Tag: animations

  • La Belle de Mai en fête pendant trois jours

    La Belle de Mai en fête pendant trois jours

    Rassembler le quartier de la Belle de Mai autour d’animations proposées par des écoles, des structures, des associations ou des collectifs, tel est l’esprit du festival. Dans un quartier trop souvent stigmatisé, l’événement incarne « un temps de revendication joyeuse (…), de partage et de convivialité, confie Serge Pizzo, membre du Comité de pilotage de la Belle Fête de Mai. C’est une fête attendue par le quartier. D’autres viennent parce que l’esprit de la fête leur plaît. C’est un public très varié, marseillais et familial. »

    Dans le sillage des Plus Belles de Mai, événement qui proposait quatre soirées festives courant mai, les festivités débutent à partir de ce vendredi et jusqu’à dimanche. Les animations occupent « deux points centraux : la place Caffo et le boulevard Boyer, espace déléguée à la jeunesse et la petite enfance », signale Serge Pizzo.

    « On a coordonné nos deux manifestations », ajoute-t-il. Après les déambulations des Plus Belles de mai avec La Déferlante bleue, qui rend hommage aux cigarières, « ils nous transmettront le flambeau et on enchaînera avec la Belle fête de mai à partir de 18h ce vendredi ».

    Le maire de Marseille, Benoît Payan, le maire de secteur, Anthony Krehmeier, et le délégué aux fêtes de quartier, Ahmed Heddadi, seront présents.

    « Un temps de revendication joyeuse »

    Au cours du week-end, de nombreux collectifs et associations de quartier seront de la partie. « Il y a cette volonté de se rassembler, être solidaire, rester militant, et tous ces collectifs sont dans cet esprit, souligne Serge Pizzo. Samedi soir, on fait place à la fête avec des animations musicales. »

    Lors de cette soirée de samedi, l’association Mot à mot et les collectifs On le fait pour nous et Mira organisent un grand repas partagé. En clôture, dimanche, les structures du quartier sont mises à l’honneur et ouvrent leurs portes au public pour présenter leurs activités avec des animations.

  • Un bal patriotique pour commémorer la victoire en toute convivialité

    Un bal patriotique pour commémorer la victoire en toute convivialité

    Assise à l’ombre des fanions tricolores, Jeanine observe son amie valser sur la piste au son des trompettes, sourire aux lèvres. « J’adorais danser, mais je n’ai plus les jambes », confie la retraitée de 92 ans. Mais peut-être trouvera-t-elle la force de se lever « si un beau jeune homme », vient le lui proposer, plaisante-t-elle, bien qu’il y ait « plus de vieilles dames que de jeunes hommes ».

    Ne pas oublier

    Peu importe, le bal patriotique du 8-Mai est une bonne occasion de sortir entre amis. « On est huit voisins à être venus manger un bout dans le parc et profiter de la musique, glisse-t-elle. C’est agréable et on a la chance d’avoir le soleil avec nous ! »

    Après s’être arrêté dans les villes de Marseille, Arles, La Ciotat et Aubagne, l’événement se tient donc dans le parc municipal François-Mitterrand de Châteauneuf-les-Martigues.

    La présidente du Département, Martine Vassal (DVD), détaille : « C’est un moment convivial, mais c’est surtout un moment de mémoire, puisque nous fêtons une fin de guerre. C’est fondamental dans le monde actuel, qui est très anxiogène, de pouvoir faire ce travail de transmission, qui se fait aussi au quotidien grâce aux associations. Il faut expliquer ce qu’il s’est passé pour que les horreurs de la guerre ne se reproduisent plus. Il ne faut jamais qu’on oublie que beaucoup de nos aînés ont sacrifié leur vie pour qu’aujourd’hui, on vive en liberté. »

