« Un mot caractérise ceux qui ont lutté contre cette idéologie nazie : le courage ! (…) En ces temps troublés, restons attentifs à ce que les idéaux nés du Conseil national de la Résistance tels que les services publics, la solidarité nationale, la Sécurité sociale (…) ne soient sacrifiés sur l’autel de la mondialisation, de l’indifférence et du renoncement au combat. »
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Septèmes : l’hommage d’André Molino aux victimes du génocide arménien
À la suite de Ludovic Pasquinucci, président de l’Association culturelle des Français d’origine arménienne de Septèmes-les-Vallons et de ses environs, le maire communiste de la commune, André Molino, a rendu hommage aux victimes du génocide arménien lors de la journée nationale de commémoration dans un lieu symbolique, le rond-point du 24 avril 1915. « Des femmes, des enfants, des hommes, arméniens ont péri du fait de déportations, de famines et de massacres, d’une ampleur et d’une atrocité sans nom ! Un million et demi de victimes ! Comment peut-on encore accepter que ce pan de l’Histoire reste nié par certains États, ignoré ou minimisé dans d’autres ? », a-t-il notamment insisté.
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À Septèmes, André Molino enfile de nouveau son écharpe de maire
La victoire fut nette et le conseil d’installation serein. Une semaine après l’avoir emporté au 1er tour des élections municipales avec plus de 60% des suffrages (2627 voix), la liste « Ensemble pour Septèmes » à reélu ce dimanche matin à la tête la commune, le maire sortant, André Molino (PCF). C’est lui, même en tant que doyen (79 ans) du conseil municipal, qui a eu l’honneur et le plaisir de l’annoncer dans une salle pleine à craquer. De chaleureux applaudissements s’en suivront.
Humilité et émotionAux 27 voix de sa majorité d’union de la gauche, des écologistes et des citoyens, est venue s’associer celle de Smahane Mebarki. La candidate de la France insoumise, créditée de 6,51% des suffrages le 15 mars, a obtenu un siège. Le fruit d’un joli score dans le quartier de la Gavotte d’où elle est originaire. Les nouveaux conseillers municipaux d’extrême droite, eux, ont voté blanc. Créditée de 32% des suffrages dimanche dernier, la liste du ciottiste Adrien Duché (UDR) occupe cinq sièges. Ils n’étaient toutefois que trois présents pour ce symbolique premier rendez-vous de la nouvelle mandature.
« Je reçois cette responsabilité avec humilité et reconnaissance mais aussi, sachez-le, beaucoup d’émotions », a lancé André Molino. Installé dans le fauteuil de maire depuis 1999, il s’est dit fier de voir fructifier l’héritage de « celles et ceux qui nous ont précédés » et a eu une pensée toute particulière pour Marc Ferrandi et Fernand Ros. Comme eux, il promet d’être le maire de tous les Septémoises et les Septémois, « quelle que soit leur opinion politique et quel eut été leur vote la semaine dernière ».
Devant une salle attentive où plusieurs membres du conseil municipal des jeunes étaient présents, le communiste rappelle les grandes lignes d’un programme « concret et réaliste » basé sur « une ambition claire et partagée » : réduction des inégalités, réponse à l’urgence climatique, renforcement des services publics locaux pour garantir justice sociale et solidarité intergénérationnelle, et soutien à la participation citoyenne. Des engagements qui se traduiront en direction de l’école communale, de la petite enfance, de la jeunesse, des seniors, du sport, de la culture et de la santé.
Trois entrants dans
le nouvel exécutif« Bien que compétence de l’état », André Molino n’en oublie pas « la sécurité des biens et des personnes ». Au-delà du renforcement annoncé de la police municipale, il promet que sa majorité pèsera de tout son poids pour l’installation d’un commissariat de plein exercice à Plan de campagne. Un projet qui sera vivement applaudi. « Place à l’action ! Un programme ambitieux ne demande qu’à être décliné en actes », lance un peu plus tard, le maire espérant une opposition « constructive et objective dans le seul intérêt de notre ville », en connaissance du choix exprimé par les habitants.
Dans la foulée, le conseil municipal procède à la désignation des neufs nouveaux adjoints au maire. Un vote là encore validé par 28 voix sur les 33 du conseil municipal. La première écharpe, celle de première adjointe, est remise à Sylvie Laurent. Elle succède à Sophie Celton qui a tenu avec mérite ce rôle lors des deux derniers mandats, et continuera de porter des « dossiers fondamentaux » sur les sept prochaines années, assure le maire.
