Lors des deux mandats de maire de Michel Pronesti, Pascale Prat fut l’une de ses élues (2008-2014) et même son adjointe (2014-2020). Pourtant, le 15 mars, c’est bien contre la maire sortante que Michel Pronesti se présente à Aramon. « Malheureusement, elle a bien changé ! », regrette le militant communiste qui mène la liste divers gauche (DVG) « Aramon : plusieurs générations, une même ambition ». S’il fait son retour au premier plan, c’est dit-il, en raison d’une dérive droitière de la municipalité sortante. « Des citoyens sont venus me chercher, ça ne va pas du tout avec elle ». En 2020, Michel Pronesti décide de faire un break pour « raisons personnelles ». Il soutient la liste (DVG) de Jean-Marie Rosier qui se fait élire. Lequel décède en 2022. Depuis que Pascale Prat a pris sa place, tout irait de travers. « Sa gestion est verticale, elle est frileuse sur l’argent public. Elle se dit apolitique mais a été rejointe par des gens très à droite et parle comme eux alors que nous n’avons pas de problème de sécurité ici », illustre M. Pronesti. L’ancien maire déplore que le projet de maison de santé qu’il avait engagé n’ait jamais vu le jour dans ce désert médical. M. Pronesti s’engage à enfin le concrétiser. Face à celle dont il affirme qu’elle est « incapable d’insuffler de nouveaux projets », il propose un vrai pôle de santé pluridisciplinaire. M. Pronesti entend aussi sécuriser les établissements scolaires, préserver la présence industrielle en redynamisant la centrale EDF fermée via l’énergie verte circulaire ou l’hydrogène vert. Il promet de travailler en « bonne coopération » avec ses voisins et ne briguera pas la présidence de la Communauté de communes.
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« Au fil du jazz », un mois de swing au Pont du Gard
Impossible d’évoquer le jazz sans convoquer les grandes figures qui l’ont façonné, de Louis Armstrong à Miles Davis, ni celles et ceux qui continuent de le faire vibrer aujourd’hui. En février, cette musique née de l’histoire afro-américaine poursuit son chemin jusqu’au territoire du Pont du Gard, où elle posera ses valises pour trois week-ends consécutifs.
Porté par la Communauté de communes du Pont du Gard, en partenariat avec le Labory Jazz Club Production, le festival « Au fil du jazz » revient avec une édition annoncée comme « riche et variée », fidèle au jazz traditionnel et à ses multiples influences. Particularité assumée : chaque formation est programmée pour une soirée unique, offrant au public un concert complet et immersif, dans différentes communes du territoire.
Un jazz itinérant
Le coup d’envoi sera donné ce vendredi 13 février à Pouzilhac avec les Canibal Dandies, formation montpelliéraine qui replonge le public dans l’univers cuivré de la Nouvelle-Orléans. Le lendemain, Jérôme Laborde’s Quintet proposera à Meynes un voyage inspiré de ses séjours américains, revisitant standards et compositions originales.
Le festival repartira le week-end suivant à Collias avec Swing Machine, accompagné du saxophoniste Max Atger, promet une soirée haute en couleurs et en swing. Puis à Aramon, Overjoyed rendra hommage à Stevie Wonder, entre jazz, soul et musiques du monde. Le festival se conclura le 27 février à Valliguières avec Cosmos 4tet, et son audacieux dialogue entre musique classique et jazz.
* Infos : https://www.uzes-pontdugard.com
