Tag: Alexandre Doriol

  • La Bastide Marin retrouve une nouvelle jeunesse

    La Bastide Marin retrouve une nouvelle jeunesse

    Érigée tout près d’un micocoulier géant, la Bastide Marin, ce vendredi en milieu d’après-midi, tient la vedette. La bâtisse, construite en 1560, reçoit l’éclairage rasant du soleil qui amorce sa descente vers l’ouest. « Rajeuni de 200 ans », comme le dira plus tard Mireille Benedetti, personnage clé de cette renaissance, le bâtiment, déshabillé il y a peu de ses échafaudages, a été, depuis décembre dernier, restauré. La bastide, avec ses façades couleur grège et ses menuiseries « de plus de cinq siècles » rénovées, souligne Stefania Guidicci, architecte du patrimoine, a la beauté sereine de celle qui a traversé les âges et les épreuves. Avec humour et de façon originale, Mireille Benedetti, impliquée depuis 2004, au travers notamment de son association « La Ciotat il était une fois » dans la sauvegarde de la bastide, lui prête, ce vendredi, sa voix. « Ce n’est pas Mireille qui vous parle, mais celle que nous honorons », lance-t-elle au public, près d’une centaine de personnes. « Pendant près de dix mois, j’étais là, j’ai soutenu les travaux des ouvriers. J’étais un peu inquiète car ils ont décroûté la façade, démonté les fenêtres. Je me suis interrogée : est-ce la fin ? Non, ce n’était pas la fin, mais le début. Moi qui suis une très vieille dame, je peux vous dire qu’on peut survivre à toutes les épreuves », énonce celle qui est également conseillère municipale d’opposition. Et de brosser, en quelques phrases, l’histoire tumultueuse de la bastide, située 1943 avenue Guillaume-Dulac*. « Mes propriétaires sont des hospitaliers. Ils ont accueilli ici les malades ou navigateurs en quarantaine. Jusqu’au XXe siècle, on y a soigné les malades, les blessés de la guerre. » Appuyant légèrement sur l’accélérateur, Mireille Benedetti « atterrit » en 1992, date à laquelle la Ville rachète le lieu. « Jusqu’en 2004, il ne s’est rien passé. Finalement, la Belle au bois dormant que je suis a été oubliée mais préservée », raconte cette passionnée.

    « Elixir de jouvence »

    « Ici, nous sommes dans un vrai bastion patrimonial », souligne le maire (DVD) Alexandre Doriol, présent avec Jean-Louis Tixier, adjoint au patrimoine. « Le résultat des travaux n’est pas un lifting, mais un élixir de jouvence. Et quand on voit tout le cœur à l’ouvrage que vous mettez, quand on est Ville de La Ciotat, on s’incline. Merci à vous tous d’avoir fait vivre ce lieu », applaudit le maire. En préambule, Philippe, un bénévole a en effet rappelé que « Les Amis de la Bastide Marin » comptaient aujourd’hui « plus de 5 000 adhérents » ! Alors que, pour ce chantier, l’association « La Ciotat il était une fois » était maître d’ouvrage, en partenariat avec la Ville propriétaire des lieux, et Archigem (architectes du patrimoine), maître d’œuvre, « la suite va consister à intervenir sur la structure de l’escalier à double révolution, et sur les cheminées ornées de gypseries du XVIIIe siècle », évoque Stefania Guidicci.

    * Pour les Journées de l’architecture, ouvert de 10h à 12h ce samedi.

  • La cuisine centrale de La Ciotat à la pointe de la sécurité alimentaire

    La cuisine centrale de La Ciotat à la pointe de la sécurité alimentaire

    « Ici, on cuisine comme à la maison », lance, mercredi, le maire (DVD) Alexandre Doriol.

    Devant la nouvelle cuisine centrale, située sur la voie Roumagoua Sud, plus de 150 personnes assistent à l’inauguration. Les enfants de trois centres de loisirs, ceux de l’Abeille, de Louis-Pécout et Paul-Bert, ont planté juste avant un olivier, un citronnier, et un laurier-sauce aux abords du bâtiment.

