Tag: Arabie Saoudite

  • L’escalade de la guerre entre Trump, ses alliés et l’Iran

    L’escalade de la guerre entre Trump, ses alliés et l’Iran

    « Nous allons les frapper fort, ils vont prendre une raclée », a déclaré le président américain selon ses propos rapportés par un journaliste de la chaîne Fox News.

    L’armée jordanienne a déclaré mercredi avoir abattu cinq missiles iraniens, tandis que les Gardiens de la Révolution iraniens ont confirmé avoir visé des installations militaires américaines en Jordanie. Donald Trump a dit que « les forces américaines n’ont eu que quelques minutes pour abattre ces missiles balistiques iraniens qui arrivaient », selon le journaliste Trey Yingst, qui s’est entretenu hors antenne avec le président.

    Le reporter l’a aussi interrogé sur les bombardements menés par les États-Unis et de l’Arabie saoudite contre des positions de groupes armés pro-iraniens en Irak, en réponse à des attaques contre des cibles américaines et des installations pétrolières saoudiennes. Le président américain « a dit que ces frappes étaient coordonnées avec le gouvernement irakien », a déclaré le journaliste.

    Peu avant, la présidence irakienne a pourtant dénoncé, sans nommer les États-Unis ni l’Arabie saoudite, « les bombardements qui ont visé les bases du Hachd al-Chaabi », une alliance de groupes armés irakiens qui inclut des factions pro-iraniennes, les considérant comme une « attaque inacceptable et une violation flagrante de la souveraineté de l’Irak, visant ses institutions officielles ». Selon le Hachd al-Chaabi, qui dénonce une « agression », au moins 20 de ses membres ont été tués et 32 blessés dans ces frappes. Donald Trump a, selon ses propos rapportés par Fox News, « qualifié ces milices pro-iraniennes de cancer pour le monde et dit qu’il envisageait des mises en garde supplémentaires contre les soutiens de l’Iran ».

    La reprise des hostilités au Moyen-Orient survient après une accalmie de plusieurs jours dans le conflit.

    Cours du pétrole

    à la hausse mercredi

    De son côté, la télévision d’État iranienne a annoncé mercredi que les États-Unis avaient mené des frappes sur une ville du nord-ouest du pays, à la frontière avec l’Irak. « Il y a quelques minutes, un secteur situé dans la région frontalière de Piranshahr a été touché par des frappes aériennes de l’ennemi américain », a rapporté la télévision d’État. Une puissante alliance armée pro-Iran irakienne a jugé mercredi « inévitable » une riposte aux frappes américano-saoudiennes meurtrières qui ont ciblé l’Irak, après que des missiles en provenance du pays ont visé l’Arabie saoudite. « Notre riposte contre l’ennemi américain est inévitable, et pourrait frapper ses instruments en Arabie saoudite », a affirmé dans un communiqué la Résistance islamique en Irak, nébuleuse qui a revendiqué des centaines d’attaques contre des installations américaines dans la région depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

    Les cours du pétrole repartent à la hausse mercredi en raison de la reprise des frappes au Moyen-Orient qui suscite des inquiétudes pour l’approvisionnement en or noir, après une accalmie des hostilités de plusieurs jours. « Ces évolutions jettent un froid sur l’idée d’une désescalade rapide » dans le Golfe, estiment les analystes du cabinet d’économistes ING Warren Patterson et Ewa Manthey. Avec les infrastructures pétrolières saoudiennes de plus en plus prises pour cible, le risque de perturbations de l’approvisionnement prolongées augmente », affirment-ils.

  • L’Espagne renaît face à l’Arabie Saoudite

    L’Espagne renaît face à l’Arabie Saoudite

    Ils se devaient d’afficher un tout autre visage que celui montré la semaine passée face au Cap-Vert (0-0). Décevants contre les Requins bleus, pourtant classés 65 places derrière eux au classement FIFA, les Espagnols ont rapidement redressé la barre dimanche soir à Atlanta en s’imposant sans difficulté face à l’Arabie saoudite (4-0). Remplaçant lors de la première journée, le prodige du FC Barcelone Lamine Yamal, doté d’une technique et d’une vitesse d’exécution hors normes, a retrouvé sa place dans le onze de départ. Il n’a eu besoin que de dix minutes pour faire la différence et ouvrir le score (1-0, 10e). Maîtres du ballon grâce à une possession largement en leur faveur, les hommes de Luis de la Fuente ont rapidement cherché à se mettre à l’abri. Transparent face au Cap-Vert, l’attaquant de la Real Sociedad Mikel Oyarzabal s’est parfaitement racheté en trouvant le chemin des filets à deux reprises en l’espace de trois minutes (21e et 24e), permettant à la Roja de faire le break puis de prendre le large (2-0 puis 3-0). Avec cette avance confortable, les Espagnols ont ensuite pu gérer sereinement la suite de la rencontre. Mais leur festival offensif ne s’est pas arrêté là. En seconde période, un but contre son camp du défenseur central saoudien Hassan Al-Tambakti est venu alourdir davantage le score (4-0, 49e). Grâce à ce premier succès dans ce Mondial 2026, l’Espagne a provisoirement repris la tête du groupe H. Ses deux autres adversaires, l’Uruguay et le Cap-Vert, se sont affrontés dans la nuit de dimanche à lundi. Quoi qu’il en soit, le large succès de la Roja et son excellent goal-average devraient lui permettre de conserver la première place de la poule.