Sept autres adjoints étaient déjà élus sur la dernière mandature. Gérard Guerrero (2e adjoint), Louisa Hammouche (3e), Hocine Ben Saïd (4e), Sophie Celton (5e) et Carole Halgand (9e), tous cinq adjoints sortants, sont reconduits. Conseiller municipaux sortants, Jérémy Martinez (6e) et Audrey Cermolacce (7e) entre eux dans l’exécutif septémois. Non élu, en 2020, Hervé Vaquier-Tolinos, éducateur spécialisé dans le civil, est le seul en fin de compte à y faire ses premiers pas. Il occupera le poste de 8e adjoint. Les délégations de chacun seront prises par arrêté du maire. Le travail pourra alors définitivement commencer.
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André Molino élu au premier tour à Septèmes-les-Vallons
Septèmes-les-Vallons conserve une gouvernance communiste. Dirigée par le PCF depuis 1965 et l’élection de Marc Ferrandi, la ville de 12 000 habitants reste à gauche. 27 ans après son premier plébiscite, André Molino est de nouveau élu maire, ce dimanche soir. Ce dernier va donc briguer un sixième mandat puisqu’il a reçu 60,63% des suffrages exprimés, dès le premier tour. La candidature d’extrême droite menée par Adrien Duché (UDR) a atteint 32,86%des voix, tandis que Smahane Mebarki (LFI), soutenu par Sébastien Delogu, recueille 6,51%. Notons que la participations’élève à 52% dans la commune.
Peu avant 21 heures, André Molino s’est exprimé devant ses partisans. « Je remercie chaleureusement les Septèmoises et les Septèmois pour leur confiance mais aussi l’ensemble des militants qui se sont engagés dans cette campagne. Je remercie également mes proches pour leur soutien et tout particulièrement mon épouse. L’engagement politique est aussi une aventure humaine et collective. »
L’édile de 79 ans s’était retrouvé dans une situation similaire en 2014, année où il était confronté à deux autres listes. Son score est supérieur en ce mois de mars 2026, puisque 57% des Septèmois avaient voté en sa faveur il y a 12 ans. Pas plus tard qu’il y a un mois, André Molino parlait de Septèmes-les-Vallons comme « une ville de solidarité, de fraternité, de progrès social, du vivre ensemble ». Une phrase à l’image de son bilan, avec notamment un renforcement de l’offre de santé, une école de qualité et le développement des transports. Un maire qui se veut proche de ses habitants et cela va continuer pour un mandat supplémentaire.
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![[Bouches-du-Rhône] À gauche, des bastions à garder et d’autres à gagner](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/03/b41eabffefde14a6e15a4e4556a5d12c.jpg)
[Bouches-du-Rhône] À gauche, des bastions à garder et d’autres à gagner
C’est le cas à Martigues où le maire communiste sortant, Gaby Charroux, va tenter de conserver le bastion communiste qu’il tient depuis 2009. Mais il doit faire face à une extrême droite qui ne cesse de progresser lors des scrutins nationaux (45,47% des voix dès le premier tour sur la ville lors des législatives de 2024). Et surtout une belle division à gauche avec deux listes concurrentes, l’une conduite par l’insoumis Frédéric Grimaud et une autre de son ancienne adjointe Anne-Marie Sudry (GRS). Lors des dernières municipales, il avait été réélu dès le 1er tour (plus de 60%), contre deux listes qui retentent le coup pour ce scrutin : une d’extrême droite et une pour Les Républicains.
C’est un peu le même principe à Fos-sur-Mer où Rémi Esnault, le successeur désigné du maire, René Raimondi (ex-PS), fait face à une autre liste classée à gauche, et une liste d’alliance entre la droite et l’extrême droite ainsi qu’une liste centriste. À Miramas, là aussi la gauche part en ordre dispersé. Avec d’un côté, la liste du maire sortant, Frédéric Vigouroux (DVG) élu depuis 2008, et d’un autre côté la liste d’union de la gauche. Le tout, face à une liste du RN. Et que dire de Berre-l’Étang où le maire candidat à sa succession, Mario Martinet, se retrouve avec deux autres listes divers gauche et le RN.
