  • Les Foulées de l’Espoir à la veille de son défi des 20 ans

    Les Foulées de l’Espoir à la veille de son défi des 20 ans

    Il est à la fois « impatient et stressé de ne rien oublier. » Marc Arnal, major de Police à la CRS n° 59 d’Ollioules, n’est pourtant pas le perdreau de l’année. Voilà 20 ans qu’il parcourt la France en courant, au service de nobles causes : associations d’orphelins de la Police Nationale, de soutien aux enfants atteints de maladies rares ou porteurs de handicap… Plus de 5 500 km et 130 000 euros récoltés plus tard, le président de l’association « Les Foulées de l’Espoir » et ses compagnons de route se trouvent à la veille d’un nouveau défi sur les traces de leurs précédents périples.

    Des Pyrénées aux Alpes

    Du 20 au 29 mai, ils rallieront les Alpes depuis les Pyrénées. « Je cherchais qu’il y ait le plus de symboles possibles, à commencer par le départ et l’arrivée », indique Marc Arnal. En 2018, il avait traversé les Pyrénées d’Hendaye jusqu’à Cerbère pour les enfants du couple de fonctionnaires du ministère de l’Intérieur (une agent administratif et un policier) assassinés à Magnanville. C’est donc à Cerbère qu’aura lieu le prologue de 6 km, ce mardi, en présence de la sœur du policier. En 2022, ils avaient parcouru la route des grandes Alpes de Thonon à Nice. « Normalement, elle s’arrête à Menton. Nous avons des liens étroits avec le Lion’s club de Menton, qui nous soutient et va nous accueillir. C’est pourquoi l’arrivée aura lieu là-bas », précise-t-il.

    D’autres passages emblématiques sont prévus, notamment au Luc, où vit Marc Arnal et où se trouve le siège des Foulées de l’Espoir. Près de 800 km, pour 6000 mètres de dénivelé positif. Pas de quoi effrayer celui qui a couru plus de 4000 km depuis décembre, à raison d’un semi-marathon par jour et d’une sortie longue (de 32 à 74 km) par semaine. « C’est trois fois moins de dénivelé que l’an dernier. Et je me sens encore mieux physiquement », assure-t-il.

    Au programme, entre 63 et 88 km de course par jour pendant dix jours, au profit de l’association « Les Mamans du Ciel », qui œuvre pour les enfants de victimes de féminicides ou d’attentats. 15 000 euros ont déjà été récoltés. Un bon début pour Marc Arnal, qui espère tout de même battre le record de l’année dernière (20 380 euros). Encore un défi supplémentaire.

    Dons sur la page Facebook des Foulées de l’Espoir, ou sur la cagnotte en ligne

  • La Marseillaise des Femmes allie sport, fête et engagement aux plages du Prado

    La Marseillaise des Femmes allie sport, fête et engagement aux plages du Prado

    Une course engagée. Le message de La Marseillaise des femmes est clair : rassembler autour de la santé et des droits des femmes. Plusieurs milliers de personnes s’apprêtent à prendre part à la 16e édition de cet événement, qui a réuni plus de 10 000 participants lors d’une édition record, l’an passé.

    Comme chaque année depuis sa création, le peloton, composé très majoritairement de femmes – les hommes pouvant participer uniquement sur invitation et la volonté de renoncer au classement – va devoir parcourir une distance de 5,4 km entre les plages du Prado et l’Escale Borély. « On essaye chaque année de rassembler dans une ambiance chaleureuse et festive, pour faire du sport tout en soutenant des causes caritatives », souligne Christine Rollais, présidente du club des Marseillaises, l’association organisatrice.

    Une partie des inscriptions sera reversée à la Fondation pour la recherche médicale, dans le cadre de la lutte contre le cancer du sein, et à Amnesty International pour la défense des droits des femmes. Cette démarche suit les initiatives lancées par l’organisation depuis la dernière édition. La Marseillaise des femmes s’est notamment engagée, lors d’Octobre Rose, en soutenant la Fondation pour la recherche médicale, avant de lancer l’opération « Résiste » en faveur d’Amnesty International en mars. Depuis 2010, plus de 175 000 euros ont été reversés à ces deux associations caritatives.

