Tag: Alain Gargani

  • Les Entrepreneurs de la Région Sud font leur programme

    Les Entrepreneurs de la Région Sud font leur programme

    Les Entrepreneurs Sud (ex-CMPE) lancent leur « Grande consultation des entrepreneurs », une initiative nationale qui se déroule jusqu’au 15 janvier avec l’ambition de faire « remonter les préoccupations et propositions du terrain » en vue de l’élection présidentielle de 2027. L’organisation souhaite associer entrepreneurs, salariés, indépendants, partenaires institutionnels et citoyens afin d’élaborer des solutions concrètes pour l’économie française.

    Laboratoire d’idées

    La démarche reposera sur plus de 100 rencontres organisées à travers le pays, dont six en région Sud. Sur le territoire régional, six réunions sont programmées : à Aix-en-Provence le 17 novembre, à Manosque le 24 novembre, à Gap le 3 décembre, à La Garde le 14 décembre et à Avignon le 15 décembre. Une plateforme participative (lagce.fr) et un laboratoire d’idées réunissant experts et dirigeants d’entreprise sont mis en place.

    Cent vingt fédérations professionnelles vont être mobilisées. Les échanges porteront sur cinq grands thèmes : la création de richesses, la valorisation du travail, le redressement des finances publiques, la souveraineté économique et les opportunités liées à la transition écologique.

    Présentée comme strictement non partisane par le président des Entrepreneurs Sud, Alain Gargani, élu de la majorité de droite au conseil régional, et Daniel Salenc, le futur président des Entrepreneurs 13, candidat du Rassemblement national aux dernières élections municipales à La Ciotat, cette consultation entend partir des réalités vécues par les entreprises afin de produire des propositions chiffrées et opérationnelles. Ces recommandations seront ensuite remises aux candidats à l’élection présidentielle de 2027.

  • À Marseille, l’appel à venir consommer dans le centre-ville

    À Marseille, l’appel à venir consommer dans le centre-ville

    Douze jours après les pillages et à la veille d’un nouveau samedi de mobilisation dont on peine à mesurer la teneur, si ce n’est sa ténébreuse coloration Halloween, les commerçants du centre-ville de Marseille veulent du concret. Plusieurs associations réunies par les Entrepreneurs Sud, le syndicat des PME présidé par Alain Gargani, font passer leurs messages.

    Le premier s’adresse à la population. « Des commerces restent encore debout dans un environnement éteint », plaide Guillaume Sicard, président de la fédération Marseille centre. « Il faut dire aux Marseillais : revenez samedi en centre-ville. Un commerce sur deux était fermé le week-end dernier mais beaucoup vont rouvrir. Venez nous soutenir, venez même nous saluer, ça nous fera plaisir. Et si vous pouvez acheter, c’est encore mieux. »

    Dans la 2e ville de France, 528 commerces ont été touchés : 331 sont sinistrés et 118 entièrement pillés, rappelle Alain Gargani avant que Corinne Innesti, présidente les Entrepreneurs 13, ne souligne qu’en 2023, 479 commerces avaient été vandalisés lors des émeutes. Pour être accompagnés, les commerçants comptent sur l’appui de l’État et « des aides directes ».

    « Garantie émeutes »

    Les regards se tournent vers « le fonds de solidarité national qui n’a pas encore atterri ». Quinze jours après, il y a urgence insiste Alain Gargani souhaitant un traitement des dossiers « au cas par cas » et un engagement « à hauteur de la perte non prise en charge par les assurances et les fonds » de la Région et du Département. Autre enjeu la qualification d’émeutes pour la journée du 17 octobre qui engagerait la responsabilité de l’état mais ouvrirait la garantie émeutes des contrats d’assurance.

