Au total, 25 petites cabanes y sont installées pour que les habitants et visiteurs viennent à la rencontre d’artisans passionnés qui partagent leur savoir-faire entre métiers d’art et créations. L’occasion aussi de déguster des produits locaux sélectionnés avec soins par des producteurs de la région. Un marché quotidien plein de couleurs, de saveurs et de rencontres qui aura de quoi vous offrir unique de Marseille tout en soutenant l’artisanat local et en faisant rayonner la culture provençale.
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Quinze artisans distingués par le label « Fabriqué à Allauch »
Pièces textiles en crochet, coutelleries, santonniers, vignerons… Ce lundi, 15 artisans ont été labellisés « Fabriqué à Allauch ». Parmi eux, Camille Mougel, qui réalise des pièces textiles en crochet, comme des sacs ou des vestes colorées : « Ça valorise toute sorte d’artisan. Surtout dans l’ère de la plateforme Shein, où je me sens noyée. C’est super d’être reconnue par la qualité de son travail. »
Crée en 2022, ce label traduit la volonté de la Ville de proposer une valorisation de l’artisanat local. « Il constitue un véritable engagement en faveur du patrimoine économique, artisanal et agricole. Il permet de consommer des produits issus d’un savoir-faire local », souligne Sandrine Freire, adjointe au maire, déléguée à l’économie locale et aux services en faveur de nos aînés.
Pour obtenir ce label, plusieurs conditions sont requises : réalisation sur place, origine locale des matières premières, mais aussi s’inscrire dans une démarche responsable. L’objectif étant de supporter la tendance du « made in France » qui valorise la fabrication en circuit court. « Le zéro kilomètre est devenu important dans cette société. Il faut penser à notre avenir », affirme Daniel Salenc, président de la Chambre de métiers et de l’artisanat des Bouches-du-Rhône.
Mélanie et Justine Nivaggioli sont éleveuses à la Chèvrerie d’Allauch. Elles veulent perdurer cette tradition familiale. « Avec les produits industriels, on ne sait plus trop ce qu’on mange, ça vient souvent de loin. Ici, on a une agriculture raisonnée. Tout est réalisé sur la commune », expliquent-elles.
Projet d’associationAllauch a été la première commune de la Métropole à créer une marque de reconnaissance envers ses artisans, entrepreneurs et créateurs. « Nous sommes à jamais les premiers », sourit Daniel Salenc. Loin de mettre en concurrence ses artisans, le label a pour but avant tout de regrouper et de favoriser la cohésion. Un projet d’association des artisans labellisés va être mis en place à partir du 1er juillet. L’objectif : valoriser le savoir-faire, soutenir l’économie locale et fédérer les artisans autour de projets communs.
Raphaël Ambrosino, maître artisan à la Coutellerie d’Alau, est reconnaissant de vivre dans une commune qui met en valeur ses artisans : « On vit dans un monde où avec un simple clic, on peut se faire livrer ce qu’on veut. Plus que le label, ma vraie récompense, c’est quand un client revient et qu’il a le sourire. »
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Le fournil qui fait les meilleurs colombiers
Ce gâteau traditionnel provençal se prépare à la Pentecôte. Le secret du premier prix obtenu par Franck et Céline les gérants de la boulangerie du village du Pays d’Aix résulte dans la combinaison d’un biscuit moelleux aux amandes, de melons confits d’Apt, le tout imbibé d’un subtil sirop au Kirsch. La tradition veut qu’on y cache une colombe, à qui la pâtisserie doit son nom. Le Fournil de Châteauneuf-le-Rouge avait déjà remporté cette année le concours de la meilleure baguette et du meilleur croissant du département. Situé place Auguste-Baret, il est ouvert du lundi au samedi de 6h à 19h.
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![[Entretien] Julien Guimard : « Réinventer ici et ensemble, à son échelle, le monde de demain »](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/04/e1349d7f86271e88f1e7298fad22a568.jpg)
[Entretien] Julien Guimard : « Réinventer ici et ensemble, à son échelle, le monde de demain »
La Marseillaise : Vous êtes un militant associatif très engagé. Pouvez-vous nous rappeler votre parcours ?
