Tag: Anti gaspillage

  • Un frigo partagé pour nourrir la solidarité à Aix-en-Provence

    Un frigo partagé pour nourrir la solidarité à Aix-en-Provence

    Rue Jules-Verne, juste en face de l’école Giono-Schweitzer, le 20 000 Lieux a ouvert ses portes en cette fin d’après-midi, mercredi. Comme à son habitude, le tiers-lieu se remplit d’élèves tout juste sortis des cours, de seniors et d’habitants du quartier. Tiers lieu bouillonnant du quartier d’Encagnane, , c’est ici qu’a été installé le deuxième « Frigo partagé » du territoire. Un premier existe déjà au Jas-de-Bouffan, au sein de la Maison du Droit et de la Justice, géré par la Ville.

    Le projet est porté par trois acteurs : le CCAS, qui a répondu à un appel à projets du Département, principal financeur de l’opération ; l’association La Cabane des voisins, chargée de la gestion du frigo solidaire ; et le 20 000 Lieux, qui accueille le dispositif, mais ne constitue pas une entité juridique. L’initiative est développée en lien avec l’association Les Frigos Solidaires.

    « L’idée était de pouvoir offrir une réponse alimentaire diversifiée et novatrice pour le territoire, tout en repérant les personnes qui pourraient avoir besoin d’un accompagnement », explique Jessica Nouri, directrice du pôle opérationnel de l’action sociale du CCAS.

    Elle précise : « On choisit tout de même de l’appeler “Frigo partagé”, plutôt que solidaire. C’est pour tout le monde. On n’y vient pas parce qu’on a besoin d’argent, mais parce qu’on vient aider la société, faire du bon plan et de l’antigaspi. L’idée est d’avoir des produits frais à disposition, des produits laitiers, fruits et légumes. On fait aussi des actions collectives pour sensibiliser à ces questions-là et travailler à la santé nutritionnelle. » Si le frigo est déjà installé depuis six mois, son inauguration vient seulement d’avoir lieu, ce mercredi, le temps de tester le dispositif. « Il y a plusieurs règles à respecter, explique Thomas Roger, pour l’association La Cabane des voisins. Il faut laisser des produits frais. Mais on n’est pas là pour faire la police, l’idée est de responsabiliser les gens. Cela reste un don. » Pendant plusieurs mois, les bénévoles de l’association ont également démarché les commerçants et maraîchers du quartier. Plusieurs d’entre eux contribuent désormais régulièrement à alimenter le frigo partagé.

    Un projet déjà intégré

    « Depuis, on remarque que les produits frais ne restent pas longtemps ! Les habitants se sont déjà approprié le concept », remarque Laila, pour La Cabane des voisins. Somaya Bouhalli, présidente, veut voir plus loin : « On est ici dans un quartier prioritaire de la Ville, la solidarité y a toute sa place. On a deux écoles, on est un quartier où il y a des personnes âgées et, juste à côté, l’atelier Jasmin qui est un lieu d’insertion au travail. On est dans un lieu stratégique ! Les enfants qui sortent de l’école ont aussi pris leurs repères ici, viennent partager un goûter, on reçoit aussi les ateliers couture avec les séniors… Le projet prend tout son sens, il permet aussi de rompre l’isolement. »

    Selon Brigitte Billot, adjointe à la solidarité présente ce jour, d’autres frigos partagés pourraient voir le jour.

  • Atypique met en avant les fruits et légumes mal-aimés

    Atypique met en avant les fruits et légumes mal-aimés

    Les fruits et légumes qui ne correspondent pas aux standards de beauté, chez Atypique, c’est leur rayon. En compagnie de pommes, carottes et courges biscornus, le distributeur spécialisé dans les produits déclassés de saison et labellisés, est présent à la première édition de Sirha Méditerranée, du 15 au 17 mars au parc Chanot, le nouveau rendez-vous des professionnels de la restauration.

    Collaborant depuis 2024 avec plus de 50 producteurs locaux et 150 clients professionnels dans la région, Atypique souhaite s’implanter davantage et rencontrer les restaurateurs.

    L’histoire de ce grossiste commence par un constat. « Mes parents sont agriculteurs et avaient beaucoup de mal à commercialiser leurs fruits et légumes hors standard, donc ils les gaspillaient », explique Simon Charmette, 33 ans, un des cofondateurs.

    Acheter les invendus chez les producteurs, puis les vendre à des restaurations collectives et commerciales, le circuit est simple. Des produits destinés aux cantines scolaires, cantines d’entreprises, cafés, restaurants…

    45 tonnes de gaspillage évitées par mois

    Les produits sont de qualité même s’ils ne respectent pas les normes des grandes surfaces et sont avantageux par leur prix. « L’enjeu est de les aider à aller vers des produits de meilleure qualité, utilisables en cuisine, tout en respectant leur budget », indique Simon. Sur le territoire régional, ils « sauvent » chaque mois 45 tonnes de fruits et légumes du gaspillage.

    Ils travaillent avec des producteurs locaux de Châteaurenard, Aix-en-Provence et Toulon. « Nous valorisons ces produits pour apporter un complément de revenu aux producteurs qui les avaient gaspillés jusqu’à maintenant. »