    « Le pouvoir économique, institutionnel et politique local a été bien plus efficace que l’État », enchaîne Daniel Salenc. Futur président les Entrepreneurs 13 et ex-candidat RN aux municipales de La Ciotat, il réclame l’élargissement du chômage partiel « aux commerçants restés ouverts » mais dont le chiffre d’affaires s’est malgré tout effondré.

    Autre sujet : la sécurisation des manifestations, insiste Alain Gargani avant que les commerçants ne posent leurs revendications. À la Métropole, ils demandent la gratuité des transports et des parkings, à la municipalité de l’éclairage public à la tombée de la nuit, au préfet la possibilité de travailler tous les dimanches jusqu’au 24 décembre. Sur ce point « un accord favorable » est espéré, conclut Alain Gargani.

  • Les patrons du sud inquiets pour l’avenir

    Les patrons du sud inquiets pour l’avenir

    Derrière Alain Gargani et Daniel Salenc, président et vice-président des Entrepreneurs Sud, s’étend le Vieux-Port de Marseille. C’est avec cette vue qu’offre le 7e étage du Sofitel que les responsables de l’anciennement nommée confédération des petites et moyennes entreprises de la Région Sud, ont décidé de faire le point sur les enjeux de l’année lors d’une conférence de presse ce mardi.

    Et les sujets sont nombreux : obligation de recevoir des facturations électroniques, importance de la ligne THT pour Fos-sur-Mer ou encore l’élection présidentielle. Mais la principale nouveauté de cette rentrée : l’obligation pour toutes les entreprises d’être en capacité de recevoir des factures numériques.

    Chère facture électronique

    « C’est pour s’aligner avec les directives européennes que la France fait ça, mais avec un peu d’avance, explique le président de l’organisation. On soutient la démarche. Mais arrivés au jour J, on se rend bien compte que ça n’a pas été la priorité des patrons et artisans. Seuls deux tiers d’entre eux ont choisi leur plateforme », précise-t-il. Son organisation affirme donc avoir négocié pour obtenir trois mois de tolérance, où les patrons ne seront pas sanctionnés.

    Initialement prévue pour être gérée par l’État et donc gratuite, la plateforme de facturation électronique publique n’a jamais vu le jour. Le gouvernement a donc décidé de privatiser le service, ce qui fait craindre une augmentation des prix. « Il y a 150 plateformes homologuées, mais on sait comment ça va se passer : il ne va en rester que deux, trois, parce qu’elles vont se racheter entre elles, et elles pourront faire augmenter les prix puisque nous sommes obligés d’avoir ce type de plateforme avec cette réforme », s’inquiète Daniel Salenc. Ce qui fait dire au président de la chambre des métiers et de l’artisanat qu’il faut que le gouvernement encadre les prix « pour que cela reste viable ».

    Une intervention étatique que l’organisation souhaite également pour la ligne de haute tension censée alimenter Fos-sur-Mer. « L’État français a décidé de faire de l’étang de Berre un fleuron de l’industrie française. Il doit donc nous aider à faire la ligne à haute tension », insiste Daniel Salenc. L’organisation espère ainsi que seront organisées des réunions avec les acteurs impliqués afin d’avoir un consensus autour de cette ligne « essentielle pour la décarbonation, selon les mots du vice-président des entrepreneurs sud. Donc s’il faut l’enterrer à certains endroits pour qu’elle soit acceptée, il faut que l’État le prenne en charge. Notre région ne peut pas porter seule une volonté nationale ».

    Enfin, la présidentielle est aussi au cœur des inquiétudes des patrons « qui n’investissent plus car ils n’ont aucune vision pour le futur », explique Alain Gargani. Pour lui, aucun candidat n’a « compris les besoins des entrepreneurs : que les charges sur les entreprises soient baissées. Et qu’il y ait un nouveau modèle économique social ». Un interventionnisme étatique à la carte pour les patrons donc…

  • Pour les patrons, la stabilité plus que la réforme ?

    Pour les patrons, la stabilité plus que la réforme ?