    Venue de Marseille avec ses deux enfants pour profiter des animations gratuites et familiales, Léa a saisi l’occasion pour leur expliquer la Seconde Guerre mondiale. « C’était une bonne opportunité d’apprendre à mon fils de 7 ans ce que c’est que le 8-Mai. Il n’a pas encore vu ça à l’école, mais je pense qu’il a compris grâce au contexte actuel. Je lui ai dit que la guerre qu’il y a là-bas, autrefois, elle était ici. »

    Dans le public, Ginette, 100 ans, se rappelle du 8 mai comme si c’était hier : « On a d’abord eu la nouvelle par la radio, puis c’était dans tous les journaux. On était tellement contents que ce soit fini… Impossible d’oublier ! »

  • Une journée pour tous à la découverte de l’Opéra

    Une journée pour tous à la découverte de l’Opéra

    Des costumes à la technique, en passant par des visites historiques, l’Opéra de Marseille vous ouvre grand ses portes pour vous faire découvrir ou redécouvrir ce lieu comme vous ne l’avez jamais vu.

    Ce samedi, petits et grands sont invités à franchir les portes de cet édifice emblématique du centre-ville, qui regorge pourtant de nombreux secrets et trésors. L’occasion d’attirer un public plus jeune et de rendre la culture accessible à tous.

    Dans les coulisses

    Cette journée portes ouvertes s’inscrit dans le cadre de l’événement national du même nom, qui célèbre cette année sa 19e édition autour du thème de la jeunesse.

    Tout au long de la journée, des visites libres seront proposées entre 9h et 17h. Les costumes créés par l’atelier de couture de l’Opéra de Marseille seront également exposés en accès libre, au bâtiment de la rue Molière.

    Quant aux visites guidées, elles porteront soit sur l’histoire, soit sur les aspects techniques du lieu. Des lieux habituellement fermés au public se dévoileront ainsi, permettant à chacun de découvrir l’envers du décor. Ce sera aussi l’occasion de rencontrer les équipes et d’échanger avec elles sur les différents corps de métier.

    Au-delà des visites, ateliers en tous genres et concerts seront aussi au programme.

    Divers cours de danse sont proposés : cours de classique, variations pour les garçons puis pour les filles, mais aussi des séances de découverte de la danse classique et contemporaine à destination des enfants de 6 à 10 ans. Ces ateliers se dérouleront au Studio de la danse avec l’École nationale de danse de Marseille, de 9h15 à 14h45.

    Du côté du foyer Ernest-Reyer, un cours de danse contemporaine et deux ateliers autour de cette discipline seront proposés. La musique et le chant seront également à l’honneur avec un atelier de chant participatif ouvert à tous entre midi et 13h.

    Vous pourrez aussi profiter d’un concert du chœur des enfants de la Savine et de la Maîtrise du conservatoire Pierre-Barbizet, suivi d’une carte blanche à l’Orchestre Demos. La journée se clôturera avec un récital des artistes solistes de l’Opéra municipal de Marseille.

  • À Toulon, 48h pour cultiver une ville plus durable

    À Toulon, 48h pour cultiver une ville plus durable

    Rendre les villes plus vertes, un effort auquel chacun peut participer, des collectivités aux habitants en passant par les associations et les commerçants : c’est l’objectif des 48h de l’agriculture urbaine, qui font étape à Toulon et dans cinq communes du département (La Valette-du-Var, Six-Fours-les-Plages, La Farlède, Le Val, Le Castellet) de vendredi à dimanche.

    Festival organisé depuis 2016 par l’Association française d’agriculture urbaine professionnelle (AFAUP), il se veut « l’événement vitrine de l’agriculture urbaine en France et en Europe ». Il défend trois objectifs : promouvoir l’agriculture urbaine et sa diversité auprès du grand public, encourager la création d’espaces cultivés en milieu urbain, et créer du lien social et favoriser les rencontres pour faire émerger de nouvelles initiatives. L’an dernier, 35 villes françaises y ont participé, avec plus de 1 000 activités participatives gratuites (ateliers, visites, projections-débats, conférences et tables rondes, banquets populaires, concerts…) pour débutants et passionnés.

