Tag: alternance

  • Une journée porte ouverte à Marseille pour découvrir l’alternance

    Une journée porte ouverte à Marseille pour découvrir l’alternance

    Présentation des différents types d’apprentissage, conseillers d’orientation, ateliers de CV… Ce mercredi, le Centre de formation de la Bourse du travail organise des portes ouvertes au 15 rue des convalescents à Marseille (1er) pour faire découvrir l’apprentissage.

    Du certificat d’aptitude professionnelle (CAP) accessible après la 3e au brevet de technicien supérieur (BTS), accessible après le bac, tous les types de formation seront représentés dans des domaines très variés, allant du bâtiment aux prothèses dentaires en passant par l’optique et par le commerce. « Ces portes ouvertes sont vraiment pour tout le monde, de celui en 3e, à celui dans les études supérieures. Car on peut faire de l’apprentissage jusqu’à 29 ans, et même plus si l’on est en situation de handicap », explique Valérie Bronchart, responsable du pôle administratif du centre de formation de la Bourse du travail. Des conseillers d’orientation seront présents pour aider les jeunes dans leur choix. Pour ceux qui ont déjà choisi leur domaine, un atelier sera également mis en place pour les accompagner dans leur recherche d’entreprise.

    Un bon moyen pour tous de découvrir la diversité que peut offrir l’apprentissage. « Le triptyque entre le jeune, le formateur et le tuteur permet à l’apprenti de se dire : “ Je peux le faire. ” Et les introduire dans le monde professionnel, ça les booste souvent », affirme Valérie Bronchart.

    Mercredi de 9h à 16h30.

  • [Travailleur de demain] Théo Moni, une « pépite » aux fourneaux

    [Travailleur de demain] Théo Moni, une « pépite » aux fourneaux

    En ce moment je prépare la finale du championnat de France des desserts. C’est dans une semaine », annonce Théo, visage souriant et détendu. En démarrant un CAP boulangerie-pâtisserie, le jeune apprenti ne savait pas encore qu’il sauterait pieds joints dans les grands plats de l’art culinaire avec autant de plaisir. Toqué du piano de cuisine, Théo l’est « depuis tout petit ». En témoignent des photos de lui à trois ans, tablier autour du ventre et mains dans la farine, pétrissant la pâte dans la cuisine familiale. Il en a gardé une prédilection pour les plats à l’italienne. Sa madeleine de Proust est à la fois sarde et toscane. Il y a puisé dans son enfance l’inspiration pour son premier concours, « le sujet était le trompe-l’œil, j’ai fait un bomboli, mais au risotto ». Si sa passion reste la pâtisserie, c’est en faisant un stage à la Maison M et R, dans le 9e arrondissement, qu’il prend goût au poisson, « à la cuisine en général », et décide de bifurquer en hôtelerie et restauration.

    Dès 2024, élève au CFA Greta Marseille Méditerranée, Théo est distingué du « Coup de cœur du jury » au concours « Les pépites des chefs » qu’il défend à Paris. Depuis, il a « comme attrapé un virus ». À chaque concours, il fait monter la sauce. « J’aime les défis, ça oblige à se surpasser, ça donne un supplément de sens à ce que l’on fait. Décrocher une médaille, c’est une fierté sur le coup mais c’est surtout un formidable moteur pour aller de l’avant, comme un bilan de compétences ». Des défis, Théo en met jusque dans l’assiette, « en travaillant des produits que je n’aime pas vraiment, comme le navet. Je l’ai accommodé en tarte tatin au piment d’espelette et c’était pas mauvais ».