  • La Ville d’Aubagne met une dizaine de sans-abri au chaud

    La Ville d’Aubagne met une dizaine de sans-abri au chaud

    « Le soir on va dans des trous, dans des garages qu’on trouve ouverts », lâche Berny. L’homme, âgé de 69 ans, est assis, mercredi, sur un banc de l’Esplanade de Gaulle, grande étendue de bitume à l’ombre, battue par les vents. Son frère Mokhtar, 61 ans, vomit sa bière. La nuit, continue Berny, « il fait super froid, mais on est bien couverts. On a des couvertures et des coussins que nous a donnés Emmaus ». Un hébergement ? « Il y a le 115*, mais on n’aime pas aller dans ces centres d’hébergement, il n’y a que des voleurs », assure Berny. Algériens, ils sont en France depuis une vingtaine d’années. Ils ont tous les deux bossé, en maçonnerie, électricité, mais « au noir ». Donc pas de retraite. « On est quelquefois un peu désespérés. Il y a des gens qui nous chassent de leur garage, et jettent les matelas, les couvertures et tout ce qu’on a… », raconte Berny. À propos des réfractaires au 115, « certains ne sont pas prêts à aller dans du collectif. Ou bien ils ont un confort précaire auquel ils sont attachés. Certains craignent, s’ils sont hébergés par le 115, qu’au retour on leur ait chipé leurs affaires… », commente Eliès Hannai.

    Les assos sur le pont

    L’homme gère l’accueil de jour « La maison du partage » régi par le Centre communal d’action sociale (CCAS) de la Ville d’Aubagne à l’Espace Ambroise Croizat, au 384 boulevard Marcel-Pagnol. « Depuis que les Bouches-du-Rhône ont été placées en vigilance jaune, on a augmenté l’amplitude horaire de l’accueil de jour, de 7h à 11h (d’habitude 10h), et de 14h à 17h30 (d’habitude fermé). Le matin, les personnes à la rue peuvent venir se doucher et prendre un petit-déjeuner. On a aussi des temps de maraude, de 10h à 12h et de 14h à 16h30 », explique-t-il. La maison du partage reçoit environ 40 personnes par jour. Elle est ouverte toute l’année du lundi au vendredi, et un samedi sur 2 du 1er novembre au 31 mars. « Comme les températures ont chuté rapidement, le maire (LR) Gérard Gazay nous a demandé, mardi, de mettre à l’abri les personnes. Les 10 places ont été pourvues », explique Eliès Hannai. C’est suffisant, affirme-t-il, car des sans-abri ont été orientés vers les gymnases ouverts par la Ville de Marseille. À Aubagne, les assos Urgence et solidarité, Croix rouge, Restos du cœur, Secours populaire se relaient pour s’occuper des sans-abri et leur amener des repas chauds. Ce mercredi soir, les bénévoles de la Croix rouge seront sur place, assure Jean-Pierre Turchaini, président de l’union locale d’Aubagne. « On n’est pas fermés à l’idée de récupérer des couvertures en bon état », glisse Eliès Hannai.

    * Numéro à composer pour demander un hébergement d’urgence.

  • Pour leurs 20 ans, les Foulées de l’espoir reviennent sur les traces de leurs anciens périples

    Pour leurs 20 ans, les Foulées de l’espoir reviennent sur les traces de leurs anciens périples

    Fondée en 2006, l’association « Les foulées de l’espoir » met la performance sportive au service de bonnes œuvres. Depuis sa création, son président, Marc Arnal, major de Police à la CRS n° 59 d’Ollioules, a parcouru 5591 km à travers neuf défis sportifs. Ceux-ci ont permis de récolter plus de 133 000 euros au bénéfice d’associations soutenues par les Foulées de l’Espoir : Orphéopolis, en soutien aux orphelins de la police, et plusieurs structures dédiées à des enfants hospitalisés ou porteurs de handicaps (Tous avec Angela, Du Soleil en Pédiatrie…).