    Marché des producteurs, atelier séchoir solaire…

    À Toulon, c’est au Collectif varois pour l’agriculture urbaine (CVAU) que l’on doit l’organisation de l’événement, avec un programme qui fait la part belle aux acteurs locaux du domaine. Les réjouissances débuteront vendredi, avec un premier atelier, place Vincent Raspail, qui consistera à fabriquer des jardinières à partir de palettes récupérées auprès des halles de Toulon. Celles-ci seront ensuite remplies à partir de compost, puis disposées sur les terrasses des halles. Une activité préliminaire à la soirée d’ouverture qui se tiendra dès 18h30 au Domaine d’Orves, à La Valette-du-Var, et sera le théâtre d’une conférence dédiée aux jardins nourriciers.

    Les animations se poursuivront samedi et dimanche. Des dizaines de producteurs locaux proposeront un marché de saison samedi, dès 8h, rue Paul Lendrin. Vous pourrez aussi découvrir l’agroécologie au jardin du Chemin ver.s.t, au Castellet, vous essayer à la fabrication d’un séchoir solaire au domaine de la Pierre Blanche, dans la même commune, ou pour les débutants, apprendre les bases du jardinage au jardin partagé de la Florane, à Toulon.

    Programme complet à retrouver sur les48h.com

  • Le parc régional du Ventoux propose 40 animations gratuites

    Le parc régional du Ventoux propose 40 animations gratuites

    Grâce à une collaboration étroite entre les acteurs associatifs, les villages et l’équipe du Parc, ce riche programme permet « d’explorer le patrimoine, de plonger dans la mémoire vivante des villages et de découvrir de grands enjeux tels que l’eau, la forêt et la biodiversité ».

    Animations nocturnes, bivouacs
    et ascensions nocturnes du Géant
    de Provence sont notamment au programme. Détail du programme sur parcduventoux.fr

  • Nemausus replonge trois jours dans l’Antiquité

    Nemausus replonge trois jours dans l’Antiquité

    Chaque printemps, Nîmes réussit un tour de force : faire cohabiter le quotidien et l’Histoire. Un centurion qui traverse les Halles, un « barbare » qui s’attarde en terrasse, des légionnaires qui surgissent au détour d’une rue… Du 24 au 26 avril, la ville remet les sandales cloutées et invite habitants comme visiteurs à un voyage vivant au cœur de l’Antiquité avec ses Journées romaines.

    Point d’orgue du week-end : trois représentations dans les arènes du grand spectacle « Spartacus, l’esclave qui défia Rome ». Une fresque XXL, avec plus de 500 participants en piste (reconstituteurs, cavaliers, cascadeurs, comédiens), des décors créés pour l’occasion et une mise en scène pensée comme une immersion totale. Le héros thrace, symbole universel de révolte et de dignité, revient hanter les gradins nîmois dans un récit qui puise dans l’histoire : la rébellion menée entre 73 et 71 av.
    J-C, tout en parlant au présent.

    Une feria antique à travers la ville

    Mais les Journées romaines ne se résument pas aux arènes : elles débordent, s’installent, s’invitent partout. Sur l’Esplanade, le village gallo-romain et ses ateliers font découvrir les savoir-faire d’époque, pendant que le marché antique aligne étals, costumes et trouvailles inspirées du monde romain. Sur la place Gabriel-Péri, combats, démonstrations et ateliers autour de la gladiature rythment les journées. Aux Jardins de la Fontaine, lectures théâtrales, spectacles interactifs, jeux de piste et ateliers créatifs transforment l’Histoire en expérience partagée.

