Tag: André Giraud

  • Une demi-siècle de course pour la section athlétisme de Sainte-Marguerite

    Une demi-siècle de course pour la section athlétisme de Sainte-Marguerite

    Avant de fêter l’année prochaine les 90 ans de la Société culturelle omnisports (SCO) Sainte-Marguerite, anciennement Sporting club ouvrier, il tient d’abord à la section athlétisme, de cette même association, de souffler ses cinquante bougies, ce vendredi, à l’occasion d’une soirée au siège de l’association qui retracera une belle histoire amicale et familiale de longue date. « Ce n’était pas programmé », souligne d’entrée de jeu son initiateur, André Giraud, passionné d’athlétisme depuis l’âge de 14 ans, où il courait avec le club d’entreprise des Ateliers Terrin. « Mon père travaillait sur le port de Marseille », indique le minot originaire des quartiers nord qui a passé sept ans (de 1967 à 1974) en coopération en Algérie comme professeur de mathématiques.

    Liens solides avec la FSGT

    Désireux de faire du volley-ball à son retour du Maghreb, son meilleur ami d’enfance et témoin de mariage, Joël Peyric, lui conseille de rejoindre la SCO Sainte-Marguerite. « Il avait expliqué au président de l’époque que j’étais professeur, que j’avais du temps et que c’était une bonne opportunité pour lancer une section athlétisme au club », raconte Giraud, persuadé que son esprit militant lui a permis d’avoir « des heures pour encadrer une quinzaine de gamins le mercredi après-midi » à l’automne de l’année 1975. « Faire du footing avec les jeunes, ça m’a donné envie de me remettre à la course à pied avec l’idée de faire un marathon. C’est en préparant ce marathon que j’ai eu l’idée de créer Marseille-Cassis en 1979. Ça nous a permis de nous développer, passant d’une vingtaine d’adhérents à plus de 300 dix ans plus tard », poursuit le fils du premier président, accompagné et affilié à la FSGT, présidée entre 1980 et 2000 par nul autre que Joël Peyric, grand militant décédé le 5 février 2024. « Je suis un peu nostalgique, je suis l’un des derniers survivants », déplore André Giraud, qui a présidé la section athlétisme entre 1990 et 1998, avant de se tourner vers d’autres fonctions, comme celles de président du Comité départemental olympique et sportif, de chargé de mission auprès du préfet lors de la Coupe du monde 1998 avec le projet « Cités-foot », de directeur de la Jeunesse et des sports au conseil général ou de président de la Fédération française d’athlétisme. Ce qui ne l’a jamais empêché de garder un œil sur sa section fétiche.

  • Marseille-Cassis, un semi-marathon d’enfer

    Marseille-Cassis, un semi-marathon d’enfer

    Du coureur du dimanche au champion d’athlétisme, toutes les strates sportives étaient présentes, dimanche, à l’occasion de la 46e édition du Marseille-Cassis. Un semi-marathon désormais connu du grand public pour mettre l’endurance de ses participants à rude épreuve. Même pour ceux qui parviennent à rejoindre Cassis en un peu plus d’une heure, ce qui n’est pas une mince affaire.

    « C’était un avantage de connaître le parcours, parce qu’il est très piégeux », souligne Igor Bougnot, champion de France en titre du 10 000 mètres. Ce Picard âgé de 33 ans, venu en repérage six ans auparavant, a réussi à prendre la 5e place du classement général, avec une minute de retard seulement sur le vainqueur du jour, Ilias Fifa (voir ci-dessous). « Je savais que la course était coupée en trois phases, avec cette grande côte de la Gineste au milieu. C’est ce qui fait le charme de cette Classique épique », poursuit le premier français de l’épreuve. Si Marseille-Cassis reste avant tout une course où le chronomètre fait loi, cet événement pensé en 1979 par l’ancien président de la SCO Sainte-Marguerite André Giraud est également une grande fête populaire ouverte à tous. « Il y a toujours une super ambiance au cœur de ce peloton où il y a des coureurs de tout niveau. C’est bien de pouvoir courir tous ensemble », estime la Tarnaise Mélody Julien, 10e du dernier Marathon de Chicago. « Je m’attendais à voir des gens vachement tunnelisé par la course, mais c’était bon enfant », complète Pierre-Ambroise Bosse, ancien champion du monde du 800m, qui s’amusait à jouer au jeu du chat et de la souris dans le peloton.

    Toujours dans le côté festif, les Marseillais et les Cassidains se sont levés aux aurores pour encourager à pleins poumons les 20 000 courageux. « Je n’ai jamais vu une aussi grande ferveur. On se croirait dans la descente du Tour de France », lance la Martégale Clémence Calvin, la première femme à avoir franchi la ligne d’arrivée l’année passée. « C’est quelque chose à vivre, si vous avez la chance d’avoir un dossard », ajoute-t-elle, consciente du nombre astronomique de déçus chaque année. « C’est une course emblématique à vivre au moins une fois dans sa vie », surenchérit Pierre-Ambroise Bosse. Alors, n’attendez pas l’année prochaine, mais foncez !

  • Quand la grande course fait quelques retouches

    Quand la grande course fait quelques retouches

    Les superlatifs ne manquent pas pour décrire la grandeur du Marseille-Cassis. Ce semi-marathon, imaginé par André Giraud en 1979, ancien président de la SCO Sainte-Marguerite et de la Fédération française d’athlétisme, est devenu au fil des éditions un événement incontournable de notre territoire. « On est passé d’une course de quartier à une compétition internationale avec 76 pays représentés », note Thierry Santelli, vice-président (LR) du conseil départemental des Bouches-du-Rhône, partenaire principal de l’événement. « Je dirais même que c’est la plus belle course au monde », surenchérit Danielle Milon, maire (DVD) de Cassis. Mais Marseille-Cassis représente plus qu’un simple événement sportif. Il se veut social, avec la deuxième édition du Marseille-Cassis des quartiers, qui met en avant le mois de l’inclusion, soutenu par la délégation régionale académique à la jeunesse, à l’engagement et aux sports (Drajes).

    Jimmy Gressier comme parrain

    Il se veut également solidaire, en soutenant l’association On’Tchao (lire ci-dessus), qui accompagne les patients atteints de mucoviscidose, et en permettant à des jeunes adultes en rémission d’un cancer de prendre le départ de la course. Et il se veut responsable et durable pour la planète, avec la mise en place de nouveaux aménagements pour accompagner l’hydratation des coureurs sur le parcours.

    Pour cette 46e édition, l’organisation de Marseille-Cassis a choisi un parrain d’exception : Jimmy Gressier, sacré champion du monde du 10 000 m et médaillé de bronze sur 5 000 m à Tokyo. Le natif de Boulogne-sur-Mer, en lice pour le titre de meilleur athlète de l’année, sera au cœur du peloton, aux côtés de son épouse Aude Clavier, triple vice-championne de France et originaire d’Aix-en-Provence. Une autre star de l’athlétisme français se cachera dans la foule : Pierre-Ambroise Bosse, champion du monde du 800 m en 2017 à Londres. « PAB » accompagnera l’initiative Clean Challenge, une action de nettoyage en envoyant des photos des déchets ramassés. Cette opération, qui a enregistré la collecte de 1 037 kilos de déchets, a d’ailleurs permis à 215 coureurs de gagner leur dossard pour le grand jour.