Tag: Antiracisme

  • [Unis contre le racisme] Marseille solidaire des victimes de Trappes, face à la haine

    [Unis contre le racisme] Marseille solidaire des victimes de Trappes, face à la haine

    Le suspect « conteste le caractère raciste de ses crimes », a fait savoir Olivier Christen, procureur de la République antiterroriste, lors d’une conférence de presse, ce lundi 26 octobre. La garde à vue de Kevin T., 39 ans, soupçonné d’avoir tué Pengo Bossio Wangi, 26 ans, et blessé cinq autres personnes dont une enfant de 12 ans, a repris dans l’après-midi après avoir été suspendue à l’issue d’un examen psychiatrique réalisé dans la soirée de samedi.

    L’analyse toxicologique avait aussi révélé « la présence de cannabis et de cocaïne dans son sang » au moment de l’attaque, d’après le Parquet national antiterroriste (Pnat). Un pistolet-mitrailleur de type Sten a été trouvé dans son véhicule. « Je tiens à préciser qu’aucun tract d’un parti politique n’a été découvert dans son véhicule », a ajouté le procureur.

    Alors que l’enquête se poursuit, des rassemblements avaient lieu partout en France. Ils étaient quelques centaines réunies sous l’ombrière du Vieux-Port, lundi soir : citoyens, militants associatifs, syndicalistes et élus venus témoigner de leur soutien aux victimes et dénoncer la banalisation de la haine raciste. Après une minute de silence, devant une banderole « à bas l’islamophobie », les représentants de la Coalition antiraciste ont multiplié les prises de parole. « L’islamophobie n’est pas une folie, ni une maladie, c’est un projet politique », dénonçait une jeune femme du Collectif du 15 mars 2026, estimant que « la responsabilité ne s’arrête pas à celui qui appuie sur la gâchette. Elle interroge aussi celui qui installe la haine ». D’autres intervenants ont mis en cause certains médias, citant notamment « Bolloré, France Télévisions », qui selon eux « stigmatisent les quartiers populaires ».

    « Le racisme tue » toujours

    Plus largement, le rassemblement s’est voulu un message d’unité. « Nous sommes aussi Français ! », lâchait une militante antiraciste. Dans la foule, Samia Chabani, élue déléguée au conseil municipal des jeunes, met en garde : « La République est là dans la rue et ce serait une erreur de ne pas reconnaître cet événement comme un acte raciste. » Alors que la foule scande « pas de quartier pour les fachos, pas de fachos dans nos quartiers », Jean-Marc Coppola, maire communiste des 15e et 16e arrondissements, considère : « Il est grand temps que les valeurs de la République, liberté, égalité, fraternité, soient traduites en actes et en politiques publiques ». Une militante prend le mégaphone pour exiger « la justice, la laïcité qui garantit la liberté de chacun ! »

    Plus loin, Horiya Mekrelouf, responsable du Mrap 13, « n’acceptera pas que cette attaque soit traitée comme un fait divers ou l’acte d’un simple malade ». L’association, partie civile, attend « une réponse judiciaire et exige des pouvoirs publics une réponse urgente et à la hauteur de la gravité de la situation ». à ses côtés, entre une pancarte « le racisme tue » et une autre « on oppose les communautés pour cacher la précarité », Bernard Eynaud, co-résident de la LDH Marseille, résume : «  On est tous là avec nos sensibilités différentes, mais unis par le refus de la haine. Cet homme n’a pas tiré au hasard. Il a capté ce discours permanent infusé dans nos sociétés. Car le RN n’a plus le monopole de son idéologie, les droites se construisent autour. Mais rien n’est joué, ni écrit, il nous faut continuer à nous battre. »

  • [Unis contre le racisme] Indignation et dignité à Toulon

    [Unis contre le racisme] Indignation et dignité à Toulon

    Nous sommes dans un contexte où les propos mortifères de l’extrême droite se banalisent. C’est pour ça qu’il est important d’être là et de clamer haut et fort nos valeurs », souligne Alain Tournay (FSU). « Une banalisation qui est le fondement du climat de rejet et de haine que subit toute une partie de la population », insiste Zoé Desmoulins (Solidaires). Nombreux étaient les participants présents lundi sur la place du marché du Pont-du-Las pour dénoncer « ce crime raciste qui souligne la dérive de notre pays gangrené par l’extrême droite », après l’attentat raciste de Trappes.