    Hormis le fait que cette « cuisine familiale » est destinée à 2 400 petits Ciotadens chaque jour, la société Garig, à qui la Ville a confié la gestion du service de restauration scolaire ; prépare les repas sur place, à partir de produits frais, locaux et de saison. Elle s’est notamment engagée à favoriser les producteurs du terroir, en circuit court, le bio, avec deux repas entièrement issus de l’agriculture biologique par semaine, et à garantir une alimentation équilibrée, adaptée aux besoins nutritionnels des enfants.

    « Si nous apprenons à chacun à bien se nourrir, je crois que nous aurons fait le meilleur cadeau que l’on puisse faire aux enfants », souligne pour sa part Jean-Louis Tixier, adjoint à l’éducation. Conçu par l’architecte Clément Croce, le bâtiment de la cuisine centrale, qui s’étend sur 3 200 mètres carrés sur un terrain de 6 180m2, intègre en effet, à l’étage, une cuisine pédagogique. Par le biais d’ateliers, les minots seront initiés au goût, aux saisons et à l’origine des produits. Ils apprendront à réaliser des recettes, parfois avec les aînés qui partageront leur savoir-faire.

    Purée de pommes du chef

    Entreprise familiale régionale fondée en 2006, a rappelé Martin Dubar, son président, la société Garig s’est vue confier par la Ville de La Ciotat la délégation de service public (DSP) sur la restauration scolaire pendant douze ans. Sur un terrain propriété de la commune, Garig a pré-financé la cuisine centrale, pour 3,9 millions d’euros. Au bout de douze ans, la Ville, au travers du prix des repas payés à la société, aura remboursé cette somme et le bâtiment lui reviendra. Référent chef de production chez Garig, Christophe Brocci guide maintenant un groupe dans le bâtiment de la cuisine centrale. Chacun doit porter des surchaussures par mesure d’hygiène. Sous un éclairage blanc, les chambres froides se succèdent, pour les fruits, les fromages, la viande, les légumes… Dans la salle de préparation froide, il fait moins de 10 degrés. Puis on pénètre dans la zone de préparation chaude, équipée de fours, sauteuses… dernier cri, choisis pour leur faible consommation énergétique. Tout est fait pour veiller à une sécurité alimentaire optimale. En fin de circuit, l’allotisseur répartit, école par école, les repas que les petits Ciotadens retrouveront à la cantine. Par exemple cette « purée de pommes du chef » cuisinée le jour même.

  • Au pied de la mairie, un jardin paysager a remplacé le bitume

    Au pied de la mairie, un jardin paysager a remplacé le bitume

    « Là où autrefois était une vaste esplanade, fonctionnelle mais froide, maintenant, à deux pas des quais, le parvis de l’hôtel de ville s’est transformé en jardin arboré, propice aux sorties de mariage, aux moments de calme et de détente », présente, vendredi en fin d’après-midi devant le public, le maire (DVD) Alexandre Doriol.

    « Nous avons gardé les arbres existants et nous avons planté près de 40 nouvelles essences de savonniers, camphriers, aubépines (…) et des arbustes adaptés au climat méditerranéen », détaille-t-il. Depuis le premier coup de pioche, ou plutôt de tractopelle, un matin gris du 13 janvier, les travaux d’aménagement du parvis de l’hôtel de ville, réalisés sur 2 510 mètres carrés (3 166 en tout si on inclut ceux de la placette Romain-Rolland, de l’autre côté de la rue) ont duré jusqu’à fin juillet. Ils ont coûté plus de 1,3 million d’euros.