Julien Guimard : Oui, d’autant que les réalisations d’aujourd’hui sont l’aboutissement de 20 ans de travail sur le terrain, que ce soit avec la foire bio que j’ai lancée en 2003, mais aussi par rapport à tout ce que j’ai mis en place pour créer du lien sur le territoire. Notamment avec l’association la Vallée du Gapeau en transition, qui a fait plein d’étincelles. Toujours dans cette idée de donner des moyens d’agir concrets aux acteurs d’un territoire. C’est comme ça qu’on a créé, entre autres, le magasin biocoopératif et la monnaie locale : la Fève.
Et aujourd’hui, vous publiez
« À l’aube de nos territoires »*, votre nouveau livre…J.G. : C’est un livre de portraits conçu à quatre mains avec des amis tout autant engagés, qui souhaitent, eux aussi, à leur échelle, répondre aux enjeux de notre époque. Je me suis occupé de l’écriture des textes, qui sont accompagnés des photographies de Virgil Prudhomme et des aquarelles de Canelle Mingo. L’ensemble a été construit, mis en page et articulé par Aurélien Prudhomme, designer graphique. J’ajoute qu’il a été imprimé dans la région. Il est le reflet de toutes ces années de militantisme pour montrer toutes les richesses du territoire, mettre en lien les consommateurs et les producteurs. C’est un petit peu l’actualité du moment.
Que raconte ce livre ?
J.G. : Nos rencontres avec des producteurs de la région, du département. Et parmi ces personnes, il y en a que je connais depuis 2 ans, 6 ans, 10 ans… Ce qui m’a permis de prendre le temps de vraiment avoir des discussions profondes avec eux.
J’avais vraiment envie de raconter leur histoire et de montrer qu’ils ont un savoir-faire extraordinaire. On a l’une des meilleures permacultrices de France, un apiculteur formateur qui a une connaissance incroyable de l’abeille. Ou encore, par exemple, des gemmothérapeutes qui font du soin avec les bourgeons. Je voulais vraiment mettre en lumière tous ces gens-là. Sans cacher, bien sûr, leurs difficultés, mais on a souhaité surtout montrer de belles choses. Et je pense qu’à l’époque qu’on traverse, c’est important de montrer aussi de belles choses sur le territoire, de créer du lien et des rencontres plutôt que d’attiser les peurs. C’était ça, l’idée première.
L’échelle locale trouve sa véritable valeur correctrice lorsque nous remettons en cause nos systèmes de production ravageurs et nos habitudes de consommation à outrance. Au-delà du simple « faire et consommer local », la dimension nourricière implique de réfléchir ensemble aux manières de produire et de se nourrir autrement, en respectant le vivant et les communs sur un territoire donné. Appuyés par des dynamiques citoyennes, de nombreuses villes et territoires prennent ainsi conscience des enjeux du système alimentaire, pour la prospérité des sociétés à venir, et tentent d’y répondre, affichant ainsi une volonté commune forte. L’objectif étant de mutualiser nos connaissances, agir d’une même voix, ici ou ailleurs, riches de nos origines, cultures ou situations socio-économiques variées. Vitaliser le territoire et réinventer ici et ensemble, à son échelle, le monde de demain… Un programme vaste et motivant !
J’imagine que ces alternatives seront au cœur de la prochaine foire bio de Signes…
J.G. : Bien sûr, d’autant que, pour cette nouvelle édition qui va se dérouler les 23 et 24 mai, nous aurons comme invité d’honneur l’écrivain, réalisateur, poète et militant écologiste Cyril Dion. Il donnera deux conférences ayant pour thème « D’un monde à l’autre : le péril écologique nous confronte aux limites de notre planète ». La première sur place le samedi à 11h et le soir au jardin remarquable de Baudouvin, à La Valette.
L’occasion, là encore, de montrer que nous sommes au bout d’un modèle et qu’il reste une nouvelle société à inventer en remettant l’économie à sa juste place. En attendant, pendant deux jours 100 à 120 exposants seront présents, avec des producteurs bio, des artisans-créateurs et beaucoup d’associations. L’idée est de créer une bulle qui montre un petit peu tout ce qu’il y a sur le territoire en matière de savoir-faire et de créativité, tout en offrant des moyens d’agir à celles et ceux qui souhaitent s’engager.