  • Plusieurs régionaux sur la ligne de départ du Dakar 2026

    Plusieurs régionaux sur la ligne de départ du Dakar 2026

    Le désert saoudien accueille traditionnellement le premier grand événement sportif de l’année et ce sera encore le cas en 2026. Entre le 3 et le 17 janvier, plusieurs centaines de pilotes seront au départ du Dakar. Quinze jours de compétition, dont un de repos, 13 étapes et un prologue pour déterminer les vainqueurs dans chaque catégorie. Au total, 4 880 km à parcourir dans les dunes d’Arabie saoudite. Les participants relieront Yanbu à… Yanbu. Cette ville industrielle de plus de 300 000 habitants est posée sur la côte ouest, au bord de la Mer Rouge. Cinq des quatorze jours de course se dérouleront, au moins en partie, dans cette cité maritime.

    L’emblématique rallye-raid va, comme chaque année, réunir plusieurs pilotes du sud de la France. Parmi eux, Christian Lavieille, Neels Theric, Michael Metge ou encore Thibault Boucherot. Le premier cité n’est pas le doyen de la compétition, mais compte un grand nombre de participations. Le Varois, 59 ans, s’apprête à prendre le départ d’un 23e Dakar. Déjà auteur de trois top 10 durant sa carrière, il vise la victoire finale en auto, même si la concurrence sera féroce. « On veut se battre devant en deux roues motrices et essayer d’aller chercher une belle place au général, mais sur le papier, il y a beaucoup de voitures plus compétitives que nous. Dix pilotes peuvent gagner et c’est énorme. » Son co-pilote sera Valentin Sarreaud, sapeur-pompier de métier, originaire de Bagnols-sur-Cèze (Gard).

    Changement de véhicule avec Neels Theric. Seulement âgé de 27 ans, l’Aixois va démarrer dans quelques jours son 4e Dakar. Lui sera derrière le guidon de sa moto du constructeur chinois Kove Factory Racing.

    Le jeune homme compte construire sur son expérience et une dernière participation aboutie : « On a fait un bon Dakar 2025. La moto a été très fiable, on n’a pas été embêtés et c’est le grand point positif. Cette année, on veut montrer que la moto peut monter sur le podium en Rally 2. Sans prétention, mais c’est mon objectif et celui de l’usine », déclare-t-il, confiant.

    Excitant baptême du feu pour Boucherot

    Michael Metge ne sera pas derrière le volant, mais plutôt à côté d’une légende du rallye. Le Gardois sera le co-pilote de Stéphane Peterhansel, homme aux 14 sacres dans le sable du Sahara puis celui d’Arabie Saoudite. L’un des personnages emblématiques de l’événement qui participera, en 2026, une 37e fois à la course. Metge, lui, s’alignera à une onzième reprise au départ du célèbre rallye-raid organisé par ASO (comme le Tour de France).

    Thibault Boucherot fait partie d’une caste plus fermée, celle des motards rookies, qui vont donc effectuer leur premier Dakar. Ils sont 41 dans ce cas et le pilote originaire de Grimaud se lance dans l’aventure, sur une KTM. Dingue de moto et de l’épreuve, l’homme de 41 ans est chef d’entreprise dans la maçonnerie. Cette année, le Varois s’est senti prêt à entrer dans l’aventure et son rêve est devenu réalité. « Afrique, Amérique du sud, Arabie saoudite, j’ai suivi toutes les éditions du Dakar depuis mon enfance. Quand j’ai eu 40 ans, je me suis dit : il faut y aller maintenant ! Mon objectif est de passer la ligne d’arrivée du Dakar, quelle que soit la place. Je ne sais pas ce que je vaux, mais je n’ai aucun classement en tête. Je veux rouler à mon rythme et arriver au bout, ce serait déjà un bel exploit. »

    Plusieurs stars de la discipline viseront la victoire lors de cette 48e édition. À commencer par Sébastien Loeb, qui bute toujours sur la couronne de vainqueur dans cette épreuve. Le Qatari Nasser Al-Attiyah sera également présent, tout comme Carlos Sainz Sr, légende du rallye et père du pilote de Formule 1 du même nom. La belle histoire sera pour Mathieu Baumel. 11 mois après un accident qui lui a coûté sa jambe droite, le pilote de Manosque devient co-pilote du Belge Guillaume de Mévius.