    Davantage de vert

    Adjoint aux travaux et aux espaces verts, Noël Collura explique : « Dès que le maire est arrivé aux affaires, en 2023*, il a souhaité transformer le parvis de l’hôtel de ville. L’endroit, noir, couvert de bitume, retenait la chaleur… ». Architecte paysagiste ciotadenne, Sarah Ten Dam a dessiné le projet, avec le bureau d’études marseillais Alma Provence. La feuille de route était de « désimperméabiliser l’espace, végétaliser et créer un lieu de vie devant l’hôtel de ville », énonce-t-elle. À la place du bitume couleur charbon, des allées en béton désactivé, claires, créent aujourd’hui une promenade pour les piétons et égaient l’endroit, exposé au Nord. Au magnolia et au cèdre d’envergure, enracinés de longue date dans les talus, tout comme les micocouliers, la paysagiste a ajouté des essences aux feuilles caduques. À intervalles réguliers, les passants trouvent un mobilier urbain, des chaises autour de tables d’échecs, pour jouer, ou faire une halte. Un point d’eau complète l’ensemble. Autre changement, de taille : « Auparavant, il y avait des escaliers assez raides à l’entrée de la mairie. Désormais ils occupent toute la base de l’hôtel de ville », précise Noël Collura. « Ce projet s’inscrit dans la continuité des opérations de requalification et de verdissement du Port-Vieux, où nous avons planté 18 arbres, et du Domaine de la Tour, pour créer une trame verte dans la ville », souligne le maire.

    * Suite à la démission d’Arlette Salvo, Alexandre Doriol, son 1er adjoint est devenu maire.

  • Au pied de la mairie de La Ciotat, un jardin paysager a remplacé le bitume

    Au pied de la mairie de La Ciotat, un jardin paysager a remplacé le bitume

    « Là où autrefois était une vaste esplanade, fonctionnelle mais froide, maintenant, à deux pas des quais, le parvis de l’hôtel de ville s’est transformé en jardin arboré, propice aux sorties de mariage, aux moments de calme et de détente », présente, vendredi en fin d’après-midi devant le public, le maire (DVD) Alexandre Doriol.

    « Nous avons gardé les arbres existants et nous avons planté près de 40 nouvelles essences de savonniers, camphriers, aubépines (…) et des arbustes adaptés au climat méditerranéen », détaille-t-il. Depuis le premier coup de pioche, ou plutôt de tractopelle, un matin gris du 13 janvier, les travaux d’aménagement du parvis de l’hôtel de ville, réalisés sur 2 510 mètres carrés (3 166 en tout si on inclut ceux de la placette Romain-Rolland, de l’autre côté de la rue) ont duré jusqu’à fin juillet. Ils ont coûté plus de 1,3 million d’euros.

    Davantage de vert

    Adjoint aux travaux et aux espaces verts, Noël Collura explique : « Dès que le maire est arrivé aux affaires, en 2023*, il a souhaité transformer le parvis de l’hôtel de ville. L’endroit, noir, couvert de bitume, retenait la chaleur… ». Architecte paysagiste ciotadenne, Sarah Ten Dam a dessiné le projet, avec le bureau d’études marseillais Alma Provence. La feuille de route était de « désimperméabiliser l’espace, végétaliser et créer un lieu de vie devant l’hôtel de ville », énonce-t-elle. À la place du bitume couleur charbon, des allées en béton désactivé, claires, créent aujourd’hui une promenade pour les piétons et égaient l’endroit, exposé au Nord. Au magnolia et au cèdre d’envergure, enracinés de longue date dans les talus, tout comme les micocouliers, la paysagiste a ajouté des essences aux feuilles caduques. À intervalles réguliers, les passants trouvent un mobilier urbain, des chaises autour de tables d’échecs, pour jouer, ou faire une halte. Un point d’eau complète l’ensemble. Autre changement, de taille : « Auparavant, il y avait des escaliers assez raides à l’entrée de la mairie. Désormais ils occupent toute la base de l’hôtel de ville », précise Noël Collura. « Ce projet s’inscrit dans la continuité des opérations de requalification et de verdissement du Port-Vieux, où nous avons planté 18 arbres, et du Domaine de la Tour, pour créer une trame verte dans la ville », souligne le maire.

    * Suite à la démission d’Arlette Salvo, Alexandre Doriol, son 1er adjoint est devenu maire.