    « Depuis des mois, la parole raciste se libère, les actes racistes se multiplient », constate Pascal Brun pour l’association Vigilance et initiatives syndicales antifascistes (Visa), pour qui « les dernières victoires électorales du Rassemblement national augmentent le sentiment d’impunité qui pousse à ces actes ».

    « Toute indulgence, toute ambiguïté, toute alliance, toute complaisance avec les forces, les partis et les idées d’extrême droite est une compromission inacceptable », renchérit plus loin le président de la Ligue des droits de l’homme, Roland Biache. Pour le militant des droits humains, « notre force sera l’unité de toutes et tous, autour de la défense des valeurs d’égalité, de liberté et de fraternité ».

    « à force d’attiser la haine sur les plateaux télé en particulier, voilà où ils en sont arrivés », condamne Manon Magagnosc pour la CGT. « On ne doit pas laisser le racisme gagner notre pays », a enjoint la secrétaire de la fédération communiste ; Sylvie Vinceneux.

    « Ce n’est pas normal d’avoir peur parce qu’on est ce que l’on est. Nous sommes là pour dénoncer un racisme systémique décomplexé », a conclu la présidente de SOS Racisme, Nazhia Boulassel, en pointant la responsabilité de l’extrême droite, mais aussi de la droite extrême.

  • Un festival fait fourmiller les initiatives contre l’extrême droite

    Un festival fait fourmiller les initiatives contre l’extrême droite

    Le nom résume l’esprit de la manifestation : les Fourmilières veulent fonctionner de manière collective, horizontale et décentralisée. Durant 17 jours, du 25 septembre au 11 octobre, des collectifs indépendants vont faire vivre, de Montpellier aux Cévennes en passant par l’Aude, l’Aveyron, la Lozère ou les Bouches-du-Rhône, un festival placé sous le signe de la solidarité et de l’antifascisme.

    Une initiative impulsée par le Quartier généreux, café associatif montpelliérain. « L’idée était de fédérer un certain nombre d’acteurs autour de la défense d’un héritage : les conquis sociaux, de prendre de la place sur des sujets progressistes et d’ouvrir vers d’autres imaginaires », explique Thibaut, membre de la coordination du festival et de la batucada militante La Battante. L’appel a rencontré un écho au-delà des espérances : plus de 100 collectifs sont désormais impliqués et près de 200 événements recensés. Une dynamique qui prend une résonance particulière à l’approche d’une élection présidentielle où l’extrême droite est donnée favorite. « L’idée est également de sortir de nos entre-soi militants pour reprendre un peu de terrain face à l’extrême droite dans un territoire, le sud de la France, où elle est très présente », insiste Thibaut. « L’enthousiasme des collectifs investis vient aussi du fait que cette initiative prend un peu d’ampleur et que ça permet de peser sur cette année particulière. » Un espace de riposte qui fourmille de propositions dessinant un autre projet de société face à cette menace « réelle autant que croissante ».

    « Un formidable moyen de convergence des luttes »

    Pour participer, chaque collectif doit adhérer à une charte commune, qui laisse toutefois chacun libre du choix de la thématique abordée : antinucléaire, féminisme, antiracisme, lutte contre les violences policières, écologie, solidarité avec la Palestine, critique du masculinisme ou encore questions carcérales. Une diversité qui se retrouve aussi dans les formats : conférences et rencontres littéraires côtoient ateliers d’éducation populaire, concerts, théâtre, cinéma, expositions, mobilisations dans l’espace public… « Cette charte et cette initiative des Fourmilières constituent un formidable moyen de convergence des luttes, qui est toujours appelée à gauche mais jamais atteinte », estime Thibaut.

    De Montpellier

    aux Cévennes

    À Montpellier, l’un des temps forts aura lieu le 30 septembre à la Halle Tropisme. Le Quartier Généreux y proposera une journée familiale avec lectures jeunesse engagées, ateliers et kermesse antifasciste. Un arpentage autour de Décoloniser le dancefloor, d’Habibitch, précédera une rencontre avec l’autrice, avant une soirée musicale avec Planète Boum Boum et Habibitch.