    Face à l’incertitude politique, Patrick Martin avait tiré la sonnette d’alarme, lundi, inquiet du décrochage économique de la France. Le président du Medef, qui a ajourné son meeting contre la taxe Zucman du 13 octobre après la démission de Sébastien Lecornu, déplorait des « débats hors sol » et appelait à « une prise de conscience collective » de la classe politique. « Les incertitudes engendrées par cette instabilité et le manque de visibilité ne sont pas propices au développement du business », abonde Jean-Luc Chauvin, le président de la CCI Aix-Marseille-Provence. « Cette instabilité pèse lourdement sur l’économie réelle. Les chefs d’entreprise, notamment les TPE et PME, manquent de visibilité et d’anticipation », note de son côté Alain Gargani, le président de la CPME Sud, pointant les incertitudes fiscales, les changements d’aides publiques, les tensions sur la trésorerie ou des délais de paiement qui s’allongent en même temps que se durcissent les conditions d’accès au crédit. « Il devient très difficile de prendre des décisions stratégiques », reprend celui-ci.

    Si le coût de « l’indécision politique » chiffré « à 9 milliards de produit intérieur brut » par Patrick Martin le mettait en colère, celui de la suspension de la réforme, estimé à « des centaines de millions en 2026 et des milliards en 2027 » par le ministre de l’Économie démissionnaire Roland Lescure, semble moins l’effrayer. Au printemps, les patrons n’avaient pourtant rien lâché lors du conclave organisé par François Bayrou. « Notre intérêt direct, ce n’est pas ça. Aucune entreprise ne se battra pour la réforme des retraites », glisse le patron du Medef. « Mais on est responsable et on prend en compte les effets macroéconomiques. On a des déficits publics astronomiques et il faudrait, à ce moment-là, suspendre la réforme ? » Pour Amir Reza Tofighi, président de la CPME, la suspension de la réforme des retraites est un sujet de débat pour la présidentielle de 2027 : « Il faut faire attention aux compromis qui coûteront très très cher à la nation demain. »

    À l’Union des entreprises de proximité, qui « a toujours été favorable » à la réforme, Catherine Vales se montre pragmatique. Si dans le « chaos actuel » sa suspension peut « apaiser les tensions politiques », la présidente de l’U2P 13 estime que cela ne changera rien à long terme, mais concède : « Les petites entreprises, artisans, commerçants et professionnels libéraux n’en peuvent plus de supporter ces crises et de payer pour les atermoiements des gouvernements qui se succèdent à la vitesse de l’éclair. Nous prônons la solution qui apportera la stabilité dont notre pays à besoin et durablement. »

  • Les patrons en ordre dispersé face à l’appel du Medef

    Les patrons en ordre dispersé face à l’appel du Medef

    L’appel du Medef au meeting du 13 octobre à Paris pour dénoncer une « dérive anti-entreprise », divise le patronat. Seul le Mouvement des entreprises de taille intermédiaire (Meti) soutient l’idée. L’Association française des entreprises privées (Afep) n’a pas statué et l’Ethic (Entreprises de taille humaine indépendantes et de croissance) a pris acte de l’initiative mais ne participera pas. L’U2P qui représente les entreprises de proximité, elle, ne participerait pas.

    Du côté de la CPME, première organisation patronale en nombre d’entreprises adhérentes (243 709) et d’employeurs (155 175), on réserve sa décision. Amir Reza-Tofighi, son président, a laissé le choix aux territoires. Alain Gargani n’y voit à ce stade pas d’intérêt.

    « Il faut une raison pour faire une manifestation. Attendons d’abord l’atterrissage du budget. Et si vraiment on est impacté, la question se posera. Si on met en danger nos TPE-PME, je serai le premier à monter au front mais je me poserai la question au bon moment… Pour mobiliser, il faut que dans chaque territoire, les chefs d’entreprise se mobilisent et pour cela il faut communiquer. Dix jours ça me paraît court », glisse le président de la CPME Sud, malgré son opposition catégorique à la taxe Zucman.