    « Sous le signe du symbole »

    Pour ses 20e ans, l’association se lance dans un nouveau défi : 800 km entre Cerbere (Pyrénées-Orientales) et Menton (Alpes-Maritimes), à travers les lieux déjà parcourus lors des aventures précédentes, du 20 au 23 mai 2026. « C’est un défi sous le signe des Symboles. En 2018, nous avions traversé les Pyrénées d’Hendaye à Cerbère, et en 2022, les Alpes, de Thonon-les-Bains à Nice. L’idée est de relier ces deux chaînes de montagnes par la côte », explique Marc Arnal.

    Le parcours passera par les lieux traversés lors des précédentes éditions, parmi lesquels Six-Fours, d’où était parti le périple 2009 en faveur de « À Chacun son Everest ! », et le Luc-en-Provence, où se trouve le siège de l’association et d’où ont débuté les défis 2006 (Rêves), 2008 (Les Enfants de la Lune), 2012 (Tous ensemble avec Fannie et Orphéo) et 2025 (Le Sport de Titou). Mais ce n’est pas tout puisque Marc Arnal et ses compagnons (à vélo ou en courant) débuteront leur escapade par l’ascension du Puy-de-Dôme (défi 2025), avant de passer par la Lozère (région d’origine de Marc Arnal), et de gravir le Mont Ventoux (édition 2024). Cette année, les fonds récoltés seront reversés à l’association « Les Mamans du Ciel », qui œuvre pour les enfants de victimes de féminicides ou d’attentats.

    Pour soutenir l’association, rendez-vous sur la page Facebook Les 20 ans des Foulées de l’Espoir, au 06 19 88 95 00, ou directement sur la cagnotte en ligne

  • À Aubagne, plus de 200 structures sur le pont

    À Aubagne, plus de 200 structures sur le pont

    « On a souvent du mal à circuler dans les allées », remarque, d’expérience, Marc Zanarini, conseiller municipal délégué à la vie associative.

    Dans cette ville où « un Aubagnais sur trois est licencié en sport », soit 16 000 habitants précise l’élu, la Fête des associations est aussi celle du sport. Dans l’allée du Bras d’Or, près de 200 associations seront rassemblées de 9h30 à 17h30. Sur la scène à proximité, des démonstrations auront lieu. Cette année, une nouvelle scène a été installée aux abords du gymnase du Bras d’Or. À l’intérieur, le public pourra s’essayer à l’escalade, au tir sportif par exemple. Sur les tatamis, des sportifs présenteront des arts martiaux. Une journée dédiée au yoga se tiendra le lendemain dimanche 7 septembre au stade de Lattre de Tassigny, avec un cours collectif de 9h30 à 10h30, et des démonstrations de yoga par 9 associations, de 10h45 à 13h (gratuit, adultes et enfants).

    La recette du vivre-ensemble

    « C’est autour de ce monde associatif que tout s’articule. On compte 665 associations à Aubagne ! C’est grâce à elles que le vivre-ensemble existe », s’enthousiasme Marc Zanarini. Interrogé sur le montant des subventions allouées par la Ville aux associations, il n’a pas le chiffre en tête. « La Ville les accompagne d’un point de vue économique, mais aussi en mettant des salles et du matériel à disposition. On a une vraie volonté de les aider », déclare-t-il. Dans les allées samedi, la fête des associations et du sport va faire se côtoyer 67 assos sportives, 48 liées
    à la culture, l’expression artistique, le patrimoine, 38 liées à la santé, la citoyenneté, l’humanitaire, la solidarité et 11 liées aux loisirs et au tourisme.