    Le samedi soir, le décor change d’échelle : grand défilé nocturne de la Maison Carrée jusqu’aux arènes, à 21h, comme un cortège qui relie les pierres les plus célèbres de la ville. Et pour prolonger l’immersion, des visites aux flambeaux dans les coulisses des arènes sont proposées en amont tandis que des conférences gratuites à l’Université Vauban replacent Spartacus dans son contexte historique. Au total, l’événement joue sur tous les tableaux : transmission, spectacle, convivialité. Une fête grand public, oui, mais aussi une manière de rappeler que le patrimoine n’est jamais plus vivant que lorsqu’il se partage.
    A.J

  • À Figuerolles, la ferme mêle pédagogie et bonnes pratiques

    À Figuerolles, la ferme mêle pédagogie et bonnes pratiques

    Les groupes d’enfants se succèdent à la barrière de l’étable. Il faut dire que le spectacle est impressionnant, et peu commun pour des minots ayant grandi en milieu urbain. Un ouvrier agricole attrape une brebis et l’assoit. Puis, en la tenant fermement, il retire les kilos de laine qui lui tiennent chaud avec le retour des beaux jours. « Ça lui fait mal ? », demande un garçon, inquiet. Mélanie, une animatrice de
    la ferme pédagogique de Figuerolles, le rassure : « Non, c’est comme quand tu vas chez le coiffeur. »

    Rien ne se perd,

    tout se transforme

    Les 36 bêtes (des mérinos et des mourerous) passent à la tonte une fois par an, pendant le printemps. « Elles ne partent pas en transhumance, donc elles n’ont pas besoin de lainage pour résister au climat montagneux, développe l’agente. Elles ont le poil court pour l’été mais ça a le temps de repousser pour les protéger des premières pluies de septembre. »

    Et pas de gâchis avec la toison ! « La ferme ne produit rien, elle a une visée pédagogique », rappelle Laurence Brünner, responsable de la structure devenue municipale en 1993. Mais elle reste adepte « des bonnes pratiques ». « La laine est réutilisée dans notre potager, où elle va piéger l’eau tout en ne la laissant pas s’évaporer, explique Mélanie. Ça va aussi protéger nos fruits et nos légumes du gel l’hiver ! »

    La ferme organise de nombreuses animations gratuites pendant les vacances. Ce mardi, les familles pourront par exemple découvrir l’écopâturage. Tout le programme est à retrouver sur le site de la Ville.

  • Les cerfs-volants ont le vent en poupe

    Les cerfs-volants ont le vent en poupe

    Tout juste arrivée sur la plage du Verdon, une petite fille pointe le doigt vers le ciel pour montrer son cerf-volant préféré à sa tatie. « Regarde, elle est là ma raie ! » s’exclame-t-elle, ravie. D’autres animaux marins sont sortis de la Méditerranée pour rejoindre les airs. Un banc de requins flotte au-dessus du sable, accompagné de crevettes, d’un bernard-l’ermite et d’un poulpe.

    Pour cette 19e édition du festival du cerf-volant, une quarantaine de passionnés des quatre coins du monde se sont réunis à La Couronne à l’initiative de l’association Coup de Vent et de la Ville de Martigues pour trois jours, du 11 au 13 avril. Et le succès est au rendez-vous. Parents et enfants se pressent aux ateliers de fabrication. Pour Frédérique Riquier, à l’origine de cet événement, ça s’explique facilement : « C’est une activité qui est simple à pratiquer, écologique, et qui est familiale et intergénérationnelle ! »

    Sylvie, venue tout droit de Savoie avec son compagnon Marc pour présenter leurs créations, précise : « Il y a plusieurs écoles de cerf-volant. Il y a ce qu’on appelle le mono-fil, c’est ce qu’on a là : on fixe des animations faites maison sur un porteur. Il y a aussi du pilotable avec des manettes, qui trouve plus son public. »

    Une bulle pour rêver

    Le couple regrette l’absence de « relève » pour la pratique qu’ils affectionnent. Pour eux, le plaisir réside dans la création des structures et les voyages pour aller de festival en festival et sillonner l’Europe à la rencontre de personnes qui partagent la même passion. Marc développe : « 25% c’est la fabrication, 25% c’est le plaisir de faire voler et 50% c’est la joie d’être avec les copains. » Sylvie approuve : « C’est un prétexte. On se réunit autour d’une table et on partage des choses de nos régions et de nos pays respectifs. »