À Istres comme à Vitrolles, les deux maires sortants en place depuis plusieurs mandats et élus dès le premier tour en 2020, font aussi face à des oppositions à l’affût. Pour Istres, François Bernadini (DVG), en lice pour un 5e mandat retrouve une liste du RN, une liste de droite et une autre liste estampillée à gauche pour lui contester cette sous-préfecture. Configuration moins élargie à Vitrolles où le socialiste Loïc Gachon, maire depuis 2009, a le RN et une liste centriste face à lui.
Des progressistes
en bonne positionIl y a des villes où les listes progressistes ont des raisons d’espérer une bonne position au soir du premier tour. À Roquevaire, c’est Hélène Spinelli, la première adjointe du maire sortant Yves Mesnard, qui conduit la seule liste de gauche sur la commune et peut compter sur la division de la droite avec deux listes, ainsi qu’une liste centriste. À Septèmes-les-Vallons, le maire communiste historique de la commune, André Molino vise un 5e mandat. Mais à la différence de sa victoire de 2020 dès le premier tour (plus de 80%) des voix face à une liste RN, il fait face cette fois à un candidat investi par l’Union des droites d’Éric Ciotti et une liste insoumise.
Des duels et des bastions
à reconquérirDans deux autres bastions communistes, à Port-de-Bouc et au Rove, la configuration est similaire : le PCF est en duel direct avec l’extrême droite et l’élection sera jouée dès ce 15 mars. Pour la première, le maire sortant, Laurent Belsola est confronté à une liste de droite soutenue indirectement par le RN. Pour la seconde, Paul Sabatino, également maire sortant puisque le défunt Georges Rosso lui avait passé la main, a un duel avec une liste RN.
Du côté des reconquêtes possibles, trois communes d’importance sont dans le viseur. À Arles, ville longtemps sous pavillon rouge, le maire sortant, Patrick De Carolis (Horizon), voit son siège contesté avec une désunion dans son camp via une autre liste centriste. Une fenêtre donc pour le communiste Nicolas Koukas, arrivé 2e en 2020, à la tête d’une vaste liste d’union de la gauche mais sans les insoumis, qui en conduisent une autre.
Même principe à Aubagne, également ancienne ville communiste, prise en 2014 par l’actuel maire sortant Gérard Gazay (LR). La présence de deux listes classées au centre, conduites par d’anciens adjoints, risque de ne pas l’aider. Le candidat de l’union de la gauche (là encore hors LFI qui a sa propre liste), Jean-Pierre Squillari, a une carte à jouer. Quid de Gardanne, ville historiquement PCF malencontreusement passée à droite en 2020. Le maire de droite sortant, Hervé Granier (LR) fait face à une gauche largement unie autour de Jean-Marc La Piana et une candidature du RN.
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Les vœux réjouissants et volontaristes d’André Molino à Septèmes-les-Vallons
C’est en présence du maire de San Damiano d’Asti, Davide Migliasso, avec qui sa commune est jumelée, que le maire de Septèmes-les-Vallons, André Molino (PCF) a présenté ses vœux, vendredi 23 janvier, aux habitants.
À moins de sept semaines du premier tour des élections municipales, le 15 mars, le maire (qui se représente) n’a pas dressé de bilan mais, comme la loi l’y autorise a détaillé avec gourmandise « les réalisations en cours et celle de l’année écoulée », à savoir 2025.
« Ne pas céder à
la pression foncière »Sur le plan de l’habitat, André Molino a évoqué « l’opération de réhabilitation-construction des logements acquis par la commune dans les noyaux villageois », en passe d’être terminée. Ainsi que le « dernier dispositif en date, le permis de louer à Notre-Dame-Limite, aux Caillols et à Septèmes-centre ». Ajoutant : « C’est un outil simple et très utile à l’amélioration de l’habitat. »
Dans cette commune de plus de 12 000 habitants, l’objectif d’André Molino est de « conserver une bonne qualité de vie » et de continuer « d’attirer de nouveaux habitants » mais « sans jamais céder à la pression foncière, en respectant les équilibres existants et en préservant l’intégrité de nos 1 200 hectares en zone naturelle ».
Outre le logement, le maire de Septèmes a insisté sur l’accès à la santé. « Le travail engagé continue, en lien étroit avec nos partenaires, dont la Communauté professionnelle et territoriale de santé. » Il précise : « Nous poursuivons un double objectif : créer les conditions d’une attractivité suffisante pour maintenir nos professionnels de santé en place et susciter l’installation de nouveaux. » Il annonce l’installation d’un « nouveau médecin dans les prochaines semaines au centre médical de la Gavotte-Peyret, dans des locaux acquis par la Ville à cet effet ».
