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  • À Lunel, la magie dévoile ses secrets, de Circé à Harry Potter

    À Lunel, la magie dévoile ses secrets, de Circé à Harry Potter

    Fioles mystérieuses, vieux grimoires et personnages fantastiques : avec « Sortilèges et magiciens, de Circé à Harry Potter », le musée Médard, à Lunel, invite à explorer l’histoire de la magie et de la sorcellerie à travers une exposition qui fait dialoguer patrimoine écrit et culture populaire.

    « On avait envie de mettre un peu de mystère, et je pense qu’on a tous besoin de magie en ce moment », confie Valérie Dumoulin, directrice du musée. C’est en découvrant les nombreux ouvrages consacrés à la magie dans la collection de Louis Médard, bibliophile lunellois du XIXe siècle qui légua à sa ville une collection exceptionnelle de livres anciens, que l’équipe a imaginé ce parcours, nourri d’ouvrages du fonds Médard et de prêts exceptionnels. « Des ouvrages méconnus du grand public, mais dans lesquels s’est créée toute l’imagerie de la sorcière et des magiciens. »

    Le voyage commence dans l’Antiquité avec Circé et Médée, figures de magiciennes aux pouvoirs ambivalents, capables de guérir comme de nuire. Il est ensuite question de Merlin. « Au départ, il y a un côté plutôt magicien, devin et devineresse. La sorcière n’a pas encore la connotation qu’elle prendra au Moyen Âge », explique Valérie Dumoulin. En effet au fil des siècles, les représentations évoluent.

    La saga Harry Potter à l’honneur

    Avec le développement du christianisme, les savoirs populaires liés aux plantes et aux soins suscitent la méfiance. « Ces savoirs échappaient à l’Église, qui les a condamnés. À partir du Moyen Âge, la figure de la sorcière se rapproche peu à peu de celle du diable et nourrit un imaginaire qui conduira aux procès et aux persécutions. » La chasse aux sorcières, « qui s’intensifie à la fin du Moyen Âge, où des théoriciens expliquent comment reconnaître une sorcière », constitue l’un des temps forts de l’exposition. Les femmes, souvent guérisseuses ou devineresses, sont particulièrement visées. « Il va y avoir une sorte d’association avec le diable. Toute l’image de la femme va se trouver entraînée là-dedans », souligne la directrice. Le parcours fait notamment écho à l’histoire locale, avec un document de 1280 relatant la condamnation au bûcher, dans le Lunellois, d’une femme accusée de « maléfices ». Pour clore cette première étape de l’exposition, proposée au rez-de-chaussée, un cabinet de sorcier reconstitué, « avec fioles, minéraux et boule de voyance », plonge les visiteurs dans cet imaginaire.

    À l’étage, le parcours se poursuit en explorant les liens entre nature et magie : plantes médicinales, pierres, alchimie et astrologie témoignent d’une quête ancienne pour comprendre le monde. Dernière étape, la bibliothèque de Louis Médard fait le lien avec la culture contemporaine. La saga Harry Potter y est mise à l’honneur avec des objets liés aux films, présentés en regard d’ouvrages patrimoniaux qui ont nourri l’univers de l’autrice, J. K. Rowling. « On se rend compte qu’elle a puisé son inspiration dans les livres présentés dans l’exposition », observe la directrice. Une manière de rappeler que les histoires de sorciers d’aujourd’hui plongent leurs racines dans un patrimoine littéraire ancien.

    Visites commentées, ateliers créatifs et conférences feront vivre l’exposition dans les prochains mois. La première conférence se déroulera le 18 novembre à 18h à l’Espace Castel, où l’ethnobotaniste Alain Renaux évoquera « les plantes bénéfiques et maléfiques de nos amies sorcières ».

    A.G.

    * Entrée libre. Réservations pour les visites et ateliers au 04.67.87.83.94.

  • Gloire à l’art de rue !

    Gloire à l’art de rue !