    Le débat d’idées aura également sa place. Le sociologue Ugo Palheta interviendra notamment le 9 octobre à la Carmagnole, à Montpellier, autour de son travail consacré à la progression de l’extrême droite. La Carmagnole accueillera également trois formations – des conférences en ligne – proposées par StreetPress autour de la lutte contre l’extrême droite (les 1er, 7 et 15 octobre). Pauline Ferrari, autrice de Formés à la haine des femmes, sera pour sa part à La Mauvaise Réputation le 2 octobre pour parler des réseaux masculinistes et le théâtre Pierre Tabard proposera pour sa part Boxeur, une histoire antifasciste. Le cinéma sera également mobilisé, avec notamment à Sète, le 29 septembre, une projection consacrée au terrorisme de l’ultra-droite suivie d’un débat avec le journaliste d’investigation Ricardo Parreira et Sophie Mazas (LDH 34), puis, le 11 octobre, un rendez-vous autour du documentaire Main basse sur l’eau.

    Du côté de Ganges, la programmation du 6 au 11 octobre mêlera lecture publique, théâtre, parade populaire et banquet autour d’un couscous préparé avec des légumes de récupération. À Lodève et sur le Larzac, la programmation sera particulièrement dense, avec 40 à 50 rendez-vous sur les trois week-ends : tables rondes, théâtre, concerts et conférences, dont une avec l’historienne Ludivine Bantigny (à Marcillac-Vallon) et une autre avec le sociologue Ugo Palheta (à Millau) le 10 octobre.

    « L’éventualité

    d’une seconde édition »

    Les Fourmilières essaimeront également dans le Gard. À Alès, un stage d’autodéfense féministe est prévu les 26 et 27 septembre. À Bagnols-sur-Cèze, où l’extrême droite réalise des scores importants, un pique-nique solidaire et antiraciste sera organisé le 3 octobre. À Sauve, une journée antifasciste est organisée par la librairie le même jour dans la cour des artisans. Au Vigan, les 29 et 30 septembre, les organisateurs misent sur l’éducation populaire dans le quartier des Arènes : football avec des équipes mixtes, bouturage, scène ouverte, expression artistique et réappropriation de l’espace public, avec également un four à pizza itinérant.

    Les mobilisations dans l’espace public ne seront pas oubliées : marche pour le climat, la paix et les solidarités le 26 septembre, week-end de mobilisation contre le centre de rétention administrative (CRA) de Béziers les 3 et 4 octobre ou encore Fiertés vénères, la Pride radicale de Nîmes, le 10 octobre.

    Au-delà de cette première édition, la coordination réfléchit déjà à la suite. « On fera d’abord le bilan, mais il y aura deux axes pour l’après : faire vivre ces réseaux, car ce sont des dizaines de collectifs qui ont travaillé ensemble, donc plein de rencontres et de partages, et l’éventualité d’une seconde édition. »

    *Tout le programme sur : https://les-fourmilieres.org

  • Christian Bastid, une vie au service du collectif

    Christian Bastid, une vie au service du collectif

    Bien sûr il a participé à la bataille pour défendre Nelson Mandela. Mais contrairement à de nombreux militants, poussés dans le grand bain politique par les tumultes du monde, les injustices nationales ou les lectures de Marx, l’engagement de Christian Bastid est né dans les batailles locales. « J’ai adhéré au Parti communiste en 1983 lorsqu’on a perdu la Ville de Nîmes. J’étais sympathisant mais à ce moment-là, je me suis dit qu’il fallait être partie prenante pour contribuer à reconquérir la ville de Nîmes, ce qui est arrivé à deux reprises », explique-t-il.

    Natif de la capitale du Gard, Christian Bastid a d’abord multiplié les métiers dans le privé, monteur, élagueur, métallurgiste… des postes d’ouvriers qui lui ont permis de « comprendre ce qu’était l’exploitation par le capital ». Puis, il intègre les collectivités territoriales. Dans le même temps, c’est d’abord l’engagement syndical qui marque son parcours, en adhérant à la CGT puis en devenant secrétaire de l’union locale CGT de Nîmes. « Nîmes est une ville de cheminots mais l’industrie y était aussi très forte. Le PCF a toujours eu un rôle important dans cette ville », ajoute-t-il.

