Tag: artisans

  • Une économie régionale résiliente

    Une économie régionale résiliente

    Quand différents acteurs de l’économie régionale se réunissent pour des analyses croisées, cela donne le Club de la conjoncture Paca. Et ce dernier n’est pas complètement négatif sur l’état économique local : « Le CA des entreprises régionales sur 12 mois s’est élevé à 329 milliards d’euros, c’est plus 5,7% sur un an. C’est un chiffre qui vaut le coup d’être dit au regard de la croissance nationale », campe Daniel Margot, président par intérim de la CCI Paca. Denis Lauretou, directeur régional de la Banque de France abonde avec un autre signal positif : « Dans la région, avec une analyse sur 12 mois arrêtée à la fin août, nous avons 6 447 défaillances d’entreprises. Mais ce qui est intéressant, c’est le rythme : on est en diminution, de moins 2,4% alors que la France entière est en augmentation, de plus 6,5%. » « C’est assez notable, assez peu de régions sont en diminution dans le nombre de défaillances », insiste-t-il.

    Un point positif qui se retrouve dans une analyse sectorielle : « Dans l’industrie, elles diminuent de moins 12%, contre 3% à l’échelle nationale. Dans le transport, baisse de moins 16% alors que nationalement en augmentation de 13%. » France Travail note aussi un taux d’accès à l’emploi de 1,6 point de pourcentage plus élevé qu’au niveau national.

    Quelques points noirs au tableau tout de même : « 4 artisans sur 10 constatent une baisse de l’activité, cette part s’accroît progressivement de +9 points en 2 ans », note Yannick Mazette pour la Chambre des métiers et de l’artisanat. Même retours du côté de la Chambre d’agriculture : « Le moral des agriculteurs est au plus bas, il y a un vrai manque de confiance », abonde Claude Rossignol. La CCI Paca résume cette situation : « Il y a un écrasement de la confiance des chefs d’entreprise sur l’économie locale et régionale qui passe de 41% à 33%. Sur le national, ça passe de 19% à 13%. » En bref, du bien et du moins bien.

  • Pas d’effet Covid pour l’attractivité de la région

    Pas d’effet Covid pour l’attractivité de la région

    « Dans notre région, nous n’avons pas relevé d’effet Covid important », affirme Valérie Roux, directrice régionale de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Ce lundi, l’Insee Paca présentait les résultats de son étude sur les migrations résidentielles, c’est-à-dire interne à la France, de la région Sud.

    En 2021, la région a eu une augmentation de sa population liée aux mobilités internes au pays similaire à celle de 2015. Une stabilité qui la place en 10e position des régions les plus attractives, loin derrière la Bretagne, première, qui a eu une augmentation de huit habitants en plus pour 1 000 résidents, contre 0.5 pour la région Sud. La Bourgogne-Franche-Comté, ainsi que la Normandie, se révèlent également plus attractives que la région Sud. Pour la directrice régionale, cet écart peut s’expliquer par la proximité de Paris pour ces régions. « Elles ont eu un effet Covid, car leur proximité à l’Île-de-France permet d’y habiter en allant y travailler deux ou trois jours par semaine. Cet effet Covid a donc creusé l’écart, alors que l’attractivité de notre région est restée stable. »

    Autre surprise de cette étude : la région Sud attire moins les retraités qu’avant. Le département du Var accueille toujours plus de retraités qu’il n’en part, mais moins qu’en 2015. Cela pourrait s’expliquer par la présence déjà importante de retraités sur place et l’augmentation des prix, qui limitent l’arrivée de nouveaux.

    En revanche, la région semble attirer plus d’actifs, notamment des cadres, artisans, chef d’entreprise et employés venant des régions limitrophes, Occitanie, Auvergne-Rhône-Alpes, et Île-de-France. « Une attractivité qui s’explique par un secteur industriel, certes pas énorme, mais qui se porte mieux que dans le reste de la France », affirme Valérie Roux.

  • « Marguerite » veut passer la logistique en mode durable

    « Marguerite » veut passer la logistique en mode durable

    Stationnement, bouchons… Comment gérer efficacement et de façon durable sa logistique quand on est commerçant ou artisan dans le centre-ville de Marseille ou d’Aix ? C’est la question à laquelle le programme « Marguerite » entend répondre avec un « catalogue de solutions », a expliqué ce jeudi 2 octobre Delphine Blanc, déléguée générale de l’association « La fabrique de la logistique », à l’origine du projet.

    Livraison en vélos-cargos, utilisation de véhicules en auto-partage ou casiers connectés, 14 lauréats proposent de faire « dans la dentelle » avec un accompagnement financier et une prise en charge du dispositif choisi pour le tester.

    Des tests concluants

    Pour Olivier Bizot, élu de la Chambre de métiers et de l’artisanat Provence-Alpes-Côte d’Azur, partenaire de l’opération, la transition écologique offre une véritable opportunité, « en termes de motivation des équipes qui cherchent un sens à leur travail, et en répondant aux attentes des consommateurs ». À Marseille, « on a été pris de court par la ZFE mais elle va revenir, c’est à nous maintenant de nous en emparer » estime-t-il. À ses côtés, Bernard Marty, vice-président de la Chambre de commerce 13 abonde, appelant « à s’outiller ».

    Pas moins de 494 conversions sont espérées sur le territoire. Certains ont déjà sauté le pas. Serrurier, boulangère, nettoyeur industriel, ils font partie des 11 artisans qui à Marseille, Aix ou Carnoux ont tenté l’expérience avec « Les boîtes à vélo » Paca, raconte Louis Joggerst, chargé de mission à l’association. Et ont été convaincus. Car malgré le manque de pistes cyclables et la congestion des rues, « dans un rayon de 5 km autour du Vieux-Port, c’est plus rapide », indique-t-il.