    « On n’est pas favorable à toute taxe supplémentaire empêchant l’entreprise de progresser. C’est une erreur majeure qui risque de faire fuir encore des entreprises de notre territoire. » Lui, alerte sur une économie fragilisée, « des TPE, des PME n’arrivent pas à joindre les deux bouts, et des marchés qui s’embrument », et pointe l’instabilité politique : « C’est le vrai sujet : donnez-nous de la visibilité, laissez-nous faire notre métier ». Et de craindre les répercussions de la taxe : « Les TPE-PME sont souvent les sous-traitants des grosses entreprises. Si on commence à vouloir les taxer, le risque majeur, c’est qu’elles partent ailleurs. Taxons plutôt Shein. Là, il y a des enveloppes financières à aller chercher ».

  • La CPME Sud n’attend qu’un gouvernement pro-entreprises

    La CPME Sud n’attend qu’un gouvernement pro-entreprises

    Inquiets, mais combatifs. En cette rentrée politique agitée, Alain Gargani, le président de la CPME Sud, installé dans un fauteuil de salon, au 7e étage du Sofitel Vieux-Port de Marseille, prend le pouls des adhérents de l’organisation patronale défendant les intérêts des très petites et moyennes entreprises.

    « Jusqu’en juin, le moral de nos entrepreneurs affichait des indicateurs plutôt positifs », rappelle le conseiller régional (DVD) de la majorité de Renaud Muselier (Ren.). Mais selon lui, le vent tourne : les chiffres sont en baisse dans plusieurs secteurs – bâtiment et travaux publics, immobilier, restauration « jusqu’à -25% par endroits », automobile ou habillement.

    Au mois de juin, en France, les tribunaux de commerce ont enregistré 68 000 défaillances, « un niveau assez historique », avec 18% de déclarations de cessation de paiements et 31 000 procédures collectives ouvertes, une augmentation de 3% sur les cinq premiers mois de l’année. Avec 1 540 plans de sauvegarde, de redressement ou de liquidation, un chiffre en baisse de 4,7%, la région se portait jusqu’ici pourtant bien, à rebours de la tendance nationale (+1,3%).

    Coup politique

    Alain Gargani pointe, parmi les principaux défis auxquels sont confrontés les entrepreneurs, des problèmes de trésorerie, des investissements au ralenti ou les difficultés de recrutement des patrons confrontés à une forme de « zapping des salariés ». Un contexte aggravé par l’instabilité gouvernementale de ces deux dernières années, assure le responsable de la CPME, fustigeant le « coup politique et médiatique » du Premier ministre François Bayrou, exécuté au détriment de « l’intérêt général ». Un intérêt qui se cantonne ici, surtout, à celui des entrepreneurs.

    « On veut un gouvernement rapidement parce que chaque jour perdu ne se regagnera plus. La priorité, c’est de regarder les économies pas d’augmenter les impôts », martèle le représentant d’un petit patronat « aligné sur 99% des sujets » avec les positions du Medef. Et peu importe le Premier ministre, ou presque. « Le seul critère que nous souhaitons, c’est qu’il soit pro-entreprise, qu’il allège les charges et les normes », poursuit Alain Gargani. Après huit années de gestion du pays par la droite et des décennies de politique libérales qui ont totalement démembré les services publics de la santé et de l’éducation, et plombé la dette de l’état, il met en garde contre un scénario à la grecque.

    Et de mettre sur la table les propositions de la CPME : suppression de la fiscalité sur les quatre dernières heures des 39 heures hebdomadaire, suppression de l’impôt sur les sociétés si l’argent reste dans l’entreprise, suppression des « normes abusives », telles les « normes poissons » lance-t-il en amusant l’auditoire, ou faciliter de l’accès aux prêts bancaires.