*Précommandes sur : ulule.com/alaubedenosterritoires
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À Nîmes, le cordonnier qui fait marcher la profession
Tablier noué, regard attentif et gestes précis, Olivier Sébastien incarne une certaine idée de l’artisanat. Dans sa boutique L’Émile Pompe, nichée rue Émile-Jamais à Nîmes, le cuir reprend vie sous ses mains. Mais derrière l’établi, le cordonnier est aussi devenu un porte-voix. Celui d’une profession longtemps discrète, aujourd’hui en quête de reconnaissance.
À 47 ans, l’artisan nîmois ne s’est jamais contenté de réparer des semelles. Depuis plus de quinze ans, il défend un métier qu’il juge « essentiel au quotidien », à la croisée du savoir-faire traditionnel et des enjeux contemporains. « Quand je fais quelque chose, je ne le fais pas pour ma boutique, mais pour le métier », insiste-t-il. Son engagement lui a valu d’être distingué compagnon du mérite fédéral par la Fédération française de la cordonnerie multiservice en 2025. Une reconnaissance qui récompense moins une carrière qu’une énergie constante à fédérer.
C’est dans cet esprit qu’est né le Printemps de la cordonnerie. Une campagne désormais nationale, organisée du 20 mars au 21 juin, qui invite les Français à « réparer plutôt que jeter ». Une idée simple, mais qui répond à plusieurs urgences : économique, écologique et sociale. Car la réalité du métier est rude : des périodes creuses au printemps, puis des pics intenses à l’automne.
L’initiative repose donc sur un changement d’habitudes : déposer ses bottes en avril, ses sandales en juillet. Une anticipation bénéfique pour tous. « Plus tu mets la pression à un artisan, plus le travail sera médiocre », tranche-t-il. Derrière cette logique, une volonté : redonner du temps au geste, donc de la qualité au produit.
Dans le Gard, ils sont plusieurs à suivre le mouvement. Mais il insiste : « Le but, c’est de mettre le métier en avant, pas les individus. » L’histoire aurait pu s’arrêter là. Mais en 2026, le Printemps de la cordonnerie franchit un cap. Grâce à des échanges noués sur les réseaux, l’initiative traverse l’Atlantique. À Montréal, un cordonnier québécois, Patrick Marleau, s’empare du concept. Là-bas aussi, la réparation retrouve du sens, à la fois économique et écologique.
Réparer, résisterAu-delà de l’organisation collective, le cordonnier porte un discours plus large sur la consommation. Face à la montée du jetable et à la baisse de qualité des produits, il défend la réparation comme un acte militant. « Aujourd’hui, on fabrique des chaussures qu’on ne peut plus réparer », déplore-t-il. À ses yeux, le cordonnier devient alors un acteur de la transition écologique, mais aussi un rempart contre une économie du gaspillage. Dans son atelier, les objets passent, mais les histoires restent. « Ma plus belle récompense, c’est quand un client m’envoie une photo de ses vacances. Là, je me dis qu’on a gagné », confie-t-il, ému.
À Nîmes comme ailleurs, la cordonnerie n’est plus seulement un métier d’hier. Elle se réinvente, s’adapte, s’ouvre à la seconde main, au multiservice, à la transmission. Olivier Sébastien en est l’un des visages. « Ce n’est pas un vieux métier. Il repart à la hausse », affirme-t-il. Et si, du Gard au Québec, la campagne continue de s’étendre, c’est peut-être parce qu’elle repose sur une conviction simple : réparer, c’est déjà résister.
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Les artisans et les commerçants en première ligne
La quasi-totalité des artisans du bâtiment, soit 92%d’entre eux, sont déjà impactés par la hausse du prix du pétrole depuis le début du conflit en Iran, selon une consultation menée par la Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment (Capeb) auprès de 2 600 entreprises. Cette étude, que La Marseillaise a pu consulter, rapporte que certains matériaux sont particulièrement concernés par les hausses de prix, notamment les dérivés du pétrole, le bois, le béton, le cuivre, le PVC et le zinc. Les augmentations de prix peuvent atteindre 2,5% à 20% pour certaines familles de produits, et 65% des artisans déclarent avoir reçu des courriers de hausse des tarifs de matériaux par leurs fournisseurs. Enfin, 50% des entreprises perçoivent déjà un impact sur leur activité, même si elles ne peuvent pas le mesurer précisément.