    « Le cerf-volant c’est quelque chose qui se partage, confirme Frédérique Riquier. Il y en a un qui a quelque chose en tête, un deuxième qui a un bout de solution et hop ! quelque chose de nouveau naît. Et puis il y a de la convivialité, on se connaît tous à force de traîner dans ces événements. On est des gens très différents mais on a tous à cœur de partager. On ne parle plus d’actualité, ni de religion, ni de politique, c’est une bulle qui nous protège un peu du monde extérieur et qui nous permet de rêver. »

    Et puis, au quotidien, « c’est une détente », reprend Marc. « De la même manière que les gens qui font du tricot, sauf que le tricot ça vole moins bien », plaisante-t-il.

    Leur ami Jean-Philippe, Marignanais de 52 ans passionné depuis ses 8 ans, préfère quant à lui l’aspect « modélisme ». Il assure : « Les éléphants roses, ça vole. Il suffit juste de trouver comment. » Lui n’a qu’une obsession : les airs. « C’est simple, je fais du kite, du parapente, de l’aviation… Y’a que ça qui me plaît. Il y a quelque chose de méditatif, on est pénard. »

  • La Bambouseraie d’Anduze fête ses 170 ans

    La Bambouseraie d’Anduze fête ses 170 ans

    Afin de préparer au mieux cet événement, Yann Arthus-Bertrand, cinéaste et grand photographe, a été nommé parrain de l’anniversaire. Un invité de « marque, pour un anniversaire unique », assure Valentine Crouzet, directrice générale de la Bambouseraie. Un enthousiasme amplifié par l’histoire familiale de la directrice, très attachée à la Bambouseraie.

    Créée en 1856 par Eugène Mazel, la Bambouseraie est un jardin botanique composé de plantes venant de 5 continents (Asie, Europe, Afrique, Amérique et Océanie). Racheté en 1902 par Gaston Nègre, l’organisme n’a depuis jamais cessé d’appartenir à la famille de Valentine Crouzet. « Ce jardin, c’est vraiment une histoire de famille. Ce sont mes parents qui détiennent le lieu aujourd’hui encore et ensuite ce sera mon tour », confie l’arrière-petite-fille de Gaston Nègre.

    Un lieu symbolique et un amour pour les plantes et la nature : « Pour nous, faire vivre la nature, c’est aussi donner la possibilité de la connaître. Le vivant, les plantes et la préservation du milieu naturel, ça a toujours été l’ADN du jardin. C’est aussi pour cela que le lieu s’appelle la Bambouseraie », ironise Valentine Crouzet. Pourtant, si le jardin botanique compte plus de 230 types de bambous différents, la directrice le garantit : « La Bambouseraie, ce n’est pas qu’un jardin avec des bambous. Aujourd’hui, on compte plus de 1300 variétés de plantes de tous types. Notre objectif, depuis la création du lieu en 1856, a été le même : préserver la nature et mettre en avant les plantes du monde entier ».

    Une mise en avant de la nature et de sa beauté célébrée cette année avec les 170 ans d’existence du lieu. « Cette célébration est venue assez spontanément. Quand j’ai évoqué l’idée de fêter les 170 ans avec les équipes, tout le monde était d’accord pour organiser un événement spécial ».

    Une célébration sous l’égide de la sensibilisation, comme le souligne la directrice : « Au-delà de fêter notre anniversaire, notre objectif est aussi de faire prendre conscience de la beauté de la nature et de l’importance de la préserver. C’est pour cela que nous avons contacté Yann Arthus-Bertrand, que nous faisons intervenir Marc-André Selosse, Vinciane Despret ou Jeanne Pham Tran pour parler de ces sujets ».