  • Sécurité de l’habitat et patrimoine au menu

    Sécurité de l’habitat et patrimoine au menu

    L’adjointe au maire déléguée aux budgets vient à peine de détailler le contenu de la décision modificative du budget principal, et d’évoquer les dépenses pour travaux d’office sur les immeubles en péril, que la conseillère municipale Martine Cuccaroni (PS) saisit la balle au bond. « Je salue votre mobilisation sur un sujet à la fois grave, urgent et profondément humain, vous agissez sur des immeubles menaçant ruine, de la mise en péril, et plus largement de la sécurité de l’habitat. Ce ne sont pas des cas isolés, c’est une crise du bâti ancien, une crise du logement, indigne, parfois ignorée, trop souvent différée », débute-t-elle. Elle poursuit : « La mise en péril d’un immeuble n’est jamais un hasard. C’est le résultat d’un manque d’entretien, parfois d’un abandon, souvent d’un laisser-faire généralisé. Nous devons sortir de l’indifférence, rompre avec l’inaction et élaborer une réponse structurée, préventive et coercitive à la fois. » Lors de son intervention, elle propose notamment « une cartographie locale des immeubles à risque, actualisée et transparente, accessible aux citoyens ».

    « Nous avons eu 233 dossiers de péril dans la ville », répond le maire (DVD) Alexandre Doriol. « La Ciotat a le plus fort taux de résolution des périls des Bouches-du-Rhône, avec 88 %. » Il renseigne : « Quand le péril est reconnu, quand le propriétaire ne peut ou ne veut pas faire les travaux, la Ville fait des travaux d’office. Pour l’instant, nous avons 15 à 17 dossiers. Les propriétaires devront régler à la perception l’argent avancé par la collectivité. Quant aux familles, on est dans une démarche d’accompagnement constante. »

    Vente de parcelles

    Alors que la majorité municipale, dans une série de délibérations, annonce la cession de plusieurs bâtiments et parcelles communaux, Martine Cuccaroni monte à nouveau au créneau. « Je défends l’idée que certains de ces biens pourraient être réhabilités, transformés ou réaffectés à des usages d’intérêt collectif. Ce que vous cédez aujourd’hui, c’est bien plus que des bâtiments ou des parcelles. Vous cédez une part de notre avenir commun. Moi, ici, je resterai vigilante et s’il n’en restait qu’une je serai celle-là », déclare-t-elle. Le maire s’amuse : « L’étendard est sorti… Vous affirmez que le maire vend les bijoux de famille, sans concertation préalable. Mais, moi, je ne sais pas garder le terrain d’une ex-cuisine centrale, il va être squatté… Mais si nous vendons, nous achetons aussi, par exemple l’acquisition du parking St-Jean, etc. Nous avons su acheter quand il fallait acheter, mais quand il faut vendre, à cause de la décrépitude des biens, nous les vendons avant que le temps ne fasse trop son œuvre. Nous avons un schéma directeur cohérent. »

  • Le contrat local va se pencher sur la santé mentale des jeunes

    Le contrat local va se pencher sur la santé mentale des jeunes

    « L’offre est globalement favorable (…), mais l’accès aux soins et au soutien social peut être compliqué pour les publics fragiles », rend compte, le 17 septembre à l’Hôtel de Ville de La Ciotat, Florence Bekkar.

    Coordinatrice de l’Observatoire de la santé et de la qualité de la vie, elle présente une des conclusions du diagnostic territorial de santé, mené en 2024 à La Ciotat et à Ceyreste. « Il a porté sur les ressources, les manques et les besoins. » Parmi les constats, « la prévalence de certaines maladies augmente à cause du vieillissement de la population, la vulnérabilité des mères dans les familles monoparentales », donne-t-elle comme exemples.

    « Beaucoup d’initiatives existent à destination des personnes âgées mais il faut poursuivre les actions auprès des autres publics qui apparaissent comme des priorités. Je pense aux jeunes, petite enfance, enfance et adolescence, en matière sanitaire et sociale et notamment la question de la santé mentale, l’activité physique, le handicap. Je pense aussi aux publics précaires et vulnérables. »

    Elle a annoncé « la création d’un conseil local en santé mentale, instance de concertation entre les professionnels, les services psychiatriques, les usagers et les aidants ». La date n’est pas connue.

    Pour Patrick Ghigonetto, maire (DVD) de Ceyreste, « ce contrat vise à diminuer les inégalités liées à la santé et au bien-être sur le territoire ». Pour Alexandre Doriol, maire (DVD) de La Ciotat, « personne ne doit être laissé au bord du chemin ».