Depuis le 25 mars, la Capeb appelle donc le gouvernement à réactiver le comité de crise interministériel dédié au bâtiment, créé lors de l’invasion de l’Ukraine à grande échelle. Concernant les hausses des prix du pétrole, l’organisation réclame par ailleurs un accompagnement de l’État, « pour permettre aux entreprises d’absorber l’augmentation du GNR et continuer à travailler dans de bonnes conditions ».
Adaptation et résilienceLa problématique de l’énergie n’est malheureusement pas nouvelle pour les artisans et les commerçants, qui connaissent des crises régulièrement depuis une dizaine d’années. « Nous sommes rompus à gérer ce genre de situation, se désole Xavier Perret, président de la chambre des métiers et de l’artisanat du Gard. Les artisans sont beaucoup de petites entreprises qui, dans la grande majorité, vont s’adapter et réussir à amortir cette nouvelle hausse si elle ne s’installe pas trop dans la durée. Les artisans ont des investissements moins importants que dans l’industrie et ils sont donc plus résilients. Cependant, la problématique est très importante pour les secteurs totalement dépendants comme les taxis, qui ne peuvent pas monter leurs prix. »
Xavier Perret rappelle également que par répercussion, il faut s’attendre à une inflation généralisée, puisque le prix des transports augmente et que la France reste dépendante du pétrole. Dans leur majorité, les artisans doivent donc déjà pratiquer une hausse de leurs tarifs pour amortir celle des prix du carburant : « Il faut bien comprendre que les artisans sont très attentifs aux tarifs qu’ils pratiquent, affirme Xavier Perret. Nous nous considérons comme de petites entreprises de proximité et nous connaissons nos clients. Augmenter est donc très anxiogène, notamment dans les métiers de l’alimentaire. »
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Le marché des producteurs et des artisans locaux de retour à Ferrières
Les beaux jours reviennent, le marché avec. Ce mardi 7 avril, une dizaine de stands se sont installés sur la place Jean-Jaurès à partir de 16h pour une nouvelle saison foraine qui s’achèvera dans six mois, le 29 septembre. Les habitants pourront trouver des fruits et des légumes, des plantes pépinières, des bijoux, des fromages ou encore des madeleines. Pour Jérémy, qui vend les pâtisseries proustiennes concoctées par sa femme Julie à Gardanne, cette édition est une première. « On a monté notre entreprise en décembre, j’espère que ce rendez-vous hebdomadaire permettra aux habitants de nous découvrir ! » confie-t-il. Venue saluer les producteurs et artisans locaux pour leur souhaiter la bienvenue, la nouvelle adjointe de quartier Marceline Zéphir (PCF) explique : « C’est aussi une manière pour nous de redynamiser cette place, ça fait partie de la politique d’attractivité : les façades des bâtiments autour ont été rénovées grâce à l’opération Martigues en couleurs, on a acquis le commerce qui faisait le coin, on est en réflexion sur ce qu’on va en faire… C’est un tout. »
Une production agricole de qualitéBernard Thoron, chevrier du Rove, est aussi là pour animer le quartier malgré le « changement des habitudes alimentaires des gens qui rend parfois le marché sinistre, parce qu’il y a plus de producteurs que d’acheteurs ». « Je viens parce que j’aime Martigues, je voudrais qu’on se rende compte qu’il y a aussi une production agricole de qualité, on a une AOP ici, on a quand même de la ressource et des super produits. Faut les mettre en avant. »
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Le centre-ville pour enjeu de la campagne des municipales à Martigues
Il y a comme a un air d’entre-deux-tours en ce dimanche d’entre-deux-fêtes. À la traditionnelle table du PCF sur le marché de Jonquières, La Marseillaise du week-end est disposée pour la vente solidaire habituelle. Les embrassades s’échangent tout comme les chocolats, offerts par une militante. Mais les retrouvailles fraternelles laissent rapidement place à la politique.