    * Retrouvez le programme des 170 ans de la Bambouseraie : https://bambouseraie.fr/notre-histoire

  • Les Istréens formulent un vœu de renouveau

    Les Istréens formulent un vœu de renouveau

    C’est un petit séisme dans la vie politique locale. Dimanche, le candidat menant une liste divers droite, Robin Prétot (LR), a détrôné François Bernardini (DVG), après plus de deux décennies de pouvoir. Jusque-là conseiller municipal d’opposition, un rôle qu’il avait endossé dès 2014, l’Istréen de 36 ans a obtenu 59,84% des suffrages au second tour, contre 31,4% pour le maire sortant. Le tout avec un taux de participation de 67,30%, dépassant largement le niveau national. Un résultat net, voire « un renversement total », preuve d’« un système qui arrivait à bout de souffle » pour Cécile Tivoli, l’une des colistières (SE) du nouvel édile, présente sur le marché du centre-ville, ce mardi matin.

    Elle qui s’est beaucoup investie dans la campagne l’assure : « Le besoin de changement revenait souvent lors des actions de tractage ou de porte à porte. » Depuis peu installée dans le quartier de la Bayanne, à proximité de la base aérienne 125, Audrey confirme : « Le renouveau peut être bénéfique. » Élu conseiller municipal dès 1977 puis adjoint, conseiller général des Bouches-du-Rhône de 1988 à 1998, député, député européen, conseiller général et enfin maire à partir de 2001 avant d’être déclaré inéligible puis de revenir à la tête de la ville en 2008, François Bernardini était l’un des piliers du paysage politique de l’Ouest des Bouches-du-Rhône.

    Une adhésion au projet de Robin Prétot

    Alors que cette page se tourne, les habitants saluent son bilan. « Il a fait beaucoup de choses bien. Moi, j’ai vu se construire Dinosaur’Istres, j’ai trouvé ça super », reconnaît Audrey. Amanda, de la pâtisserie Émotions sucrées, note les animations estivales comme « les Jeudis étoilés et le marché de nuit qui faisaient bouger la ville ». Cécile Tivoli affirme : « Tout n’est pas à jeter, au contraire. J’ai bénéficié des services publics, des activités à bas prix pour les enfants, j’en suis vraiment reconnaissante, mais on était sur la pente descendante. »

    Audrey l’assure : son vote n’était pas tant contre François Bernardini que pour Robin Prétot. « J’adhère plus à sa vision de l’urbanisation de la ville », explique-t-elle. C’était le point qui cristallisait les débats entre les deux candidats. L’un estimait : « Istres étouffe sous le béton », tandis que l’autre, maire sortant, considérait que « la construction est un signe de développement et une réponse à la demande », alors que de grands projets industriels devraient créer des milliers d’emplois dans la zone, d’ici quelques années. « Effectivement, il faudra toujours faire des habitations, mais là, c’est trop, dénonce l’Istréenne. J’espère que Robin Prétot reverra les règles pour n’avoir que des bâtiments bas, parce que c’est ce que j’ai aimé dans cette commune, quand je suis arrivée de région parisienne, il y a douze ans. »

    Deux jours après l’élection de leur nouveau maire, les habitants attendent ses premières actions, notamment pour le centre-ville « qui dépérit », d’après une commerçante. « On verra, lâche-t-elle, dubitative. C’est du sang neuf et il est motivé, mais bon. La situation est aussi due au contexte national, je sais pas s’il pourra faire des miracles. » Amanda et Alicia voudraient que « Robin Prétot exploite le plein potentiel d’Istres » : « C’est vrai que c’est un beau village, l’été c’est génial, mais l’hiver, c’est mort. »

    Alors que le conseil municipal d’installation est prévu ce samedi 28 mars à 10h dans l’hôtel de ville, Robin Prétot promet d’être « le maire de ceux qui ont voté pour nous et de ceux qui ont voté pour d’autres » : « Le meilleur moyen de les considérer sera de permettre aux élus qu’ils ont choisis de faire entendre leurs voix. »