Tag: Arts visuels

  • « Clair obscur » en peintures

    « Clair obscur » en peintures

    La production du studio montpelliérain Sandfall Interactive a reçu en 2025 neuf prix aux Game Awards de Los Angeles, dont celui de « Jeu de l’année ».

    Dans l’exposition « Clair obscur : expedition 33 – La toile aux rêves », les visiteurs peuvent admirer plus de 80 peintures et dessins préparatoires. C’est une occasion de découvrir le métier des « concepts artists », ces illustrateurs qui traduisent en images les idées des développeurs. « Le jeu vidéo, c’est l’œuvre finale. Avant, il y a cinq années de production qui cumulent des archives et des designs absolument magnifiques », explique Marine Macq, la commissaire de l’exposition. Un documentaire retrace le processus créatif du directeur artistique qui a imaginé l’univers visuel du jeu. Nicholas Maxson-Francombe a puisé son inspiration à la fois dans le fantastique et la France de la Belle Époque.

    « Clair Obscur » est un jeu de rôle dans lequel les gamers incarnent les membres d’une équipe chargée de conjurer une malédiction. Des éléments de décors de cette quête sont recréés en taille réelle. Les fans devraient apprécier de pouvoir s’installer à la terrasse du Grand Café de lumière. D’autant plus que l’exposition est gratuite !

    Julien Bramy

  • Des jeunes « augmentent » la fresque de Gaëtan Marron

    Des jeunes « augmentent » la fresque de Gaëtan Marron

    La fresque numérique réalisée par quatorze jeunes à partir de la peinture murale de Gaëtan Marron au Mauma s’appelle Isla Nasla-Tinora. Elle a été officiellement présentée en fin de semaine dernière et est désormais accessible via l’application gratuite Artivive.

    « Notre projet consistait à faire une illusion optique » raconte Kaila, 16 ans, en insertion professionnelle. « On a pris en photo la fresque et personnellement, j’ai choisi de travailler sur un personnage. J’ai redessiné une lune. Je voulais que ma Lune tourne autour du personnage et à la fin, soit mangée. » Elle fait passer une tablette devant la fresque qui se met instantanément en mouvement et en musique. Sur l’écran, des formes colorées se balancent. « Il fallait dessiner, dupliquer les images, choisir des sons. On entend des chouettes. Pour moi, ça représente la nuit, la paix, le silence… » détaille-t-elle avec un sourire.

    Trois ateliers ont permis la réalisation de ce travail durant lesquels les jeunes ont apprivoisé animation, création sonore et montage. Forte de cette expérience, Kaila dit actuellement passer son Bafa.

    C’est Gaëtan Marron, artiste plasticien marseillais qui a dessiné la fresque. « Les jeunes expérimentent du dessin au trait, le travail de la matière » se réjouit-il, avant d’ajouter qu’« ici, grâce à l’Addap13, deux jeunes ont été rémunérés pour la peinture de la fresque. » Un travail qui « crée une vraie ouverture d’esprit », glisse-t-il. Méta 2, pôle de création en art urbain qui s’attache à construire le lien entre les territoires et les artistes, a orchestré ce projet dans un travail conjoint avec Chroniques et les jeunes de l’Association départementale pour le développement des actions de prévention des Bouches-du-Rhône (Addap13). Chroniques a récemment été désigné par le ministère de la Culture pôle ressource de la création en environnement numérique pour la région Paca. Ils ont bénéficié de l’espace ouvert au public, MediaLab, au sein de la Friche Belle de Mai qui rend accessibles des espaces comme ce mur. La Fondation Orange a également soutenu le projet en apportant une aide financière, via l’appel à projet « Apprendre autrement ».

    Une réalisation collective qui vise prioritairement à remobiliser les jeunes. « Nous avons quarante-deux œuvres d’art urbain dans des quartiers enclavés de Marseille » commente Aurélie Masset, directrice de Méta 2. Avec l’Addap13, « nous réalisons des chantiers participatifs et des projets de remobilisation pour des jeunes éloignés de l’emploi ou en transition scolaire afin de les sensibiliser à une pratique artistique ». Ces dernières années, Meta 2 avait lancé l’école du MauMa, arrêtée depuis faute de financements. Ils ont tout de même pu former 32 jeunes à des métiers connexes comme nacelliste, des métiers dans le bâtiment, la communication ou le community management.