  • À la foire, Miss Corse valorise les producteurs de sa région

    À la foire, Miss Corse valorise les producteurs de sa région

    Pour sa première visite à la foire de Marseille, Manon Mateus reçoit un accueil royal. « Je suis très heureuse d’être ici aujourd’hui, parmi tous ces artisans qui font briller la Corse », lance la jeune femme de 23 ans, élue Miss Corse en juillet 2025 et invitée à la foire par la Maison de la Corse.

    Sa présence, plus que bienvenue en cette journée « un peu plus creuse que les autres » selon les exposants, ravit également les visiteurs du jour, qui, lorsqu’ils ne s’arrêtent pas pour demander un autographe à Manon Mateus, la saluent par un sourire. « C’est une fierté pour nous, Corses, que d’avoir une jeune femme aussi sympathique comme représentante », estiment Marc et Philippe, alors qu’ils profitent des dégustations offertes sur les stands. À quelques pas de l’espace restauration, Marie-Jo, informée de la présence de la Miss par une annonce au micro, est impatiente de la rencontrer : « je suis le concours des Miss de très près chaque année, alors quand je peux les rencontrer en vrai je ne manque pas l’occasion », sourit-elle.

    Originaire de la région parisienne, Manon Mateus a vécu dix ans à Carry-le-Rouet (Bouches-du-Rhône) avant de poser ses valises à Sartène (Corse du Sud), il y a six ans. « Je n’avais ni famille ni amis là-bas, j’y suis allée par soif d’indépendance », confie-t-elle en se remémorant son parcours. « La Corse m’a appelée, puis elle m’a adoptée », ajoute celle qui représentera l’île lors de l’élection Miss France 2026, en décembre prochain.

    Après un passage auprès des stands gastronomiques, la Miss se rend chez Olivier, fondateur de la bijouterie corse Marc Ricca, dont elle porte une parure faite de corail. « Sa présence aujourd’hui est une marque de son soutien pour l’artisanat », salue l’exposant. Car, derrière son écharpe de Miss, Manon Mateus est également une entrepreneuse à la recherche de « contact humain ». « En créant mon concept de gelateria ambulante à l’âge de 19 ans, j’ai souhaité me déplacer dans des petits villages et aller à la rencontre des gens », raconte-t-elle. Être proche des habitants de chaque région tient également à cœur du comité des miss, rappelle Manon Mateus.

    La jeune femme indique, par ailleurs, se consacrer à de nouvelles activités associatives. « Ces dernières semaines, j’ai participé à une marche pour soutenir des malades de la mucoviscidose. J’ai aussi pris part à la commémoration de la libération de la Corse », explique-t-elle. Parmi les prochains rendez-vous de son agenda bien chargé, des marches à l’occasion de l’opération Octobre Rose.

  • Plus de 40 000 personnes à la Grande braderie de Marseille

    Plus de 40 000 personnes à la Grande braderie de Marseille

    Seulement 70 euros contre 135 normalement, on n’hésite pas, on enfile directement la chaussure ! », s’époumone Carrie derrière son stand, tentant d’interpeller la foule de curieux qui envahit la rue Saint-Ferréol (1er), cœur battant de la Grande braderie de Marseille. « C’est toujours une journée très agréable, on voit le centre-ville renaître, la clientèle est très hétéroclite, c’est un moment pour tout le monde ! s’enthousiasme-t-elle. C’est aussi la journée la plus importante pour nous financièrement, on multiplie par 3 notre chiffre d’affaires. » L’occasion de renflouer la trésorerie donc, mais aussi de vider les stocks. Emmanuelle, depuis 10 ans propriétaire d’une friperie, voit là une opportunité en or pour débarrasser son magasin. « Cette année j’ai acheté un lot de 4 000 pièces. Il y a de la grande qualité que je garde pour les rayons mais la braderie est l’occasion d’écouler les vêtements fast fashion à très bas prix », raconte-t-elle, postée sur le parvis de son magasin, envahi de jeunes marseillaises. à quelques rues, Marion, responsable itinérante de Souleiado, elle aussi installée devant sa boutique, espère que la braderie permettra à son enseigne provençal de gagner en visibilité. « On sait qu’on va plus que tripler le chiffre d’affaires mais c’est aussi le moment de faire découvrir notre marque vieille de 200 ans », détaille-t-elle.

    Côté clients, tous sont venus pour la même chose ou presque : profiter des prix cassés, avec des réductions allant jusqu’à moins 70%. « C’est l’occasion de faire des bonnes affaires bien sûr, et c’est vrai que l’ambiance est conviviale. On en profite pour passer du temps entre copines », raconte Maëlys, 18 ans, déjà habituée de l’événement. « Je me suis acheté un bel ensemble, j’en ai eu pour 300 euros au lieu de 800, c’est sûr que ça vaut le coup », lâche Thomas, venu du 13e arrondissement.

    En parallèle du shopping, la mairie, organisatrice de l’événement depuis 2021, a mis en place un espace jeunesse sur la place Charles de Gaulle et un carré des artisans sur celle de l’Opéra. Plusieurs points musicaux étaient installés dans le périmètre de la Grande braderie, allant dans le centre-ville de la rue Breteuil à la rue de Rome, et comprenant cette année les noyaux villageois de Mazargues (9e), Saint-Barnabé (12e), Vauban (6e) et la place du 4-Septembre (7e). « C’est un moment important pour les commerçants marseillais, ils font environ 60 à 70% de plus que leurs meilleurs chiffres d’affaires de l’année, souligne Rebecca Bernardi, adjointe au maire en charge du commerce et de l’artisanat. Et les restaurateurs des alentours aussi en profitent ! » La Grande braderie de Marseille a cette année accueilli 40 000 personnes.