Car les communistes de Martigues sont à pied d’œuvre pour défendre la politique de leur maire-candidat Gaby Charroux au regard du commerce et plus largement du centre-ville. Leur tract du jour fait état d’une « multi-crise » du commerce de proximité : « baisse du pouvoir d’achat des ménages, concurrence des zones commerciales, explosion du commerce en ligne ».
Cette habitante du quartier de l’Île l’a remarqué. « Le centre-ville et l’Île sont très bien, mais le commerce périclite. Beaucoup ont tiré le rideau rue Lamartine, ça fait peur », estime Claude Brémond. Mais l’enseignante retraitée nuance car « il n’y a pas qu’à Martigues, à Noël on était à Castelnaudary c’était pareil ». Sur l’argumentaire de la majorité, la Martégale depuis 1989 lit entre autres que « la municipalité a acheté 12 locaux commerciaux en centre-ville pour installer des artisans d’art », dans des locaux rénovés car récupérés « souvent en état désastreux ».
Une Ville « locomotive »
du commerceClaude Brémond approuve la démarche, avec réserve : « Est-ce que les artisans arrivent à vivre ? » après action de la Ville. Questionnée, l’élue de l’Île Marceline Zéphir (PCF), présente, indique que « c’est une des raisons pour lesquelles nous avions à cœur de déplacer l’office de tourisme au centre », sur l’Île. Saoussen Boussahel (PS) abonde : « Office de tourisme… et des loisirs ! Ça ne sert pas que pour les touristes et de nombreuses activités gratuites sont organisées. »
Pierre Delareux, arrivé de Marseille depuis trois semaines, parle de « bonnes idées ». Mais l’ingénieur prévient : « Attention à la gentrification et à la désertification », prenant le quartier du Panier en exemple, dans lequel « on se balade mais on ne vit pas ». « À l’Île, on a des restaurants et un marchand de glace. Il faut les garder », estime-t-il. Le néo martégal souligne pour ce faire « les nombreuses activités et fêtes qui rendent le centre-ville vivant ». Les jeux en bois et gonflables pour enfants disposés dans le centre ces jours-ci en sont un exemple. Pour Marceline Zéphir, la Ville doit d’être « la locomotive » des commerces, qui attirent des clients pour eux et pour les autres. Le tract qu’elle distribue indique 4 000 places de parking gratuites, que le nombre de locaux vacants est « stable » depuis 2015 pendant que « 150 commerces ont ouvert depuis le début du mandat ».
La mise en place d’un guichet unique pour l’installation des commerçants est l’une des propositions de la majorité pour le prochain.
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Le marché de Noël ouvre ses portes à Martigues
« Chauds les marrons ! », le marché de Noël de Martigues est de retour, de la place des Martyrs à l’autre bout de l’esplanade des Belges, depuis ce jeudi matin. Un début « calme » pour le vendeur de marrons, mais qui s’attend à ce que « ça dégomme de vendredi à dimanche ».
Il y a de quoi trouver des idées cadeaux. Bracelets, colliers et autres bijoux, posters et portefeuilles et bien sûr les traditionnels santons. Mais, aussi, les vêtements de l’association de la Venise Martégale, certains parodiant les logos d’autres marques plus célèbres. Malik Bounneche fait part d’une nouveauté : un maillot noir avec rédigées en bleu et blanc des expressions bien martégales, selon l’auteur. « On s’est installé au café et dans la rue et on a écouté ce que les gens disent », raconte-t-il. Comme par exemple « tié un muge », « oh gari » ou « ça va mon bèou ». Il ne manque que le « à m’en donné » pour parfaire le tableau.
Spécialités localesDe nombreuses idées pour garnir sa table ou pour un en-cas sont aussi proposées. Chichis, raclette, tarte flambée ou encore des spécialités corses « de l’apéritif au dessert » chez Jean Costa, au stand garni de lonzo, tomme de brebis et canistrellis. « Le marché de Noël est un bon apport de clients, estime le marchand, les clients manquent de budget. C’est le milieu du mois, mais on dirait déjà la fin », regrette-t-il.
Mais, comme le fait remarquer cette passante, « on a le temps de revenir d’ici Noël ». Des touristes comme ce couple de Bordelais sont aussi là pour venir « trouver des spécialités qu’on trouve pas chez nous et qui font toujours plaisir ».