Cultiver le bien-vivreLe maire de Septèmes-les-Vallons est fier d’annoncer également que « les dix parcelles des jardins familiaux de l’Oliveraie sont prêtes à être mises en culture ». Et de détailler l’objectif de ce projet lancé en 2025 : « L’idée est simple. Que des familles septémoises ne disposant pas d’espace extérieur, puissent bénéficier d’un lopin de terre pour y faire pousser leurs fruits et légumes après avoir reçu une formation adaptée. »
André Molino a tenu à saluer l’engagement des associations dans la vie de Septèmes-les-Vallons. Faisant montre du volontarisme de sa municipalité. « Cette vitalité associative, nous l’entretenons par une politique de subventions que nous maintenons malgré les contraintes financières, par un soutien technique, et par un travail minutieux de concertation avec chaque structure. »
De l’importance de l’action communale en ces temps difficiles.
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Municipales dans les Bouches-du-Rhône : la gauche rassemblée hors LFI dans 60 communes
Une première depuis des décennies. Les partis traditionnels de gauche ont scellé, en fin d’année dernière, un accord départemental pour les municipales 2026. PS, PCF, EELV, Génération écologie, Gauche républicaine et sociale, Debout ! et Mouvement des progressistes se sont unis dans plus de soixante communes des Bouches-du-Rhône. « Un accord historique par son ampleur », saluait le sénateur communiste Jérémy Bacchi, tandis que Yannick Ohanessian, premier fédéral du PS, rappelait qu’en 2020, « la gauche était absente des trois quarts des communes ».
L’objectif est double. Peser face à la poussée de l’extrême droite, d’abord. Même si la comparaison avec des scrutins nationaux mérite nuance, aux législatives de 2024, la coalition RN et alliés a frôlé les 41%. Un mois plus tôt, aux européennes, la liste Bardella avait recueilli près de 37% des suffrages. Se donner les moyens de reconquérir des bastions perdus, ensuite. Depuis 2020, la gauche municipale est à la tête d’une vingtaine de communes seulement, sur les 119 que compte le département. Cet accord vise à en gagner plus d’une soixantaine. Un cap qui pourrait permettre aux progressistes du territoire de prendre les rênes du conseil métropolitain.
Vitrolles et Marignane font exceptionLa France insoumise, elle, est restée en marge, refusant l’union départementale pour privilégier des alliances locales à géométrie variable. Un pari risqué qui pourrait peser lourd dans la bataille de Marseille, où le Printemps marseillais de Benoît Payan (DVG) devra défendre son bilan de mandat face à une extrême droite qui toque avec insistance à la porte de l’Hôtel de ville et une droite en perte de vitesse. Mais pas que.
Sept des dix plus grosses communes des Bouches-du-Rhône sont confrontées à ce départ en ordre dispersé. On pense à Martigues, où Gaby Charroux, le maire (PCF) sortant, repart en campagne, comme à Aix, Arles, Salon, Aubagne et La Ciotat, toutes dirigées par la droite, mais où une gauche unie pourrait nourrir des ambitions de reconquête. à Istres, le doute plane encore autour d’une liste citoyenne. Vitrolles et Marignane, tombées dans les mains de l’extrême droite (FN, ex-RN) dans les années 90, semblent épargnées. à Rognac, seule commune du territoire dirigée à ce jour par le RN, une liste citoyenne est annoncée à gauche.
Sans réel ancrage territorial, LFI se tient pour l’heure en retrait sur les plus petites communes comme Septèmes-les-Vallons, Port-de-Bouc, Le Rove, où les maires communistes sortant André Molino, Laurent Belsola et Paul Sabatino, qui a pris la succession de Gerges Rosso, brigueront un nouveau mandat. à Allauch, LFI vient même en soutien de la liste « citoyenne écologiste, sociale et solidaire » menée par Frédéric Dutoit. à Fos, Rémi Esnault, désigné pour succéder à René Raimondi (PS), trouve face à lui une candidature dissidente socialiste. à Port-Saint‑Louis, une liste de gauche autour d’Aurélie Grache est pour l’heure déclarée.