    Ce passionné de football et de rugby, mais aussi de spéléologie qui lui a permis d’ouvrir très tôt les yeux sur les problématiques environnementales, est élu conseiller général pour la première fois en 2011 sur le canton de Nîmes 3. Marqué par le mandat et la personnalité d’Alain Clary, il a d’abord lutté pendant la première partie du XXIe siècle contre une droite hégémonique à Nîmes avant d’engranger les responsabilités. Au Département, il est en effet vice-président délégué à l’Habitat, au logement et au renouvellement urbain et il préside aussi la Coopérative des élu.e.s communistes républicain.e.s et citoyen.ne.s du Gard. Depuis mars, il est aussi conseiller municipal délégué à la Mémoire, aux Anciens combattants et à la Culture de paix et siège également comme conseiller communautaire.

    Préparer 2027

    L’élu nîmois, reconnu pour son expérience et son attachement au Parti, a souhaité placer son élection sous le signe « du rassemblement et de l’unité de tous les communistes ». Parmi, ses priorités, il veut engager une réflexion sur « quel Parti nous voulons pour demain ». Pour cela, il souhaite s’emparer des thématiques de « la jeunesse, la paix, des questions sociales, la lutte pour l’emploi, la précarité, l’égalité entre les hommes et les femmes et la lutte contre le racisme ». « Ces axes sont étroitement liés avec les problématiques du département du Gard », précise-t-il.

    Mais Christian Bastid devra aussi préparer les prochaines échéances électorales de 2027 avec en ligne de mire l’élection présidentielle et les législatives. « L’enjeu, c’est de savoir quel rôle aura le PCF, parce que nous proposons des choses différentes, dans un contexte où il y a un risque d’élection de l’extrême droite », conclut-il.

  • Un appel à se mobiliser dimanche contre le racisme et les discriminations

    Un appel à se mobiliser dimanche contre le racisme et les discriminations

    Zaïd, premier bébé de l’année à Avignon et déjà victime d’un déferlement de haine raciste en ligne. Des mamans déléguées de l’école des Grands-Cyprès visées par une vague de commentaires racistes car voilées. Depuis le début d’année, plusieurs cas de discriminations ont éclaté au grand jour. Il semblait donc impensable que le Vaucluse se tienne à l’écart d’un appel national à se mobiliser dimanche contre le racisme et les discriminations.

    Une quinzaine d’associations (LDH, Mrap, Attac Mouvement de la paix…) collectifs (No pasaran, Les Rési-liantes…), partis politiques (PS, LFI, PCF, G.s, EELV) et syndicats (FSU, CGT) appellent donc à une manifestation, place Pie (10h30), dimanche. « Parce que notre département connaît depuis de nombreuses années une implantation durable de l’extrême droite et que les discours de rejet, de stigmatisation et de division y trouvent trop souvent des relais, nous refusons la banalisation du racisme sous toutes ses formes », indique la LDH qui appelle à une autre facette du département : « Le Vaucluse est aussi une terre de diversité et de solidarité. Nous voulons affirmer une autre voie : celle de l’égalité des droits, du respect de la dignité humaine et de la fraternité. » Côté politique, le Parti communiste sera de la partie : « À un moment où, en l’absence de perspectives de transformation crédible, l’extrême droite progresse sur ces divisions, alimentées par un capitalisme en crise qui mène une attaque frontale contre les conquis sociaux et provoque la colère populaire, le PCF souhaite contribuer à l’émergence d’un grand mouvement contre le racisme, l’antisémitisme et toutes les discriminations. »

  • A Marseille, le front se veut antiraciste

    A Marseille, le front se veut antiraciste

    Les drapeaux palestiniens et libanais flottent sous l’imposante silhouette de la Porte d’Aix à 14h, samedi 14 mars. Slogans et batterie résonnent : « Pas de fachos dans nos quartiers, pas de quartiers pour les fachos ». À la veille du premier tour des élections municipales, 8 000 personnes ont marché selon les organisateurs et 2450 personnes selon la préfecture de police, contre le fascisme, le racisme, l’islamophobie et les violences d’État. Plus de 60 collectifs, syndicats et organisations politiques marseillais avaient signé l’appel national de La Marche des Solidarités, plateforme de collectifs de personnes sans papiers. Des manifestations étaient organisées dans 102 villes, dont Avignon, Toulon, Gap…

    « Il faut montrer qu’on est nombreux et qu’on fait corps », confie Michel, 75 ans, « antifasciste de toujours ». Inès, 20 ans et Rose, 21 ans sont venues pour « se faire entendre ». « On ne va pas se laisser faire », expriment-elles face à la montée de l’extrême droite et des discriminations.