    Viser la crême, avec lucidité

    Chez ce chef en herbe, dépasser ses limites est d’autant plus remarquable, qu’il est poussé par sa volonté de surmonter un handicap. « Je suis multi-dys, tout ce qui relève de la coordination, la tenue des couteaux c’est compliqué. Je suis plus lent que les autres à réaliser certaines choses, avoue-t-il simplement, ça demande un plus de travail et d’adaptation. Et savoir s’adapter, c’est la première des qualités. » Maîtrise et technique sont pour lui les maîtres-mots quand on vise l’excellence. Et pour les atteindre, il ne rechigne pas à remettre l’ouvrage sur le métier. Théo n’est pas de ceux que la difficulté impressionne. Mieux, il force la main au destin et à ses professeurs, décidé à viser haut. « J’ai toujours fait ce que je voulais sans me poser de freins. Mais préparer un élève à un concours, c’est beaucoup d’investissement pour un enseignant et ça a aussi un coût financier. Alors je m’inscrivais et je leur demandais ensuite », explique-t-il, en citant une longue liste de remerciements à tous ceux qui l’ont guidé sur ce parcours, au lycée, mais aussi parmi les professionnels chez qui il a évolué en alternance. Il ne compte pas les heures passées à s’entrainer, « au lycée, dans les cusines de ST Microéléctronics, de la Tour La Marseillaise », pour réussir une préparation culinaire en quelques minutes chrono. Comme les grands chefs qu’ils admirent, « ceux qui ont inventé des recettes, ceux qui ont inventé des méthodes pour faire évoluer le métier », son objectif : « Faire un beau parcours, être dans le leader ship…sans viser le MOF, l’élite des élites, il faut être réaliste. »

  • Eudes, le talent au service de la carrosserie

    Eudes, le talent au service de la carrosserie

    Il l’avoue volontiers : la carrosserie n’était pas une vocation innée, ou un héritage familial. Mais Eudes Stenger, jeune carrossier peintre de 19 ans, a fini par en faire une vocation : « Je ne savais du tout quoi faire en sortant du collège. Comme je suis assez minutieux, je suis allé vers la carrosserie. C’était un peu un hasard, mais j’ai directement adoré, donc j’ai continué », explique-t-il humblement. Un métier qui lui permet cependant de travailler au plus près d’une de ses passions : le sport automobile.

    Originaire de Fréjus, il débute alors un bac professionnel Réparation des carrosseries au lycée les Eucalyptus, à Nice. Une formation exigeante, qui demande de l’engagement et du sérieux. « On était 30 dans ma classe au début, mais nous ne sommes que trois, aujourd’hui, à exercer le métier », précise le jeune homme. Son bac en poche en 2024, le garçon poursuit son petit bonhomme de chemin. Pour ajouter une corde à son arc, il s’inscrit alors en CAP peintre sur carrosserie. Une formation d’un an, « la suite logique après le bac », qu’il effectue en alternance. Et qui, là aussi, demande des compétences précises et un savoir-faire qui ne s’invente pas, notamment d’un point de vue scientifique : « On mélange beaucoup de produits différents. Il faut faire attention par rapport à l’humidité, la chaleur, à la pluie… Les matières qu’on utilise ne sont jamais les mêmes. Par exemple, je ne me sers pas des mêmes produits quand il pleut ou quand il y a du vent, car l’humidité dans l’air n’est pas la même. Tout cela, nous devons le calculer », détaille-t-il.

    Deux fois parmi les meilleurs apprentis de France

    Ce second diplôme en poche, Eudes est prêt à se lancer dans le grand bain du monde professionnel. Son maître d’apprentissage est très satisfait, mais ne peut malheureusement pas le garder dans ses effectifs. Mais il le dirige vers un de ses confrères, en besoin de main-d’œuvre, à Roquebrune-sur-Argens, qui lui fait directement confiance en lui offrant un CDI, en tant que peintre, lui permettant déjà, à peine entré dans l’âge adulte, de prospecter pour acheter un logement, lui qui habite encore chez ses parents.

    Et s’il aimerait, à l’avenir, travailler également sur la carrosserie « pour ne pas faire tout le temps la même chose », avant de monter « d’ici moins de dix ans » son propre garage, son épanouissement est (presque) total : « Ce qui me plaît, c’est le résultat final, et tous les enjeux et difficultés de la peinture. Par exemple, tout à l’heure [mardi, avant l’interview, Ndlr], je travaillais sur un capot de Range Rover. Le vernis a eu une réaction : il a micro-huilé, c’est-à-dire que de petites bulles sont apparues. Il faut donc trouver pourquoi ça arrive et faire en sorte que ça n’arrive plus. Il faut toujours satisfaire le client, il faut que tout soit nickel. »

    Cette minutie, essentielle à son métier, Eudes l’a déjà mesurée en compétition. Après une première participation -infructueuse- aux World Skills en 2023, il y a brillé en 2025 (lire ci-contre). Mais ce n’est pas tout, puisqu’il a été consacré parmi les meilleurs apprentis de France en carrosserie en 2024 et en peinture en 2025. Le talent au service de la carrosserie et de la peinture.