Elle a été inaugurée à l’été 2025 et est déjà menacée de fermeture provisoire d’après SUD Santé : la nouvelle unité de soins palliatifs de l’hôpital Sainte-Marguerite (9e) évolue dans une « situation extrêmement préoccupante », lit-on dans un communiqué diffusé vendredi par le syndicat. Pensée pour accueillir à terme une vingtaine de lits, l’unité n’en compte pour l’instant que sept et fonctionne aujourd’hui avec un seul praticien à temps plein, contre les trois initialement prévus. « Malgré des locaux neufs, du matériel adapté et des équipes soignantes qualifiées, formées et pleinement engagées, l’unité ne peut fonctionner normalement en raison d’un manque criant de médecins spécialisés, s’indigne SUD Santé. Cette situation fragilise gravement la continuité des soins et fait peser un risque direct sur la prise en charge des patients en fin de vie, dont certains sont intransportables. » C’est dans ce cadre que le syndicat dénonce un « manque d’anticipation dans le recrutement médical » et réclame « des moyens humains pour assurer le fonctionnement normal du service », « la mise en place urgente de solutions médicales pérennes et non précaires » et une « véritable politique d’attractivité pour les spécialités en tension ». Une alerte qui fait écho aux débats organisés ce lundi à l’Assemblée nationale (lire page 24), où sont discutés l’accès aux soins palliatifs et le droit à mourir.
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Un Samu tout neuf pour le printemps
Tout ne sera livré qu’au printemps, mais l’essentiel des murs du futur Samu « zonal », dont le périmètre s’étend de Marseille à la Corse en passant par l’Occitanie, a été monté. Implantés à la Timone, à deux pas du futur pôle Femmes Parents Enfants, les 7 500 mètres carrés de ce bâtiment aux dernières normes environnementales accueilleront également le centre de régulation des réception et de régulation des appels au 15, le centre anti-poison et les équipes du Smur (service mobile d’urgence et de réanimation). Un bond dans la modernité, conviennent les équipes médicales. Et une immense satisfaction pour le président de la Région, Renaud Muselier (Ren.), qui a participé à hauteur de 6 millions d’euros sur les 23 millions de coût du projet.
« J’ai fait toutes mes études dans les urgences et je me souviens, on se reposait sur des brancards », commente l’élu en découvrant les chambres de garde. Espace de coworking, vaste salle de régulation et PC de crise, parking pour les 16 ambulances… Des dimensions adaptées à l’activité du « deuxième Samu de France derrière celui de Lille », explique le docteur Fouzia Heireche, directrice médicale du Samu 13, avec 800 000 appels au 15 et 40 000 interventions par an. « Et cela ne fait que monter, nous prévoyons dans nos projections d’atteindre le million », ajoute-t-elle.
Un engagement collectif« Ce projet s’inscrit dans le cadre d’un plan de modernisation de l’AP-HM », précise François Crémieux, son directeur général, rappelant qu’au sortir du Covid, le système était « déstabilisé », même s’il se félicite que les bâtiments des années 60 aient « tenu le coup ». Mais « on est arrivé a une fin de cycle », estime-t-il. C’est aussi pour lui le résultat d’un « engagement collectif ». D’abord de l’État avant 2020, assorti d’une rallonge dans le cadre du plan Marseille en grand, puis des collectivités territoriales, souligne-t-il, avec 31 millions d’euros de la part de la Région, « quand partout ailleurs c’est quelques centaines de milliers d’euros ».
Un investissement justifié estime Renaud Muselier. Si ce n’est pas dans ses compétences, « j’ai la charge de l’aménagement et du développement de ce territoire et ce n’est pas possible de ne pas avoir de réponse sur la santé », déclare-t-il, ajoutant que 130 millions d’euros ont été débloqués pour ce faire. « On a ventilé sur les 6 départements, on avait 15 maisons de santé ouvertes, on en a maintenant 124 », détaille-t-il. Et d’insister sur sa volonté pour le Samu, d’avoir « quelque chose d’efficace tout de suite » et qui serve à toute la région.