    Isabelle, du Réseau Universitaire Sans Frontières (RUSF), elle, dénonce les « lois liberticides contre les migrants » et s’inquiète pour le devenir des étudiants étrangers. « La connaissance n’a pas de frontière », martèle-t-elle, fustigeant la suppression des APL et l’augmentation des frais d’inscription différenciés.

    Le cortège a marqué un temps fort devant le commissariat de Noailles. Les visages de ceux « tombés sous les mains de la police » s’affichent sur de grandes banderoles. Le père de Souheil, tué en 2021 par un policier, prend la parole : « Ni oubli, ni pardon ».

    «Sardine antifa»

    Malgré la gravité des revendications, la joie infuse dans la marche. Face aux cordons de police, des clowns, vêtus de rose, imitent les policiers et brandissent des frites de piscine, comme des matraques. Au milieu des drapeaux, une autre touche d’humour attire l’œil : des sardines bleus en carton, portées à bout de bras ou piquées dans les cheveux. C’est l’œuvre de Léna Turist, artiste de 24 ans. « La sardine , c’est le symbole de Marseille. J’ai recyclé mes cartons de la manif du 8 mars pour unir les gens et amener de la joie », explique-t-elle. Ses poissons affichent : « sardine antifa » ou « sardine mangeuse de mascu ».

    De la Porte d’Aix au Vieux-Port, le cortège a affiché un front uni et a rappelé que Marseille est « antifasciste ».

  • La tournée « Salam, Shalom, Salut » fait étape à Marseille

    La tournée « Salam, Shalom, Salut » fait étape à Marseille

    Face à la hausse des actes racistes ou antisémites, et les discriminations raciales persistantes, l’association pose des engagements concrets. Un corpus de 16 mesures autour de six volets.

    Dans la balance, côté administration, une composition de listes reflétant la diversité, une formation des élus et des agents, la désignation d’un délégué aux discriminations et d’un référent municipal, ou la mise en place de politiques antidiscriminatoires dans les marchés publics. Au menu aussi, la lutte contre les discriminations dans le logement, l’emploi et les loisirs via des testings et des audits.

    SOS Racisme défend le récépissé de contrôle en matière de police de proximité, prône un soutien renforcé aux associations culturelles et sportives, et la nomination de lieux publics valorisant la diversité. Elle exige surtout une « clarté totale » face à l’extrême droite, excluant toute alliance ou reprise de ses thématiques.

    L’interpellation a été envoyée la semaine dernière aux principaux candidats de l’arc républicain. Les listes de la France insoumise, de Martine Vassal et d’Erwan Davoux, n’ont pas répondu. La seule réponse est venue du Printemps marseillais et elle répond à la plupart des mesures proposées.

    L’ensemble des réponses sera présenté le 7 mars, lors d’une soirée antiraciste, organisée au CAL des Carmes (2e). Une des dernières étapes de la tournée nationale « Salam, Shalom, Salut » qui réunit une trentaine de jeunes venus de toute la France, de milieux et de cultures différents, pour partager leur expérience et leur parcours personnel. L’objectif du programme est de « recréer des espaces de discussion, de débats et de travail, débarrassés des représentations essentialisantes » afin de « produire un récit commun et de restaurer les liens entre les individus ».

    Lancé en 2018, le « projet 3S » prend une couleur particulière à Marseille ou l’extrême droite est au coude à coude avec Benoît Payan, le maire (DVG) sortant. La soirée sera ponctuée d’un « repas interculturel » et d’une prise parole des jeunes et d’un set DJ festif. Ce mercredi, une convention de partenariat sera signée avec Aix-Marseille Université. Elle prévoit l’organisation d’expositions, conférences et formation du personnel.

    Jeudi, après une rencontre avec les lycéens de Victor Hugo, les jeunes de 3S participeront au vernissage de l’expo « Regarde nous » à la fac Canebière suivie d’une conférence avec Dominique Sopo, président national de SOS Racisme. Vendredi, un repas à la cantine solidaire « La marmite joyeuse », une rencontre avec les Guerrières de la paix et une visite au centre social Del Rio sont prévus.