    À la confluence du sport, de la danse et de la culture, cet événement
    à nul autre pareil va s’adresser aux jeunes du sud de la France pendant une semaine avant de leur ouvrir l’Opéra de Marseille le 13 septembre pour assister à une compétition opposant Bboys et Bgirls du monde entier. Après le palais du Pharo, celui de la Bourse ou encore l’espace Bargemon, La Marseillaise breaking cup investit ce nouveau lieu extraordinaire avec le même enthousiasme et la même fierté. Forgés au pied des tours, le breakdance comme son public jeune et populaire, méritent les plus beaux cadres d’expression.

    Rien n’est trop beau pour la jeunesse populaire

    La Marseillaise s’enorgueillit de compter Mofak dans ses rangs pour jouer le rôle de directeur artistique. Enfant du Clos dans le 13e arrondissement de Marseille, il a travaillé avec des artistes internationaux tels que Madona ou Snoop Dogg et s’est imposé comme une référence dans le monde du hip-hop. Nouveauté cette année : un espace d’exposition en libre accès s’ajoute au dispositif dans le siège historique rénové de notre journal.

    Dans un contexte où les quartiers populaires et notamment sa jeunesse sont régulièrement pointés du doigt dans le débat public et où notre société se fracture, La Marseillaise breaking cup est une bouffée d’air frais, un moment de rencontre ouvert à toutes et tous et gratuit comme il en existe trop peu.

    Pour La Marseillaise, vous, les jeunes des quartiers populaires, avez droit à une perspective de progrès, un travail et des activités culturelles. Aucun jeune ne mérite de subir la violence, les trafics, la stigmatisation.

    Rien n’est trop beau pour la jeunesse populaire. La preuve : La Marseillaise est votre journal. Gloire à l’art de rue !

  • Le cirque fait son festival tout au long du week-end à Aix

    Le cirque fait son festival tout au long du week-end à Aix

    Cette année encore le Centre international des arts en mouvement (Ciam) d’Aix-en-Provence a organisé son festival « Jours [et nuits] de cirque(s) » avec pour point d’orgue et de clôture, ces samedi et dimanche.

    Et le moins que l’on puisse dire avec cette treizième édition c’est que plus que jamais, le cirque est un art populaire, à la portée de tous et qui doit le rester. Une volonté affirmée par le Ciam et dont la programmation a été orchestrée cette année par l’artiste Marie Molliens.

    Temps forts pour tous

    Le fil rouge, « un cirque-théâtre, où l’écriture, le jeu et le lien au spectateur sont au cœur des propositions ». Loin d’un cirque « simpliste et édulcoré », c’est un cirque « accessible, généreux, théâtral et festif » qui donne rendez-vous aux petits et aux grands samedi et dimanche. Un cirque où les artistes favorisent l’échange avec les spectateurs pour ne former qu’un.

    Une dimension de l’événement qui s’incarne dans le spectacle Vu à découvrir samedi à 18h30 et dimanche à 11h.Un solo où la maîtrise du geste devient un langage à part entière lors d’une cérémonie du thé qui risquerait bien de déraper avec humour et finesse. Même son de cloche pour Lab Rats, samedi à 20h, un huis-clos roublant où deux corps dans une cage de verre révèlent ce qui nous relie quand les mots ne suffisent plus. Tous deux à voir au Grand châpiteau.

    Mais le festival est aussi placé cette année sous le signe de la fête, la joie la surprise et le rire avec Mortel jus de mortel à voir samedi à 11h, 14h et 16h puis dimanche à 13h, 15h et 17h. Au cœur du Mur de la mort, ce spectacle à mi-chemin entre traditions foraines et créations contemporaines va vous faire vrombir de plaisir.

    Détour de son côté est un spectacle de rue où l’humour est roi et où la parentalité sur la route et les imprévus du quotidien y sont racontés par un duo complice. Rendez-vous samedi à 15h et dimanche à 16h.

    Sinon, tout au long du week-end ce sont des ateliers créatifs et de cirques pour enfants, ados et parents mais aussi des scènes ouvertes gratuites et des visites guidées qui vous sont proposées.

    Infos et résa : joursetnuitsdecirques.fr